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 L'abandon progressif de la légalité internationale de la part des puissances œuvrant à la déstabilisation de la Syrie...

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Golden Awaken
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MessageSujet: L'abandon progressif de la légalité internationale de la part des puissances œuvrant à la déstabilisation de la Syrie...   Ven 23 Sep - 13:19

L'abandon progressif de la légalité internationale
de la part des puissances œuvrant à la déstabilisation de la Syrie...


Le titre de cet article fera sans doute sourire
les connaisseurs du sujet, tant la légalité internationale
a été constamment bafouée dès le début dans cette guerre en Syrie qui n’en finit plus...



~ Les ennemis de la Syrie ne s’arrêteront pas sur le sentier de la guerre (Pepe Escobar via FYI)(Septembre 2013) ~

En utilisant l’expression d’ « abandon progressif », je veux souligner que dans les premiers temps, les puissances qui œuvrent à la destruction de la Syrie, au nombre desquelles on peut compter (liste restreinte) : la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite, le Qatar, ont eu le souci, au moins en apparence, de respecter cette légalité, et que les années passant, et le « régime syrien » résistant encore et toujours, ces puissances ont été contraintes de piétiner de plus en plus ostensiblement les règles du jeu, fait très inquiétant puisqu’il indique que ces puissances semblent déterminées à renverser au besoin l’échiquier s’il s’avérait qu’elles puissent ne pas gagner la partie, même après avoir enfreint systématiquement toutes les règles du jeu pendant plus de cinq ans. Rappelons quatre événements-clés (liste non exhaustive) marquant cette évolution, en précisant qu’aucune puissance alliée de la Syrie (Iran, Russie) ne s’est rendue coupable entre-temps de violations comparables du droit international.

Le 6 septembre 2013, en marge du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg, 11 chefs d’état et représentants des pays de ce groupe (Australie, Arabie saoudite, Canada, Corée du sud, Espagne, États-Unis, France, Royaume-Uni, Italie, Japon, Turquie) se déclarent prêts à une intervention en Syrie sans l’aval de l’ONU, suite au tir à l’arme chimique dans la banlieue de Damas le 21 août 2013, dont ces pays accusent, sans nuances et avant toute enquête, l’armée syrienne de l’avoir perpétré.

François Hollande a écrit:

(...) Après sur la question de l’intervention je l'’ai plusieurs fois rappelé, il y a des pays qui ont une responsabilité particulière. La France en est un, d’'abord parce qu'’elle a les capacités militaires pour agir ; ensuite parce que je me suis déjà exprimé en disant que la France n’'accepterait pas que ce massacre chimique puisse rester impuni. Et donc nous allons maintenant attendre la décision du Congrès, du Sénat américain, de la Chambre des représentants, puis le rapport des inspecteurs et, au vu de ces éléments, j’'aurai à prendre des décisions. (...) Mais sur l'’intervention, si elle devait avoir lieu, dans le cadre de l’'ONU ou hors du cadre de l'’ONU si le Conseil de sécurité était bloqué, la France serait prête à prendre cette responsabilité. Je ne demande pas que d’'autres le fassent, mais elle s'’associerait à une coalition qui pourrait se former dans cette perspective. (...)

~ Conférence de presse de M. François Hollande sur les avancées du G20 de Saint-Petersbourg... (Vie Publique)(Septembre 2013) ~

John Kerry a écrit:

(...) Quant aux pays arabes proposant de supporter les coûts et l’assistance [d’une intervention militaire en Syrie], la réponse est profondément oui, ils y sont disposés. Cette offre est sur la table (…). Et bien, nous ne savons pas dans quelle action nous sommes engagés en ce moment, mais ils ont été assez explicites, je veux dire, très explicites. En fait, certains d’entre eux ont dit que si les États-Unis sont prêts à aller faire le boulot, de la façon dont nous l’avons fait par le passé en d’autres endroits, ils supporteront le financement. (...)

~ Kerry: "Arab Countries" Have Offered To "Bear Costs And Assist" Attack On Syria (Tim Hains, Real Clear Politic)(Septembre 2013) ~

Le 20 septembre 2014, suite à l’expansion foudroyante de Daech en Irak et dans l’est de la Syrie, à partir du mois de juin, et eu égard aux gravissimes exactions commises par ses combattants, est mise en place une « coalition internationale » pour lutter contre Daech en Irak. Cette coalition, dans laquelle on retrouve la plupart des pays précités, est légitimée le 20 novembre 2015 par le vote de la résolution 2249 de l’ONU qui autorise les états membres à recourir à « tous les moyens nécessaires » pour contrer Daech non seulement en Irak, mais également en Syrie. Les avions de la coalition à partir de là vont pouvoir mener des frappes en Syrie, prétendument pour éradiquer Daech, sans avoir besoin de l’accord des autorités syriennes qui se plaignent de ce qu’elles considèrent d’autant plus comme une ingérence dans leurs affaires, que les membres de la coalition refusent en même temps de façon catégorique tout appui au sol de la part des troupes syriennes.

Le 22 août 2016, Les USA transmettent un communiqué au gouvernement syrien et à l’autre coalition anti-terroriste, (composée de la Russie, de l’Iran, et du Hezbollah libanais), quant à elle appuyée au sol par les troupes syriennes. Les USA y font savoir qu’ils ont prélevé à leur usage une bande du territoire syrien, qu’ils entendent occuper militairement en y maintenant des troupes, des forces d’opérations spéciales, des conseillers, des mécaniciens et des unités de soutien ; ils ont également établi une zone d’exclusion aérienne (« no fly zone ») et averti qu’ils abattraient tout avion syrien ou russe qui survolerait cet espace réservé. Les autorités syriennes protestent vigoureusement contre ce qu’elles dénoncent comme une atteinte à la souveraineté de la Syrie.



Moon of Alabama a écrit:

(...) Le gouvernement syrien vient de déclarer qu’en fait environ 82 soldats ont été tués dans l’attaque qui a également détruit trois chars T-72, 3 véhicules de combat d’infanterie, un canon anti-aérien et au moins 4 mortiers. Après l’attaque aérienne, les troupes d’État islamique ont pris d’assaut la position du gouvernement syrien sur la colline de Jabal Thardeh. Elles sont maintenant en mesure d’attaquer l’aéroport de Deir Ezzor, la seule ligne d’approvisionnement de la ville assiégée par ISIS et où 150 000 civils vivent sous la protection du gouvernement. Nous notons que ce n’est pas la première attaque des États-Unis contre les forces du gouvernement syrien à Deir Ezzor. En décembre dernier, trois soldats syriens ont été tués dans un raid aérien. En juin une attaque aérienne américaine sur Manbij a tué une centaine de civils. Aucune attaque étasunienne sur une cible d’ISIS en Syrie n’a jamais fait autant de victimes. (...)

~ Les alliés des Etats-Unis sont prêts à partager avec eux la responsabilité de l’attaque de Deir Ezzor (Le Grand Soir)(Septembre 2016) ~

Le 17 septembre 2016, l’aviation des États-Unis bombarde une position tenue par l’armée syrienne surplombant l’aéroport de Deir El Zor, causant la mort de plus de 80 soldats syriens. La position est aussitôt reprise par l’organisation EI qui assiège cet aéroport depuis 2 ans. Cette grave « bavure » met gravement en péril l’accord de cessez-le-feu conclu après de longues et âpres négociations entre John Kerry et Sergueï Lavrov le 13 septembre. La Russie en riposte convoque immédiatement une réunion d’urgence du conseil de sécurité qui se réunit le jour-même de la frappe (17 septembre). Samantha Powers, la représentante des USA à l’ONU reconnaît la responsabilité de l’armée de son pays, mais en minimise la gravité en rappelant, sans donner de détails et avec les éléments de langage anti Assad traditionnels, que le régime « frappe volontairement des cibles civiles avec une régularité effrayante (…) et a torturé des milliers de prisonniers. » La diplomatie russe, très remontée, y voit un « mauvais présage ». L’incident est d’autant plus grave que la Russie et les USA sont les principaux garants de l’accord de cessez-le-feu du 13 septembre, et que John Kerry et Sergueï Lavrov doivent s’entretenir mercredi 21 pour annoncer une reprise des pourparlers, dans la foulée de l’accord de cessez-le-feu signé une semaine plus tôt.

La veille de la conclusion de l’accord de cessez-le-feu à Genève par Kerry et Lavrov, le 13 septembre dernier, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, s’était montré d’un optimisme inhabituel, qui a pu convaincre certains observateurs que nous serions enfin à l’aube d’un règlement politique de la crise syrienne. Après une semaine de multiples violations du cessez-le-feu par les « rebelles », avec en point d’orgue ce bombardement « par erreur » de l’armée syrienne, sur le front contre Daech, force est de nous rendre à l’évidence que ce nouvel accord de cessez-le-feu est en train de s’inscrire dans le même schéma dynamique que les précédents qui ont jalonné la crise. On songe en particulier à l’accord de cessez-le-feu du 27 février 2016, et à celui du 21 avril 2012, premier du genre, à la fin de la première année de la crise.


~ L’attaque de Deir Ezzor permet la création de la « Principauté salafiste »... (Moon of Alabama via ASI)(Septembre 2016) ~

Depuis, comme on l’a vu, les puissances hostiles aux autorités syriennes, ont progressivement abandonné le cadre de la légalité internationale, la dernière des violations, le bombardement meurtrier de l’armée syrienne sur une position stratégique sur son propre sol, de loin la plus grave à ce jour, n’étant que la conséquence de cette première violation qu’était la mise en place de la coalition « internationale » contre Daech en septembre 2014. Autre différence notable avec la séquence d’avril/mai 2012 : après cinq années de guerre, tous les acteurs, affirmés, ou cachés, de cette crise de portée mondiale, se trouvent à présent impliqués directement et en pleine lumière sur le sol syrien, évoluant comme des éléphants dans un magasin de porcelaine, et accroissant les risques de confrontation directe pouvant servir d’étincelle au déclenchement d’un incendie incontrôlable.

Au moment où je termine cet article, je découvre qu’un convoi humanitaire chargé d’acheminer de l’aide à Alep à été pris pour cible par un bombardement, dès le lendemain de la fin de la trêve de 7 jours, 12 employés du croissant rouge trouvant la mort. Les grands médias français rapportent sans surprise, immédiatement, comme un seul homme et avant toute enquête, qu’il ne peut s’agir que d’un forfait de l’armée russe ou de l’armée syrienne, sans doute pour faire contrepoids, dans l’opinion publique, à l’effet produit par ce bombardement meurtrier des États-Unis contre l’armée syrienne sur son propre sol, en dehors de toute légalité internationale.

François Belliot

Source de l'article : Syrie : abandon progressif de la légalité internationale (Observatoire des Mensonges d'Etat)(Septembre 2016)


~ ITW François Belliot - Guerre en Syrie - Vol 2 (Chaîne YT de Gérard Lazare) ~

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MessageSujet: Le Deux Poids, deux Mesures de l'Occident...   Mer 2 Nov - 13:04

Le Deux Poids, deux Mesures de l'Occident...

Les Nations Unies ont été le théâtre d’une discussion houleuse sur la guerre en Syrie.
Les puissances occidentales ont condamné la Russie pour crimes de guerre pour ses opérations
dans la ville d’Alep, située au nord de la Syrie...



~ US Hypocrisy's Face at the UN - Samantha Power (William Boardman, Reader Supported News)(Octobre 2016) ~

Le chef des opérations humanitaires de l’ONU et ex-membre du parti conservateur au Parlement britannique, Stephen O’Brien, a donné le ton en se déclarant « bouillonnant de rage » par rapport à l’incapacité du Conseil de sécurité de prendre des mesures. « Alep est essentiellement devenu une zone de guerre », a-t-il dit. Le fait que les avions russes et syriens ont arrêté, depuis dix jours, leurs frappes contre des milices islamistes affiliées à Al-Qaïda qui contrôlent l’est d’Alep a été balayé sous le tapis par Samantha Power, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, qui personnifie l’hypocrisie de l’impérialisme des « droits de l’homme ». Se moquant de l’ambassadeur russe Vitaly Churkin, elle a déclaré: « On ne reçoit pas des félicitations ou du crédit pour ne pas avoir commis des crimes de guerre pendant une journée ou une semaine. » Poursuivant sa diatribe, elle a demandé: « Est-ce que la Russie croit que tous les enfants d’Alep-Est sont des membres d’Al-Qaïda? »

Ce genre d’indignation devant le sort des civils et des enfants est très sélectif. Aucun des représentants de l’impérialisme américain et de ses alliés ne montre la moindre indignation devant le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfant à Alep-Ouest, qui est contrôlé par le gouvernement syrien et qui est régulièrement bombardé par des tirs de mortiers et de roquettes fournis aux « rebelles » liés à Al-Qaïda par le Pentagone et la CIA. Jeudi, des tirs de roquettes ont coûté la vie à six enfants à l’ouest de la ville, où la vaste majorité de la population vit. Trois enfants syriens sont morts à leur école et 14 autres ont été blessés. Dans le cadre d’une autre attaque, trois jeunes frères sont morts lorsqu’une roquette a atteint leur maison. Selon les impérialistes humanitaires, le massacre de civils causé par les frappes aériennes américaines ailleurs en Syrie ne peut en aucun cas être comparé aux décès causés par les bombes russes à Alep.


~ USA must come clean about civilian deaths caused by Coalition air strikes in Syria (Amnesty International)(Octobre 2016) ~

Amnistie internationale a émis un rapport mardi sur 11 frappes différentes commises par la «coalition» menée par les États-Unis dans lesquels elle fait état que 300 civils ont été tués. Le Pentagone a reconnu seulement un décès dans ces bombardements. D’autres groupes sur le terrain ont établi le nombre de civils tués par la guerre aérienne américaine en Syrie à beaucoup plus que 1000. En tout, le Pentagone admet avoir tué seulement 55 civils en deux ans. Les moqueries de Power selon lesquelles les Russes voient chaque enfant d’Alep comme des membres d’Al-Qaïda s’appliquent avec autant de force au Pentagone, dont les bombes tuent apparemment seulement des membres de l’État islamique. Power a elle-même beaucoup d’expérience dans ce genre grotesque du deux poids deux mesures. Cette croisée pour les droits de l’homme a défendu la position que « tous les enfants de Gaza sont des membres du Hamas » pendant le siège israélien de 51 jours qui a tué plus de 2100 Palestiniens et qui en a blessé plus de 11000. Pendant cette guerre inégale, l’ambassadrice a utilisé sa position aux Nations Unies pour proclamer sans relâche qu’Israël avait le droit de « se défendre ». Brandissant la bannière dégoûtante de l’impérialisme des Droits de l’homme, elle a vigoureusement défendu la guerre des États-Unis et de l’OTAN en Libye, qui a tué des dizaines de milliers de personnes et laissé le pays en ruines, ainsi que la guerre de changement de régime en Syrie, qui a coûté la vie à plus de 300.000 individus et qui a forcé des millions de personnes à fuir de leur maison.


~ Good Deaths in Mosul, Bad Deaths in Aleppo (Robert Parry, Consortium News)(Octobre 2016) ~

L’hypocrisie et le deux poids deux mesures des accusations de crimes de guerre lancées contre la Russie à propos de Alep émergent le plus clairement en relation avec le lancement plus tôt ce mois-ci du siège, mené par les États-Unis, de la ville irakienne de Mossoul, située à environ seulement 500 km à l’Est. La ville avait été capturée par l’État islamique en 2014. Tandis que les Russes sont accusés d’avoir fait d’Alep une « zone de tuerie », les médias occidentaux parlent régulièrement de l’assaut américain comme étant la « libération » de Mossoul. À cette fin, les avions de combat américains, les lance-roquettes et autres artilleries lourdes sont régulièrement utilisés pour bombarder la ville de plus d’un million d’habitants. Les analystes admettent que la ville sera réduite en ruines. Le chef du Commandement central de l’armée américaine, le Général Joseph Votel, s’est vanté dans une entrevue à l’AFP que ses forces avaient tué de « 800 à 900 combattants de l’État islamique ». Il n’a rien dit sur le nombre de civils tués sous les bombes américaines et les grands médias américains n’ont montré aucun intérêt pour le sujet. Lorsqu’une horrible attaque a été rendue publique, le bombardement, vendredi dernier, d’une mosquée chiite près de Kirkouk dans lequel 17 femmes et enfants ont perdu la vie et des dizaines d’autres personnes ont été blessées, le Pentagone a balayé l’événement du revers de la main et les médias l’ont essentiellement ignoré.

Et pendant que les représentants des États-Unis, imités par les médias, condamnent l’État islamique parce que le groupe utiliserait la population de Mossoul comme des « boucliers humains », une excuse utilisée depuis longtemps pour justifier le massacre de civils, ils ignorent et appuient tacitement le recours au terrorisme et à la violence par Al-Qaïda qui empêche ainsi les civils de fuir les quartiers assiégés d’Alep-Est. Les actes perpétrés par l’armée russe contre les civils pris au piège à Alep-Est sont certes condamnables, mais ce n’est pas vraiment ce qui inquiète ceux qui crient aux crimes de guerre. Leur crainte est plutôt que les milices liées à Al-Qaïda, qui constituent la principale force par procuration dans la guerre de changement de régime, risquent une défaite fatale. Plus fondamentalement, les crimes de la Russie à Alep ne sont rien à comparer à ceux perpétrés par Washington dans la région et partout dans le monde. Est-ce que ceux qui crient au scandale et feignent la colère sur les bombes larguées par la Russie en Syrie ont oublié « Shock and Awe »? L’invasion et l’occupation américaines de l’Irak ont coûté la vie à quelque 1 million d’Irakiens.


~ Contenir les retombées du massacre de Kunduz... (Thomas Gaist via FYI)(Octobre 2015) ~

Jules Dufour a écrit:

(...) La destruction des hôpitaux constitue sans contredit un crime de guerre et un crime contre l’humanité. Toute la communauté internationale doit être appelée à condamner énergiquement ces bombardements destructeurs et lourds en pertes de vies humaines. Il est difficile de ne pas protester contre ces actes de barbarie peu importe ceux ou celles qui les ont commis. Pourquoi en arriver à cibler délibérément des établissements de santé? Comme MSF l’a répété à maintes reprises le Droit international humanitaire a été bafoué comme il l’a été en Libye, en Irak et à Gaza avec les guerres qui les ont frappées durement au cours des dernières années. (...)

~ Le bombardement des hôpitaux en Afghanistan, en Syrie et au Yémen... (Mondialisation)(Octobre 2016) ~

Est-ce que ces défenseurs des droits de l’homme sont au courant du massacre qui prend place au Yémen, où plus de 10.000 personnes sont mortes sous les frappes aériennes saoudiennes, armées de bombes et de missiles américains et rendues possibles grâce aux renseignements et soutien logistique du Pentagone? Pourquoi n’y a-t-il aucune colère exprimée contre une guerre menée par la monarchie au pouvoir de la plus riche nation du Moyen-Orient contre la plus pauvre de la région, dans laquelle la destruction systématique des infrastructures et l’imposition d’un blocus avec l’aide des forces américaines menacent d’affamer la population? Lorsqu’il est question de crimes de guerre, l’oligarchie du Kremlin qui est représentée par Vladimir Poutine fait partie des ligues mineures. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et les deux bombes atomiques américaines qui ont tué quelque 200.000 personnes à Hiroshima et Nagasaki, pratiquement tous les présidents américains ont été impliqués dans des guerres d’agression comportant des crimes de guerre. Nombre de ces crimes n’ont été dépassés en envergure que par les atrocités du Troisième Reich d’Hitler. La guerre de Corée a entraîné la mort de 3 millions de civils; au Vietnam, les États-Unis ont tué de 3 à 4 millions de civils. La longue et tragique confrontation de l’Afghanistan avec l’impérialisme américain, depuis la guerre de changement de régime orchestrée par la CIA dans les années 1980, a tué de 1,5 à 2 millions de personnes de plus.

Et pendant ce temps, Washington est toujours en guerre dans au moins sept pays différents, où le bilan des morts s’alourdit quotidiennement: en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Syrie, en Libye, au Yémen et en Somalie. La colère feinte et les larmes de crocodile sur le sort d’Alep viennent du fait que la guerre de changement de régime des États-Unis en Syrie s’est transformée en débâcle. Moscou a lancé son intervention en défense des intérêts de l’oligarchie capitaliste russe, et non de ceux des masses syriennes. Néanmoins, cette intervention s’avère un obstacle pour les États-Unis qui tentent d’imposer leur hégémonie sur toute la région du Moyen-Orient riche en pétrole. La propagande incessante sur les « droits de l’homme » et la diabolisation de la Russie concernant Alep sont un avertissement. L’impérialisme américain prépare une importante escalade, non seulement de son intervention en Syrie, mais de sa confrontation avec la Russie elle-même, posant le risque bien réel d’une guerre nucléaire.

Bill Van Auken

Source de l'article : Alep, Mossoul et crimes de guerre (WSWS)(Octobre 2016)

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