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 La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine...

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MessageSujet: La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine...   Ven 31 Oct - 11:19

La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine...

Depuis que la Conseil national palestinien (CNP)
a déclaré unilatéralement l'indépendance en 1988,
plus de 130 pays ont reconnu l'Etat de Palestine...



~ Here are all the countries that recognise Palestinian statehood (Evan Bartlett, The Independant) ~

En fait, il y a à peine une semaine, le nouveau Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a déclaré, dans un communiqué de politique étrangère, que la Suède allait reconnaître l'Etat palestinien. Lundi, le Royaume-Uni a suivi et a voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine en tant qu'Etat par 274 voix contre 12 (plus de la moitié des députés de la Chambre des Communes n'ont pas voté). Beaucoup de ceux qui sont solidaires de la Palestine voient cela comme une victoire, et présument que cela conduira finalement à une solution de deux Etats et la fin de l’occupation israélienne. C’est grotesque, car la solution de deux Etats maintiendra les Palestiniens enfermés dans diverses formes d’occupation. La seule possibilité maintenant est la solution d’un seul Etat (appelé peut-être "Israël et Palestine", dans la même veine que Bosnie-Herzégovine) où chaque individu a le droit de vote, indépendamment de son origine ethnique, de son appartenance religieuse et de son orientation sexuelle. Tant que les dirigeants palestiniens et les autres pays n’admettront pas ceci comme seule voie à suivre, les Palestiniens n’ont aucun espoir de libération.

En effet, la direction palestinienne a considéré l’adoption de la motion de la Chambre des Communes comme très favorable, et le docteur Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine a estimé que "la reconnaissance de la Palestine et de son peuple est à la fois une décision de principe et un pas important vers la justice et la paix." Sur les réseaux sociaux, la réponse palestinienne a été variée mais un assez grand nombre de gens ont soutenu avec excitation que c’était un pas dans la bonne direction. Un démarche qui prend une part de responsabilité pour un problème qui a ses racines dans l’impérialisme britannique, et reflète le mécontentement du Royaume-Uni vis-à-vis des attaques contre Gaza et des annonces récentes d’expansion des colonies.

Dr. Hanan Ashrawi a écrit:

Le discours de Netanyahu à l'ONU était une manipulation flagrante des faits et tentait de tromper le public en combinant haine, calomnie et obscurentisme. D'une part, il a tenté de créer une image d'un monde polarisé irréel dans lequel les « forces du mal » sont regroupées sous le titre de « l'Islam militant » avec aucunes distinctions entre les différents acteurs, y compris le Hamas et l'Iran, tout en plaçant Israël comme étant une force de « lumière, de moralité et de justice ».

~ Dr. Hanan Ashrawi’s Response To Netanyahu UNGA Address (OccPalGaza) ~
Pour ceux intéressés : L'allocution de Benjamin Netanyahou à l'assemblée générale des Nations Unis


~ Les Palestiniens ont besoin de notre rage (Le Dormeur doit se Réveiller) ~

Même si tout était vrai, nous ne devons pas nous laisser aveugler par l’esthétique de cette notion d’"Etat" palestinien. En réalité, la notion internationalement reconnue d’un Etat palestinien ne réalise pas du tout les aspirations palestiniennes de libération et d’égalité. Un Etat palestinien signifie la poursuite des négociations dans le schéma de la solution de deux Etats, qui prône l’existence, côte à côte, d’un Etat palestinien et d’un Etat juif israélien. Cette solution nie le droit au retour des réfugiés palestiniens et marginalise totalement les citoyens palestiniens d’Israël, qui resteraient des citoyens de seconde zone dans un Etat conçu pour les Juifs seulement. L’Etat d’Israël n’autorisera jamais non plus un Etat palestinien souverain qui aura le contrôle total sur ses frontières, son économie et son armée. L’Etat palestinien serait ainsi simplement un mécanisme de maintien de la population palestinienne comme peuple passivement opprimé. Même si nous négligeons les aspects négatifs de la solution à deux Etats, nous ne pouvons pas négliger le simple fait que cette solution est morte. Depuis les accords d’Oslo, la Cisjordanie a été disloquée en bantoustans avec le mur illégal d’apartheid qui rend impossible la libre circulation de la plupart des Palestiniens. L’expansion des colonies atteint des niveaux record et il y a maintenant plus de 350 000 colons en Cisjordanie.


~ CrossTalk (RT) : Reconnaitre l'état palestinien avec Norman Finkelstein et Amir Oren ~

Les militants pro-Palestine doivent donc être prudents. Cette démarche suit une voie diplomatique qui "maintient" la population palestinienne plus qu’elle ne la libère. Il est donc temps que la communauté internationale cesse de soutenir la limitation de la liberté palestinienne (habilement dissimulée par la solution de deux Etats) et une accentuation de la séparation. Il est temps de commencer à soutenir les droits des Palestiniens où ils se trouvent, que ce soit dans les territoires occupés, en Palestine historique ou dans les camps de réfugiés. Et il est temps d’aller vers un discours politique qui promeut une solution d’un seul Etat en Israël et Palestine ; un Etat qui défende l’égalité et l’inclusion sur l’ethnocratie et l’exclusion.

Moshe Ya’alon a écrit:

"Il faut distinguer entre des pays comme l’Egypte, avec leur histoire. L’Egypte sera toujours l’Egypte". A l’inverse, a ajouté Ya’alon, "la Libye était une nouvelle création, une création occidentale issue de la première guerre mondiale. La Syrie, l’Irak, c’est pareil, des nations artificielles, et on assiste aujourd’hui à la désintégration de cette idée occidentale."

Quel pays au Moyen-Orient est le plus artificiel ? Quel est celui qui a été créé à l’issue d’une guerre mondiale et qui est uniquement une idée "occidentale" ? Il me semble que si Ya’alon avait la moindre clairvoyance, il ne pourrait manquer de voir ce que ses paroles ont d’ironique.


~ Le ministre de la Défense israélien prédit... (Moon of Alabama via Le Grand Soir) ~

Yara Hawari

~ Traduction de MR pour ISM ~ via Le Grand Soir

Source originale de l'article :
Now Britain has recognised Palestinian statehood... (The Independant)

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MessageSujet: Les perpectives de la reconnaissance récente de la Palestine par la Suède...   Mar 25 Nov - 16:29

Les perpectives de la reconnaissance récente de la Palestine par la Suède...

Le 30 octobre dernier, la Suède a procédé à reconnaître officiellement
la Palestine comme Etat. Israël a répondu à ce geste avec un discours
bien connu chaque fois qu’un Etat reconnaît la Palestine...



~ La Suède reconnait l'"Etat de Palestine", les USA prudents (L'Obs avec AFP) ~

Tel Aviv a de surcroît considéré utile de faire référence à la simplicité des manuels d’Ikea. Nonobstant, dans le cas suédois, Israël a décidé de rappeler son ambassadeur en Suède le même jour du 30 octobre. Ce détail avec la Suède se doit sans doute au fait qu’il s’agit du premier Etat de l’Union Européenne (UE) à reconnaître la Palestine depuis plusieurs décennies. Il semble utile de rappeler l’attitude de l’UE lors du vote, au mois de novembre 2012, de la résolution reconnaissant à la Palestine le statut d’ « Etat Non Membre Observateur » par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cette dernière adopta par 138 votes en faveur, 9 contre et 41 abstentions, le projet de résolution A/67/L.28 proposé par 60 Etats. Parmi ces derniers ne figure aucun des 27 membres de l’UE (alors que de la part de l’Amérique Latine en sont signataires l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, Cuba, l’Equateur, le Nicaragua, le Pérou, l’Uruguay et le Venezuela). A l’heure du vote, l’apparente cohésion européenne s’estompa: en faveur votèrent l’Autriche, la Belgique, Chypre, le Danemark, l’Espagne, la France, la Finlande, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, Malte, le Portugal et la Suède. Les membres restants de l’UE se retrouvèrent parmi les abstentions, à l’exception de la République Tchèque, qui considéra opportun de voter contre (conjointement avec le Canada, les Etats Unis, les Iles Marshall, Israël, la Micronésie, Nauru, Palau et le Panama).


~ La Palestine devient Etat observateur non-membre auprès de l'ONU (Gilles Paris, Le Monde) ~

Une note du Washington Post du 29/11/2012 fait référence à une étrange proposition de la diplomatie britannique, que nous nous permettons de reproduire dans sa version originale: “Le Royaume-Uni a suggéré qu'il pourrait voter «oui» si l'Autorité palestinienne donnait des assurances qu'elle ne porterait aucune accusation devant la Cour Pénale Internationale”. Comme on le sait, Israël et son fidèle allié étasunien ont toujours été extrêmement sensibles sur cette question: le dépôt par la Palestine le 21 janvier 2009 d’une déclaration d’acceptation de la juridiction de la Cour Pénale Internationale (CPI) fut considéré par le service juridique de l’armée israélienne comme une nouvelle forme de terrorisme : le « terrorisme légal ».  Pour ce qui est de l’Amérique Latine, le Panama se retrouva  seul à voter contre la résolution sur le statut de la Palestine en novembre 2012: il faut savoir que son Président, Ricardo Martinelli, avait reçu en 2011 le prix décerné par l’American Jewish Congress (AJC), “Light unto The Nations”.

Human Rights Watch a écrit:

(...) « L’argument selon lequel la Palestine devrait renoncer à rejoindre la Cour pénale internationale parce que cela pourrait nuire au processus de paix sonne creux, alors que 20 ans de négociations ne sont parvenus à obtenir ni la paix, ni la justice pour les victimes de crimes de guerre », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient chez Human Rights Watch. « Tous ceux qui veulent mettre fin au manque de poursuites judiciaires relatives à certains abus en Palestine et prévenir de nouvelles violations devraient presser le président Abbas de recourir à la CPI. » (...)

~ Palestine : Il faut solliciter l’adhésion à la Cour pénale internationale (HRW) ~

La révision minutieuse des 27 Etats membres actuels de l’UE et leurs relations avec la Palestine impose quelques nuances. A la Suède depuis le 30 octobre, il faut ajouter Malte et Chypre qui reconnaissent la Palestine comme Etat depuis 1988, ainsi que les Etats de l’ancien bloc socialiste intégrés à l’UE qui reconnaissent également (depuis 1988) la Palestine comme Etat : la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Roumanie. Lors du vote de novembre 2012, ces cinq Etats optèrent pour l’abstention, à l’exception de la République Tchèque, dont la fidélité extrême aux Etats-Unis et à Israël obligea son délégué à voter contre: un exercice dont la consistance du point de vue juridique est sans nulle doute sans précédent.

La reconnaissance de la Palestine comme Etat du Costa Rica date du mois de février 2008, et provoqua la surprise d’Israël et des Etats Unis. Les indiscrétions d’autres câbles Wikileaks sont sans ambigüités à propos de la perception des responsables politiques à l’ambassade des Etats-Unis à San José transmises à leurs supérieurs à Washington quant à la position hardie et difficilement réfutable du Costa Rica: dans l’une d’elles ont y lit qu’il s’agit d’ “une justification raisonnée afin de reconnaître « l'État » de Palestine, s'il on tient compte du vote favorable du Costa Rica sur la Résolution 181 de l'ONU et du gouvernement du Costa Rica désirant apporter un fort soutien à Abbas, à l'encontre du Hamas”. Ce geste audacieux du Costa Rica donna lieu à la reconnaissance de la Palestine par le reste de l’Amérique Latine ou presque quelque mois plus tard. Après le Costa Rica, firent de même le Venezuela (avril 2009), la République Dominicaine (juillet 2009), la Bolivie, le Brésil, l’Equateur et le Paraguay (décembre 2010), le Pérou et le Chili (janvier 2011), l’Argentine (février 2011), l’Uruguay (mars 2011), El Salvador et le Honduras (août 2011). A ces reconnaissances, il faut ajouter celles de Cuba et du Nicaragua (faites dès 1988). Les derniers Etats de la région à procéder de la sorte sont le Guatemala (avril 2013) et Haïti (septembre 2013). Seuls la Colombie, le Mexique et le Panama maintiennent leurs distances avec la Palestine actuellement: dans deux des trois cas, la proximité avec les Etats-Unis peut expliquer cette attitude. A noter qu’à l’occasion de la dernière opération israélienne sur Gaza initiée en juillet 2014, plusieurs chefs d’Etats latino-américains ont procédé à condamner fermement Israël (usant de qualificatifs tels que « acte de folie », « génocide », « massacre », objets d’une étude récente publiée au Costa Rica) et à rappeler leur ambassadeur dès la fin du mois de juillet 2014: le bilan des Nations Unies en pertes humaines de la dernière opération militaire à Gaza, selon le rapport officiel au 4 septembre 2014, est de 71 morts israéliennes (incluant celles de 4 civils et de 66 militaires) et, côté palestinien, de 2131 morts (1531 correspondant à des civils, dont 501 enfants et 257 femmes).


~ Palestine occupée : Une douleur plus profonde (Samah Jabr, New Internationalist via Arrêt sur Info) ~

Les déclarations de la Ministre des Affaires Etrangères suédoise, Margot Wallström, expliquant les raisons pour procéder à la reconnaissance de la Palestine, ont été accompagnées par un communiqué officiel dans lequel la Suède annonce une augmentation significative de sa coopération avec la Palestine. Salué par les autorités palestiniennes comme un geste “courageux et historique”, ce geste de la Suède a contribué à relancer le débat en Europe sur la question, y compris au Royaume-Uni: son Parlement a adopté le 13 octobre dernier une résolution exigeant au Pouvoir Exécutif de procéder à cette reconnaissance (avec 274 votes pour et 12 contre). Le Congrès espagnol a fait de même le 18 novembre, avec une écrasante majorité (319 votes pour, une abstention et deux votes contre). La France s’apprête à vivre une expérience similaire dans quelques jours. Le résultat quasi unanime de ces récents exercices parlementaires lance pour sa part un message clair et univoque au Pouvoir Exécutif (et par la même occasion aux autorités israéliennes).

A noter qu’il s’agit d’un mécanisme inusité pour procéder à la reconnaissance d’un Etat par un autre Etat, qui constitue, comme on le sait bien, un acte juridique unilatéral que peut décider tout Exécutif ayant la ferme volonté politique de l’adopter. Avec la Suède, on dénombre à l’heure actuelle 134 Etats reconnaissant officiellement la Palestine comme Etat, sans avoir eu nécessité d’exercice parlementaire quelconque. Le caractère unanime des récents votes au Royaume Uni et en Espagne sur la question laissent entrevoir une marge de manœuvre extrêmement étroite pour un Exécutif hésitant. Diverses déclarations de hauts responsables israéliens à la presse laissent également entrevoir la crainte actuelle des autorités israéliennes concernant les effets de l’initiative suédoise en Europe. Cette crainte rappelle précisément l’argument (de poids) du Costa Rica en 2008, que nous pouvons apprécier en relisant le texte d’une conférence de son ancien Ministre des Affaires Etrangères, Bruno Stagno (2006-2010), prononcée lors d’une réunion des Nations Unies à Montevideo en 2011: “En 1947, le Costa Rica, ainsi que 12 autres pays d’Amérique Latine et des Caraïbes, approuvèrent la résolution 181 (II) de l’ Assemblée Générale relative au Plan de Partage du Mandat Britannique en Palestine. A cette occasion, nous avons fait partie des 33 pays qui ont reconnu très tôt que la coexistence de deux Etats s’imposait comme la pire des solutions, à l’exception de toutes les autres. Depuis, nous avons vu défiler une tragédie derrière l’autre, incluant guerres et intifadas, assassinats et attentats, affectant sérieusement le droit à vivre sans peur des deux peuples. Parallèlement, et sans un calendrier saisonnier clair, nous avons vu naître des promesses et des espoirs de divers processus de paix, sans obtenir la récolte des dividendes de la paix. Une terre fertile pour les doubles discours, pour des intérêts extérieurs et pour une triste réitération d’évènements remettant à plus tard la réalisation du mandat accordé en 1947”.

Il y a cinq ans, le professeur Alain Bockel dans un article intitulé « Gaza: le processus de paix en question » publié dans l’Annuaire Français de Droit International signalait l’option des responsables israéliens définie comme « la gestion du pourrissement » à laquelle on assiste depuis plusieurs années: une option « empruntée par les gouvernements israéliens successifs depuis dix ans avec un bonheur relatif ». Dès 1988, le même Annuaire incluait un article du professeur Jean Salmon qui concluait pour sa part que « reconnaître l’Etat palestinien n’est sans soute rien de plus que l’affirmation du droit du peuple palestinien à créer aussitôt que possible cet Etat, mais c’est surtout poser un acte de solidarité à l’égard du peuple palestinien et de volonté de respect du droit international ». Le geste de la Suède du 30 octobre dernier semble avoir relancé de manière notoire le débat en Europe. Durant ces jours derniers, la discussion en France sur la reconnaissance de la Palestine s’est considérablement intensifiée et s’est étendue à d’autres Etats de l’UE. Cette discussion devrait tenir compte de l’absence de réaction israélienne significative au geste suédois (l’ambassadeur israélien rappelé le 30 octobre sera de retour le 28 novembre dans son bureau, selon une note de presse) ainsi que de la discrétion israélienne en ce qui concerne la décision du Congrès espagnol du 18 novembre. Bien moins discret, le prochain 29 novembre sera probablement célébré dans le monde entier de manière inusitée comme Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien, déclarée comme telle par les Nations Unies en 1977, précisément en commémoration du jour ou fut adoptée la résolution 181 (II) de 1947. Il est fort probable qu’à cette occasion, les drapeaux palestiniens hissés à Stockholm soient bien plus nombreux, ainsi que dans d’autres capitales européennes.

Nicolas Boeglin

Source de l'article :
La reconnaissance récente de la Palestine par la Suède: perspectives (Global Research)

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MessageSujet: Re: La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine...   Jeu 27 Nov - 12:43

CrossTalk (fr) - Reconnaitre l'état palestinien - avec Norman Finkelstein





Ajoutée le 20 oct. 2014   par stazzou
#Episode du 20 Octobre 2014

La Suède a reconnu récemment que la Palestine était un état, les britanniques ont voté en faveur de cette reconnaissance également (vote consultatif), mais est-ce-que ça va changer quelque chose ? Est-ce-que l'occupation illégale qui dure depuis 67 ans va prendre fin ? Est-ce-que le projet Israel sera un jour démantelé comme il se doit ? Est-il possible de ré-éduquer un sioniste ou vaudrait-il mieux tous les piquer (dommage, ils n'abordent pas cette dernière question) ?

Invités: Norman Finkelstein et Amir Oren.







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MessageSujet: Re: La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine...   Ven 12 Déc - 13:39

George Galloway : Palestine, 47 ans d'occupation ! (01/12/14, Parlement britannique)





Ajoutée le 11 déc. 2014 par Véro Rehearsais

" La Cisjordanie et Jérusalem sont illégalement occupés depuis 47 ans. Combien de temps encore le peuple palestinien devra-t-il attendre pour recouvrer ses droits ? " George Galloway.








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MessageSujet: Re: La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine...   Jeu 18 Déc - 23:03

La reconnaissance d’un Etat palestinien : un marché de dupes !





Plusieurs Etats européens s’apprêtent à reconnaître symboliquement un Etat palestinien. On peut se demander quelle motivation anime aujourd’hui ces Etats alors qu’aucun d’entre eux n’a eu le moindre geste symbolique pour dénoncer les massacres commis par les sionistes à Gaza au cours de l’été 2014.



Libération des Opprimés a écrit:
Dans les médias occidentaux, on nous présente cette initiative partie de Suède comme un enjeu majeur vers le règlement du conflit. Pourtant un Etat palestinien est déjà reconnu par l’immense majorité des pays du monde, sans que cela ne change absolument rien sur le terrain. Il semble alors nécessaire de s’interroger sur la signification d’une telle démarche de la part de quelques ex-puissances coloniales, qui soutiennent de manière fervente le sionisme et l’Etat d’Israël. Il faut aussi se demander pourquoi maintenant et quelles peuvent en être les conséquences.


Libérations des Opprimés a écrit:
Mais d’abord de quel Etat parle-t-on ? L’ « Etat palestinien » que s’apprêtent à reconnaître quelques Etats européens est un territoire aux frontières non définies englobant une portion minime du territoire de Palestine, sans aucune souveraineté, sous occupation militaire et truffé de colonies toujours plus nombreuses où sont installés près de 600 000 colons juifs.

Libération des Opprimés a écrit:
C’est un territoire administré par des dirigeants illégitimes et corrompus, non élus et non mandatés par le peuple palestinien pour négocier sur ce point sans tenir compte des revendications nationales. Il s’agit de donner le statut d’Etat à des portions de territoire sous administration de l’Autorité Palestinienne, donnant ainsi l’illusion que le processus d’Oslo a eu quelques effets bénéfiques. Mais quid d’al-Quds comme capitale, chaque jour plus isolée du reste de la Cisjordanie en raison de la colonisation galopante.




Ajoutée le 13 déc. 2014 par Véro Rehearsais

Mercredi 10 décembre, alors que les députés irlandais adoptaient une motion symbolique demandant à leur gouvernement de reconnaître l'État palestinien, Ziad Abou Ein, ministre palestinien en charge des questions liées à la colonisation, se faisait sauvagement assassiner par des soldats de l'IDF.
Clare Daly, députée pour le Socialist Party au Dáil Éireann, dénonce le double jeu du gouvernement irlandais :
"Il y a une certaine ironie à voir le gouvernement soutenir cette motion et passer sous silence les contrats militaires que nos Forces de défense ont signés avec Elbit Systems Limited qui
est impliqué dans des activités illégales et a violé le droit international ! "
Le gouvernement irlandais a récemment passé des contrats de plusieurs millions d'euros avec Elbit Systems Limited, entreprise d'armement israélienne .. 
   

Quid du retour des réfugiés, du démantèlement des colonies, de la libération des prisonniers politiques, lors de la reconnaissance de cet Etat fantôche? Nul ne le sait.



Par cette démarche, l’Europe croit encore pouvoir ressusciter un « processus de  paix » mort depuis longtemps et sauver l’Etat sioniste avant qu’il ne soit trop tard. Cette entité est la base avancée de l’impérialisme dans la région et tout doit être mis en œuvre pour protéger son existence. Les déclarations des dirigeants politiques, notamment en France, sont claires. Ils agissent pour la « sécurité d’Israël ».


Libérations des Opprimés a écrit:
Cette reconnaissance vise aussi à apporter un soutien à Mahmoud Abbas et à ses acolytes collaborationnistes de l’Autorité Palestinienne qui se trouvent dans une posture particulièrement défavorable après la victoire de la résistance armée à Gaza.

Effectivement il n’est pas anodin que cette reconnaissance (ou non) apparaisse actuellement comme une priorité dans l’agenda politique des Etats européens alors que cette question n’avait pas engendré de réaction majeure de leur part lorsqu’ elle avait été soumise à l’ONU en 2011. Il faut dire que la situation sur le terrain a bien changé. Depuis cette date, l’entité sioniste s’est particulièrement affaiblie.

Libération des Opprimés a écrit:
Elle a multiplié les échecs militaires face à la résistance palestinienne qui a quant à elle, intensifié sa force de frappe, comme elle a pu le montrer au cours de l’été 2014. Jamais auparavant, l’entité sioniste n’avait été déstabilisée à ce point par la résistance. Il semble par ailleurs que la volonté d’unité palestinienne n’ait jamais été aussi forte que maintenant. Le peuple est unanimement aux côtés de la résistance armée et la coordination des organisations de la résistance a montré son efficacité sur le plan militaire, même si cela a du mal à se traduire pour l’instant en acquis politiques. En réponse à la poursuite de la colonisation sioniste en Cisjordanie, à la judéisation galopante d’al-Quds et aux menaces sur la mosquée al-Aqsa, la jeunesse palestinienne n’a plus rien à perdre face à l’occupant. Elle est déterminée à résister à la dépossession par tous les moyens à sa disposition.

Libération des Oprimés a écrit:
De plus, les puissances occidentales n’ont pas réussi à venir à bout des pays qui leur résistent comme l’Iran et la Syrie, ou des mouvements de résistance comme le Hezbollah libanais. La vitalité actuelle de la résistance palestinienne à Gaza, mais aussi l’éventualité d’une nouvelle Intifada en Cisjordanie et à al-Quds, représentent une menace centrale pour le camp impérialiste dans la région. Tout doit être mis en oeuvre pour empêcher la résistance de se structurer et d’agir.

Libérations des Opprimés a écrit:
Mais les considérations de politiques étrangères n’expliquent pas à elles seules la démarche. Au cours de l’été 2014, les Etats européens ont pu mesurer une nouvelle fois le fossé entre leur soutien indéfectible à l’entité sioniste et l’immense solidarité populaire envers la résistance palestinienne, exprimée notamment par les populations arabo-musulmanes. Ce fut particulièrement le cas en France où le gouvernement socialiste a interdit plusieurs manifestations de soutien et continue à menacer des militants de la cause palestinienne. La reconnaissance de l’Etat palestinien portée à l’Assemblée nationale par quelques députés de gauche ne semble être qu’une manœuvre politicienne pour tenter de séduire l’électorat populaire qu’elle a perdu cet été.


Libérations des Opprimés a écrit:
Il ne fait aucun doute que cette reconnaissance ne traduit en rien une soudaine prise de conscience de la justesse de la cause palestinienne pour les Etats européens. Qui plus est, la création d’un Etat palestinien fictif constituerait un véritable piège pour les Palestiniens. La création de cet « Etat » figerait une situation coloniale en violant le droit à l’autodétermination et au retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers.

Libérations des Opprimés a écrit:
On peut parier que les Etats européens agissent en toute connaissance de cause au profit de l’entité sioniste car ils savent parfaitement que la création d’un Etat palestinien, même dans les frontières de 67, est impossible. Impossible car la puissance occupante n’en veut pas, et les faits sur le terrain révèlent ses véritables intentions. D’un côté, la colonisation se poursuit inexorablement et de l’autre, le parlement sioniste vote des lois définissant officiellement l’entité sioniste comme l’ « Etat-nation de tous les juifs du Monde ». L’objectif est clair : finir ce qui été commencé en 1948 !

Le mouvement de solidarité a la responsabilité de ne pas se laisser berner par ce marché de dupes et par des concepts vides imposés par les puissances occidentales. Toute autre posture relève de la naïveté ou de l’immaturité politique. Il faut se concentrer sur les strictes revendications nationales du peuple palestinien que sont le droit à l’autodétermination et le droit au retour des réfugiés. Il faut soutenir inconditionnellement la résistance pour la libération totale de la terre arabe de Palestine. La volonté palestinienne est là, et nulle part ailleurs !


(Décembre 2014)
http://www.comiteactionpalestine.org/word/la-reconnaissance-dun-etat-palestinien-un-marche-de-dupes/
COMITE ACTION PALESTINE



Vue sur : http://liberation-opprimes.net/la-reconnaissance-dun-etat-palestinien-un-marche-de-dupes/
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