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 Les Livres Conseillés sur l'Economie

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MessageSujet: Les Livres Conseillés sur l'Economie   Mar 5 Nov - 9:21

Avec cette nouvelle rubrique,
FYI vous indiquera certains livres qui valent la peine d'être lus.
Cette liste évoluera au fil du temps (bien sûr...).


En Bande Organisée (Flore Vasseur)

Ce nouveau roman de Flore Vasseur a pour toile de fond
la crise européenne de 2011-2012 et les élections présidentielles en France.




En bande organisée
Auteur(s): Flore Vasseur
Editeur: Les équateurs
Année de parution: 2013
Prix editeur : 19€00
Pages : 317p.
Isbn : 9782849902301


Une promotion de quadras issus de la même grande école est en passe d'accéder au plus haut niveau du pouvoir médiatique, politique, financier. Annabelle, Franck, Bertrand, Sébastien, Vanessa ont été ou sont encore amis. Certains se sont faits ensemble. Ils sont banquiers, directeurs de communication, chefs de cabinet, journalistes.  Ils forment une caste à venir. Celle de l'élite politico-économique. Certains ont des états d'âme, sont à la limite du burn-out, d'autres piaffent de gravir la dernière marche, celle des intouchables, des demi-dieux. Tous ont appris à dissimuler appétits et angoisses derrière la masque de l'establishment bon ton. Mais la disparition brutale de l'un d'entre eux va bouleverser leurs plans et les révéler à eux-mêmes.

Débute une contre la montre qui les mènera au bord de l'abîme, aspirés par un mensonge d'état dont ils sont à la fois les architectes et les victimes. A travers eux, Classe Affaires pose des questions essentielles : sommes-nous toujours en démocratie ? Que vaut la réussite d'un monde condamné à sa perte ? Pour une génération qui a tout, qu'est-ce qu'être libre ? C'est pour Flore Vasseur l'occasion de poursuivre son exploration de la toute-puissance de la finance, mais aussi l'état de sidération dans lequel elle plonge politiques et média et la difficile émergence de contre-pouvoirs.

En bande organisée s'inspire de faits réels. Il est le fruit d'une enquête menée par l'auteur sur les manipulations de certains pays de la zone euro pour accéder à la monnaie unique. Sommes-nous toujours en démocratie ? Qui nous gouverne ? Que vaut la réussite dans un monde condamné à sa perte ? Il faut lire de toute urgence ce thriller économique et politique qui nous embarque dans un train fantôme, dévale les montagnes russes et nous promet le grand huit à chaque page. Si vous n'avez pas peur, plongez dans ce roman hallucinant. Sinon, continuez à regarder la télévision.
Sources du billet :
En bande organisée de Flore Vasseur
Un livre un jour du 24 Octobre 2013 (vidéo)

Retrouvez commentaires et revues de presse à propos de ce livre sur le site de l'auteur
Sélections Prix Interallié et Prix de Flore 2013

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MessageSujet: Le capitalisme est malade de sa monnaie   Mar 5 Nov - 14:58

Le capitalisme est malade de sa monnaie

La crise actuelle est «un enfant légitime de la politique rooseveltienne»,
nous apprennent Edouard Husson et Norman Palma dans un livre qui place la monnaie
au coeur de l’histoire économique et politique.




Le capitalisme malade de sa monnaie.
Considération sur l´origine véritable des crises économiques

Auteurs : HUSSON (Edouard), PALMA (Norman)
Date de parution : 2009-02-12
Editeur: GUIBERT (FRANÇOIS-XAVIER DE)
Nb de pages: 288
ISBN:9782755403251


Comment peut-on s’attaquer à Franklin Roosevelt, auteur du New Deal, réélu à trois reprises et modèle de Barack Obama? La période rooseveltienne est le moment de «l’accaparement des réserves d’or par Washington qui ne pouvait que provoquer un désastre humain», écrivent-ils. La démonétisation de l’or réalisée par Roosevelt en 1933 a fortement accru les réserves d’or américaines. Elles passent, avec le «Gold confiscation order», de 44% des réserves mondiales d’or en 1932 à 75% en 1944 (21 700 tonnes). En plus des réserves officielles s’ajoutent les réserves d’or privées, puisque la détention de métal jaune par les citoyens était rendue illégale.

Norman Palma sur la politique monétaire de la... par ERTV

Pourquoi est-ce un désastre? Théoriquement cette thésaurisation de l’or ne provoque pas de déséquilibres. Les pays excédentaires augmentent leur pouvoir d’achat et leur demande, ce qui crée un déficit commercial et permet aux autres pays de récupérer leurs réserves. Or les Etats-Unis ont maintenu un excédent commercial parce qu’ils n’ont pas remonétisé l’or. Les Etats-Unis ont accru la rareté de l’or et provoqué une énorme contraction de la base monétaire internationale, une chute de la demande globale et la Grande Dépression. Car avec le Gold reserve act du 30 janvier 1934, le dollar est dévalué de 69%! On comprend mieux son effet sur l’Europe et le Japon et son instrumentalisation par les leaders fascistes. La politique monétaire américaine à partir de 1933 «a rendu probable une nouvelle guerre mondiale», selon les auteurs.
(...)

Depuis plusieurs décennies, des esprits avertis avaient prévenu des effets dévastateurs qu'aurait nécessairement la politique d'émission de plus en plus déraisonnable de la Réserve Fédérale américaine sur l'économie mondiale. Comme le dit avec force Maurice Allais, le Prix Nobel français d'économie, dans une indifférence générale " Ce qui doit arriver arrive ". Il se produit donc aujourd'hui ce qui arrive toujours en régime de papier-monnaie : après l'euphorie de la multiplication sans limite du crédit vient le krach. C'est ainsi que le billet vert tend vers sa dépréciation absolue. Même si tout est fait pour en retarder l'échéance, nous n'échapperons pas à l'effondrement du dollar et des monnaies qui se sont imprudemment solidarisées avec lui. Pour limiter, si cela est encore possible, les effets de cette catastrophe inévitable, il faut créer de toute urgence une Unité de Compte Internationale qui soit un panier des grandes monnaies-papier auxquelles on devra ajouter l'or qui redonnera une crédibilité indispensable à la monnaie fiduciaire.
Sources du billet :
Article du Temps.ch : Le capitalisme est malade de sa monnaie (Emmanuel Garessus)
(à rechercher sur le web via votre moteur de recherche car il m'est impossible de fournir l'URL de l'article)
Le capitalisme malade de sa monnaie : Considérations sur l'origine véritable des crises économiques

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MessageSujet: Le Nouveau Capitalisme Criminel   Lun 10 Mar - 11:01

Le Nouveau Capitalisme Criminel

Financiarisé, mondialisé et dérégulé à l’excès,
le capitalisme n’est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d’opportunités
et d’incitations aux déviances frauduleuses ?



~ Jean-François Gayraud : Le nouveau capitalisme criminel, préface par Paul Jorion ~
Le Nouveau Capitalisme criminel
Crises financières, narcobanques, trading de haute fréquence

Auteur : Jean-François Gayraud
Editions : Les éditions Odile Jacob
Date de parution : 06/02/2014
Nombre de page : 368 pages
Format : 155 x 240 mm
ISBN : 9782738130723
Prix : 24,90€


C’est ce qu’indique la dimension criminelle qu’ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie. C’est ce qu’implique l’extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d’ordres de Bourse. Et c’est enfin ce qu’induit le blanchiment d’argent sale à travers les narcobanques. Éclairant toujours plus profondément la géo-économie et la géopolitique du crime organisé, Jean-François Gayraud montre ici que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si systématique qu’il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridations se nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus. Il s’interroge aussi sur le devenir de la finance : portée par sa seule volonté de puissance, par-delà le bien et le mal, n’est-elle pas en train de s’affranchir de la souveraineté des États ? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté reste-t-il ?

Dans Le nouveau capitalisme criminel, la « crise » qui nous occupe depuis 2008 est un indice, le crime en cours est la substitution d’une oligarchie financière aux systèmes démocratiques. Les armes utilisées : des machines alliant trading haute fréquence (qu’il soit réellement utilisé ou présenté comme parade à la petite semaine pour masquer des actions humaines) et logiciels dévoyés. La scène a son centre névralgique, là où se concentrent serveurs géants et places financières, ainsi que ses centres secondaires, les zones grises du narcotrafic. Quelques données parlent d’elles-mêmes : « en 1976, 1% des Américains les plus riches captent 8,9% de la richesse nationale, en 2007, à la veille de la crise, ce 1% en monopolise 23,5% » (Le nouveau capitalisme criminel, p. 301). Les méandres de l’enquête sont à la mesure des voies tortueuses retenues par les fraudeurs et de leur démultiplication selon leur degré d’organisation et leur capacité à corrompre les systèmes économiques et politiques. La véritable victime est ce citoyen ordinaire, comme vous et moi, dont le paysage d’action s’inscrit dans l’économie du réel et qui vote en espérant donner mandat à des représentants en capacité d’agir. On aimerait que l’Europe suive Ewald Nowotny, gouverneur de la Banque centrale d’Autriche et membre de la BCE : « En ce qui concerne le trading haute fréquence, il n’y a rien à règlementer, il faut interdire », Jean-François Gayraud expliquant « Son argument est limpide, nourri par l’expérience : les financiers trouvent toujours des échappatoires dans toutes les règlementations » (Le nouveau capitalisme criminel, p. 260). Encore faudrait-il que la presse nous alerte davantage sur ces sujets éminemment politiques, qu’elle questionne efficacement nos élus. Le lecteur de l’ouvrage se demandera logiquement comment se fait-il qu’il n’y ait aucun scandale ? « L’aristocratie financière aux commandes est servie à la fois par une classe politique aux ordres constituée de débiteurs et par un nouveau clergé non plus catholique mais médiatique, disant le bien et le mal et lui conférant sa légitimité » (Le nouveau capitalisme criminel, p. 285).


~ Jean-François Gayraud, Xerfi Canal Le capitalisme criminel ~
Publiée le 10 févr. 2014 par XerfiGroupe

Sources du billet :
Nouveau Capitalisme criminel (Le)
Regard sur « Le nouveau capitalisme criminel » de Jean-François Gayraud

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MessageSujet: "Extra pure", de Roberto Saviano...   Dim 19 Oct - 12:44

"Extra pure", de Roberto Saviano...

Après Gomorra, Roberto Saviano poursuit son travail d'enquête et de réflexion
sur le crime organisé. Mais, cette fois, il sort du cadre italien pour penser
à l'échelle mondiale. D'où le crime tire-t-il sa force?
Comment l'économie mondiale a-t-elle surmonté la crise financière de 2008?


Hebergeur d'image

Extra pure (Voyage dans l'économie de la cocaïne)
Auteur : Roberto Saviano
Traduction de l'Italien : Vincent Raynaud
Editions : Hors série Connaissance, Gallimard
Parution : 16-10-2014
ISBN : 2070140490
Prix : 21,90 €


Une seule et même réponse : grâce à l'argent de la cocaïne, le pétrole blanc. Pour le comprendre, Extra pure nous convie à un voyage du Mexique à la Russie, de la Colombie au Nigeria, en passant par les États-Unis, l'Espagne, la France et, bien sûr, l'Italie de la 'ndrangheta calabraise. Au fil de cette exploration, l'auteur raconte avec une puissance épique inégalée ce que sont les clans criminels partout dans le monde. Et il va plus loin encore, car c'est tout le fonctionnement de l'économie qu'il démonte impitoyablement. Extra pure n'est ni une enquête ni un essai, ni un roman ni un récit autobiographique, mais tout cela à la fois et bien plus encore. Pour Roberto Saviano, c'est aussi l'occasion de s'ouvrir, de se confier, d'évoquer avec gravité et sincérité le danger et la solitude, le désir de mener une vie comme celle des autres et la détermination à poursuivre son combat.


~ Comment la cocaïne nous a sauvés de la crise financière (François Armanet, Le Nouvel Obs) ~

Dans son dernier ouvrage, le journaliste démontre que les liquidités générées par le trafic de drogue auraient permis à plusieurs banques de sortir de la crise. "La troisième plus grande banque américaine et la première banque européenne ont dû payé des amendes pour blanchiment de plusieurs milliards". Roberto Saviano a fait les comptes du marché de la poudre blanche : il pèse plus de 300 milliards d'euros. Et la France serait "la seconde porte d'entrée de la cocaïne en Europe, après l'Espagne". En cause, ses liens avec l'Afrique qui est désormais "la plateforme mondiale de la cocaïne".

Roberto Saviano a écrit:
« Se plonger dans les histoires de drogue est l'unique point de vue qui m'ait permis de comprendre vraiment les choses. Observer les faiblesses humaines, la physiologie du pouvoir, la fragilité des relations, l'inconsistance des liens, la force colossale de l'argent et de la férocité. L'impuissance absolue de tous les enseignements mettant en valeur la beauté et la justice, ceux dont je me suis nourri. Je me suis aperçu que la coke était l'axe autour duquel tout tournait. La blessure avait un seul nom. Cocaïne. La carte du monde était certes dessinée par le pétrole, le noir, celui dont nous sommes habitués à parler, mais aussi par le pétrole blanc, comme l'appellent les parains nigérians. La carte du monde est tracée par le carburant, celui des mœurs et des corps. Le pétrole est le carburant des moteurs, la coke celui des corps. »

Sources (extraits) du billet :
Extra pure. Voyage dans l'économie de la cocaïne (Gallimard)
Roberto Saviano livre les dessous du trafic de la cocaïne avec "Extra pure" (France TV Info)

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MessageSujet: Paris Alger : Une histoire passionnelle   Sam 11 Avr - 12:52

Paris Alger : Une histoire passionnelle






L’état Français sait tout ça, il n’ignore rien de toutes les transactions et sait que c’est du vol pour 99% d’entre-elles ! Pourquoi les couvre-t-il ? Il se rend ainsi complice, à l’instar de la Suisse ou de la Grande Bretagne… de la rapine qui ronge l’Afrique, l’Asie… De vrais états voyous qui contrôlent le monde par le chantage et la menace.



Le livre promet d’être un pavé dans la mare. TSA se l’est procuré en exclusivité. « Paris Alger, une histoire passionnelle » sort en France le 15 avril prochain. L’essai de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, deux journalistes de TF1 et le JDD, explore les relations dangereuses entre la France et l’Algérie. Et se penche notamment sur les bonnes affaires immobilières de certains hauts responsables algériens. Le chapitre 3, « Alger-sur-Seine », s’intéresse notamment aux acquisitions immobilières de ministres ou anciens ministres.


Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet a écrit:
« Le lundi 26 juin 2006, Abdessalem Bouchouareb a rendez-vous boulevard Saint-Germain à Paris dans une étude notariale de renom, racontent les auteurs. Il vient de conclure l’achat d’un bien. » Avant de raconter que les deux lots acquis par le ministre de l’Industrie, 156 mètres carrés évalués à plus de trois millions d’euros aujourd’hui, ont été réglés par un versement comptant de 580.000 euros, et un prêt relais d’un an de 600.000 euros.
Interrogé par les auteurs, Abdesselem Bouchouareb dit ne rien avoir à cacher, mais sans dévoiler les fonds. Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet notent que la biographie officielle du ministre ne note aucune activité privée de nature à justifier le gain de telles sommes.


Le livre évoque aussi les cas de Cherif Rahmani. Ancien voisin parisien de Bouchouareb, il serait propriétaire d’un appartement dans le très chic 16e arrondissement de Paris. Là encore, la provenance des fonds reste inexpliquée. Le premier ministre Abdelmalek Sellal est cité mais à travers un membre de sa famille.
Le livre cite d’autres noms que nous vous livrerons prochainement. L’enquête de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet contient des révélations sur l’affaire Khalifa, sur l’assassinat d’Hervé Gourdel, ainsi que sur les « arrangements » des gouvernements français avec l’Algérie.



Paris Alger : Une histoire passionnelle
Christophe Dubois ; Marie-Christine Tabet
Éditeur : Editions Stock
Prix de vente au public (TTC) : 20,50 €
378 pages ; 215 x 135 cm ; broché
ISBN 978-2-234-07632-7
EAN 9782234076327

À paraître le 15 avril 2015


http://nouveautes-editeurs.bnf.fr/annonces.html?id_declaration=10000000203187&titre_livre=Paris_Alger



http://www.lelibrepenseur.org/2015/04/11/les-bonnes-affaires-immobilieres-des-ministres-algeriens-a-paris/





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MessageSujet: Le capitalisme a-t-il un avenir ?   Mar 5 Avr - 9:54

Le capitalisme a-t-il un avenir ?

Ce système présente aujourd’hui des signes de rupture
qui permettent d’en anticiper le déclin imminent, et ce en recourant non pas
au prophétisme, mais beaucoup plus simplement aux sciences sociales...




Le capitalisme a-t-il un avenir ?
Éditions : La Découverte (Novembre 2014)
Collection : L'horizon des possibles
ISBN : 9782707182586
Nb de pages : 200
Prix : 20 € (Broché)


A propos des Auteurs :
Immanuel Wallerstein est l'auteur influent de nombreux ouvrages traduits en français (notamment à La Découverte) sur la sociologie historique du capitalisme.
Randall Collins est professeur à l'université de Pennsylvanie et auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé tant la microsociologie interactionniste inspirée par Erving Goffman que la sociologie historique de la " longue durée ".
Michael Mann est professeur de sociologie à UCLA et auteur de la plus puissante et plus influente fresque socio-historique néo-wébérienne (The Sources of Social Power, Cambridge University Press, en quatre volumes, de la préhistoire au monde contemporain).
Georgi Derluguian enseigne les sciences sociales à la New York University d'Abou Dabi.
Craig Calhoun est un spécialiste reconnu des mouvements sociaux, du nationalisme et de la mondialisation. Il dirige la London School of Economics depuis septembre 2012.


Dans une langue qu’ils ont voulue accessible à tous, s’appuyant sur des idées fortes de Marx, Braudel ou Weber, ils explorent une série de tendances « lourdes » des sociétés contemporaines, telles que l’approfondissement des crises économiques et écologiques, le déclin probable des classes moyennes, les contradictions et désarticulations du système politique international ou encore les problèmes d’externalisation des coûts sociaux et environnementaux liés au fonctionnement du capitalisme mondial. Ils tirent également les enseignements historiques et sociologiques de la chute du bloc soviétique et des mutations actuelles de la Chine. Pour cette pléiade d’universitaires prestigieux, les limites internes et externes de l’expansion du « système-monde » capitaliste sont sur le point d’être atteintes. Face à son déclin accéléré et multidimensionnel, il est urgent de penser sérieusement à ce qui peut et devrait lui succéder. Cela exige de réfléchir d’un même tenant aux conséquences traumatiques du mode de production et d’échanges actuel et aux alternatives susceptibles d’émerger dans les décennies qui viennent. L’ouvrage rappelle ainsi que les sciences sociales, lorsqu’elles explorent rigoureusement la réalité, peuvent également aider à imaginer un autre avenir.



Brandon Smith a écrit:

(...) Bien que les événements les plus violents soient certainement en gestation et susceptibles d’être déclenchés à court terme, nous ne devrions pas négliger la réalité d’un effondrement qui progresse à des degrés divers tout autour de nous. Ce processus nous donne au moins un certain temps. Tout n’est pas encore perdu, et les mesures que nous prenons pour nous organiser et nous préparer aujourd’hui auront une incidence sur la façon dont le processus d’effondrement se déroulera demain. Les gens qui continuent à ignorer purement et simplement les preuves de l’effondrement en se basant sur de fausses hypothèses sont seulement en train de s’empêcher de prendre des mesures appropriées avant qu’il ne soit trop tard. Ne vous méprenez pas, notre système est en train de mourir. Nous ne pouvons pas permettre à nos fausses perceptions de cette mort d’obscurcir sa réalité ou de ne pas y répondre. (...)

~ Comment savoir quand votre société est au milieu d’un effondrement? (FYI)(Mars 2016) ~

Quand cinq pontes de la sociologie anglo-saxonne prennent la plume pour disserter sur un sujet aussi vaste que l'avenir du capitalisme, on peut craindre le pire, à savoir de grandes affirmations vagues et décousues dignes du café du commerce. On aurait tort, car cet ouvrage permet de prendre de la hauteur, chose devenue trop rare et véritablement salutaire à notre époque. Remettre au goût du jour la théorie de Marx pour prévoir un effondrement inéluctable du capitalisme. Les universitaires Immanuel Wallerstein, Randall Collins et dans une moindre mesure, Craig Calhoun, s'y sont attelés dans l'ouvrage "Le capitalisme a-t-il un avenir ?". En s'appuyant sur les sciences sociales et en analysant les ressorts de l'histoire économique du XXe siècle, ces trois Américains considèrent que les limites de ce "système-monde" seront atteintes dans quelques décennies. Un déclin qui serait "accéléré et multidimensionnel". Les auteurs, mal connus en France pour la plupart, loin de se contenter de juxtaposer leurs réflexions, dialoguent véritablement et n'hésitent pas à afficher leurs désaccords et à présenter des scénarios alternatifs : pour Immanuel Wallerstein, nous devons choisir entre l'"esprit de Davos" ou celui de "Porto Allegre" ; entre révolution violente et autoritaire ou pacifique et démocratique, pour Randall Collins. Tous deux estiment, ainsi que l'ancien diplomate soviétique Georgi Derluguian, que le capitalisme va éclater sous ses contradictions. Ce que ne pensent pas au contraire Michael Mann ou Craig Calhoun, le directeur de la London School of Economics, non sans voir cependant certaines crises menaçantes poindre à l'horizon. Si leurs réflexions ne frappent pas toujours par leur originalité, elles ont toutefois le grand mérite de rappeler que hauteur de vue et rigueur de raisonnement ne s'excluent pas forcément…

Immanuel Wallerstein, historien, sociologue économiste à l'Université de Yale, n'aime pas les circonlocutions: "Impossible d'imaginer que le capitalisme va poursuivre son chemin. J'annonce sa mort prochaine [...] dans une quarantaine d'années." Selon le chercheur, aucun système historique n'est éternel. La poursuite incessante de l'accumulation du capital, essence du système capitaliste, est au point mort. "Le cycle d'essor passé, on se dirige vers la régression", schématise-t-il. Selon ce chercheur, la rentabilité des quasi-monopoles nécessaires pour accumuler un volume suffisant de capitaux pousse d'autres acteurs à intégrer le marché. Et comme ces monopoles proposent des conditions plus favorables aux travailleurs (notamment pour éviter les arrêts de travail), ils augmentent le coût de la main-d'œuvre ce qui réduit leurs profits. Ces quasi-monopoles sont ainsi sapés d'une "manière ou d'une autre" par les concurrents. S'ensuit une une guerre des prix qui, si elle fait le bonheur des consommateurs, est une hantise pour le producteur qui finit par vendre à perte. Des délocalisations industrielles pour compenser cette chute des profits? Elles ne sont plus assez rentables aujourd'hui, rétorque Immanuel Wallerstein. Et la financiarisation ne constitue pas une solution miracle selon lui, car "elle n'augmente pas le capital mais le transfère d'un "richard" (en français dans le texte) à un autre, ironise-t-il. Même les capitalistes n'en voudront plus."

Andy Sutton a écrit:

(...) Souvenez-vous qu’un billet imprimé par la Réserve fédérale n’est en rien du capital. Il est supposé représenter du capital, et ça a autrefois été le cas, mais que s’est-il passé au fil des décennies ? La valeur de ces billets s’est effondrée, et les escrocs de la Fed n’ont cessé de s’en vanter, armés de leurs petits calculateurs d’inflation. Les gourous économiques nous indiquent qu’il s’agit ici d’un vol par l’inflation, et que cette forme de vol est nécessaire à la croissance économique, alors qu’il a en fait remplacé la croissance économique. Ces mêmes clowns nous disent aussi que nous nous en sortons mieux aujourd’hui, parce que nous disposons de smartphones que nous pouvons utiliser pour lire leur propagande. Non seulement nous n’avons pas de capital à échanger contre ces gadgets, mais pire encore, nous sommes désireux de nous endetter pour nous en procurer. Je suppose qu’en observant la dette à la manière de prosélytes comme Mike Norman, nous pourrions penser que nous sommes mieux lotis aujourd’hui. Ces gens assimilent la dette à un enrichissement, parce qu’elle signifie une obtention d’argent. Ils oublient l’autre moitié de l’équation, la monnaie empruntée aujourd’hui devra un jour être remboursée, avec intérêts. (...)

~ Le crépuscule de l’argent liquide ?... (FYI)(Mars 2016) ~

La théorie du robot destructeur trouve grâce aux yeux de Randall Collins. Ce professeur de sociologie à l'université de Pennsylvanie en est sûr: la machinerie et l'automatisation causeront la perte de l'économie de marché. "On l'attendait déjà au XIXe siècle, mais la création d'emplois dans le tertiaire a compensé ceux détruits dans l'industrie." Un sursis. Aujourd'hui, l'informatisation élimine la classe moyenne plus rapidement que la mécanisation détruit les emplois dans l'industrie. L'informatisation affecte notamment le travail administratif "et détruit ainsi les emplois des classes moyennes". Cela va prendre 40 ans, sachant que "le processus de destruction a démarré dès les années 1990", selon le sociologue qui prophétise : "Le capitalisme s'effondrera vers 2045." Randall Collins s'attache en outre à démonter plusieurs contre-arguments. La théorie de la "destruction créatrice" de Schumpeter? Inapplicable pour l'informatisation, parce qu'elle ne sera pas suivie de la création de nouveaux emplois. Le développement dans des pays moins touchés par l'automatisation? Toujours niet, selon Randall Collins qui souligne "la présence d'un marché des classes moyennes presque unifié par les technologies de communication". Et d'ajouter que la mondialisation a déjà commencé à décimer les emplois de cette classe moyenne : l'exemple des cols blancs indiens travaillant dans l'Internet, en tête. L'État ne pourra rien y faire non plus, puisqu'il crée des emplois administratifs avant tout.


~ Le capitalisme a t il un avenir ? (Chaîne YT de Christian Mrasilevici)(Novembre 2014) ~

Autre phénomène, les changements climatiques qui provoqueront assurément la mutation du système, d'après Craig Calhoun, sociologue et directeur de la prestigieuse London School of Economics and Political Science. Pour lui, pollution et destruction de l'environnement auront un coût énorme pour les futures générations. En somme, l'accumulation du capital est menacée par la destruction de son "environnement naturel". Elle dépend des matières premières, des moyens de subsistance de la population et de la capacité de celle-ci à supporter "les coûts de dégradation de l'environnement" qui "échappent au marché et pèsent sur la société". Les ressources sont limitées alors que le capitalisme repose sur le principe de l'expansion perpétuelle. Et les solutions enclenchées n'y feront rien. L'innovation a accru la durée de vie des nouveaux matériaux, mais nécessite une énergie alimentée par des ressources rares. "En parallèle, l'environnement sert de monnaie d'échange", juge le sociologue, citant l'exemple du commerce du carbone. "Tous ceux qui ne polluent pas au-delà d'une certaine limite vendent leurs quotas aux pollueurs qui peuvent polluer davantage." En outre, l'offre de technologies vertes ne fournit pas d'énergie proportionnelle à la demande. Pour Craig Calhoun, l'extraction du pétrole de gaz de schiste est une solution partielle et temporaire au mouvement d'accumulation de capital... puisque cela provoquera de nouvelles crises écologiques...

Pour Randall Collins, les catastrophes climatiques achèveront à coup sûr le capitalisme. Même si ce dernier a survécu en 2100, l'auteur prévoit cette année-là les effets les plus dévastateurs pour les habitats humains: inondations et déplacements de populations. Un flux de réfugiés synonyme de concurrence et de main-d'œuvre bon marché qui "diminuera les opportunités de la majorité des travailleurs" et ne fera qu'"aggraver la crise économique". Et les "emplois verts", créés par les "industries vertes", ne suffiront pas, prévoit-il, car ces dernières risquent elles-même d'emprunter la voie de l'informatisation et de l'automatisation.

Jean-Yves Paillé

Sources du billets :
Le capitalisme a-t-il un avenir ? (Éditions la Découverte)(Novembre 2014)
Le capitalisme a-t-il un avenir ? (Igor Martinache, Alternatives Economiques)(Décembre 2014)
Pourquoi le capitalisme aura disparu dans... moins de 40 ans (La Tribune)(Novembre 2014)

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