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 Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ?

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MessageSujet: Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ?   Mer 21 Mai - 15:52

Pourquoi tolérons-nous la menace
d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ?


Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ?
L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant,
et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée,
même au moment où elle se déroulait »



~ Pourquoi les gens défendent-ils des systèmes injustes, incompétents et corrompus? (Psychomédia) ~

Chaque année l’historien américain William Blum publie son “updated summary of the record of US foreign policy” qui montre que, depuis 1945, les États-Unis ont tenté de renversé plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ; ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ; bombardé la population civile de 30 pays ; utilisé des armes chimiques et biologiques ; et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers. Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme, de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fut créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».


Le nom de “notre” ennemi a évolué au fil des années, du communisme à l’Islamisme, mais il s’agissait généralement de n’importe quelle société indépendante du pouvoir de l’Occident et occupant des territoires stratégiques ou riches en ressources. Les leaders de ces nations gênantes sont généralement violemment mis à l’écart, comme les démocrates Muhammad Mossadegh en Iran et Salvador Allende au Chili, où ils sont assassinés comme Patrice Lumumba au Congo. Ils font tous l’objet d’une campagne médiatique de caricature et de diabolisation, pensez à Fidel Castro, Hugo Chavez, et maintenant Vladimir Putin.

Le rôle de Washington en Ukraine est diffèrent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.

Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Putin peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.

~ 3 navires de l'OTAN à la fois se trouveront en mer Noire fin mai 2014 (Rianovosti) ~

A la place, Putin a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues pour un tiers de la population ukrainienne, ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles » mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.

Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformée en un camp d’entrainement pour la CIA, dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposés au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bus de bandits fascistes ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai été stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »

~ Ukraine : « On veut nous couvrir les mains de sang ! » (Le Veilleur) ~

Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Putin a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev, un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégal et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

Dans les médias États-uniens les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédéral). Le Wall Street Journal de Rupert Murdoch a maudit les victimes, « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Putin soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.

~ Helmut Schmidt met en garde contre une troisième Guerre mondiale (Belga, 7sur7) ~

Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre. Mais qu’est ce qui a changé ? Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales », des guerres secrètes, dans 124 pays. Aux États-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?
John Pilger
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article : Break the silence: a world war is beckoning

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MessageSujet: Le monde est à un carrefour dangereux...   Lun 26 Jan - 11:25

Le monde est à un carrefour dangereux...

Des opérations militaires secrètes sont en cours simultanément dans le Moyen-Orient,
Europe de l'Est, l'Afrique sub-saharienne, l'Asie centrale et l'Extrême-Orient...




Paul Craig Roberts a écrit:

(...) En vertu d’un agenda militaire mondial, les actions entreprises par l’Alliance militaire occidentale (US-OTAN-Israël) en Afghanistan, au Pakistan, en Palestine, en Ukraine, en Syrie et en Irak sont coordonnées aux plus hauts niveaux de la hiérarchie militaire. Nous ne fonctionnons pas en opérations militaires et de renseignement désordonnées. En Juillet-Août 2014 l’attaque sur Gaza par les forces israéliennes a été menée en étroite consultation avec les États-Unis et l’OTAN. À leur tour, les actions en Ukraine et leur calendrier coïncidaient avec le déferlement d’attaque sur Gaza. Aussi les entreprises militaires sont étroitement coordonnées avec un processus de guerre économique qui consiste non seulement à imposer des sanctions sur les pays souverains mais aussi dans des actes délibérés de déstabilisation des marchés financiers et monétaires en vue de saper les économies nationales des ennemis. Les Etats-Unis et leurs alliés ont lancé une aventure militaire qui menace l’avenir de l’humanité. Au moment où nous mettons sous presse, les forces des États-Unis et de l’OTAN ont été déployées en Europe orientale. En vertu d’un mandat humanitaire une intervention de l’armée américaine se déroule en Afrique subsaharienne. Les États-Unis et ses alliés menacent la Chine avec le « Pivot vers l’Asie » du Président Obama. (...)

~ Au bord de la guerre et de l’effondrement économique (Global Research) ~

Les États-Unis et leurs alliés ont lancé une aventure militaire qui menace l'avenir de l'humanité. L'ordre du jour militaire des États-Unis combine à la fois le théâtre des opérations majeures ainsi que des actions secrètes visant à déstabiliser les États souverains. La « menace communiste » de la guerre froide a été remplacée par la menace mondiale de « terrorisme islamique ». Tandis que la Russie et la Chine sont devenus les économies capitalistes du « libre marché », une attaque nucléaire préventive , la première frappe est néanmoins envisagée. Ironie du sort, la Chine et la Russie ne sont plus considérés comme "une menace pour le capitalisme". Bien au contraire. Ce qui est en jeu, c'est la rivalité économique et financière entre les puissances capitalistes concurrentes. L'alliance Chine Russie dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) constitue un « bloc capitaliste concurrent" qui porte atteinte à l'hégémonie économique des États-Unis. En Asie, les États-Unis ont contribué sous son « pivot vers l'Asie» pour encourager ses alliés d'Asie-Pacifique, dont le Japon, l'Australie, la Corée du Sud, les Philippines et le Vietnam à menacer et à isoler la Chine dans le cadre d'un processus d' «encerclement militaire" de la Chine , qui a gagné un élan à la fin des années 1990.

La légende d’al-Qaeda et la menace d’un « Ennemi Extérieur » est entretenue par de nombreux médias et par la propagande gouvernementale. Dans l’ère post-11 septembre 2001, la menace terroriste d’al-Qaeda constitue la pierre angulaire de la doctrine militaire des USA/OTAN. Elle justifie, sous un mandat humanitaire, la conduite « d’opérations anti-terroristes » à travers le monde. La Guerre Mondiale contre le Terrorisme lancée par les USA constitue la pierre angulaire de la doctrine militaire états-unienne. « Faire la chasse aux terroristes »  est un élément central de la guerre non-conventionnelle.  L’objectif sous-jacent est de justifier la conduite d’opérations anti-terroristes à travers le monde, permettant aux USA et à leurs alliés de s’ingérer dans les affaires de nations souveraines.


~ La mondialisation de la guerre (Chaîne YT de Mondialisation TV) ~

Connues et documentées, des entités affiliées à al-Qaeda ont été utilisées par les USA/OTAN dans de nombreux conflits comme des « membres actifs du renseignement » depuis les grandes heures du conflit entre l’Afghanistan et l’Union Soviétique. En Syrie, les rebelles d’al Nusrah et d’ISIS sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale, qui à son tour supervise et contrôle le recrutement et l’entraînement de forces paramilitaires. Tandis que le Département d’État US accuse plusieurs pays « d’héberger des terroristes », les États-Unis sont, au niveau mondial, le « Sponsor Étatique du Terrorisme » Numéro Un : l’État Islamique de l’Irak et d’al-Sham, qui sévit à la fois en Syrie et en Irak, est soutenu en sous-main par les USA et leurs alliés, dont la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. De plus, le projet de califat sunnite de l’État Islamique de l’Irak et d’al-Sham coïncide avec un project US visant à découper l’Irak et la Syrie en territoires distincts : un Califat Islamique Sunnite, une République Arabe Chiite, une République du Kurdistan, entre autres.

Beaucoup d’auteurs progressistes dont des médias alternatifs, tout en concentrant leur attention sur les développements récents en Irak, ne parviennent pas à comprendre la logique derrière la « Guerre Mondiale contre le Terrorisme ». L’État Islamique de l’Irak et d’al-Sham (ISIS) est souvent pris pour une « entité indépendante » plutôt qu’un instrument de l’alliance militaire occidentale. Par ailleurs, beaucoup d’activistes pacifistes engagés, qui s’opposent aux éléments de l’agenda militaire de l’OTAN, approuveront néanmoins l’agenda anti-terroriste de Washington dirigé contre al-Qaeda. La menace terroriste mondiale est considérée comme « réelle » : « Nous sommes contre la guerre, mais nous soutenons la Guerre Mondiale contre le Terrorisme ».

Pendant ce temps, la propagande de guerre est devenue de plus en plus envahissante. La guerre a été renommée comme une opération de pacification. Lorsque la guerre devient la paix, le monde est à l'envers. La conceptualisation n'est plus possible. Un système social inquisitonial émerge. Le consensus est de faire la guerre. Les gens n'arrivent plus penser par eux-mêmes. Ils acceptent « l'autorité et la sagesse » de l'ordre social établi.


~ La Propagande de Guerre & Les Média Mensonges (Chaîne YT de Info&Vérité 2) ~
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Prof. Michel Chossudovsky

Sources utilisées pour ce billet :
La globalisation de la guerre (Michel Chossudovsky via Ben Garneau)
La mondialisation de la guerre (Michel Chossudovsky, Global Research)



Dernière édition par Golden Awaken le Ven 12 Fév - 11:28, édité 1 fois (Raison : Modification lien vidéo et ajout de lien de secours)
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MessageSujet: L'étrange mort du mouvement Anti-War...   Ven 16 Oct - 12:06

L'étrange mort du mouvement Anti-War...

Après plus de 14 ans d’interminables guerres d’agression menées par les États-Unis
au nom de la lutte au terrorisme, les sentiments humanitaires et la promotion de la « démocratie »,
la menace que pose à l’humanité l’éruption du militarisme américain n’a jamais été aussi aiguë...




FYI a écrit:

(...) Une représentation sombre, macabre, mais tout à fait réelle de la menace d’une guerre thermonucléaire, les conséquences et le déploiement d’Obama d’une grande partie des capacités américaines thermonucléaires dans les multiples théâtres de crise qui menacent à la fois la Russie et la Chine. La crise qui se noue autour de la Syrie et de l’Iran est aussi grave que la crise des missiles de Cuba en 1962, sauf que cette fois-ci, le président des Etats-Unis n’est pas John F. Kennedy. Dans un monde nucléaire, se laisser entraîner dans une logique de guerre serait jeter l’humanité sur une voie sans retour... (...)

~ « Unsurvivable », Sans retour (documentaire)(FYI)(Août 2013) ~

En Syrie, Washington et ses alliés ont répondu à l’intervention de la Russie en appui au gouvernement du président Bachar al-Assad et contre les milices islamistes soutenues par les États-Unis par des propos belliqueux et l’introduction massive de nouvelles armes dans le conflit. La perspective que la guerre se transforme en une conflagration régionale et même mondiale, opposant les deux plus grandes puissances nucléaires du monde, a été soulignée à grands traits. Le président français François Hollande a averti la semaine dernière que le conflit syrien posait le danger d’une « guerre totale, une guerre qui va également affecter nos territoires », c'est-à-dire l’Europe occidentale. En Asie, les États-Unis sont impliqués dans des manœuvres militaires à caractère provocateur qui visent à contester la montée de la Chine. Des navires de guerre américains se préparent à naviguer dans les eaux territoriales revendiquées par Pékin.

Des troupes américaines, pendant ce temps, restent embourbées dans les deux guerres néocoloniales que le président Barack Obama avait promis, avant son élection, de stopper. Des troupes ont été renvoyées en Irak, tandis qu’en Afghanistan, les plans de retrait des forces américaines ont été rangés face à l’effondrement, avant l’offensive des talibans à Kunduz, de l’armée fantoche afghane mise sur pied par Washington. Plus tôt ce mois-ci, les forces américaines ont commis un nouveau crime de guerre en ordonnant une attaque par un avion AC-130 américain, équipé de plusieurs canons, sur un hôpital géré par Médecins Sans Frontières (MSF) à Kunduz, attaque qui a tué 22 personnes parmi le personnel médical et les patients.


~ Why Bombing the Kunduz Hospital was probably a War Crime (Nick Turse, The Intercept)(October 2015) ~

La grande majorité du peuple américain et les gens partout sur la planète sont contre la guerre. Pourtant, ce profond sentiment d'opposition ne trouve aucune expression dans le système politique actuel. Les manifestations antiguerre de dizaines de millions qui ont laissé voir une puissante force mondiale en février 2003, à la veille de l’invasion américaine de l’Irak, n’ont jamais été répétées. Et les manifestations antiguerre plus limitées qui ont eu lieu à la suite de l’invasion ont cessé depuis longtemps. Comment expliquer la disparition du mouvement antiguerre ? Ce n’est pas parce que le sentiment d’opposition à la guerre aurait diminué parmi les populations. Sa mort doit plutôt être attribuée aux actions de ceux qui ont déjà mené les mouvements de protestation, des tendances de la pseudo-gauche qui ont dépeint leur politique comme étant radicale, anti-impérialiste et anti-capitaliste, alors qu'il n'en était rien. Aux États-Unis, ces tendances ont travaillé délibérément pour canaliser le sentiment antiguerre derrière le Parti démocrate, qui représente le capital financier. Ils ont démantelé les manifestations à l’approche de chaque élection, avant d'y mettre fin une fois qu’Obama est entré à la Maison-Blanche. Il ne s'agissait pas seulement de l’appartenance politique du président américain, mais de l'orientation politique des tendances de la pseudo-gauche en tant que telle. Ces groupes sont apparus en grande partie dans les manifestations de masse contre la guerre du Vietnam dans les années 1960 et 1970, un mouvement dominé par des sections de la classe moyenne et qui a rapidement baissé avec la fin de la conscription aux États-Unis et le retrait des troupes américaines. Leur évolution ultérieure vers la droite a suivi celle de la classe dirigeante elle-même, et leur ligne politique s’est fermement enracinée dans les intérêts matériels des couches les plus aisées de la classe moyenne. Les fortunes personnelles de ces couches sociales ont augmenté avec les marchés boursiers et le prix de l’immobilier, le produit de la croissance du parasitisme financier, lequel était à son tour lié à l’éruption globale du militarisme américain.



Le Président Dwight David Eisenhower a écrit:

(...) Cette conjonction d'une immense institution militaire et d'une grande industrie de l'armement est nouvelle dans l'expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d'Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société.

Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. (...)


~ Le discours d'adieu d'Eisenhower : le complexe militaro-industriel (17 janvier 1961)(ClioTexte) ~

Ce nouveau soutien pour l’impérialisme américain s'est traduit dans le fait que de grandes sections de ce qui se passait pour la gauche se sont mises à appuyer, sous la bannière cynique des « droits de l’homme », l’intervention impérialiste dans les Balkans et les guerres civiles provoquées par les pays occidentaux pour démembrer la Yougoslavie dans les années 1990. L'International Socialist Organization (ISO) aux États-Unis adopte dans sa politique intérieure une sorte de réformisme de gauche, en alliance avec une section du Parti démocratique, les couches libérales de la classe moyenne supérieure, les milieux universitaires et la bureaucratie syndicale. C'est dans sa politique étrangère, cependant, que sa nature de classe apparaît de la manière la plus crue. Dans ce domaine, l’ISO figure parmi les défenseurs les plus acharnés de la guerre et se range objectivement derrière les factions de l’État, du Pentagone et de la CIA qui exigent de manière agressive une escalade militaire. En collaboration avec ses homologues en Europe, des organisations telles que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français et le Parti de gauche allemand, l'ISO a soutenu les guerres impérialistes pour un changement de régime en Libye et maintenant en Syrie sous le prétexte des droits de l’homme.[/i] L’ISO est allée jusqu'à dépeindre les opérations militaires menées par des milices islamistes soutenues par les États-Unis, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar, certains des régimes les plus réactionnaires du Moyen-Orient, comme des « révolutions », tout en accordant le même traitement au coup d’État orchestré par Washington et mené par des voyous fascistes en Ukraine.




Oscar Fortin a écrit:

(...) Le temps des armées qui alignaient par dizaines de milliers leurs soldats sur le front des  champs de bataille est périmé depuis longtemps. Nous ne verrons plus de sitôt se répéter ce que fut l’invasion de l’Irak qui a fait plus d’un million de morts au nombre desquels on peut compter des dizaines de milliers de ces soldats envoyés au front. Ces opérations, en plus d’être excessivement dispendieuses, indisposent l’opinion publique nationale et internationale. Ainsi, sans rien sacrifier des grands objectifs de conquête, l’Empire a choisi une approche plus discrète, perçue plus positivement par l’opinion publique nationale et internationale, moins dispendieuse pour ses coffres et tout aussi efficace. Une approche qui récupère, en plus moderne, la stratégie du Cheval de Troie.

• La première de ces armes est celle des moyens de communication qui doivent conditionner l’opinion publique nationale et internationale dans le sens des interventions « avant » et « pendant ». En général, le « après » n’est pas pertinent et pourrait même ternir son image de grand libérateur. On ne parle plus beaucoup de l’Irak, de la Lybie, de l’Afghanistan et nous savons pourquoi.
• La seconde est d’avoir un contrôle complet sur les principales institutions et organisations régionales et internationales comme les Nations Unies, les Églises, ainsi que sur les diverses agences qui en dérivent, comme la Cour internationale de la Haie, la Commission des droits de la personne, etc.
• La troisième consiste à identifier et à préparer des agents internes et externes au pays visé en vue de créer des actions de déstabilisation et de provocation donnant lieu à une guerre civile exigeant l’intervention de la communauté internationale. Pour ce travail, l’empire peut compter sur ses services secrets et de façon toute particulière sur la CIA dont les budgets peuvent s’alimenter à même le marché de la drogue.
• La quatrième consiste à négocier un gouvernement de transition dont les principaux responsables seront ceux-là mêmes que l’Empire aura identifiés. (...)


~ La nouvelle stratégie des contre-révolutions... (FYI)(Mars 2014) ~


Cette orientation apparaît avec une netteté particulière dans le NPA français et le Parti de gauche allemand. Parlant au nom du NPA, l’universitaire Gilbert Achcar a justifié la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN en Libye en soutenant, sans aucun fondement objectif, que l’armée libyenne était sur le point de lancer un massacre dans la ville orientale de Benghazi et que seule une guerre impérialiste pouvait l’arrêter. « On ne peut pas, au nom de principes anti-impérialistes, s’opposer à une action qui va empêcher le massacre de civils », a-t-il insisté. La guerre des États-Unis et l'OTAN qu’il a promue a coûté la vie à quelque 30.000 Libyens. Par la suite, Achcar a rencontré des responsables du Conseil national syrien (SNC), des éléments qui travaillent étroitement avec les services de renseignement américains et français, afin de les conseiller sur la meilleure stratégie à suivre pour provoquer une intervention impérialiste directe et réprimer l’opposition populaire à laquelle elle ferait face. Ces tendances, ainsi que des scélérats des milieux universitaires comme Juan Cole, qui a misé sur sa réputation gonflée de critique de la guerre en Irak pour promouvoir la guerre en Libye, ont joué un rôle clé pour légitimer les guerres d’agression des États-Unis.

Dans un contexte où l’administration Obama est profondément divisée sur sa politique en Syrie suite à l’intervention de la Russie, l’ISO en est venue à appuyer fortement une escalade militaire. Ce n’est pas par hasard que l’un des éléments les plus bellicistes de l’Administration est Samantha Power, l’ambassadrice américaine à l’ONU, dont le soutien pour l’agression impérialiste au nom des « droits de l’homme » la met sur la même longueur d'onde que la pseudo-gauche. Sur son site web, Socialist Worker, l’ISO critique Obama pour ne pas être suffisamment agressif. On peut y lire ceci: « Les rebelles disent que l’aide militaire promise par les gouvernements américain et européens n’a jamais consisté en armes lourdes, telles que des batteries antiaériennes, qui les aideraient à affronter l'armée syrienne et maintenant les avions militaires russes. » L’ISO cherche à légitimer l’agression américaine en qualifiant à tort la Russie de pays « impérialiste ». Bien que le gouvernement de Vladimir Poutine poursuive un programme réactionnaire en Syrie, basé sur les intérêts de la couche de capitalistes et d'oligarques qu’il représente, la Russie reste une économie dépendante, encerclée et dominée par l’impérialisme occidental.


~ Syrie : l’intervention russe montre au grand jour les mensonges de la coalition (Felicity Arbuthnot, Global Research via Arrêt sur Info) ~


Pour l’ISO, la définition de la Russie comme une puissance impérialiste ne découle pas d’un examen sérieux de l’évolution historique du pays ou de la nature de la société qui est sortie de la dissolution de l’URSS. C'est plutôt un expédient terminologique qui lui permet de soutenir les opérations militaires dirigées par les États-Unis contre la Russie. Ainsi, dans le supposé conflit inter-impérialiste opposant Washington à Moscou, l’ISO se place de façon décisive dans le camp du premier. Dans le cas du coup d’État en Ukraine, cette organisation a dénoncé « certains éléments de la gauche américaine et européenne » pour avoir soutenu que « “l’ennemi principal”, l’impérialisme, est “à la maison” », le mot d’ordre des marxistes authentiques dans les pays impérialistes depuis plus d’un siècle. Cela revient, selon l'ISO, à « tourner le dos au soulèvement de masse » orchestré par les États-Unis pour un changement de régime aux frontières de la Russie. Loin de promouvoir un mouvement antiguerre, ces organisations constituent une importante faction proguerre à l'échelle internationale. Financée par des fondations de l'élite dirigeante, étroitement liée à des figures de proue du Parti démocrate, et hostile à tout mouvement indépendant de la classe ouvrière, l’ISO a évolué pour devenir une extension de l’État capitaliste, un type particulier d’ONG dont la mission est de fournir une couverture de « gauche » à l’agression impérialiste.

Un véritable mouvement antiguerre ne peut émerger que dans une lutte acharnée pour démasquer de telles organisations et démolir leur influence, ce qui constitue un élément essentiel de la lutte pour mobiliser la classe ouvrière internationale comme une force indépendante sur la base d’un programme socialiste pour mettre fin au capitalisme, la source de la guerre.

Bill Van Auken

Source de l'article : L'étrange mort du mouvement anti-guerre (WSWS)(Octobre 2015)

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