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 L'OTAN, la Guerre Froide 2.0... ou Pire...

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MessageSujet: L'OTAN, la Guerre Froide 2.0... ou Pire...   Jeu 15 Oct - 16:41

L'OTAN, la Guerre Froide 2.0... ou Pire...

La réunion des ministres de la Défense de l’OTAN à Bruxelles a donné jeudi son accord final
à une extension à 40.000 soldats de la Force de réaction de l’OTAN dans le cadre d’une escalade majeure,
menée par les Etats-Unis et dirigée contre la Russie, de la capacité militaire de l’Alliance...




Ouest France a écrit:

(...) Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a qualifié jeudi « d'escalade inquiétante » l'activité militaire de la Russie en Syrie, alors que Moscou multiplie des frappes massives en soutien au régime de Bachard al-Assad depuis une semaine. « En Syrie, nous avons observé une escalade inquiétante des activités militaires russes. Nous allons analyser les derniers développements et leurs implications pour la sécurité de l'Alliance », a déclaré M. Stoltenberg en arrivant à une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance atlantique à Otan à Bruxelles. (...) L'intensification des frappes de l'armée russe a permis au régime de Bachar al-Assad de lancer une vaste offensive terrestre. Washington, à la tête d'une coalition qui combat les djihadistes du groupe Etat islamique, a redit mercredi ne pas coopérer avec la Russie sur les bombardements aériens qu'elle mène en Syrie, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter les qualifiant d'« erreur fondamentale ». (...)

~ Syrie. L'Otan dénonce « l'escalade inquiétante » de l'intervention russe (Ouest France)(Octobre 2015) ~

Les ministres de l’OTAN, dont le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, ont sauté sur les frappes aériennes de Moscou en Syrie contre les milices islamistes visant le renversement du gouvernement du président Bachar al-Assad comme prétexte au déploiement plus agressif de forces militaires aux frontières russes. Washington et ses alliés de l’OTAN ont en particulier cherché à faire de deux brèves incursions alléguées de l’aviation russe dans l’espace aérien turc depuis le nord de la Syrie, le week-end dernier, un acte de guerre avéré. « L’OTAN est prête à défendre tous les alliés, dont la Turquie, contre toute menace et capable de le faire, » a dit le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, aux journalistes alors qu’il entrait dans la réunion. Il a ajouté que l’OTAN était prête à déployer des troupes en Turquie et avait déjà pris pour ce faire des mesures afin d’augmenter ses « capacités » et son « niveau de préparation ».

La transformation de violations alléguées de l’espace aérien turc en confrontation entre Moscou et l’Alliance atlantique a principalement été le fait de Washington et ce, dans le but de faire monter d’un cran la campagne visant la Russie. Le gouvernement du président Vladimir Poutine a insisté sur le fait que les violations de l’espace aérien turc avaient été accidentelles, ce qui fut rejeté par Washington et par l’OTAN. En réalité, les milices islamistes comme l’État islamique (EI) et le Front al-Nosra, un affilié d’Al-Qaïda, opèrent à proximité de la frontière avec une Turquie qui leur sert de voie d’acheminement pour leurs fonds, leurs armes et leurs combattants étrangers. De plus, la Turquie elle-même a traité sa frontière avec la Syrie de façon très élastique. Depuis 2012, où un avion de combat turc a été abattu par un missile syrien après avoir pénétré dans l’espace aérien syrien et où la Turquie a déclaré unilatéralement une zone tampon de huit kilomètres, elle se réserve le droit d’abattre toute cible considérée comme hostile jusqu’à cette distance de sa frontière. La Turquie, quant à elle, viole constamment les frontières de ses voisins pour bombarder les camps kurdes en Irak où lancer des frappes aériennes contre la Syrie, sans autorisation de l’un ou de l’autre gouvernement.


~ Les Vidéos de la Semaine du "Dormeur doit se Réveiller" (Deuxième Post)(FYI, Septembre 2015) ~

Se vantant de l’expansion militaire de l’OTAN, Stoltenberg a dit aux ministres réunis, « Nous mettons en place le plus grand renforcement de notre défense collective depuis la fin de la guerre froide ». Cette extension avait commencé après la crise de février 2014 en Ukraine, ou un coup d’Etat soutenu par les États-Unis a renversé à Kiev le président Viktor Ianoukovitch et a porté au pouvoir un régime d’extrême droite, ultranationaliste, inféodé à Washington et à l’Union européenne. Cette provocation et l’extension militaire spectaculaire des États-Unis et de l’OTAN à la frontière occidentale de la Russie ont considérablement augmenté le risque d’une confrontation militaire entre les deux principales puissances nucléaires États-Unis et Russie, aux implications catastrophiques pour le monde entier. Ce danger a encore été exacerbé par la guerre civile syrienne, initiée par Washington et ses alliés pour tenter d’obtenir un changement de régime et installer à Damas un gouvernement fantoche des États-Unis. Avec l’intervention de la Russie, la possibilité d’un incident entre avions de guerre américains et russes, dans une confrontation délibérée ou involontaire, n’a fait qu’accentuer la menace de guerre.



Robert Parry a écrit:

(...) Dans cette période finale de la présidence Obama, son administration semble droguée par le pouvoir du management de la perception avec ce nouveau terme à la mode, communication stratégique/Stratcom, qui mélange opération psychologique, propagande et relation publique pour en faire un breuvage narcotique.

La manipulation de l’information est vue comme une arme de puissance douce (soft power) efficace, par des personnages allant du général Philip Breedlove de l’Otan jusqu’au sous secrétaire pour la diplomatie publique du secrétariat d’État Richard Stengel. C’est une méthode pour isoler et abimer un ennemi, comme Poutine et la Russie.

Cette diabolisation de Poutine rend toute coopération entre Obama et lui difficile à propos de la récente intervention militaire russe en Syrie, dans un effort pour empêcher une victoire d’EI et d’al-Qaida. Alors que l’on pouvait s’attendre à ce que l’aide russe pour combattre le terrorisme soit bien accueillie, le bureau de Nuland au Département d’État y a répondu par une étrange et futile tentative d’empêcher l’aide russe de survoler l’Europe de l’Est pour atteindre la Syrie. (...)


~ Le pouvoir des mythes (Consortium News via Le Saker Francophone)(Septembre 2015) ~

Le secrétaire américain à la Défense, Carter, s’est plaint amèrement à la réunion des ministres de l’OTAN de ce que Moscou n’avait pas averti Washington du lancement de 26 missiles de croisière contre des cibles en Syrie à partir de navires de guerre russes déployés, à plus de 1.400 km, dans la mer Caspienne. Dans ce qui ressemblait fort à une menace, Carter a dit, « Cela aura des conséquences pour la Russie..., » ajoutant : « Je pense aussi que dans les prochains jours, les Russes vont commencer à subir des pertes en Syrie ». La plupart des dénonciations des actes militaires de Moscou en Syrie ont trait au fait que, selon les mots de Carter, elles visent « des cibles qui ne sont pas l’État islamique (EI). » Cette description de ce que les cibles ne sont pas, plutôt que de ce qu’elles sont, est typique des responsables américains et de l’OTAN. Cela doit masquer le fait que Washington et ses alliés s’opposent à ce que la Russie bombarde Al-Nosra et d’autres milices islamistes liées à Al-Qaïda, et avec qui l’Occident a une alliance de fait. En plus du déploiement de 40.000 soldats par la Force de réaction de l’OTAN, la réunion de Bruxelles a pris d’autres mesures visant à intensifier la pression et les provocations à l’égard de la Russie.

Les ministres de l’OTAN ont décidé d’ouvrir deux nouveaux quartiers généraux militaires en Hongrie et en Slovaquie, en plus des six déjà prévus dans les États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) et en Bulgarie, Pologne et Roumanie. Ces QG, appelé Unités d’intégration de la Force de l’OTAN, doivent compter chacun environ 80 militaires et sont en train d’être mis en place pour planifier et préparer le déploiement rapide de nombreuses troupes de l’OTAN. Entre-temps, la Grande-Bretagne a annoncé vouloir commencer le déploiement régulier d’unités de 150 soldats maximum dans les États baltes, en Pologne et en Ukraine à des fins de formation. Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, a déclaré que c’était là une réponse à « l’agression et la provocation russe ». L’annonce a été condamnée par le gouvernement russe. « Une excuse inventée à propos d’une menace suggérée venant de la Russie n’est peut-être qu’un camouflage utilisé pour masquer les plans d’une nouvelle projection de l’OTAN vers nos frontières », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « Bien entendu, tout plan qui rapproche l’infrastructure militaire de l’OTAN de la Fédération russe fera l’objet des mesures réciproques requises pour rétablir la parité nécessaire ».

En plus de l’escalade menée par l’OTAN en Syrie et en Europe de l’Est, la réunion de Bruxelles a discuté la situation en Afghanistan. La perte récente de la ville de Kunduz aux talibans y a exposé la fragilité du régime client de Washington et de ses forces de sécurité, pour la formation desquelles le Pentagone a dépensé quelque $65 milliards. Le secrétaire à la Défense, Carter, a exigé de la « flexibilité » pour le retrait des quelque 6.000 soldats non-américains de l’OTAN, actuellement déployés dans le pays. Le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général John Campbell, a témoigné une seconde fois au Congrès mercredi et plaidé contre le calendrier fixé précédemment du retrait de toutes les troupes américaines du pays, sauf un millier, d’ici la fin de 2016. Leur nombre actuel est de 9.800.

Bill Van Auken

Source de l'article :
L’OTAN s’engage au plus fort accroissement de sa puissance militaire contre la Russie depuis la Guerre froide (WSWS)(Octobre 2015)

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MessageSujet: Re: L'OTAN, la Guerre Froide 2.0... ou Pire...   Sam 21 Nov - 19:21

Les armées secretes de l'OTAN - l'OAS et le terrorisme (Dr Daniele Ganser)







Ajoutée le 10 mai 2012 par HALETNA










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MessageSujet: Les doubles standards qui prévalaient durant la Guerre froide sont-ils de retour ?...   Jeu 18 Fév - 14:55

Les doubles standards qui prévalaient durant la Guerre froide
sont-ils de retour ?...


Le Commandement américain en Europe (USEUCOM)
a publié une mise à jour de sa stratégie militaire.
Et devinez ce qui a été répertorié comme la première des six principales « priorités » :
« Empêcher une agression russe ! »



~ U.S. European Command leadership recently published an updated theater strategy (EUCOM)(Janvier 2016) ~

On nous dit qu’une « agression russe menace les alliés et les partenaires de l’OTAN en Europe ». La Russie est accusée d’afficher un « mépris concernant la souveraineté de ses voisins en Europe » et de violer « de nombreux accords qui exigent que la Russie agisse dans le cadre du droit international ». « Les zones à l’est et au nord, la Russie provoque l’inquiétude la plus grande en raison de son comportement de plus en plus agressif… Comme cela a été démontré en Crimée et à l’Est de l’Ukraine, la Russie emploie une forme de guerre qui comprend des moyens conventionnels, irréguliers et asymétriques, dont la manipulation permanente des conflits politiques et idéologiques, afin de promouvoir l’instabilité et elle rejette une approche collaborative en matière de sécurité vis-à-vis de la communauté internationale ». Et il n’y a pas qu’en Europe que la Russie représente une menace. « L’ours » est à la chasse partout dans le monde ! « La Russie est à l’origine de défis constants pour nos alliés dans de nombreuses régions ; par conséquent, c’est un défi à l’échelle mondiale qui nécessite une réponse globale ».


~ Le maccarthysme à l'oeuvre (Joseph Savès, Herodote) ~

Le document rédigé sur 12 pages par le général Philippe M. Breedlove, le commandant de l’USAF, rappelle l’esprit des années 1950. Ce n’est pas étonnant, car la guerre de propagande menée en ce moment contre la Russie est aussi forte, et acharnée, qu’à l’époque du sénateur McCarthy. Une « Russie revancharde » est maintenant considérée comme le facteur le plus important « des changement négatifs les plus profonds concernant la sécurité européenne depuis la fin de la Guerre froide ». En tant qu’œuvre de fiction, cette mise à jour de la stratégie militaire devrait être candidate à tous les plus grands prix littéraires de 2016. Car en réalité, le « changement négatif le plus profond dans le domaine de la sécurité européenne depuis la fin de la Guerre froide » a été la Marche vers l’Est, inspirée par les néo-conservateurs. C’est Washington et sa politique agressive, et non pas Moscou, qui a fait de l’Europe, et du monde en général, un lieu moins sûr. En fait, remplacer le mot « Russie » par le mot « Etats-Unis » dans ce document aurait plus de sens.



Wayne Masden a écrit:

(...) Les manœuvres inquiétantes de Washington à l’égard de la démocratie européenne, qui visent à la fois des partis de droite et de gauche ramènent aux temps de la vieille Guerre froide, lorsque la CIA et le Bureau fédéral d’investigation étaient friands de listes de dangereux subversifs à l’étranger à qui des visas d’entrée aux États-Unis seraient systématiquement refusés parce qu’ils étaient soupçonnés d’être des communistes ou des Rouges. Ironie de l’affaire, c’est la CIA qui a une riche histoire de financement de partis politiques à l’étranger, en particulier en Europe, pour réaliser son programme. Un rapport de 2003 du Conseil de l’Europe, intitulé "Financing political parties and election campaigns - guidelines" déclare : « Non seulement des gouvernements étrangers […] mais aussi des agences de renseignement étrangères se sont engagés dans des activités de financement secrètes. Au cours de la Guerre froide, par exemple, la CIA était activement impliquée dans le financement d’organisations politiques anticommunistes ». (...)

~ Les opérations pour influencer la politique en Europe sont Made in USA (Wayne Masden, SCF via LSF)(Février 2016) ~
Pour un complément d'information (ou une relecture), veuillez visiter le lien suivant :
Les néo-conservateurs sont les personnes à surveiller de très, très près... (Robert Parry via FYI)(Mars 2014)

Revenons en 1990. A cette époque, comme la Guerre froide était terminée, les progressistes étaient, à juste titre, enthousiastes au sujet des dénommés « dividendes de la paix ». L’argent investi dans les armes pourrait allait à des projets bien plus valorisant, comme les hôpitaux, les écoles et les bibliothèques publiques. Mais l’OTAN, à la différence du Pacte de Varsovie, n’a procédé à aucun désarmement ; au contraire, elle s’est étendue jusqu’aux frontière de la Russie. Les pays qui n’ont pas souhaité rejoindre le club de l’OTAN ont été frappés par des sanctions (Biélorussie), ou par des sanctions et des bombardements (Yougoslavie). En 1999, l’OTAN, qui a été fondée comme une alliance militaire défensive en 1949, n’a pas seulement violé le droit international en s’attaquant à la République Fédérale de Yougoslavie, mais a également contrevenu à l’Article 1 de sa propre charte qui indique : « Les parties s’engagent, comme il est écrit dans la Charte des Nations unies, à régler par des moyens pacifiques tout différend international dans lequel elles pourraient être impliquées, de telle manière que la paix et la sécurité internationales, ainsi que la justice, ne soient pas mises en danger, de même qu’à s’abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace ou à l’emploi de la force de toute manière incompatible avec les buts des Nations unies ».

La Documentation Française a écrit:

(...) Avec la fin de la Guerre froide, l'OTAN semble être parvenue au terme de son histoire, après la réunification allemande en 1990 et la disparition du Pacte de Varsovie puis de l'Union soviétique elle-même en 1991. Le besoin d'une alliance militaire destinée à empêcher une agression contre l'Europe occidentale ne va plus de soi. Mais le maintien d'une présence stratégique américaine permanente en Europe est pourtant souhaitée de part et d'autre de l'Atlantique. Une forte coalition, renforcée par ceux des dirigeants civils et militaires américains qui pensent que l'OTAN est un canal essentiel de l'influence américaine en Europe, se constitue pour éviter un délitement de l'organisation. La bureaucratie civile et militaire otanienne aidant, la question de la poursuite d'une participation américaine à la sécurité européenne et celle de la préservation institutionnelle de l'OTAN. se trouvent confondues. Du côté européen, l'Allemagne voit dans la présence américaine le moyen de rassurer ses voisins quant aux conséquences de la réunification allemande sur leur sécurité. Les États les moins puissants estiment que la présence américaine offre une garantie contre la domination d'un ou de plusieurs grands partenaires européens. Du côté américain, face au danger de l'obsolescence politique de l'Alliance atlantique, la diplomatie réagit très rapidement : le discours du secrétaire d'État James Baker, prononcé à Berlin en décembre 1989, annonce clairement la politique qui sera effectivement menée par les États-Unis en Europe dans les années qui suivent. Il s'agit d'élargir doublement le rôle de l'OTAN, en lui donnant une portée géographique plus large, et en lui assignant une fonction générale de sécurité européenne au-delà de la défense territoriale. C'est le programme que l'OTAN met en œuvre à partir de 1990. (...)

~ L'OTAN après la Guerre froide (La Documentation Française)(Décembre 2010) ~

Qu’est-ce que c’était que cette ligne dans le rapport de l’USEUCOM sur une violation de nombreux accords et du droit international ? Tout allait bien avec la Russie quand elle était d’accord avec tout cela, mais dès qu’elle s’est mise à défendre son point de vue et ses propres intérêts légitimes, la Guerre froide a recommencé. Comme l’a écrit mon collègue, l’auteur John Wight dans son récent article sur la diabolisation de Vladimir Poutine, « Toutes ces balivernes à propos de Poutine qui aurait des objectifs expansionnistes est une tentative de mettre un écran de fumée sur le programme expansionniste de l’Occident en Europe de l’Est qui a pour but d’instituer un cordon sanitaire autour de la Russie dans le prolongement de la stratégie de la Guerre froide ». Lorsque le gouvernement résolument pro-américain de Géorgie a attaqué l’Ossétie du Sud en août 2008 et que la Russie a répondu afin de protéger les citoyens russes ethniques, c’est la Russie qui a été présentée comme l’agresseur dans les médias néo-conservateurs.

Lorsque le gouvernement résolument pro-américain de Géorgie a attaqué l’Ossétie du Sud en août 2008 et que la Russie a répondu afin de protéger les citoyens russes ethniques, c’est la Russie qui a été présentée comme l’agresseur dans les médias néo-conservateurs. De la même façon, en Ukraine en 2014/15 lorsqu’une opération de « changement de régime » orchestrée par le département d’Etat américain et l’UE visant à renverser un gouvernement neutre et à le remplacer par un gouvernement résolument pro-américain, pro-européen et anti-russe. Ce qui s’est passé dans l’Est de l’Ukraine et en Crimée après le changement de régime à Kiev n’était pas une « agression » russe, mais une réponse à l’agression des Etats-Unis et de l’UE contre la Russie.


~ Le Pentagone quadruplera en 2017 ses dépenses en Europe face à « l'agression russe » (RT France)(Février 2016) ~

Imaginez simplement la réaction des Etats-Unis, si la Russie avait financé et organisé un « changement de régime » contre un gouvernement démocratiquement élu au Canada, et si un ministre russe des Affaires étrangères et l’ambassadeur de Russie au Canada avaient été enregistrés en train de discuter des personnes qui devraient composer le nouveau gouvernement canadien pro-russe, comme l’ont fait Victoria Nuland et Geoffrey Pyatt dans le cas de l’Ukraine. Les doubles standards concernant les « intérêts nationaux » que fait ressortir mise à jour stratégique sont assez remarquables. « Historiquement, l’Europe est un territoire clef pour l’armée américaine et elle le restera », écrit le général Breedlove. On nous dit que « les bases, l’accès et la liberté de circulation que les alliés et les partenaires européens fournissent aux Etats-Unis sont essentiels pour la mission du département de la Défense américain, qui consiste à utiliser des forces à l’échelle mondiale afin de répondre aux éventuels besoins, de mener des opérations et de défendre les intérêts nationaux vitaux des Etats-Unis ».

Cependant, alors que les Etats-Unis peuvent prétendre qu’un continent qui est à des milliers de kilomètres de leurs frontières est un « territoire clef » et essentiel pour la défense de leurs intérêts nationaux, la Russie n’a aucun droit de répondre à un changement de régime organisé par les Américains tout près de chez elle. Une fois de plus, imaginez la fureur provoquée par la révélation d’un document militaire russe qualifiant l’Amérique centrale de « territoire clef pour l’armée russe… ». Comme le montre le document de Breedlove, les ambitions de USEUCOM vont au-delà des frontières de l’Europe. « Le Levant et la Méditerranée sont aussi des régions dans lesquelles USEUCOM sera pleinement engagée. L’une des missions essentielles de USEUCOM, c’est d’aider Israël à jouir de son droit intrinsèque à la légitime défense ». En évoquant la « menace que représente l’Iran et le Hezbollah », on nous dit que USEUCOM va poursuivre son étroite collaboration avec Tsahal afin de lui garantir « l’engagement américain à contribuer à sa défense et à préserver son avantage militaire qualitatif sur ses adversaires au milieu d’une transformation régionale rapide et incertaine ».

Mais bien évidemment, cette « défense » va nécessiter beaucoup de personnel et d’investissements. Breedlove s’inquiète que moins de 65 000 militaires « restent stationnés en permanence en Europe pour sécuriser et faire avancer les intérêts nationaux américains, du Groenland à la mer Caspienne et de l’océan Arctique au Levant ». Il prévient encore que « la présence réduite à l’avenir et la dégradation de l’état de préparation au sein des services réduisent la capacité des Etats-Unis de modeler l’environnement de façon positive ». Alors, allez-y, monsieur Obama, sortez le chéquier de la nation et payez pour les dépenses militaires afin de contrer la « menace » russe et d’aider les Etats-Unis à promouvoir ses intérêts nationaux « du Groenland à la mer Caspienne et de l’océan Arctique au Levant » ! C’est seulement avec des troupes supplémentaires que les Etats-Unis et ses alliés espèrent contrer la « menace russe ».



Manlio Dinucci a écrit:

(...) Tout autre objectif. Immédiatement après la fin de la Guerre froide, en 1992, Washington soulignait la « fondamentale importance de préserver l’Otan comme canal de l’influence et de la participation états-uniennes dans les affaires européennes, en empêchant la création de dispositifs uniquement européens qui mineraient la structure de commandement de l’Alliance », à savoir celui des USA. Mission accomplie : 22 des 28 pays de l’UE, avec plus de 90 % de la population de l’Union, font aujourd’hui partie de l’Otan toujours sous commandement US, reconnue par l’UE comme « fondement de la défense collective ». Faisant pression sur les gouvernements de l’Est, liés davantage aux USA qu’à l’UE, Washington a rouvert le front oriental avec une nouvelle Guerre froide, brisant les liens économiques croissants Russie-UE dangereux pour les intérêts états-uniens. (...)

~ Bannière US sur l’Europe (Réseau Voltaire)(Février 2016) ~

Reuters a révélé que l’OTAN cherchait également à lutter contre ce qu’on appelle « la militarisation de l’information » par le Kremlin. « L’OTAN et l’Union européenne sont tous les deux inquiets de la capacité de la Russie à utiliser la télévision et Internet pour faire passer ce qu’elles disent pour de la désinformation délibérée », rapporte Reuters. Apparemment, ce document de 23 pages a été produit par le comité militaire de l’OTAN pour faire face à ce problème. On cite un diplomate occidental qui aurait dit à propos des Russes : « Ils peuvent créer une réalité virtuelle qui est destinée à embrouiller et à atteindre certains objectifs ». Je n’ai pas encore vu de meilleure description des néoconservateurs occidentaux. Il n’est pas difficile de comprendre de quoi sont capables l’OTAN et l’USEUCOM.

Il fut un temps où l’engagement militaire américain en Europe était très bien accueilli, lorsque les États-Unis ont aidé à libérer le continent de l’occupation nazie en 1944/45. Contrairement à ce qui s’est passé après la Première Guerre mondiale, les Etats-Unis sont restés en Europe, ce qui était peut-être compréhensible à la lumière de ce qui s’était passé sur le continent au cours des années 1930. Dans le même temps, il n’y a aucun doute que la « menace soviétique » en Europe occidentale a été médiatisée pour justifier une présence militaire continue sur le continent. Aujourd’hui, quelque chose de très similaire est en train de se produire, à cette distinction près que « menace soviétique » d’alors a été remplacée par une « menace russe ». Mais il y a un problème : les gens ont besoin d’être persuadés qu’il y a effectivement une menace, surtout à une époque d’austérité, quand des réductions budgétaires sont effectuées dans des domaines importants. L’époque d’Internet, qui a donné aux gens l’accès à plus de sources d’information et la popularité croissante de chaînes telles que RT, qui poussent les gens à « oser questionner », ont rendu plus délicate la question de duper le public et celle de promouvoir des discours frauduleux.

Et puis, il y a l’héritage de l’Irak. Les mensonges flagrants racontés à propos de l’Irak et de ses soi-disant armes de destruction massive avant l’invasion illégale de 2003 n’ont pas été et ne seront pas oubliés. L’OTAN et le haut commandement militaire américain ne devraient pas accuser ce qu’ils appellent «la militarisation de l’information par le Kremlin» du fait que les gens en Europe n’avalent pas la dernière vague de propagande anti-russe. C’est George W. Bush et Tony Blair qu’ils devraient en rendre responsables.

Neil Clark

Source de l'article :
Empêcher une agression russe ! Les Etats-Unis et l’OTAN en mode «Guerre froide» (RT France)(Février 2016)
via Les Crises.fr (Olivier Berruyer)

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MessageSujet: L’OTAN dit qu’elle pourrait avoir maintenant des raisons d’attaquer la Russie...   Mer 22 Juin - 16:02

L’OTAN dit qu’elle pourrait avoir maintenant des raisons d’attaquer la Russie...

Mardi 14 juin, l’OTAN a annoncé que si un pays membre de l’OTAN
est victime d’une cyber-attaque en provenance d’un pays non-OTAN comme la Russie ou la Chine,
alors l’article V de l’OTAN, dit de « défense collective », dispose que chaque pays membre de l’OTAN
doit se joindre au pays attaqué s’il décide de riposter...




Umberto Pascali a écrit:

(...) Brzezinski met en garde que cela signifierait un « chaos probablement mondial » (sic). Voilà pourquoi les États-Unis doivent découpler la Russie et la Chine, immédiatement; et transformer l’un des deux en partenaire. Mais (dilemme douloureux) qui devrait être l’ennemi et qui devrait être le partenaire? Zbig explique que l’élite américaine doit «contenir le moins prévisible mais potentiellement rivaliser avec le plus entreprenant…» (...) La dernière élucubration bâclée du stratège fossilisé contient également son appréciation de l’Europe et des Européens; ce qu’il pense d’eux, sans se soucier de le dire ouvertement. Alors apparemment, s’il est hésitant sur ce qu’il faut faire à l’échelle mondiale, Brzezinski n’a aucun doute sur les Européens. Ils sont totalement inoffensifs, sous contrôle, incapables de présenter un danger réel ou potentiel pour la domination anglo-américaine. Ils vont obéir aveuglément à chaque ordre contre leur souveraineté et leurs intérêts économiques de base; ils vont renforcer la cage de l’OTAN dans un élan masochiste; et ils seront progressivement et irréversiblement affaiblis vers l’insignifiance et le chaos, par les migrations bien organisées venant du Sud (connues sous le nom de «renaissance» dans le langage brzezinskien). (...)

~ Les cauchemars de Brzezinski... (Katehon via Le Saker Francophone)(Juin 2016) ~

La décision préliminaire pour cela a été prise il y a deux ans, après que la Crimée a abandonné l’Ukraine et rejoint la Russie, dont elle avait fait partie jusqu’à son transfert d’office à l’Ukraine par le dictateur soviétique Nikita Khrouchtchev en 1954. Cette décision avait été prise par l’OTAN en prévision de l’adhésion future de l’Ukraine à celle-ci, ce qui n’a toujours pas eu lieu. Cependant, ce n’est que maintenant que l’OTAN déclare la cyber-guerre comme assimilable à une véritable guerre et donc concernée par la disposition de « défense collective » du traité de l’OTAN. L’OTAN prétend maintenant que les pirates russes ayant copié les e-mails sur l’ordinateur personnel de Hillary Clinton, qui avait stocké des communications du Département d’État des États-Unis sur son ordinateur non protégé, se sont rendus coupables d’espionnage contre les États-Unis à partir du territoire russe, ce qui pourrait constituer une attaque russe contre les États-Unis d’Amérique, et entraînerait, si le président des États-Unis qualifiait l’acte d’invasion russe, le déclenchement de la clause de défense mutuelle de l’OTAN exigeant que toutes les nations de l’OTAN se joignent au gouvernement américain pour aller en guerre contre la Russie, si le gouvernement américain le décidait.


~ Le décès de la Grande Nation Américaine (Chaîne YT de Golden Awaken)(Février 2012) ~


~ À Varsovie, ils préparent la guerre. Sortons de l'OTAN ! (Sortir de l'OTAN)(Mai 2016) ~

L’OTAN avait produit en 2013 (avant le coup d’État en Ukraine) une vidéo de propagande alléguant que les cyberattaques par des pirates en Russie ou en Chine, qui compromettent la sécurité nationale US, pourraient déclencher une invasion par l’OTAN, si le président américain décide que la cyberattaque était un acte hostile du gouvernement russe ou chinois. Dans la vidéo, un expert britannique de sécurité nationale note que ce serait une « décision éminemment politique » de la part du président des États-Unis, qui ne peut être prise que par ce dernier en tant que seule autorité légale. L’OTAN, en produisant cette vidéo, a précisé que le dirigeant de toute nation membre de l’OTAN qui peut prétendre que sa nation a été « attaquée » par la Russie, peut engager une guerre de l’OTAN contre la Russie. Dans le cas qui nous occupe, ce serait le président américain Barack Obama. Cependant, cette vidéo a également déclaré que l’OTAN ne pouvait pas accepter automatiquement l’allégation d’un chef d’État qualifiant une cyber-attaque d’invasion, sauf si le pays qui est allégué avoir perpétré l’attaque l’a revendiquée, ou bien si la preuve est apportée qu’il en est à l’origine. Avec la nouvelle politique de l’OTAN, qui a été annoncé le 14 juin, dans lequel une cyber-attaque se qualifie automatiquement comme une guerre  traditionnelle, une telle revendication ou la preuve de la culpabilité de la nation accusée pourrait ne plus être nécessaire. Mais cela a été laissé dans le vague dans les reportages publiés à ce sujet.


~ Des pirates informatiques russes ont lancé «une cyberattaque sophistiquée»... (Jean Marc Morandini)(Août 2015) ~

Moon of Alabama a écrit:

(...) Conclure à partir de ce qui a peut-être été piraté, que le pirate « doit donc avoir été la Russie », est complètement idiot. (...) La seule chose que l’on puisse déceler, dans un piratage de ce type, c’est le mode d’action, plus ou moins spécifique, d’un adversaire ou d’un autre. Mais n’importe qui peut imiter un tel mode d’action dès qu’il est connu. Voilà pourquoi on ne peut jamais être absolument certain de l’identité du pirate. Tous ceux qui disent le contraire mentent ou ne savent pas de quoi ils parlent. La Russie a nié avoir quoi que ce soit à voir avec ce piratage présumé. Cela n’a pas empêché le Washington Post de publier une liste de Cinq autres piratages que l’Occident a reliés à la Russie et dont aucun n’a sans doute le moindre lien avec la Russie. (...)

~ La prochaine « cyber-attaque du gouvernement russe »... (Moon of Alabama via Le Saker Francophone)(Juin 2016) ~

Dans le contexte de l’annonce de l’OTAN du 14 juin que la cyberguerre a le même statut que la guerre physique, Obama pourrait déclarer que les États-Unis ont été envahis par la Russie lorsque les e-mails du Département d’État de l’ancienne secrétaire américaine Hillary Clinton ont été copiés par quelqu’un en Russie. C’est un sujet brûlant maintenant entre la Russie et les États-Unis. Ainsi, par exemple, ce même 14 juin, Reuters titre : “Moscow denies Russian involvement in U.S. DNC hacking”, précisant que « la Russie a démenti mardi l’implication dans le piratage de la base de données du Comité national démocrate, dont les sources américaines ont dit qu’elle contenait toutes les recherches de l’opposition démocrate sur le candidat présidentiel républicain Donald Trump ».

Dans les temps anciens, l’espionnage était considéré comme faisant partie de la guerre, et, après la révélation des écoutes par les États-Unis des conversations téléphoniques de la chancelière allemande Angela Merkel, l’espionnage a été reconnu comme étant simplement une partie routinière de la diplomatie, au moins pour les États-Unis ; mais, maintenant, en vertu de la nouvelle politique de l’OTAN, elle pourrait être considérée comme étant équivalente à une invasion physique par une nation ennemie. Lors de la prochaine réunion du sommet de l’OTAN, les 8 et 9 juillet, qui se déroule dans le cadre des exercices militaires les plus importants depuis la Guerre Froide, sur et à proximité des frontières de la Russie, manœuvres appelées Atlantic Resolve, il pourrait être discuté des plans de l’OTAN pour une invasion de la Russie, afin d’aboutir à un consensus pour l’ensemble de l’alliance. Cependant, même si cela se produit, ce ne sera pas rendu public, parce que les plans de guerre ne le sont jamais.



Finian Cunningham a écrit:

(...) Avec suffisamment d’à-propos, l’opération Anaconda de l’OTAN se tortillait dans des problèmes logistiques, lors du début des opérations cette semaine. La mobilisation de 31 000 soldats et de plus de 3 000 véhicules de 24 pays, tous sur le territoire polonais, a créé la confusion dans l’accès aux routes, ponts et chemins de fer. (...) Comme cela a été récemment rapporté dans le Financial Times (Nato sets out plan to put troops on eastern flank), les membres européens de l’OTAN allouent maintenant beaucoup plus de leurs budgets nationaux à des dépenses militaires, après des années de déclin. Et ce, à un moment où leurs économies fragiles et leurs citoyens de plus en plus mécontents peuvent difficilement se le permettre. Ce revirement a été dirigé par les États-Unis. Un thème majeur de la politique étrangère de l’administration Obama a été de cajoler ses alliés européens pour qu’ils augmentent leurs engagements de dépenses à l’OTAN. (...) Cela expliquerait pourquoi les États-Unis ont de nouveau déclenché l’animosité envers la Russie, comme à l’époque de la guerre froide, présentant cette dernière comme une menace présumée pour la sécurité en Europe. La montée des tensions et la détérioration des relations avec la Russie ont joué directement dans l’agenda de Washington, pour pousser ses alliés européens à gonfler les dépenses militaires. (...)

~ L’OTAN : un anaconda qui s’auto-cannibalise quand il a faim ? (Strategic Culture Foundation via Le Saker Francophone)(Juin 2016) ~

L’origine de cette impasse entre les États-Unis et la Russie remonte aux promesses que l’Occident avait faites en 1990 au dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, de ne pas étendre l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, et aux violations subséquentes de ces promesses par l’Ouest, à plusieurs reprises. Gorbatchev a dissous l’Union soviétique et le Pacte de Varsovie sur la base de ces fausses assurances de la part des dirigeants occidentaux. Ainsi, la Russie est entourée aujourd’hui par ses ennemis, y compris les anciens pays du Pacte de Varsovie et même quelques anciennes régions de l’Union soviétique elle-même, comme l’Ukraine et les républiques baltes, qui abritent maintenant les forces de l’OTAN. Cette dernière interprète l’acceptation par la Russie de la volonté des Criméens d’abandonner l’Ukraine et de rejoindre la Russie après le coup d’État ukrainien de 2014, comme constituant la preuve d’une intention de la Russie d’envahir les pays de l’OTAN qui avait été autrefois partie de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie, tels que la Pologne, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie ; et ceci est la raison alléguée pour les grandes manœuvres militaires de l’opération Atlantic Resolve, et la forte augmentation des troupes américaines et d’armes dans ces pays aux frontières de la Russie.

Eric Zuesse

~ Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article : NATO Says It Might Now Have Grounds to Attack Russia (The Saker)(Juin 2016)

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