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 Les Livres Conseillés sur la Géopolitique

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MessageSujet: Les Livres Conseillés sur la Géopolitique   Mar 6 Jan - 16:47

Syrie, Pourquoi l’Occident s’est trompé

Analyser les crises internationales sans céder à la dictature de l'émotion,
c'est la règle à laquelle s'astreint Frédéric Pichon.


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Syrie, Pourquoi l’Occident s’est trompé
Auteur : Frédéric Pichon
Editeur : Les Editions du Rocher
Parution : 13 mai 2014
ISBN-10: 2268076059
ISBN-13: 978-2268076058
Prix : 13€50


Au printemps 2011, la Syrie bascule dans une crise politique qui se mue très vite en une atroce guerre civile. En trois ans, ce conflit a fait 150 000 morts, des millions de réfugiés et causé des dégâts irréversibles au patrimoine culturel. Pourquoi ne pas l'écrire ? Sur le dossier syrien, l'Occident s'est trompé. D'erreurs d'appréciation en déclarations intempestives, les grandes puissances, dont la France, ont donné la pénible impression d'une diplomatie de l'improvisation. Les envolées martiales peinent à cacher l'indigence tragique d'une politique parfois menée par des hommes que la complexité du dossier syrien rebute. Après avoir dressé un tableau complet de la mosaïque des peuples qui résident en Syrie (Sunnites, Alaouites, Chrétiens, Kurdes), il souligne les chimères du « printemps arabe », les illusions d'un néoconservatisme qui ne dit pas son nom et le refus des Occidentaux de voir combien l'opposition syrienne était gangrenée par le djihadisme. Comment en est-on arrivé là ? Cet essai répond en tentant d'analyser les simplifications qui ont coûté si cher à tout un peuple.

À la mi-mars 2011 la brutale répression des services de sécurité syriens met dans la rue une partie de la population de Deraa, ville sunnite du sud de la Syrie, à quelques encablures de la frontière avec la Jordanie. Plusieurs adolescents, accusés d’avoir réalisé des graffitis anti-régime sont arrêtés et torturés. Certains décéderont. À ce jour, les versions diffèrent encore sur le nombre des victimes et sur le jour même de l’événement. C’est à partir de cette date que la contestation envers le pouvoir syrien s’amplifie, non seulement à Deraa mais aussi bientôt dans d’autres villes de Syrie, comme Lattaquié ou Banyas. Dès le 27 mars 2011, Bachar al Assad se dit prêt à des concessions : il abroge l’état d’urgence en vigueur depuis 1963 ; il relâche près de 250 prisonniers politiques, pour la plupart islamistes. Mais le mouvement s’étend à travers la Syrie sans toutefois que les grandes villes comme Alep ou Damas ne soient touchées.

Près de quatre ans après, non seulement Bachar el Assad est toujours en place mais il semble même que les Occidentaux et en particulier les États-Unis se soient résignés à son maintien au pouvoir en Syrie. Le temps passant, une certitude apparaît au grand jour : malgré tous ses défauts, l’Etat syrien constitue un havre de stabilité, de respect des minorités, de laïcité et contribue de fait efficacement à la lutte contre le terrorisme incarné par l’Etat Islamique. Il reste un interlocuteur à l’ONU et la grande majorité des pays du monde entretiennent encore des relations diplomatiques avec Damas. Trois erreurs ont été commises en Syrie :

• Sous-estimer la résilience de l’armée et du régime,
• Croire qu’une intervention internationale pourrait avoir lieu malgré les Russes,
• Penser que l’émotion suffirait à mettre les opinions publiques de la partie tout en se montrant peu regardants sur les « rebelles » que nous soutenions.



~ Comment l’Empire ottoman fut dépecé (Henry Laurens, Le Monde Diplomatique) ~

La France les a toutes faites, malgré une longue tradition orientaliste de qualité et des générations de diplomates, excellents connaisseurs de la région. Il semblerait que la diplomatie française ait été depuis 2007 davantage préoccupée de nommer des humanitaires ou des businessmen en puissance, appartenant à cette génération décomplexée de nouveaux serviteurs de l’État. Les ambassadeurs chevronnés, arabisants, rompus aux usages très old school que le Proche-Orient et en particulier la Syrie affectionnent, ont été mis de côté. Qu’un ambassadeur en Syrie soit contraint de se faire expliquer avant sa prise de fonction la différence entre les Alaouites de Syrie et la dynastie Alaouite du Maroc laisse pantois. Certains fins connaisseurs de la Syrie, qui tendaient leurs grandes oreilles depuis des années entre Beyrouth et le Mont Qassioun, n’ont pas voulu voir ce qui se tramait. Jusqu’au bout, jetant un œil apparemment borgne sur la Syrie, ils n’ont voulu voir que des slogans correspondant à nos catégories occidentales et raconter un roman acceptable pour nos consciences soucieuses d’universalisme démocratique plutôt que de réalisme. Personne n’a réussi à persuader le Quai d’Orsay de soutenir plutôt les opposants tolérés par le régime, garants d’une légitimité irréprochable et passés par les épreuves des geôles syriennes et de la répression. Nous les connaissions pourtant fort bien. La France comme l’Union européenne, était en contact avec ces opposants qui allaient plus tard former le Comité de Coordination Nationale pour le Changement Démocratique. Fallait-il faire oublier qu’ils étaient catégoriquement hostiles à une intervention occidentale et que cela contrariait les calculs des dirigeants français à la culture atlantiste plus prononcée que par le passé ?

Or la contestation a été prise en main par les pires extrémistes, obéissant à un agenda largement dicté par les puissances du Golfe. On a beau jeu d’expliquer la radicalisation du conflit comme étant le fait du seul régime syrien. Bien sûr que ce dernier, plus à l’aise dans le combat que dans la négociation, a instinctivement pris le virage de la militarisation du conflit. Le calcul de l’Occident a été celui d’une chute rapide de Bachar al Assad et pour cet unique objectif, nous n’avons pas hésité à confier la sous-traitance du conflit à certains pays du Golfe, Qatar et Arabie Saoudite en tête. Les calculs de la diplomatie française en particulier, qui a choisi dès le début de monter aux extrêmes, se sont avérés catastrophiques pour les Syriens comme pour les groupes d’opposition que la France soutenait. Avec de telles dispositions, l’affaire se présentait assurément très mal. C’est pourtant dans cette configuration que la diplomatie française aborde au printemps 2011, la crise syrienne. Force est de constater que rien de ce qui avait été annoncé ne s’est produit. Et bien isolés furent ceux qui ramèrent à contre-courant. Ils ne récoltèrent souvent que l’étiquette infamante de « pro-Assad ». En Syrie, la France disposait d’atouts diplomatiques non négligeables, d’une bonne connaissance du dossier régional et d’une tradition ancienne de résolution des conflits. À cela, il faut rajouter une réputation de mesure et de capacité à dialoguer avec tous. Tout cela a volé en éclats. À l’occasion de la crise syrienne, la France a donné le spectacle de l’improvisation, de la démesure, d’une diplomatie de cow-boys, à tel point que l’on peut se demander si le néoconservatisme de l’Hudson Institute n’a pas fait des émules sur les rives de la Seine.

(...)

Frédéric Pichon

Sources (extraits) utilisées pour ce billet :
Syrie : Pourquoi l'Occident s'est trompé (Amazone)
Syrie: pourquoi l'Occident s'est trompé (Jean-Louis Thiériot, Le Figaro)
La Syrie va rester pour de nombreuses années un réservoir de djihadistes (Les Crises.fr)



Dernière édition par Golden Awaken le Ven 30 Jan - 15:19, édité 2 fois (Raison : Modification Lien Image)
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MessageSujet: La fabrication de l’ennemi   Mar 20 Jan - 8:48

La fabrication de l’ennemi

Pierre Conesa, ancien de la Délégation aux affaires stratégiques
du ministère de la Défense et de la CEIS (Compagnie européenne d'intelligence stratégique),
est un penseur original sur les affaires militaires...


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La Fabrication de l’ennemi.
Ou comment tuer avec sa conscience pour soi

Auteur : Pierre Conesa
Editeur : Robert Laffond
Parution : 8 Septembre 2011
Nombre de pages : 372
Prix : 21,50 €
ISBN : 2-221-12678-5


Comment les hommes en viennent-ils à se massacrer légalement ? « Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi ! », avait prédit en 1989 Alexandre Arbatov, conseiller diplomatique de Mikhaïl Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un « bon » ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance. Pour contrer le chômage technique qui a suivi la chute du Mur, les États (démocratiques ou pas), les think tanks stratégiques, les services de renseignements et autres faiseurs d'opinion ont consciencieusement « fabriqué de l'ennemi » et décrit un monde constitué de menaces, de risques et de défis. L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. On peut dresser une typologie des ennemis de ces vingt dernières années : ennemi proche (conflits frontaliers : Inde-Pakistan, Grèce-Turquie, Pérou-Équateur), rival planétaire (Chine), ennemi intime (guerres civiles : Yougoslavie, Rwanda), ennemi caché (théorie du complot : juifs, communistes), Mal absolu (extrémisme religieux), ennemi conceptuel, médiatique... Comment advient ce moment « anormal » ou l'homme tue en toute bonne conscience ? Avec une finesse d'analyse et une force de conviction peu communes, Pierre Conesa explique de quelle manière se crée le rapport d'hostilité, comment la belligérance trouve ses racines dans des réalités, mais aussi dans des constructions idéologiques, des perceptions ou des incompréhensions. Car si certains ennemis sont bien réels, d'autres, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels. Quelle conséquence tirer de tout cela ? Si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une cause politique. Moins d'une affaire de calibre que d'une question d'hommes.


~ "La fabrication de l’ennemi, ou comment tuer avec sa conscience pour soi" (Gérard Chaliand, Diploweb) ~

Pierre Conesa a écrit:

(...) Mon raisonnement s'applique plus à la "guerre globale contre le terrorisme et la prolifération" qui est l'exemple même de guerre inventée par les stratèges du Pentagone. Kadhafi présente l'avantage de réunir toutes les caractéristiques d'un bon ennemi : régime dictatorial et policier, personnalité psychotique, soutien au terrorisme, orateur délirant... et évidemment perturbateur régional. Cela dit, quand on voit la rapidité avec laquelle Kadhafi a rétrogradé du statut de chef d'État ami à dictateur sanguinaire, on a le droit de se dire que ce n'est pas l'homme qui a changé, mais le regard porté sur lui. On peut faire la même analyse sur Saddam Hussein, ou sur d'autres dictateurs bien tolérés, puis soudainement damnés. Aujourd'hui, le cas iranien est le plus intéressant : ce pays est moins islamiste que l'Arabie saoudite ou le Pakistan, fait moins de prosélytisme, a fourni moins de terroristes que ces deux charmants pays, s'adonne moins à la prolifération nucléaire qu'Israël ou le Pakistan, n'a pas caché Ben Laden comme le Pakistan... mais c'est Téhéran l'ennemi ! (...)

~ Comment les démocraties fabriquent leurs ennemis (Jean Guisnel, Le Point) ~


Politique de contre-radicalisation en France (Ex Affaires stratégiques)(Chaîne YT de ThinkerView)

Source de ce billet :
La Fabrication de L'Ennemi ou Comment tuer avec sa Conscience pour soi (Editions Robert Laffond)

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MessageSujet: Re: Les Livres Conseillés sur la Géopolitique   Mer 25 Mar - 12:14

Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l'islamisme




Date de parution 28/11/2014
Editeur Dhow Editions
Prix           22 Euros



Cent ans après les accords Sykes-Picot, les jihadistes de l'Etat islamique («Da'ech») ont fait sauter les frontières tracées artificiellement au début du siècle dernier par la France et la Grande-Bretagne au Moyen-Orient. En Syrie comme en Irak, Da'ech a réussi a tenir en échec des Etats constitués et leurs armées, instaurant le chaos et la terreur dans la région. Il aura pourtant fallu deux ans à la communauté internationale, jadis occupée a dénoncer le seul régime syrien de Bachar al-Assad et ses alliés (Russie, Iran), pour prendre enfin la mesure de la menace islamiste.

Les auteurs de cet essai démontrent que le chaos syrien est devenu l'épicentre d'un conflit désormais globalise qui oppose a la fois les musulmans sunnites aux chiites, et le nationalisme arabe à une utopie califale aux ambitions planétaires.

Loin du géopolitiquement correct et refusant de tomber dans le piège du manichéisme, ils proposent une analyse historique et sociétale du chaos syrien tout en explorant des pistes de sortie de crise fonde es sur le pragmatisme et le dialogue politique, seules voies susceptibles de permettre la réconciliation nationale, la protection des minorités et la lutte contre le «totalitarisme vert».

http://www.amazon.fr/Syrien-printemps-arabes-minorités-lislamisme/dp/B00N4OE92Y








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MessageSujet: Crimes sans Châtiment   Sam 17 Oct - 10:13

Crimes sans Châtiment

Dans cette enquête sans compromis sur les coulisses
des guerres contre la Libye et la République Arabe Syrienne, riche en révélations surprenantes,
en documents inédits et en témoignages accablants, Jean-Loup Izambert met à jour le puzzle
de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique...




Crimes sans Châtiment
Auteur : Jean-Loup Izambert
Editeur : 20 Coeurs
Parution : 28 février 2013
Prix: 22€ (France), 25€ (Étranger/Dom-Tom)
ISBN-10: 2954434708
ISBN-13: 978-2954434704


Ce livre risque de faire plaisir aux conspirationnistes car il apporte des éléments à leurs fantasmes. Son épilogue est une analyse géopolitique passionnante, quoique tout à fait classique. Il y est question d’une ligne jaune qui serait franchie. Laquelle? Il s’agit de la vieille confrontation entre les puissances de la terre et l’empire de la mer, aujourd’hui déclinée entre Eurasie et monde anglo-saxon, flanqué des puissances déclinantes de l’Europe occidentale, aimablement surnommé par d’aucuns Eurabia. Le danger est simple et très apocalyptique car c’est une guerre à mort entre les deux entités dotées de part et d’autres de tous les moyens de destruction militaire, économique, démographique et religieux. Donc une puissance pas si déclinante que cela et dotée de 750 bases militaires installées dans le monde entier encercle les entités terrestres. On pense par exemple à ce camp américain le plus grand d’Europe en plein Kosovo (pour faire face à quelle menace exactement?). Les supplétifs principaux sont les armées occidentales, si elles survivent à la crise budgétaire, qui se classent parmi les toutes meilleures du monde.

Allain Jules a écrit:

(...) On passe du rire aux larmes sans crier gare. Tout fait froid dans le dos, quand on découvre les liaisons dangereuses entre le pouvoir occidental, surtout de droite, avec les Frères musulmans, les sunnites, surtout les plus extrémistes, qui bradent leur pays, pour une poignet de dollar et de pouvoir. Ces gens, islamistes-djihadistes, permettent sans vergogne le pillage de leur pays. De Paris à Alger, en passant par le Caire, Tunis ou Damas, « Crimes sans Châtiment » est une plongée dans les méandres de la pègre internationale. L’auteur met les pieds dans le plat, en dévoilant des dossiers brûlants, dans un système imbriquant les dirigeants politiques français les plus hauts placés, surtout de droite, et des groupes salafistes et professionnels du crime organisé. (...)

~ « Crimes sans Châtiment », incontestablement, le livre de l’année ! (Allain Jules)(Mars 2013) ~

Ensuite le Japon réarme en toute bonne conscience et ignore le concept de repentance sur le chemin identitaire d’un des peuples les plus homogènes de la terre. L’extraordinaire poisson pilote Israël, seul face à des centaines de millions d’individus qui attendent avec plus ou moins d’envie, de colère, de rage et de jalousie sa destruction pure et simple. Difficile de ne pas être parano… Pour tous le parc nucléaire est en excellente santé, la numérisation au top, et les missiles balistiques ont peu de chance de se tromper d’un km après un parcours de plusieurs milliers. En face, il n’y a que le pays le plus peuplé de la terre, doté de la plus ancienne civilisation du monde, qui après avoir échoué dans son suicide maoïste est sans doute la première économie de la planète. Allié au plus grand pays qui soit, un continent eurasiatique à lui tout seul, en pleine renaissance démographique, industrielle et militaire. Humilié par la perestroïka après avoir été détruit par 70 ans de communisme, il veut sa revanche. Autour d’eux, le pacte de Shanghaï qui rassemble tous les ennemis des USA et les contempteurs possibles de l’ancien ordre occidental colonialiste.

Jean-Loup Izambert a écrit:

(...) D’abord, l’Eurasie émerge et s’organise politiquement, économiquement, financièrement et militairement avec ses partenaires sous l’impulsion de Moscou et de Pékin. La première puissance mondiale est en cours de constitution sur la base des idéaux de paix, de progrès économique et social et d’anti-impérialisme. Cet aspect est évoqué dans le livre au travers de l’intervention du politologue Alain de Benoist. Cela signifie que dans le temps, de gré ou de force, toutes les bases militaires étasuniennes installées dans des pays de l’Eurasie devront disparaître pour céder la place aux forces de la paix. Ce mouvement est à prolonger sur la petite Europe de Maastricht et le bassin Méditerranéen. Pour sa part, le politologue camerounais Jean-Paul Pougala situe bien les enjeux sur les vraies raisons de la guerre contre la Libye. Ensuite, les principaux acteurs de l’Eurasie commencent à parler d’une seule voix dans les instances internationales. Ainsi, sans le veto commun de la Fédération de Russie et de la République Populaire de Chine au Conseil de sécurité de l’ONU, rejoints aujourd’hui par de nombreux autres pays au sein des Nations Unies, nous connaîtrions actuellement un conflit militaire majeur. (...)

~ Crimes sans châtiment : Révélations sur les filières terroristes de Paris (B.I. Infos 14 mars 2013 via Global Research) ~

De quoi parle ce livre ? De l’odieuse instrumentalisation des islamistes, ennemis acharnés de toute forme de civilisation, par l’occident, et de leur protection par les services de l’État chargés de notre sécurité. Au grand dam des États du Maghreb et des victimes françaises et arabes de ces terroristes. En quoi ce livre est une bombe. Sous prétexte de libérer les peuples de ses dictateurs, l’action de ces terroristes vise à une destruction des États qui furent souverains et sont maintenant livrés à des bandes de pillards incapables de redonner une forme à quelque société humaine que ce soit. Les États-unis et l’occident, depuis le Shah en passant par Saddam Hussein puis les dictateurs arabes laïcs d’Afrique du Nord, n’auront de cesse de redonner le pouvoir à des islamistes qui présentent souvent l’avantage d’être incapables de gouverner un État et d’être des alliés de fait de l’occident à qui ils doivent tout. Sur ce tas de ruines couverts de dettes, l’occident se précipite pour se servir, reconstruire et se faire rembourser les frais de guerres de libération.


~ Jean-Loup Izambert sur Radio Ici et Maintenant... (Chaîne YT de Editions 20 Coeurs) ~

Mais ce système a ses limites. Après la destruction du pays le plus développé d’Afrique en terme IDH (la Libye), le premier point bloquant s’appelle la Syrie. Car l’enjeu est la place de l’Eurasie en Méditerranée, sa liberté de mouvement, son existence. Au tout début de la «révolution syrienne», un SNLE russe en plongée a testé son tout dernier missile intercontinental à quelques dizaines de kilomètres des cotes syriennes. Avec succès… Et nous dans tout cela ? Pays épuisés par le grand remplacement, il n’est pas sur que nous ayons seulement la volonté de choisir. Et s’il ne nous restait qu’à subir ce conflit démentiel que nous annonce Izambert ? Voilà ce que pourrait être le châtiment de ces crimes jusque là impunis.

ldwoillemont

Sources (extraits) de l'article :
« Crimes sans châtiment » par Jean-Loup Izambert (Politique Actu)
Crimes sans châtiment (Editions 20 Coeurs)
Crimes sans châtiments de Jean-Loup Izambert (Enquête & Débat)(Mars 2013)

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MessageSujet: 2030 (suivi de Dialogues inactuels avec Jorge Luis Borges)   Sam 14 Mai - 10:55

2030 (suivi de Dialogues inactuels avec Jorge Luis Borges)

2030 est un parcours initiatique dans la Chine antique et l’Asie centrale bouddhistes,
autant de clefs pour comprendre les données et l’enjeu des Nouvelles Routes de la Soie
qui sont en train de réécrire la géopolitique de l’Eurasie...



2030 (suivi de Dialogues inactuels avec Jorge Luis Borges)
Auteur : Pepe Escobar
Editeur : Editions du Cercle
Langue : Français
ISBN-13: 979-1094546079
Broché: 128 pages
Prix : 8,90 €


Sous la forme d’une lettre écrite à son petit-fils, qu’il ne devra lire qu’en 2030, lorsqu’il aura 15 ans, l’auteur nous livre des fragments de sa vie de globe-trotteur, dans une ode émouvante à la Beauté et aux richesses culturelles de l’humanité. Si l’art de la lecture est un « art de la vie », alors les générations futures doivent puiser dans les livres la transmission existentielle (des armes défensives) qui pourra les guider dans le monde turbulent qui se prépare à eux. C’est un petit livre qui contient deux textes. Le premier est l’héritage destiné à son petit-fils, le condensé d’une vie de voyages, de lectures, de réflexions. Pepe nous dévoile son intimité, la façon dont la vie l’a construit, comment l’actualité et son travail de journaliste ont modelé ce qu’il est et ce qu’il nous donne. Comme tous les parents, la problématique de la transmission du savoir et de la connaissance est l’une des grandes questions de notre temps. Nul ne peut prédire à ce jour si le Grand soir va venir et même s’il adviendra un jour. Il faut donc que génération après génération, après une vie d’accumulation de savoir, au soir de leur vie, des hommes le transmettent. Et le meilleur public reste sa famille et sa filiation.

Pepe Escobar est un journaliste brésilien indépendant, correspondant étranger depuis 1985, grand reporter. En août 2000, il est arrêté en Afghanistan par les Talibans. L’année suivante, il interviewe le Commandant Massoud, peu avant sa mort. Deux semaines avant le 11 septembre, il publie un article dans Asia Times Online, « Get Osama! Now! Or else… », et prédisant l’invasion de l’Afghanistan par les USA. Spécialisé dans la couverture de l’arc qui s’étend du Proche-Orient à l’Asie de l’Est, il porte un intérêt particulier à la géopolitique des grandes puissances, aux guerres de l’énergie et à ce qu’il décrit comme Le Nouveau Grand Jeu en Eurasie. Né au Brésil, Pepe Escobar est journaliste indépendant. Reporter de terrain, il est correspondant étranger depuis 1985. Il a vécu à Londres, Paris, Milan, Los Angeles, Washington, Bangkok et Hong Kong. Il vit actuellement entre Paris et Bangkok. La vitesse de circulation de la connaissance et son accumulation sont devenues telles que la transmission génétique et culturelle n’est plus suffisante. D’une certaine façon, il y a un concept de transmission par le guidage générationnel, qui est ce que l’épigénétique est à la transmission des gènes. Il faut prendre le temps de transmettre sa compréhension de la complexité à sa descendance, afin de lui donner les armes pour résister à toutes les barbaries, et dieu sait que les plus barbares des barbares se cachent parmi nous, dissimulés qu’ils sont derrières des mots doux. Il faut donc commencer tôt.


~ Le concept des Révolutions de Couleur (Guerres Hybrides)... (Chaîne YT de Golden Awaken)(Mai 2016) ~

Pepe nous livre sa méthode. Il se raconte à son petit-fils sans faux-semblant, avec ses erreurs, les siennes et celles de sa génération. Nous les soixante-huitards, nous avons échoué, dit-il, à dépasser le système hiérarchisé qui nous avait été légué. Pire, en abattant ce pouvoir, nous avons libéré une bête plus dangereuse encore que celle qu’ont eue à affronter nos parents, ne plus vouloir de la vie. Il raconte son histoire, qui est surtout une confrontation avec ce que l’histoire des hommes a produit de meilleur, les livres de la connaissance. Il en existe beaucoup de ces livres, et sa bibliothèque qui restera physiquement le meilleur de son legs, n’en contient qu’un petit sous-ensemble, Bouddha, Montaigne, Joyce, Céline, et tellement d’autres qu’il faudrait connaître pour ne pas se perdre dans les chemins sinueux de la vie. Tellement de livres, tellement de connaissances et si peu de temps. Le temps est précieux, il faut donc commencer tôt à enseigner, à transmettre pour que les premières clés aident la génération qui vient à ne pas se perdre, à refuser la mise en scène du pouvoir. Il faut obliger les tenants de ce pouvoir à se dévoiler, à apparaître en pleine lumière. Si vous doutez de l’utilité de la transmission, si certains jours, vous baissez les bras, achetez ce petit livre, lisez-le. C’est un bijou d’amour des siens, d’amour de la vie.

Pepe Escobar a écrit:

(...) La libération des idées se transforma en libération des marchés et de l’économie capitaliste, produisant une idéologie d’évasion toute prête, parfaite pour… des esclaves ? Tu vas naître dans l’incessante prolifération numérique de tout. Borges a dit : la carte n’est pas devenue égale au monde, elle l’excède. Et cette carte ne disparaîtra tout simplement pas : au contraire, ainsi que Baudrillard l’a deviné, c’est la réalité qui s’est désintégrée. Pour Baudrillard, l’absorption positive dans la transparence de l’ordinateur est même pire que l’isolement. Nous sommes tous avalés par le miroir. Seuls quelques-uns pourront finalement le traverser. La version XXIe siècle du Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie nécessite toujours d’être articulée. (...)

~ Extrait du Livre ~

2030 est une symphonie qui ouvre sur Bob Dylan. Le premier mouvement nous plonge dans la Bibliothèque de Babel de Pepe Escobar, un voyage, un pèlerinage à travers le temps, dont les guides sont ce que la philosophie et la littérature comptent comme auteurs essentiels. D'abord, un inventaire à la Prévert qui énumère les références littéraires, Keats, Siddhartha, Shakespeare, Blake, Borges, Baudelaire, Rimbaud, Flaubert, le théâtre de Molière, Dostoïevski, Gogol, T.S. Eliot, Joyce, etc. Ensuite, les "géants" s'interpellent à travers les pages du temps, depuis les philosophes grecs, Platon, Socrate et les présocratiques, jusqu'à Nietzsche, en passant par Guattari et Deleuze. Le second mouvement nous fait vivre (ou revivre) la fin des années soixante et les années soixante-dix ; Mai 68, la guerre du Vietnam, le mouvement hippie et le bouddhisme qui va s'infiltrer dans la cosmologie californienne, accompagnée par les Doors, Jimmy Hendrix ou les Byrds. Au terme d'un "adagio ma non troppo", l'auteur nous emmène dans la traversée du miroir. jusqu'en Asie, qui deviendra, du Proche-Orient à l'Asie de l'Est, son terrain d'étude privilégié en tant que grand reporter indépendant, spécialiste des guerres de l'énergie et de la géopolitique des grandes puissances. Le troisième mouvement est un parcours initiatique qui reconstruit minutieusement les Routes de la Soie, sur les pas d'un moine pèlerin, Hiuan-Tsang, qui ancra le bouddhisme en Chine, au VIIe siècle.

2030 est suivi de « Dialogues inactuels », sept conversations entre l’auteur et Jorge Luìs Borges, qui nous plongent en immersion profonde dans la pensée intime de ce grand poète, quelques mois avant sa disparition. On sent une vitalité de l’esprit chez ce vieux monsieur (vieux au moment de l’interview), la vivacité de son esprit et l’immense respect qu’il inspire à Pepe Escobar, ainsi qu’une grande tendresse. Pepe questionne Borges sur les grands thèmes de la vie, la littérature, la mort, le bonheur, la connaissance, qui font écho à sa propre écriture ou à ses réflexions. On parcourt avec lui un siècle et demi de cinéma, de mots, d’idées. Borges n’a que peu de livres mais ce sont LES livres, bel éblouissement pour un aveugle !

2030 est un petit joyau, une ode émouvante à la Beauté et aux richesses culturelles de l'humanité. La génération du Baby Boom y retrouvera le passé privilégié où elle a connu le meilleur de tout... et les nouvelles générations y trouveront les armes pour affronter un nouvel ordre mondial encore en gestation. Vous ne lirez plus les traductions de Pepe comme avant, tout son univers les accompagnera lorsque vous lirez chacun de ses mots, de la Syrie au Brésil, du Globalistan au Pipelineistan.

Sources (extraits) utilisées pour ce billet :
2030, suivi de Dialogues inactuels (Jorge Luis Borges)(Editions du Cercle)(Avril 2016)
Pepe Escobar : 2030, une ode à la Beauté (Le Saker Francophone)(Avril 2016)
2030, Pepe Escobar passe le témoin à la nouvelle génération (Jean-François Goulon, QuestionsCritiques)(Février 2016)

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