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 Dossier sur Fukushima (Documentaires, articles...)

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Golden Awaken
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MessageSujet: Dossier sur Fukushima (Documentaires, articles...)   Sam 24 Aoû - 16:24

Le monde après Fukushima (Documentaire de Kenichi Watanabe)

À quoi ressemble la vie des gens deux ans après une catastrophe nucléaire ?
Entre résistance et désespoir, triste retour dans la région de Fukushima.




Un dosimètre dérisoire aux carrefours ou accroché au cou des enfants, les renvoie sans cesse au monstre invisible et aux particules tueuses qu’ils tentent de retenir en disposant des bouteilles d’eau aux fenêtres. Dans la région de Fukushima, deux ans après, la vie ou du moins "l’existence" des habitants continue, en intégrant au quotidien la pollution radioactive. Au-delà du séisme et du tsunami, la catastrophe nucléaire a révélé les lézardes d’un système et sa criminelle arrogance. Et tous se souviennent avec effroi de la série d’erreurs et d’atermoiements qui a scellé leur destin, les politiques préférant "minimiser la situation au lieu de réduire les risques".

Omniprésente gravité dans le regard, ces familles d’agriculteurs ou de pêcheurs qui s’efforcent désespérément de protéger leurs enfants poursuivent malgré tout leur activité, encadrée par des outils de contrôle. Attachés à leur terre, ils disent leur haine du nucléaire, cette hydre produite par l’homme, que la propagande leur a vendu comme un fleuron de la sécurité industrielle. Une mise en abyme du monde futur, à travers des témoignages bouleversants de vies fracassées, comme celui de cette mère qui a demandé à ses filles de ne pas avoir d’enfants, puisque les victimes sont encore à naître...
Le monde après Fukushima Arte


~ Le monde après Fukushima (Chaîne YT de National Geographic HD)(Mai 2015) ~
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Source de l'article : Le monde après Fukushima

A lire également : “Dire qu’il n’y a pas de morts à Fukushima est un mensonge”(interview de Watanabe)



Dernière édition par Golden Awaken le Jeu 23 Juin - 13:18, édité 2 fois (Raison : Modification Lien Vidéo et Ajout de Lien de Secours)
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MessageSujet: Fukushima, chronique d'un désastre   Sam 24 Aoû - 16:36

Fukushima, chronique d'un désastre

Ce documentaire  retrace l'enchaînement des évènements qui ont mené à l'explosion
du réacteur de la centrale atomique de Fukushima le 11 mars 2011.




S'appuyant sur des simulations scientifiques et sur les témoignages d'ingénieurs présents dans la salle de contrôle au moment du drame, ce documentaire  retrace l'enchaînement des évènements qui ont mené à l'explosion du réacteur de la centrale atomique de Fukushima le 11 mars 2011.

En retraçant chronologiquement chacun des évènements qui a conduit au désastre, le tremblement de terre, puis, une heure après, le tsunami qui entraîne une première panne de courant, puis la deuxième panne qui paralyse le système de refroidissement du réacteur, causant la fonte de celui-ci et l'explosion d'hydrogène, le film soulève d'importantes questions techniques. Comment et pourquoi, après le tsunami, une panne complète de courant a-t-elle pu se produire au sein du réacteur de Fukushima ? Dans quelle mesure les travailleurs de la centrale ont-ils été informés des dommages causés aux installations ? Étaient-ils vraiment préparés  à faire face à une telle situation ? La décision des responsables de la centrale de lâcher de la vapeur radioactive dans l'atmosphère était-elle inéluctable ? Pour réponde à ces questions, NHK a recueilli les témoignages des ingénieurs de la centrale qui étaient présents dans la salle de contrôle au moment de l'accident. Grâce à ces interviews et à des scènes reconstituées, le documentaire révèle un système de sécurité défaillant, le manque de préparation des équipes et, surtout, la vulnérabilité des réacteurs nucléaires.
Fukushima, chronique d'un désastre


~ Fukushima, chronique d'un désastre (Chaîne DM de Sequence Du Net)(Mars 2014) ~
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Source de l'article : Fukushima, chronique d'un désastre



Dernière édition par Golden Awaken le Jeu 23 Juin - 13:24, édité 1 fois (Raison : Modification Lien Vidéo et Ajout Lien de Secours)
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MessageSujet: Fukushima, une population sacrifiée   Ven 6 Sep - 16:25

Fukushima, une population sacrifiée

Le Japon vient d’être touché par l’une des catastrophes naturelles les plus terribles de son histoire. Depuis, l’archipel vit avec une épée de Damoclès audessus de lui : celle de la centrale de Fukushima qui ne peut être réparée et qui continue de fuir…



Un an après, la situation s’est-elle améliorée ? L’Etat a-t-il pris des dispositions suffisantes ? Comment les habitants s’organisent-ils sur place ? D’un côté, on observe un Etat qui engage un retour progressif de la population au lieu d’élargir la zone d’évacuation. De l’autre, la résistance s’organise à travers des opérations de détection et de mesure de radioactivité… Le réalisateur nous livre une enquête saisissante sur le rôle de l’Etat Japonais et les risques encourus par les populations locales. Une chronique édifiante d’une catastrophe au long cours…

Fukushima, une population sacrifiée par enfant-du-big-bang

L’écriture documentaire vient indispensablement renforcer les moyens d’expression et de connaissance proposés à l’antenne à travers les journaux, les magazines et autres débats.
Documentaire inédit écrit et réalisé par David Zavaglia (52’) - 2012. Coproduction LCPAn / Scientifilms
Source de l'article : Docs ad Hoc : Fukushima, une population sacrifiée

Pour aller plus loin sur cette catastrophe :


~ ☢ ~ Le Blog de Kna ~ ☢ ~
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MessageSujet: Le moment le plus dangereux pour l'humanité en novembre 2013 (Fukushima)   Mer 2 Oct - 11:09

Le moment le plus dangereux pour l'humanité en novembre 2013 (Fukushima)

Le moment le plus dangereux pour l'humanité :
la piscine de combustible de l'unité 4 de Fukushima. "C'est un problème de survie"




La communauté mondiale se doit de prendre en charge Fukushima aujourd'hui. Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains. Il n'y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l'unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d'ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d'une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s'enfonce et qui pourrait facilement s'effondrer avec un autre séisme, si ce n'est pas de lui-même. Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu'Hiroshima.


Une chose est sûre concernant cette crise, c'est que Tepco n'a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.
Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d'eau largement contaminée s'écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d'isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.
Nous pouvons nous attendre à bien pire.

Tepco continue à déverser toujours plus d'eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu'il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu'une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums. Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d'immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site. Plusieurs fuient déjà. Ils pourraient tous être fracassés par un prochain séisme, libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.


L'eau qui coule à travers le site déstabilise aussi les structures subsistantes de Fukushima, dont celle supportant la piscine de l'unité 4. Plus de 6000 assemblages de combustible reposent dans la piscine commune à juste 50 mètres de l'unité 4. Certains contiennent du plutonium. La piscine ne possède aucun confinement au-dessus. Elle est vulnérable à une perte de refroidissement, à l'effondrement d'un bâtiment proche, à un autre séisme, à un autre tsunami. Au total, plus de 11.000 assemblages de combustible sont dispersés sur le site de Fukushima. Selon Robert Alvarez, expert de longue date et ancien responsable du département de l'énergie, il y a 85 fois plus de césium léthal sur le site qu'il n'y en a eu de libéré par Tchernobyl.

On continue de trouver des "points chauds" de radioactivité un peu partout au Japon. On entend parler d'une intensification des taux de problèmes thyroïdiens parmi les enfants de la région. Dans l'immédiat, l'essentiel est que ces barres de combustible doivent sortir de la piscine de l'unité 4 dès que possible. Juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont détruit le site de Fukushima, le cœur de l'unité 4 avait été enlevé pour maintenance et rechargement de routine. Comme quelques deux douzaines de réacteurs aux US et d'autres bien trop nombreux dans le monde, la piscine conçue par General Electric dans laquelle repose aujourd'hui le cœur se trouve à 30 mètres en l'air.

On doit toutefois garder immergé le combustible usagé. C'est son revêtement, un alliage de zirconium, qui s'enflammerait spontanément s'il était exposé à l'air. Longtemps utilisé dans les ampoules de flash des appareils photos, le zirconium brûle avec une flamme chaude extrêmement vive. Toute barre exposée émet suffisamment de radiations pour tuer en quelques minutes quiconque se trouve à côté. Un embrasement pourrait obliger tout le personnel à quitter le site et rendrait inopérable la machinerie électronique. Selon Arnie Gundersen, ingénieur depuis 40 ans dans l'industrie nucléaire pour laquelle il fabriquait autrefois des barres de combustible, celles du cœur de l'unité 4 sont inclinées, endommagées et fragilisées au point de s'effriter. Les caméras ont montré d'inquiétantes quantités de débris dans la piscine, qui est elle-même endommagée. Dans une interview, Arnie disait : "Ils ont admis que tout le bore s'était désintégré. Cela peut enclencher une réaction en chaîne nucléaire si les barres arrivent en contact les unes des autres dans la piscine."


Les risques techniques et scientifiques pour le vidage de la piscine de l'unité 4 sont spécifiques et redoutables, dit Gundersen. Mais ce doit être fait avec 100 % de perfection. Que la tentative échoue, les barres pourraient se retrouver exposées à l'air et prendre feu, dégageant d'horribles quantités de radiations dans l'atmosphère. La piscine pourrait même s'écraser au sol, déversant les barres dans un tas qui pourrait entrer en fission et peut-être exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait menacerait la santé et la sécurité de nous tous.

La première retombée de Tchernobyl en 1986 a atteint la Californie en dix jours. Fukushima en 2011 est arrivé en moins d'une semaine. Un nouvel incendie de l'unité 4 déverserait un flot continu de poisons mortels radioactifs pendant des siècles. L'ancien ambassadeur Mitsuhei Murata dit que des rejets à grande échelle de Fukushima "détruiraient l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas compliqué, ça dépasse tout débat sur les centrales nucléaires. C'est un problème de survie humaine."

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon ne peuvent faire cela tout seuls. Il n'y a aucune excuse au déploiement concerté d'une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète. Nous avons tout au plus deux mois pour agir. Pour le moment, nous envoyons une pétition aux Nations-Unies et au président Obama pour mobiliser la communauté mondiale scientifique et technique afin qu'elle prenne en charge Fukushima et le travail de la mise en sécurité de ces barres de combustible. Si vous avez une meilleure idée, donnez-y une suite s'il vous plaît. Mais faites quelque chose et faites-le maintenant. L'heure tourne.
Harvey Wasserman
~ Traduction par le BBB ~

Source originale de l'article : The world community must now take charge at Fukushima

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MessageSujet: L'ONU minimise l'impact sanitaire de l'accident nucléaire de Fukushima   Dim 10 Nov - 12:21

L'ONU minimise l'impact sanitaire de l'accident nucléaire de Fukushima

Des experts médicaux critiquent un rapport de l’ONU estimant
qu’il minimise les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima.



~ No rise in cancer rates after Fukushima disaster - UN ~

L'UNSCEAR (Comité scientifique des Nations Unies sur l'effet du rayonnement atomique) a récemment publié un rapport intitulé "Sources, effects and risks of ionizing radiation" avec un accent particulier sur les niveaux et les effets de l'exposition aux radiations dues à l'accident nucléaire après le séisme et le tsunami de 2011 au Japon.

Le rapport a été critiqué par des experts médicaux qui font des recherches sur les effets sanitaires des radiations. Dans cette interview avec la chaîne internationale 3Sat, le Dr Alex Rosen, un pédiatre allemand et membre de l'IPPNW allemagne (Association Internationale des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire), fustige la minimisation de l'impact de la radoactivité par l'UNSCEAR et le lobby nucléaire. Le Professeur Wolfgang Hoffmann, un épidémiologiste et radiobiologiste allemand, est du même avis que le Dr Rosen. Il suppose que ceux qui critiquent ce rapport pourraient être officiellement blâmés pour semer la panique et que toute demande de dommages et intérêts pourrait également être jugée et rejetée sur la base de ce rapport.



~ Discours aux Nations Unis du maire de la ville où est implantée la centrale de Fukushima ~
Publiée le 27 janv. 2013 par WorldNetworkChildren

Il semble, cependant, que le rapport n'a pas reçu un soutien unanime au sein de l'UNSCEAR. Selon le journaliste belge Marc Molitor, la délégation belge de l'UNSCEAR a initialement critiqué le rapport, affirmant qu'il minimise les effets sanitaires des radiations après l'accident nucléaire de Fukushima. Lorsqu'il a été contacté par 3Sat cependant, le Dr Vanmarcke, chef de la délégation belge de l'UNSCEAR, n'a pas voulu s'exprimer sur la question de pressions exercées sur lui et sa délégation par le lobby nucléaire international. Le Dr. Keith Baverstock, un ancien chercheur à l'OMS, nous a parlé du manque d'indépendance de l'OMS dans ses recherches sur l' impact sur la santé de la radioativité. L'existence d'un accord mutuel signé par l'AIEA et l'OMS en 1959 entrave les recherches indépendantes de l'OMS dans ce domaine.

~ L'ONU minimise l'impact sanitaire de l'accident nucléaire de Fukushima - 01.10.13 ~
Publiée le 9 nov. 2013 par kna60

Source de l'article : L'ONU minimise l'impact sanitaire de l'accident nucléaire de Fukushima

A lire également : "Fukushima n'est pas un accident nucléaire"

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MessageSujet: La catastrophe nucléaire de Fukushima doit cesser d’être une source d’embarras...   Jeu 5 Déc - 10:09

La catastrophe nucléaire de Fukushima
doit cesser d’être une source d’embarras...


L’industrie nucléaire dans le monde entier a toujours du user du secret
et du mensonge pour s’imposer aux populations.




Une nouvelle loi japonaise institue de lourdes peines pour ceux qui divulgueraient ou même posséderaient des informations que le gouvernement aurait classées Secret. Tokyo accueillera en 2020 les Jeux Olympiques d'été et tout doit être fait pour ne pas donner une image négative du pays. En particulier ce qui se passe encore à Fukushima, presque 3 ans après les explosions des réacteurs.
Jake Adelstein a écrit:

(...) Même les politiciens à l’intérieur du parti au pouvoir disent,
"On ne peut pas nier que l’autre but est de museler la presse, d’enfermer les lanceurs d’alertes,
et d’assurer que la catastrophe nucléaire de Fukushima cesse d’être une source d’embarras avant les Jeux olympiques."

Très révélateur: Masako Mori, le ministre de la Justice, a déclaré que les informations relatives au nucléaire seront probablement classées secret. (...)

Pour l’administration Abe ce serait excellent moyen de faire face à la question des fuites de tonnes d’eau contaminée.
(...) Il semble qu’on ne pourra pas faire cesser les fuites de déchets toxiques, mais la nouvelle législation permettrait
à l’administration de colmater l’information sur les fuites de façon permanente.
Comme la centrale de Fukushima continue de déverser des produits contaminées dans l’océan et notre approvisionnement alimentaire,
cette loi signifie de façon inquiétante que le gouvernement japonais refuse de divulguer des informations
sur les niveaux de pollution. (...)


~ Japan’s new Secrets Bill Threatens To Muzzle The Press and Whistleblowers ~

La contamination des terres évolue

Des chercheurs japonais ont constaté que les typhons de l’été dernier ont déplacé la contamination: le vent, surtout les écoulements d’eau très abondants pendant les typhons. Les rivières et leurs abords sont spécialement concernés ainsi que le littoral. Les cartes de la contamination qui ont été réalisées après le premier passage du panache radioactif devraient être revues.

~ Japon : des traces du nuage radioactif de Fukushima bientôt dans le ciel français (Dimanche 20 mars 2011) ~

La contamination de l’océan se poursuit

Les nouvelles données concernant la contamination marine concernant le césium mettent en évidence un fort gradient de concentration dans l’eau, ce qui indique que les fuites continuent. Il y a aussi du tritium dans l’eau de mer au large de la centrale, qui ne s’accumule pas dans les sédiments marins, qui montre, sans ambiguité que les fuites sortent toujours du port, contrairement aux affirmations du premier ministre.
Sources de l'article :
La nouvelle loi japonaise sur le secret
Fukushima : une loi du silence

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MessageSujet: Fukushima : vers une contamination planétaire ?   Sam 15 Mar - 10:43

Fukushima : vers une contamination planétaire ?

Le magazine "Pièces à conviction" consacre un numéro du mercredi
aux répercussions sanitaires et environnementales de la catastrophe nucléaire de Fukushima.




Trois ans après l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima (Japon), une autre catastrophe se profile, sanitaire cette fois. Quelle est l’ampleur réelle de la contamination, humaine et environnementale ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Sommes-nous au bord d’une catastrophe sanitaire à l’échelle mondiale ? "Pièces à conviction" a fait le point sur ces interrogations, le mercredi 26 février à 23h15 sur France 3, dans une enquête réalisée par Lionel de Coninck.
"Nous sommes assassinés à petit feu"

Depuis le début de la campagne de dépistage du cancer de la thyroïde lancée en 2011 par la préfecture de Fukushima, trente-trois cas de cancer de la thyroïde ont été recensés chez les jeunes de moins de 18 ans. Plus d’une trentaine d'autres cas sont suspects, et des dizaines de milliers d’enfants n’ont toujours pas été testés. La population visée est d’environ 375 000 jeunes de 0 à 18 ans. Seuls 254 000 Japonais ont été testés. Selon les autorités, à ce jour, rien ne permet de penser que ces cancers soient directement liés à l'accident du 11 mars 2011. Face à l'inquiétude et à l'angoisse des familles, le docteur Nishio, spécialiste du cancer de la thyroïde, pratique des dépistages bénévolement. Selon l'avis du médecin, les tests des autorités de Fukushima ne sont pas fiables et le Japon est menacé par une épidémie de cancer.
"C’est une tragédie pour la faune"

A des milliers de kilomètres Fukushima, sur les plages de Californie, des chercheurs s’inquiètent de l’arrivée quotidienne de déchets radioactifs sur leur littoral, mais aussi dans les barquettes de poisson vendues dans les supermarchés. En effet, tous les jours, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminées sont déversées dans le Pacifique depuis la centrale de Fukushima. Depuis, les scientifiques tentent d’alerter les autorités car tous redoutent des effets incalculables sur la santé des populations si les poissons du Pacifique continuent à être consommés.
Le gouvernement tente de minimiser l’ampleur du drame

Mais les familles s’angoissent, et des mères sont en colère. La contamination s’étend, au-delà du Japon. Un laboratoire d’analyses suisse a decouvert du césium 131 et 134 dans des barquettes de poisson dans un supermarché, ou dans du thé vert venant du Japon !! Quelle est l’ampleur réelle de la contamination, humaine et environnementale ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Sommes-nous au bord d’une catastrophe sanitaire à l’échelle mondiale ?
Enquête sur le premier scandale nucléaire de l’ère de la mondialisation
Un documentaire de 52′ de Lionel de Coninck
Une production Code 5 avec la participation de France 3



~ Fukushima vers une contamination planétaire ~
Publiée le 27 févr. 2014 par Michel Duchaine
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Sources de l'article :
VIDEO. Fukushima : vers une contamination planétaire ?
Fukushima : vers une contamination planétaire ?

Lectures recommandées :
Fukushima, un désastre illimité
Fukushima : le double discours de l'autorité de sûreté nucléaire des Etats-Unis

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MessageSujet: « À Fukushima, la population est dans une situation inextricable »...   Lun 16 Mar - 14:56

« À Fukushima, la population est dans une situation inextricable »...

Quatre ans après l’explosion d’une centrale nucléaire à Fukushima,
le sort des populations concernées est loin d’être réglé. La chercheuse Cécile Asanuma-Brice décrypte
la politique qui vise à inciter ces personnes à réintégrer les zones encore contaminées...




Mr Mondialisation a écrit:

(...) Il faudra donc bien plus de quatre ans pour que la situation soit véritablement stabilisée à Fukushima. Un nouvel incident semble le démontrer. Au 22 février 2015, une nouvelle fuite hautement radioactive fut détectée par Tepco, la compagnie d’électricité responsable de la centrale. Des taux de radioactivité 70 fois supérieurs aux valeurs déjà hautes du site furent enregistrés. L’agence internationale de l’énergie atomique conseille de rejeter en mer l’eau partiellement filtrée afin de désengorger les quantités d’eau astronomiques stockées sur le site. Aujourd’hui, 85 % des évacués n’ont toujours pas pu rentrer chez eux. Malgré ce bilan, les autorités locales et les industries du nucléaire assurent que la situation est sous contrôle. Il n’y aurait aucun risque pour la population japonaise en dehors de la zone interdite. En matière d’alimentation, les chercheurs de la Environmental Science and Technology ont testé 900.000 produits agricoles de la région. Ils ne détectent pratiquement plus de trace de radioactivité dans les échantillons depuis 2014 (0,6%). Quelques cas alarment cependant, comme un lot de poissons pêchés au large de la centrale en 2013. Le taux de becquerels de césium y était 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement. La population japonaise continue de boycotter discrètement les produits alimentaires en provenance de Fukushima. (...)

~ 4 ans déjà. Le point sur la catastrophe Fukushima… (Mr Mondialisation) ~

Résidente au Japon depuis près de quinze ans, Cécile Asanuma-Brice travaille au bureau du CNRS à Tokyo et est chercheuse associée au centre de recherche de la Maison franco-japonaise de Tokyo et au Laboratoire international associé « Protection humaine et réponse au désastre » (HPDR) créé par le CNRS et d’autres institutions françaises et japonaises, à la suite de la catastrophe de Fukushima.

Combien de personnes restent déplacées ? Dans quelles conditions vivent-elles ?

Cécile Asanuma-Brice : Le gouvernement japonais fait état de 118 812 personnes déplacées, dont 73 077 à l’intérieur du département de Fukushima et 45 735 à l’extérieur, ce qui représente une baisse puisque les mêmes statistiques officielles affichaient 160 000 personnes déplacées en 2011, quelques mois après la catastrophe. En réalité, le nombre de personnes déplacées est bien plus élevé que cela. Car le système d’enregistrement mis en place par l’Administration est extrêmement contraignant et une partie non négligeable des habitants n’a pas voulu s’y plier. J’ai personnellement interviewé plusieurs familles regroupées au sein d’associations qui ont refusé cet enregistrement, car cela aboutissait à leur faire perdre des droits, notamment quant à la gratuité de leur suivi médical. Dans un premier temps, le gouvernement japonais a ouvert à la gratuité le parc des logements publics vacants sur l’ensemble du territoire aux personnes qui souhaitaient s’installer ailleurs. Cette mesure était positive, même si elle ne s’est pas accompagnée de politiques d’aide à l’emploi qui auraient permis une intégration durable des nouveaux migrants dans les territoires d’accueil. En outre, cette directive a pris fin en décembre 2012. Simultanément, des logements provisoires ont été construits mais en partie sur des zones contaminées selon la carte de répartition de la contamination produite par le ministère de la Recherche du gouvernement japonais. Dans la loi, la vie dans ces logements est limitée à deux ans en raison de l’inconfort des lieux. Mais le provisoire est en train de durer. Les réfugiés qui vivent sur ces terrains vacants aux marges des villes ont à leur charge la consommation d’électricité, de gaz et d’eau, et sont également contraints d’acheter les aliments qu’ils produisaient autrefois, la plupart d’entre eux étant fermiers. Le revenu de compensation de 100 000 yens (environ 750 euros, NDLR) par mois qui leur est versé par Tepco, l’entreprise de gestion de la centrale, est insuffisant pour couvrir ces frais. Enfin, des logiques de discrimination commencent à apparaître, pointant les réfugiés comme des « assistés », ce qui est extrêmement mal considéré dans un pays qui place très haut la valeur du travail.


~ Fishermen Slam TEPCO for Silence on Cesium-Water Dumped in Pacific (Christina Sarich, Natural Society) ~

Les populations expriment-elles le souhait de rentrer chez elles ? Quel est l’état d’esprit dominant ?

Beaucoup de familles sont installées loin de leur village d’origine tandis que les pères continuent de travailler dans le département où elles vivaient. Une majorité d’entre elles sont propriétaires de leur maison ou appartement ; elles ont emprunté pour cela et il leur est par conséquent très difficile de tout abandonner sans l’application d’un droit au refuge, soit l’assurance d’une compensation financière et d’une aide à la recherche d’emploi dans la région d’accueil. Cela serait envisageable si l’on considère les sommes faramineuses consacrées à la décontamination inefficace des territoires. Ces habitants sont mis dans une situation inextricable et cela se traduit par un taux de divorce élevé, de même que celui des suicides et des dépressions nerveuses… Néanmoins, le gouvernement entretient soigneusement l’idée d’un retour possible et tend à rouvrir progressivement les zones qui étaient interdites à l’habitation. Ainsi, la zone de réglementation spéciale qui recouvrait les neuf collectivités locales autour de la centrale a été totalement supprimée, ce qui recouvre une population de 76 420 personnes. Un peu moins de deux tiers d’entre elles, 51 360 personnes exactement, se trouvent dans la zone de « préparation à l’annulation de la directive d’évacuation », dont le taux de contamination est en deça de 20 millisieverts (mSv), ce qui signifie qu’elles peuvent se déplacer librement dans cette zone durant la journée afin d’entretenir leur habitat ou d’y travailler. L’annulation de la directive a été effective en partie en 2014. Dans la zone de restriction de résidence, qui concerne 25 % des habitants (19 230 personnes), il est permis d’entrer et de sortir librement pendant la journée mais pas de travailler.



Cathy Lafon a écrit:

(...) Sur les conséquences sanitaires de la catastrophe, c'est l'omerta. En juillet 2013, après avoir évoqué le nombre de 178,Tepco portait à 1.973 le nombre de travailleurs exposés à plus de 100 mSv, soit 10 % du personnel ayant travaillé sur le site de Fukushima entre le tsunami du 11 mars 2011 et la fin 2012. Une telle contamination, cent fois celle autorisée par an en France, exposerait à un risque élevé de cancer, selon de nombreuses études épidémiologiques. On n'en sait pas beaucoup plus aujourd'hui.  En février 2015, huit nouveaux cas de cancer de la thyroïde ont été découverts chez les 300.000 enfants vivant en 2011 dans la préfecture autour de la centrale. Ils s'ajoutent aux 86 cas avérés de cancers de la thyroïde déjà repérés lors d'examens menés de 2011 à 2014 sur cette population. Les experts japonais refusent toutefois d'établir un lien avec les retombées d'iode radioactive de la catastrophe nucléaire. Une chose est sûre : la population évacuée développe plus de dépression, de stress et de pathologies liées que la moyenne, 1.656 Japonais en seraient morts depuis 2011. (...)

~ Fukushima, quatre ans après : une "catastrophe illimitée" dans le temps (Sud Ouest) ~

Vous dénoncez l’abus du concept de résilience, utilisé pour, dites-vous, « assigner la population à demeure ».

Pour convaincre les gens de revenir, les pouvoirs publics s’appuient sur le concept de résilience qui fait, en l’espèce, l’objet d’un abus épistémologique : des approches concernant la résilience psychologique, écologique et urbaine sont mélangées afin de suggérer l’abandon de la fuite à ceux qui obéiraient encore à leur instinct primaire d’angoisse face aux dangers ! La communication sur le risque joue un rôle important pour faire passer ce concept de résilience. Il faut faire admettre que nous vivons désormais dans « la société du risque » pour reprendre le titre d’un ouvrage d’Ulrich Beck qui a théorisé cette idée. La société du risque, selon lui, c’est une société où l’état d’exception menace d’y devenir un état normal. Dans le cas présent, les normes de protection sont bouleversées pour limiter la surface de la zone d’évacuation et permettre l’illusion d’un retour à la normal. Ainsi, le taux de radioactivité dans l’air comme au sol excède par endroits dix à vingt fois le taux de contamination internationalement admis comme acceptable pour la population civile, soit 1 mSv/an. Dès avril 2011, les autorités ont relevé cette norme à 20 mSv/an dans la région la plus polluée, et il est actuellement question de la relever à 100 mSv/an ! Même chose dans l’alimentation, où le taux d’acceptabilité maximal de la radioactivité a varié. Cette stratégie de communication a disposé en 2014 d’un budget de plus 2 millions d’euros qui ont permis, si j’ose dire, « d’éduquer » aux risques sanitaires pour mieux rassurer, par le biais, par exemple, de l’organisation d’ateliers sur la radioactivité et le cancer destinés aux écoliers de classes primaires de la région de Fukushima, de la distribution de manuels scolaires apprenant à gérer la vie dans un environnement contaminé, ou encore de campagnes télévisuelles pour des produits frais en provenance de la zone contaminée vantant l’efficacité de la décontamination, qui n’a toujours pas été prouvée.


~ Fukushima world’s radiation nightmare (The Watchers) ~
~ Fukushima Nuclear Radiation Spikes 7,000% as Contaminated Water Pours into the Ocean (Ethan A. Huff, Natural News) ~

Cette stratégie repose sur un programme déjà appliqué à Tchernobyl.

Les acteurs impliqués dans la gestion du désastre japonais sont en partie les mêmes que ceux qui ont « géré » la crise nucléaire de Tchernobyl. C’est le cas notamment de Jacques Lochard, directeur du CEPN (Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire), ainsi que du docteur Yamashita Shunichi, membre de la commission d’enquête sanitaire, l’un des premiers à avoir prôné le relèvement de la norme de sécurité à 100 mSv/an, ou encore du professeur Niwa de l’université médicale de Fukushima. Ce psychiatre argumente en faveur d’un retour des habitants en réponse aux taux de dépression et de suicide croissants liés à la douleur de l’éloignement de leur pays natal. De fait, les réfugiés sont privés de liberté de décision sur leur propre sort puisqu’on ne leur donne ni les moyens de pouvoir partir ni ceux de se réintégrer totalement. Autrement dit, on les contraint à devoir gérer leur quotidien dans un environnement contaminé. C’est justement l’objet du programme Ethos Fukushima, qui fait suite au programme Ethos Tchernobyl, l’un comme l’autre dirigés par Jacques Lochard et dans lesquels les docteurs Yamashita et Niwa jouent un rôle fondamental. Ce programme est basé sur le calcul du coût/bénéfice en matière de radioprotection et vise à apprendre aux habitants à gérer leur quotidien dans un environnement contaminé, la migration étant jugée trop coûteuse. Ce programme a également pour but de relancer l’économie dans les régions touchées par la catastrophe, en incitant à la consommation de produits alimentaires issus des zones contaminées. Des accords sont ainsi passés avec des chaînes de supermarchés présentes sur l’ensemble du territoire et qui orientent leur distribution vers la vente d’articles quasi exclusivement en provenance des territoires touchés.

Fukushima a écrit:

(...) Pire, le crime est organisé, et bien rôdé. On l’a déjà testé en Biélorussie de 1996 à 2001 et ça marche. Pourquoi ne pas recommencer au Japon avec des moyens encore plus sophistiqués ? Le programme ETHOS, financé par l’Europe, qui visait entre autres au « développement d'une culture du risque radiologique pratique au sein de la jeunesse par l'école » n’est autre qu’un programme destiné à faire accepter à la population de vivre dans une zone contaminée. La décontamination d’un territoire qui a subi des retombées radioactives étant impossible et l’évacuation des habitants étant trop coûteuse, le village nucléaire international a trouvé la solution : faire croire à la population qu’on peut vivre en zone contaminée sans danger. Résultat des courses : malgré le programme ETHOS dont tous les participants officiels se sont félicités de la réussite, la courbe de progression des pathologies n’a cessé de croître et aujourd’hui, 40 à 80 % des enfants vivants en territoire contaminé dans la région de Tchernobyl sont malades. Au Japon, on fait semblant de ne pas savoir. On crée des programmes de décontamination qui ne marchent pas, on demande aux gens de retourner vivre chez eux, dans un environnement radioactif permanent. Et surtout, on envoie M. Jacques Lochard, qui dirigeait le projet ETHOS en Biélorussie et qui est aujourd’hui président du CEPN, s’occuper des populations japonaises ! Il est clair que les Japonais doivent être sensibilisés aux dangers du programme ETHOS. Ce genre d’action est fait pour neutraliser les associations indépendantes et pour endormir la population avec des actions inefficaces. Et au final, on risque de se retrouver avec un détournement d’argent public au profit d’une organisation qui ne sera même plus là pour compter les victimes dans quelques années. (...)

~ Problèmes de thyroïde à Fukushima : une population cobaye (Fukushima) ~

Comment réagissent les populations concernées ?

Ce lavage de cerveau fonctionne en partie, même si la résistance est de taille compte tenu de l’enjeu sanitaire. Il est vrai que cette politique de communication va très loin dans la manipulation des esprits. C’est ainsi que sont organisés des ateliers qui consistent à faire redécouvrir aux enfants qui sont partis la culture du terroir de leur origine. Du personnel administratif de la préfecture de Fukushima, entre autres des psychologues, prend donc contact avec des familles sur leur lieu de refuge, leur expliquant qu’ils souhaitent organiser des rencontres entre les enfants du même âge des anciennes classes dissolues de la région afin qu’ils ne perdent pas contact. Là, ils les font cuisiner ensemble en leur expliquant, notamment, la provenance de chaque ingrédient (par exemple le terroir des grands-parents). Ainsi, on crée la nostalgie chez l’enfant que l’on culpabilise d’avoir abandonné ses amis et son pays natal. Tout cela est créé de toutes pièces mais fonctionne malheureusement. L’enfant, alors qu’il commençait enfin à recréer de nouveaux repères dans sa ville d’accueil, rentre dans sa famille en demandant la date à laquelle ils retourneront chez eux, à Fukushima… Certaines familles ne sont pas dupes et luttent pour l’organisation de réseaux d’accueil des réfugiés qui visent à les aider à mieux s’insérer et organisent des séances durant lesquelles on explique les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber.

Interview réalisée par Louise Lis

Source de l'article : « À Fukushima, la population est dans une situation inextricable » (CNRS, le Journal)

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MessageSujet: Fukushima bien pire qu’un désastre...   Jeu 23 Juin - 13:06

Fukushima bien pire qu’un désastre...

Naohiro Masuda, le patron de la décommission de la centrale nucléaire de TEPCO
à Fukushima Daiichi a finalement publiquement “officiellement” annoncé que 600 tonnes
de combustible nucléaire fondu ou corium manquent à l’appel...



~ Fukushima clean-up chief still hunting for 600 tonnes of melted radioactive fuel (Mark Willacy, ABC News)(Mai 2016) ~

Bon qu’est-ce qu’on fait ? D’après Gregory Jaczko, ancien patron de la Commission de Régulation Nucléaire des Etats-Unis (CRN), il est fort peu probable que le combustible en question soit jamais récupéré: “Personne ne sait vraiment où il se trouve et ce combustible est extrêmement radioactif et le restera pendant très très longtemps”. Une grosse partie du problème est que personne n’a jamais fait l’expérience d’une fusion totale comme cela se passe à Fukushima, qui est maintenant de l’ordre de 100%, le combustible nucléaire possiblement en train de s’enfoncer dans le sol, mais personne ne le sait pour certain. A partir de maintenant, tout n’est que voyage dans la Twilight Zone…

RT a écrit:

(...) La fission absolument incontrôlable de l’assemblage de combustible nucléaire fondu continue quelque part dans les sous-bassements de ce qu’il reste de la centrale. Il est très important de le trouver dès que possible, reconnaît Masuda, admettant au passage que le Japon ne possède pas encore la technologie pour extraire ce combustible d’uranium fondu actif. (...)

~ 600 tons of melted radioactive Fukushima fuel still not found, clean-up chief reveals (RT) (Mai 2016) ~

La fission nucléaire se produit lorsque des atomes se divisent en de plus petits atomes. Dans le cas des bombes nucléaires, la fission doit se produire extrêmement rapidement afin de charger et de déclencher une grosse explosion, tandis que dans le cas d’un réacteur nucléaire, la fission doit se produire très lentement afin de produire de la chaleur, celle-ci à son tour est utilisée pour faire chauffer de l’eau jusqu’à ébulition, la vapeur qui se dégage est récupérée pour faire tourner une turbine qui produit de l’électricité. On peut éventuellement faire bouillir de l’eau en frottant l’un contre l’autre deux bâtons, mais la société moderne n’a pas la patience, ce qui fait accepter les risques inhérents de toute technique allant au-delà du frottement de deux bâtons. Bienvenus dans notre monde de transformation. Même si l’équipe de nettoyage de Masuda trouve les 600 tonnes manquantes, qui sont de toute façon bien trop radioactives pour permettre une inspection ou même d’inspecter la zone immédiate, ils auront alors besoin de construire, de l’air du temps, la technologie pour les sortir de là et ensuite ? Tout n’est que supputation. C’est ce à quoi la société moderne en est réduit… Supputer. Oublions le frottement de deux bâtons pour produire de la chaleur et construisons de monstrueux Léviathans pour des milliards de dollars afin de faire bouillir la flotte et quand çà se passe mal, supputer ce qu’on fera. Qu’est-ce qui ne va pas avec ce plan ? Et bien dans un premier temps, personne ne sait ce qu’il faut faire quand l’enfer nucléaire se déchaîne. Ils n’ont pas la technologie pour extraire le combustible !… Rien que çà !…



Marie-Pierre Duncan a écrit:

(...) « Onkalo » signifie cavité en finnois. Une cachette, autonome, stable et protégée de toute intrusion humaine future où les déchets radioactifs pourront être stockés. Le chantier a commencé en 2004 et peut durer jusqu’à deux siècles. Cet espace du sud-ouest de la Finlande a été choisi pour sa roche et sa géologie considérées comme stables. Sa mission : prendre la relève des solutions temporaires de stockage actuelles et creuser le tombeau du feu et de l’énergie de notre civilisation. En dehors du documentaire de Michael Madsen, Onkalo a été peu médiatisé. (...)

~ En Finlande, des déchets nucléaires enfouis pour l’éternité (L'Expansion)(Mars 2011) ~


~ Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs ! (Dossier réalisé par Sortir du Nucléaire) ~

En 1986, des équipes d’ouvriers russes ont trouvé le corium fondu de la centrale nucléaire de Tchernobyl dans les plus bas niveaux de la centrale. Tout en “grillant 30 ouvriers” dans le processus, ils l’ont contenu de manière juste suffisante pour empêcher qu’il ne s’enfonce dans le sol, peut-être… Pendant le travail de circonscription à Tchernobyl, une caméra robot bricolée avait réussi à prendre le monstre en photo, le noyau combustible en fusion, affublé du sobriquet de “patte d’éléphant”. Trente ans plus tard, la “patte d’éléphant” est toujours aussi mortelle. Si on veut comparer ou mettre en contraste Tchernobyl et Fukushima, des radiations extrêmes zappent et détruisent tout robot entrant ne serait-ce que dans le vaisseau de circonscription du combustible de Fukushima. C’est un peu comme les Daleks dans Dr Who. Trente ans plus tard, Tchernobyl semble avoir trouvé une solution à la menace de la patte d’éléphant sur la société, quant à Fukushima, ils doivent d’abord localiser les 600 tonnes de machin en fusion hautement radioactives. Ceci est peut-être déjà une mission impossible, et après ?

Claire Corkhill, Ph.D a écrit:

(...) Trente ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, il y a toujours une menace radioactive signifiante en provenance des restes s’effritant du réacteur no4 ; mais une superstructure inovatrice valant 1,5 milliard d’euros est en train d’être construite pour empêcher plus de fuites, donnant ainsi une élégante solution d’ingénierie à un des plus énormes désastres connu de l’humanité. (...)

~ New tomb will make Chernobyl site safe for 100 years (Phys.Org)(Avril 2016) ~

De fait, on est en train de remplacer le vieux sarcophage de Tchernobyl qui s’effritait par un énorme cadre en acier tout nouveau: “Grâce au sarcophage, jusqu’à 80% du matériel de combustible radioactif demeurant après la fusion totale du réacteur a pu rester dans celui-ci. S’il devait s’effondrer, une partie du corium fondu, qui a la substance d’une lave, pourrait être éjectée dans la zone entourant la zone dans un gigantesque nuage de poussière radioactive mélangé à une mixture de vapeurs et de toutes petites particules toutes aussi radioactives, le tout partant au gré des vents. Les substances clefs de la mixture sont l’iode-131, substance liée au cancer de la thyroïde et le césium-137, qui peut être absorbé par le corps avec des effets allant de la maladie des radiations à la mort en fonction de la quantité inhalée ou ingérée. La patte d’éléphant pourrait bien être le détritus le plus dangereux au monde.” C’est un bloc massif hyper radioactif qui ne mourra pas ou ne s’éteindra pas. Ceci pourrait être un script pour Dr Who ! Intrinsèquement, il existe la vulnérabilité et les risques d’utiliser l’énergie nucléaire ou alternativement, utiliser l’énergie solaire ou du vent. Celle-ci n’est pas radioactive et elle est toujours plus rapide que frotter deux bouts de bois l’un contre l’autre.

Fukushima, c’est trois fois Tchernobyl, peut-être plus ! Mais à Fukushima existe la distincte possibilité que le corium chauffé à blanc ait déjà commencé à s’enfoncer dans le sol. Après çà, laissez aller votre imagination parce que personne n’a une quelconque idée de comment çà va se terminer, si çà se termine un jour ! Mais Einstein lui savait. Voici un des ses célèbres citations: “L’énergie de l’atome a tout changé sauf nos modes de raisonnement, ainsi nous dérivons vers des catastrophes sans précédents.” Nous y voilà ! Gregory Jackzo, l’ancien patron de la CRN se pose la question de la sécurité de l’énergie nucléaire: “Vous devez maintenant accepter le fait que dans toutes centrales nucléaires, où qu’elles soient dans le monde, vous pouvez avoir ce genre d’accident catastrophique et vous pouvez fuiter une quantité assez importante de radiations, vous laissant devant une bonne décennie de nettoyage après coup.” En extrapolant de quelques années dans le futur la question demeure: Où sera le corium fondu chauffé à blanc à l’heure des JO de Tokyo en 2020 ? Personne ne le sait ni ne peut le savoir !


~ Prévention des Risques Majeurs (Accident Nucléaire)(Gouvernement) ~ (Pas sûr que ce soit suffisant...)

Et pourtant, le premier ministre japonais Abe a dit au comité de sélection olympique que Fukushima “était sous contrôle” ! Ce débat lui colle aux basques depuis son discours du 7 septembre 2015 devant le CIO, lorsqu’il a déclaré que le désastre nucléaire “était sous contrôle”. Le jour suivant, Tokyo gagna le droit d’héberger les JO d’été de 2020. “Les autorités françaises sont en train d’enquêter sur la possibilité de pots-de-vin pour une somme de 2 million de dollars versés à une entreprise liée au fils de l’ancien patron du sport mondial Lamine Diack et des connexions présumées avec la proposition couronnée de succès du Japon pour héberger les JO” (Lire (en cache) : Tokyo Olympics bid questioned as prosecutors probe $2m payouts, The Financial Times). Le Japon a obtenu le droit d’héberger les jeux de 2020 avec une offre de dépense de 5 milliards de dollars, ce qui est suspicieusement une toute petite somme. En contraste, la proposition d’Istanboul était de 20 milliards de dollars, ce qui parait bien plus réaliste pour un tel évènement mondial.

A jongler autant, on peut se demander si la tristement célèbre loi d’Abe sur le secret va se mettre en branle, y a t’il un moyen quelconque pour mettre des bâtons dans les roues de l’enquête ? Après tout, la loi permet à n’importe quel politicien japonais de mettre quelqu’un derrière les barreaux pour 10 ans pour avoir trahi des secrets d’état, ce qui correspond à tout ce que l’accusateur désire être “secret”. Après tout, à première vue, entre Fukushima et les JO, bien des choses secrètes pourraient bien se trâmer en coulisses. La loi japonaise sur le secret d’état et sur la protection de secrets spécifiquement désignés, loi no108 de 2013 est passée sur les talons de la fusion du réacteur de Fukushima ; cette loi est très similaire à la Public Peace and Order Controls du Japon pendant la seconde guerre mondiale.

D’après la loi No108, l’acte en soi de “fuiter” est sujet à la mise en accusation, quelque soit la fuite, le comment et le pourquoi, de manière absolue, si quelqu’un “fuite”… hop au trou !Susumu Murakoshi, le président du barreau nippon objecte: “La loi devrait être abolie parce qu’elle met en danger la démocratie et le droit du peuple de savoir et d’être informé”. Le Japan Times doit vérifier la définition de démocratie.

Robert Hunziker

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article : Fukushima: Worse Than a Disaster (CounterPunch)(Juin 2016)

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