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 Le plan I comme Irak lancé en Syrie

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MessageSujet: Le plan I comme Irak lancé en Syrie   Dim 25 Aoû - 11:21

Le plan I comme Irak lancé en Syrie

Les va-t-en guerre occidentaux et leurs sous traitants arabes sionistes ont lancé le plan I comme Irak en Syrie. A la place de la fiole de C.Powell une "bombe médiatique" et un Cheval de Troie le même (coincidence ?!) que celui utilisé en Irak l'inspecteur en chef de l'équipe de l'ONU le Suedois Ake Sellstrom dont le but est d'obtenir d'élargir son champ d'investigation et d'ouvrir la porte à une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU pour une intervention militaire en Syrie. La Russie la Chine vont-elles se laisser gruger ?



Coïncidence?!

Les inspecteurs de l'ONU sur les armes chimiques avec à leur tête le Suédois Sellstrom, le même qui était à la tête d'une équipe d'inspection en Irak sur les prétendues ADM de Saddam Hussein, à peine arrivés (depuis 72 heures) que des dirigeants de la soit disante opposition syrienne basés à Istanbul en Turquie ont affirmé à grands renforts de scoops médiatiques et vidéos plus horribles les unes que les autres que l'Armée Nationale Syrienne avait lancé une attaque à l'arme chimique dans la banlieue de Damas.

La Blitzkrieg médiatique encore active à ce jour (voir les derniers numéros de Liberation la Pravda du Baron juif sioniste Rothschild installé à Tel Aviv) est d'une violence inouie : conférences de presse, présentations de vidéos par les opposants au gouvernement syrien avis d'experts dans les capitales occidentales et réactions instantanées de dirigeants politiques tous "horrifiés" voire "choqués" comme le laquais des USionistes le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki Moon.

Aucun de ces médias de masse (massue plus précisément) n'a remarqué que les premières vidéos postées sur internet sur le compte Majlies Rif l'ont été le 20 Août c'est à dire la veille de la prétendue attaque à l'arme chimique.


Aucun de ces médias propagandiste n'a pas non plus repris les déclarations faites le 14 Août d'un opposant syrien au gouvernement de Bashar Al Assad, Nizar Nayyouf , qui se trouve également être directeur du département des informations et de leur analyse au Centre européen des études et des recherches du Proche Orient à Londres prédisant l’imminence d’un évènement fabriqué.
Nizar Nayyouf a écrit:

«Nous avons des correspondances entre des dirigeants du Conseil national syrien et ceux de la coalition , notamment de Georges Sabra, et qui comprennent des signes et des indices comme quoi ils préparent quelque chose de grave , une sorte de bombe médiatique qui exploserait au moment même où la commission d’enquête internationale entamerait ses travaux en Syrie »
Le même G. Sabra qui parade dans les médias occidentaux accusant le président Bashar Al Assad et l'Armée Nationale Syrienne de cette prétendue attaque à l'arme chimique. Le gouvernement syrien et l'Armée Nationale Syrienne ont immédiatement démenti parlant d'un coup monté d'une "sale guerre médiatique" alors que l'armée enregistre victoire sur victoire face à des mercenaires islamistes majoritairement étrangers de plus en plus désorganisés qui se tuent entre eux qui battent en retraite lorsqu'ils ne sont pas tués dans des opérations de ratissage inclus dans la banlieue de Damas. Le gouvernement syrien a parlé à leur encontre de véritable "hystérie, désordre et effondrement".

Les US, La Grande Bretagne, La France de Hollande, l'Allemagne, l'UE la Ligue Arabe, l'Arabie Saoudite, la Turquie, ont exigé une action urgente. L'empoisonneur sioniste qui occupe le Quai d'Orsay le millionnaire Laurent Fabius a appelé à l'utilisation de la force hors résolution de l'ONU, soutenu par son prédécesseur un autre sioniste de la cuvée Sarkozy, Alain Juppé. Le Conseil de Sécurité à leur demande s'est réuni en urgence pour accoucher finalement d'une déclaration demandant "plus de "clarté" sur cette prétendue attaque à l'arme chimique. Mais le parti des va-t-en guerre a immédiatement renchéri utilisant sa carte maîtresse la présence de l'expert suédois Sellstrom à la tête de l'équipe d'inspecteurs de l'ONU sur les armes chimiques. Sellstrom s'est déjà trouvé dans une situation identique en Irak lorsque ce parti des va-t-en guerre ayant décidé de renverser Saddam Hussein a utilisé la fausse accusation des ADM pour entrer en guerre contre l'Irak sans l'aval du CSONU.

Sellstrom lui-même à peine la "bombe médiatique" de la supposée attaque à l'arme chimique lancée est intervenu et a déclaré à Reuters Swedish news agency TT (voir à 12.10) qu'il fallait enquêter sur celle-ci précisant même qu'il avait déjà sous le coude un plan d'action.

Ake Sellstrom a écrit:

"L'affirmation de l'opposition syrienne semble quelque chose sur lequel on devrait enquêter. Cela dépend si un état membre de l'ONU va voir le Secrétaire Général et dit qu'on doit inspecter cet évènement. Nous sommes sur place."
A peine prononcées, ces paroles ont été reprises par le ministre des affaires étrangères britanniques, Wiliam Hague, les considérant comme une excellente idée.

William Hague a écrit:

"J'appelle le gouvernement syrien a autorisé un accés immédiat à la zone à l'actuelle équipe de l'ONU qui enquête sur des accusations précédentes sur l'utilisation d'armes chimiques... La Grande Bretagne va faire état de cet incident devant le CSONU."
- La France de Hollande et de son va-t-en guerre sioniste Fabius se sont immédiatement joint à la demande britannique. Hollande lui-même a dit que les accusations "nécessitaient vérification et confirmation" et qu'il demanderait à l'ONU de se rendre sur le site " pour faire toute la lumière" sur ces accusations.
- L'Allemagne elle-même s'est déclarée d'accord avec cette initiative.
- La Turquie d'Erdogan ennemi juré d'Assad avait déjà sa déclaration de prête se disant "trés préoccupée" et que l'équipe d'inspecteurs déjà présente en Syrie "doit enquêter sur les accusations en question et présenter ses conclusions au CSONU"
- Les US ont quant à eux soutenu la demande des pays européens et de la Turquie tout en disant oeuvrer à en savoir plus de leur côté. Obama est intervenu sur CNN pour dire que pas question d'intervenir militairement en Syrie sans l'aval du CSONU contrairement à Fabius mais révélant ainsi que l'objectif est bien d'avoir un feu vert du CSONU.
Et c'est le rôle dévolu à Sellstrom.



Sellstrom le Cheval de Troie à Damas

Actuellement la seule mission pour laquelle le gouvernement syrien a donné son accord pour la venue de l'équipe d'enquêteurs de l'ONU dirigée par le suédois Sellstrom sur l'éventuelle utilisation d'armes chimiques en Syrie porte sur trois endroits dont Khan al-Assal prés d'Alep où les terroristes d'Al Nusra se sont empressés de massacrer les témoins de l'attaque chimique perpétrée par eux. Cette "bombe médiatique" vise aussi à faire diversion de ces enquêtes prévues.

En principe cette mission doit durer 14 jours Sellstrom devant ensuite rendre ses conclusions au CSONU. Mais il est stipulé que cette mission peut bénéficier "d'une possible extension". Cette nouvelle accusation de l'opposition contre le gouvernement syrien à l'arrivée de l'équipe de Sellstrom et relayée à grands renforts de tapages médiatiques par les puissances occidentales et les pays arabes sionistes qui la soutiennent constitue en quelque sorte un "coup diplomatique " pour une intervention sans date butoir de l'ONU en Syrie. Il se pourrait aussi que cette supposée attaque chimique survenue cette semaine soit le prélude à d'autres attaques qui permettraient ainsi à la mission Sellstrom de se maintenir indéfiniment en Syrie l'opposition se faisant un plaisir avec l'aide de la Turquie et de l'Arabie Saoudite leurs principaux fournisseurs d'armes chimiques "d'accueillir Sellstrom" pour un long séjour de la même manière qu'ils viennent de le faire.

La véritable mission de Sellstrom c'est de se rapprocher discrètement des stocks d'armes chimiques dispersés en Syrie. La première étape vise à envoyer des rapports à Ban Ki Moon pour que ce dernier oblige le CSONU à se saisir du problème des armes chimiques en Syrie porte ouverte à une résolution dans le cadre du Chapitre VII de la Charte de l'ONU et feu vert à une intervention militaire pour chasser le président Bashar Al Assad détruire l'Armée Nationale Syrienne à la grande satisfaction de l'entité coloniale juive sioniste dont le puissant lobby décide à Washington de la politique étrangère US.

Obama le "puppy" des Juifs sionistes installé avec leur aval à la Maison Blanche l'a dit : pas d'intervention militaire en Syrie sans l'aval de l'ONU.


La Russie, qui a certainement fait pression sur Assad pour qu'il accepte Sellstrom, et la Chine qui semblent toutes deux avoir une guerre médiatique et diplomatique de retard vont-elles se laisser gruger ?
Mireille Delamarre
Source de l'article : Syrie Plan I Comme Irak : Une "Bombe Mediatique" Un Cheval De Troie Nommé Sellstrom



Dernière édition par Golden Awaken le Jeu 29 Aoû - 13:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Un autre crime de guerre occidental en préparation (Paul Robert Craig)   Jeu 29 Aoû - 13:18

Un autre crime de guerre occidental en préparation
(Paul Robert Craig)


Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques



Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits.

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent. Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent.


Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions de dollars qui l’attendent à bras ouverts ?


Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des "rebelles" affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques.

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  "rebelles" et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection.

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaquées militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.
L'ONU a écrit:



Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
La Charte des Nations Unies (Article 2 alinéa 4)
Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de la morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé des actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie. Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres. Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels. Les gouvernements américain, britannique et français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les "anti-bunkers" nucléaires que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.


Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Which Way to Persia (pdf)

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la "liberté et la démocratie." L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflantes dont l’Occident couvre sa criminalité. Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter "la liberté et la démocratie" à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?


Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordée par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie. Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.
Traduction réalisée par Avic

Source originale de l'article : Syria: Another Western War Crime In The Making — Paul Craig Roberts

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MessageSujet: Attention à la désinformation en ce qui concerne la Syrie...   Mer 2 Oct - 15:49

Attention à la désinformation en ce qui concerne la Syrie...

La Syrie est une tragédie :
des dizaines de milliers de victimes innocentes ont été massacrées
et un pays qui se trouvait au cœur de la civilisation arabe est en train d’être anéanti.




Notre cœur saigne pour la souffrance du peuple syrien. Rage et tristesse, cependant, ne sont pas incompatibles avec une lecture critique de l’information dont nous sommes abreuvés par les médias grands publics. Ces médias accusent le régime de tous les crimes perpétrés durant l’année écoulée, en particulier de l’usage prétendu d’armes chimiques.

Avant même que la commission d’enquête des Nations-Unies n’arrive à Damas, il paraissait, semble-t-il, entendu que des armes chimiques avaient été utilisées, et que c’était l’armée syrienne qui les avait utilisées contre la population syrienne. Une dictature sanguinaire et folle contre un mouvement de libération composé d’anges ? Commençons par l’Armée de libération syrienne (ALS) : ce n’est pas un corps homogène, en fait, ils se battent entre eux, et alors qu’elle comportait à l’origine de véritables démocrates syriens, la plupart de ceux-ci ont quitté le mouvement, lequel s’est trouvé progressivement dirigé par des fondamentalistes musulmans, des bandes de criminels et des agents étrangers. Les puissances internationales qui soutiennent l’ALS pourraient bien rapidement regretter leur choix de partenaires, comme cela est arrivé avec Al Qaïda en Afghanistan…

Ensuite, la question du nombre. Des centaines ou même des milliers de victimes, rapportent les médias. Qui les a comptées ? Où ? Tuées par quelles armes et par qui ? Et les armes chimiques : selon un article récent du Washington Post, à au moins une occasion, des armes chimiques ont été utilisées… par des unités de rebelles, pas par le régime. En réalité, nous ne savons rien de sûr à cet instant, sauf qu’une fois encore, nous sommes la cible d’une campagne majeure de désinformation.


Il nous faut avoir une lecture critique de l’information dont nous sommes abreuvés, sans aucun doute les « armes de destruction massive » qui ont servi de prétexte pour l’agression américaine contre l’Iraq n’ont jamais existé : des dizaines de millions de personnes à travers la planète ont été abusées par George W. Bush et sa cynique équipe de menteurs qui ont voulu briser l’énorme mouvement anti-guerre, et notamment celui aux États-Unis. La capacité pour les mensonges de masse a en fait été testée par la machine de propagande US à la fin des années quatre-vingt, contre le régime de Ceausescu en Roumanie. Un massacre prétendu était dit avoir été commis par le régime dans la ville de Timisoara, et le monde entier a été trompé par les « images » du massacre. Cette indignation universelle a été le début de la fin de la dictature Ceausescu. Pourtant, le massacre de Timisoara n’avait jamais eu lieu, et les charniers étaient des faux : Timisoara n’était qu’une invention de la CIA et de l’opposition roumaine.

Depuis, j’ai appris à être extrêmement sceptique devant les informations dramatiques, spécialement quand l’on sait pertinemment que ce sont les États-Unis et leurs alliés qui recherchent des prétextes pour lancer une agression militaire.
Michel Warschawski
Source de l'article : Syrie : se méfier de la désinformation

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MessageSujet: Que cachent les plans occidentaux contre le régime syrien ?   Dim 25 Mai - 12:31

Que cachent les plans occidentaux contre le régime syrien ?

Épine dans le pied des dirigeants occidentaux,
la Syrie de Bachar el-Assad est toujours debout malgré 3 années de terrorisme,
de saccages et d’intimidations diplomatiques



~ Effondrement des terroristes islamistes de l’occident… La victoire n’a jamais été aussi proche pour Assad…. (Le Blog de Résistance 71) ~

Rien n’y fait, le peuple syrien soutient très majoritairement son dirigeant et l’armée nationale reprend l’une après l’autre les zones aux mains de l’opposition. Seule chance pour l’Empire de faire tomber le régime de Damas : passer d’une guerre menée en sous-main par les "rebelles", des mercenaires djihadistes à la solde des monarchies du Golfe, à une intervention militaire ouverte. Celle-ci requiert l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU mais surtout le soutien des opinions publiques occidentales qui restent pour l’heure réticentes à cette option, échaudées par les précédents irakien et lybien. Pour lever ces obstacles, l’offensive se mène préalablement sur le front médiatico-diplomatique et elle ne faiblit pas. Une question subsidiaire demeure : à qui profiterait le renversement de Bachar el-Assad ?

~ La Russie a sauvé la Syrie et tout le Proche-Orient (Bashar Al-Assad, La Voix de la Russie) ~

Des "armes de destruction massive" aux armes chimiques

On s’en doutait mais c’est désormais une certitude : la France et les Etats-Unis ont menti à propos des attaques chimiques en Syrie en les attribuant aux forces de Bachar el-Assad. Un rapport publié à la mi-janvier, passé sous silence par la quasi-totalité des medias officiels (à l’exception notable du Point), contredit les arguments avancés en septembre dernier par Paris et Washington pour justifier une intervention militaire en Syrie. Interrogé au sujet de ce rapport, le 4 février dernier, Laurent Fabius a décrété que celui-ci contestait l’évidence. Il est pourtant réalisé par deux experts de renommée internationale : Richard Llyod, ancien expert auprès de l’ONU spécialiste des missiles et Theodore Postol, professeur au prestigieux Massachusets Institute of Technology. Ils affirment que les missiles qui se sont abattus sur la banlieue de Damas le 21 août dernier n’ont pu être tirés des positions gouvernementales mais bien des zones tenues par les « rebelles » syriens. Pour se prononcer, les deux experts américains ont étudié des centaines de photos et des vidéos d’ogive, de restes de roquettes, d’impacts sur le sol, et de barils contenant le gaz sarin. Quand Laurent Fabius affirme qu’une "enquête des Nations Unies a établi de la façon la plus ferme qu’il y a eu un massacre chimique et que ce massacre chimique trouvait son origine dans les rangs du régime", il oublie au passage que l’ONU n’a jamais identifié les responsables de l’attaque, n’ayant même pas de mandat pour le faire. En réalité, il semblerait que ce mediamensonge des armes chimiques ait été largement prémédité : il était déjà "dans les cartons" 7 mois auparavant, en janvier 2013.

~ Attention: Possible attaque sous fausse bannière (OTAN-FSA) en Syrie (Toni Cartucci, Le Dormeur doit se Réveiller) ~

Mais les impérialistes occidentaux ne renoncent jamais. Après avoir balayé d’un revers de main les preuves avancées par le rapport, Fabius récidive. Lors d’un voyage officiel à Washington, mardi 13 mai, il a publiquement reproché au régime de Bachar el-Assad d’avoir continué à utiliser des armes chimiques lors des combats contre la rébellion. Il a toutefois précisé que les témoignages sont difficiles à obtenir car le gaz chloré s’évapore rapidement …. ce qui sera sans doute aussi le cas de ces accusations puisque l’arsenal chimique syrien est à ce jour entièrement détruit.
Le syndrome de Pearl Harbour

Le scénario apparaît immuable et a déjà fait ses preuves : attribuer à un État voyou des agissements criminels ou un arsenal prohibé afin de pouvoir justifier une guerre humanitaire ou préventive en bénéficiant du soutien de l’opinion publique nationale. La Serbie et l’invention du génocide commis sur les Albanais, l’Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001, l’Irak et ses fausses armes de destruction massive en 2003, la Lybie de Khadafi en 2011 et ses prétendues menaces de bain de sang, avec dans le collimateur l’Iran et son arme nucléaire, la liste est longue de tous les États victimes de ce que l’on peut appeler le « syndrome de Pearl Harbour » : inverser les rôles en faisant passer la victime pour l’agresseur et l’agression préventive pour une mesure de défense contre celui-ci.

~ L'Iran réduit ses stocks d'uranium enrichi, selon l'AIEA (Reuters, Challenges) ~

Dans le cas Syrien, la mécanique de cette propagande apparaît plus fragile du fait des informations disponibles sur la nature et la composition des forces d’opposition syriennes. Il est notoire que la « rébellion » syrienne est infiltrée par des djihadistes étrangers dont un certain nombre viennent de France. On sait également que les groupes armés de l’opposition ont accès aux armes chimiques et qu’ils s’en étaient déjà servi plusieurs mois auparavant, d’ailleurs sans susciter la moindre réprobation de la part de la « communauté internationale », tandis que le régime de Damas n’a aucun intérêt à le faire : il est en position de force sur le terrain et sait bien que l’usage d’armes chimiques, aisément décelable, l’exposerait à une intervention extérieure qui lui serait sans doute fatale. Pour ces raisons, une majorité de citoyens français et américains sont toujours opposés à la guerre.
Fabius dans le pas des néoconservateurs

En réalité, cela fait belle lurette que le gouvernement baasiste est dans le collimateur des puissances occidentales et le renversement de Bachar el-Assad était dans l’agenda américain bien avant l’épisode des armes chimiques, déjà au lendemain des attentats du 11 septembre. L’administration Bush prévoyait de s’attaquer à la Syrie immédiatement après l’Irak et avant une série de pays qu’elle estimait devoir être détruits : le Liban, la Lybie, la Somalie, le Soudan et l’Iran, le tout sur 5 ans. Regrettant que les États-Unis aient "lâché" la France en renonçant à frapper la Syrie à l’automne 2013, le Congrès s’y étant opposé, Laurent Fabius inscrit sa diplomatie dans la continuité de celle de George Bush en copiant la posture martiale des néo-conservateurs américains : après avoir déclaré vouloir "punir" les "terroristes" au Mali, fait échouer les négociations avec l’Iran lors de la conférence de Genève, fait exclure celui-ci de la conférence sur la paix en Syrie (Genève II), tenté de torpiller le processus électoral syrien, soutenu sans réserves les putschistes ultra-droitiers ukrainiens, il veut "en finir" avec Bachar el-Assad et le traduire devant la Cour Pénal Internationale.

~ La France viole la Convention de Vienne (Françoise Compoint, La Voix de la Russie) ~

Un gaz peut en cacher un autre

Les mobiles affichés pour justifier une intervention n’étant pas crédibles, il semblerait que les motivations réelles soient une fois de plus de nature géo-stratégique et économique. L’enjeu pour les occidentaux est de taille : se débarrasser du régime syrien leur permettrait d’affaiblir l’Iran en le privant d’un allié stratégique, de mettre en échec le Hezbollah libanais principal soutien des palestiniens, et de renforcer ainsi leur influence et celle de leurs alliés saoudiens, qataris, turcs et israéliens dans cette région. On ne s’étonnera guère, dès lors, de l’hostilité que porte la presse dominante au régime de Bachar el-Assad. Les menaces de guerre en Syrie cachent des conflits d’intérêt commerciaux entre l’Orient et l’Occident. Le transatlantisme n’est pas seulement économique, il est aussi militaire, le second étant d’ailleurs une condition de la bonne marche du premier. Dans cette compétition, la Russie est un adversaire de taille pour l’Occident car elle est un frein au contrôle des voies énergétiques qui relient l’Europe à l’Eurasie en passant par les Balkans. La guerre en Serbie de 1999 ainsi que le coup d’État récent en Ukraine ont été des moyens radicaux pour "sécuriser" l’accès des occidentaux à l’énergie. Quid de la Syrie ? Elle se trouve sur la trajectoire d’un projet de gazoduc reliant le Qatar à l’Europe en passant par l’Arabie Saoudite et la Turquie, nouvelle version du défunt projet "Nabucco" à l’époque soutenu par les Turcs et les Étasuniens mais abandonné faute de fournisseurs de gaz fiables. En renversant le régime syrien pour le remplacer par un gouvernement docile, les occidentaux feraient d’une pierre deux coups : ils accéléreraient la réalisation de ce projet destiné à réduire leur dépendance énergétique à la Russie et ils priveraient celle-ci d’un de ses partenaires économique précieux, la Syrie se trouve sur une gigantesque réserve de matières premières, notamment gazières. On comprend mieux dès lors ce qui peut pousser un certain nombre de pays du bloc occidental à s’engager activement dans le soutien à l’opposition syrienne.

La France pourrait livrer des armes aux... par FranceInfo
~ Paris et Londres veulent livrer des armes aux rebelles syriens (Le Dormeur doit se Réveiller) ~

Face au poids de ces enjeux géopolitiques, il aura fallu toute l’habileté de la diplomatie russe pour désamorcer les risques d’un conflit militaire aux conséquences potentiellement dévastatrices. Le veto russe et chinois imposé une nouvelle fois aux plans occidentaux pour déstabiliser la région a permis de repousser provisoirement le spectre d’une troisième guerre mondiale. Mais celle-ci est à terme rendue inéluctable par la compétition énergétique entre blocs impérialistes rivaux, clé de voûte de la suprématie économique et militaire.
Nicolas Bourgoin
Source de l'article : Que cachent les plans occidentaux contre le régime syrien ? via Le Blog de Silvia Catorri

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MessageSujet: Re: Le plan I comme Irak lancé en Syrie   Sam 30 Aoû - 1:43

La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens




Le Président François Hollande a confirmé dans un entretien avec Le Monde le 19 août que la France a livré et continue de livrer des armes directement aux « rebelles » de l’Armée Syrienne Libre (ASL) dans le cadre de sa guerre par procuration pour renverser le régime du Président Bachar al-Assad.

Cette nouvelle a précédé la décision récente des Etats-Unis d’une intervention militaire en Syrie, soi-disant dans le but d’écraser l’opposition des milices de l’Etat islamique (EI) opérant en Irak et en Syrie.



L’impérialisme français fournit des armes aux forces islamistes syriennes depuis au moins le printemps 2013. Selon Le Monde, les armes fournies comprennent des mitrailleuses de calibre 12.7mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, et des moyens de communication, mais « aucun ‘équipement qui aurait pu se retourner contre nous’ tels que des explosifs » Les mêmes armes sont également expédiées aux milices peshmerga kurdes dans le nord de l’Irak pour arrêter la progression de la prise de pouvoir de l’EI, une conséquence direct de la guerre américaine en Irak.

Pierre Mabut a écrit:
Le rôle du gouvernement Hollande dans l’armement des “rebelles” en Syrie démasque une fois de plus, de façon dévastatrice, les groupes de pseudo-gauche comme le NPA en France qui ont soutenu la guerre impérialiste par procuration en Syrie. En promouvant la politique étrangère du Parti socialiste (PS), le NPA a répété le mensonge que l’Armée syrienne libre menait une « révolution démocratique » et attaqué Hollande pour n’avoir pas armé l’opposition syrienne. En fait, le NPA ne faisait que mettre la pression sur Hollande pour qu’il aille plus loin dans la politique réactionnaire qu’il menait déjà.




Comité politique national du NPA sur la Syrie a écrit:
Une résolution adoptée en septembre dernier par le Comité politique national du NPA sur la Syrie déclare : “Les puissances occidentales ont tout fait depuis le début du soulèvement syrien pour s’éviter une nouvelle aventure militaire…Mais nous devons soutenir la demande d’aide internationale…: fourniture de nourriture et de biens de première nécessité, aide médicale et autre services publics, mais également les armes pour les secteurs les plus démocratiques. »

En outre, en septembre dernier, le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, demandait sur RFI au ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius de « donner gracieusement des armes aux révolutionnaires syriens »
Olivier Besancenot a écrit:
Il prévenait le gouvernement de ne pas écouter, « Ceux qui disent ‘il ne faut surtout pas donner d’armes parce que cela va finir chez les jihadistes’, c’est déjà le cas

Olivier Besancenot

L’hystérie pro-guerre du NPA reflète la politique profondément cynique de sa base petite-bourgeoise réactionnaire et prospère qui soutient l’effort de l’impérialisme français à recoloniser la Syrie, mais qui veut se poser en critique du gouvernement Hollande afin de désorienter l’opposition de la classe ouvrière envers ce gouvernement de droite. On peut supposer, sans craindre de se tromper, que quelles que soient les objections tactiques que le NPA exprime face à la politique de guerre de la France, il continuera à soutenir l’escalade de l’intervention en Syrie.

Dans son entretien avec Le Monde, Hollande souligne la détermination de la France à intervenir en Syrie, faisant remarquer :
François Hollande a écrit:
“Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique”

François Hollande


Pierre Mabut a écrit:
La présentation par Hollande et le NPA des forces de l’opposition syrienne soutenues par les puissances occidentales comme des « démocrates » est une fraude ignoble. L’Etat islamique (EI) et de larges sections de l’ASL sont composés de groupes islamistes qui ont recours à des attentats terroristes et des tueries de masse pour mener une guerre civile qui a provoqué la mort de près de 190.000 personnes et fait des millions de réfugiés. En fait, ce sont précisément ces crimes que Washington essaie maintenant d’exploiter avec mépris en affirmant qu’il est nécessaire d’intervenir en Irak et en Syrie pour écraser l’Etat Islamique.

On marche sur la tête quand on entend François Hollande prétendre que la poussée de l’Etat islamique en Syrie et ses guerres sectaires sont la conséquence du refus des pays de l’OTAN de déclarer la guerre contre Assad.

François Hollande a écrit:
“La communauté internationale porte une responsabilité très grave pour ce qui se passe en Syrie […] si, il y a un an, il y avait eu une réaction des grandes puissances à la hauteur de l’utilisation [par Bachar al-Assad] des armes chimiques, nous n’aurions pas été face à ce choix terrible, entre un dictateur et un groupe terroriste, alors que les rebelles méritent tout notre soutien. »


François Hollande

Pierre Mabut a écrit:
Le Président Hollande et les Etats-Unis portent en effet “une responsabilité très grave”, celle d’avoir fomenté une guerre civile, en utilisant des forces djihadistes tels l’ASL et l’EI comme agents locaux.
Pierre Mabut a écrit:


Le non respect de la légalité par le gouvernement PS de François Hollande a été démontré en août 2013 quand il a revendiqué haut et fort le bombardement de la Syrie pour chasser Assad du pouvoir, bravant la menace de veto de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. La guerre avait été évitée de justesse, du fait de sérieux différends de politique étrangère au niveau international et de l’opposition à la guerre exprimée par le vote au parlement britannique, ceci au grand regret du gouvernement Hollande, qui était prêt à risquer de provoquer une guerre avec la Russie et l’Iran.

La poussée des forces djihadistes en Syrie est la conséquence directe de l’armement et du financement de forces intermédiaires par la CIA, la France et les monarchies du Golfe, pour le renversement de Assad. L’ASL, que Hollande qualifie de « démocratique », a vu de larges sections de ses milices rejoindre le Front Al-Nosra, proche d’al-Qaïda.

La France attise ouvertement les flammes de la guerre civile en Syrie depuis 2012, date où Hollande a reconnu la Coalition nationale syrienne, où siège l’ASL aux côtés de représentants de divers groupes islamistes et d’opposants libéraux de Assad, comme étant le gouvernement syrien. Le gouvernement PS de Hollande est l’un des plus belliqueux au monde. Après avoir lancé des guerres au Mali et en République centrafricaine dans sa course pour recoloniser l’Afrique, il soutient Washington et Berlin dans leur guerre par procuration avec la Russie, au sujet de l’Ukraine.



Article original, WSWS, paru le 27 août 2014



Pierre Mabut






http://www.mondialisation.ca/la-france-reconnait-avoir-fourni-directement-des-armes-aux-rebelles-syriens/5398339








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