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 La légitimité de l’autorité et de la violence dans notre société...

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Golden Awaken
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MessageSujet: La légitimité de l’autorité et de la violence dans notre société...   Jeu 6 Oct - 12:27

La légitimité de l’autorité et de la violence dans notre société...

Les récentes manifestations contre la loi travail ont subies leur lot de répression
et de bavures policières, principalement relayées par les médias alternatifs,
mais avec très peu d’échos dans les mainstream...



~ Droits de l'homme : la France épinglée par l'ONU (Acat FRance)(Mai 2016) ~
En complément, lire également (en cache) : Observations finales du comité contre la torture de l'ONU... (Unsa Police)(Juin 2016)

HCDH a écrit:

(...) M. Alessio Bruni, corapporteur du Comité pour l'examen du rapport de la France, a rappelé la position « bien connue » de la France qui estime ne pas avoir besoin d'intégrer dans sa législation pénale une définition de la torture identique à celle de Convention, son Code pénal prévoyant l'infraction de « torture et barbarie », passible d'une peine de 15 ans de réclusion criminelle, et même de 20 ans pour les fonctionnaires de l'État. (...)

~ Le Comité contre la torture examine le rapport de la France (HCDH)(Avril 2016) ~

Dans ce cadre des récentes luttes sociales contre les décisions d’un gouvernement qui n’hésite pas à se retrancher derrière les forces de l’ordre pour éteindre le feu de la colère, Usul remet en cause le rôle même de la Police en République : est-elle toujours au service du collectif et du maintient de l’ordre ? Ou maintient-elle une structure faite de privilèges hiérarchiques au service d’une classe dominante ? Sans grande surprise, Usul s’attache encore une fois à bousculer nos représentations des institutions et du pouvoir qu’elles peuvent entretenir sur nous en vulgarisant quelques théories sociologiques classiques. Dans cette vision systémique du monde, le problème n’est pas tant l’acteur d’une structure (le policier), mais bel et bien la structure elle même qui détermine le cadre des potentialités d’actions de ses acteurs (déterminisme social). Dans les faits, les violences policières, tout comme les origines et conséquences de la société de consommation, s’opèrent loin des regards du reste de la population, et même quand ce n’est pas le cas, elle bénéficie de la couverture politique adéquate. L’exemple des militants Rémi Fraisse, Adama Traoré et bien d’autres, tués « accidentellement » par des agents de police, sont là pour nous le rappeler. Que doit-on en penser ? La violence d’État n’est-elle que le fruit d’incidents isolés, éparses, ou bien la mise en œuvre d’une véritable logique de discrimination et de normalisation institutionnelle à l’encontre de ceux qui sortent des cases ?

Stéphane Beaud, professeur de sociologie à l’Université Paris-X Nanterre (Paris) explique, dans cette vidéo, que ce qui rends le problème de la violence policière incompréhensible pour une partie de la population intégrée socialement, c’est l’ethnocentrisme de classe. Comprenez ici que notre position culturelle de « dominants blancs » ayant plus facilement accès au marché de la consommation nous place généralement à distance des violences ordinaires que peuvent subir quotidiennement des franges toujours plus croissantes de populations marginalisées. Et de fait, la politique de chiffres et de quotas de l’institution policière ne dessert principalement que les plus pauvres et les « racisés ». Il est rare d’assister à des interventions musclées menées à l’aube par des commandos de forces spéciales en plein quartier bourgeois, où s’épanouit finalement toute la quintessence de l’idéologie consumériste. Peut-on alors parler de discrimination systématique envers tout ceux qui n’entrent pas dans les bonnes cases ? Est-ce qu’une idéologie dominante s’exprime bel et bien au travers de l’institution policière ? Ou est-ce, comme la vision Républicaine nous l’enseigne, un nécessaire maintient de l’ordre social, convenu préalablement entre égaux, et n’ayant comme seul dessein que de faire respecter la loi ? Mais même dans ce cadre, la violence reste toujours le moyen final au service d’une autorité particulière ; faire respecter par une « violence légitime » le pacte social commun, le compromis social avec le capitalisme qui peut se caricaturer en : travail, consomme et surtout tais-toi !


~ Nos gouvernements réagissent-ils de façon symptomatique et contre productive ? (ThinkerView via FYI)(Décembre 2015) ~



Alex Lantier a écrit:

(...) Le World Socialist Web Site a averti à maintes reprises que les mesures d’État policier mises en œuvre au plan international depuis 2001 sous la rubrique « guerre contre le terrorisme » étaient l’expression d’un effondrement fondamental de la démocratie. Toute personne qui pense que ce n’étaient là que des mots devrait regarder ce qui est arrivé en France depuis les attaques terroristes du 13 novembre. Il faut appeler les choses par leur nom: ce qu’on est en train d’instaurer en France est une dictature policière. En raison des activités de la poignée de gens ayant commis les attentats du 13 novembre, la protestation sociale a été effectivement interdite; la police a reçu des pouvoirs arbitraires pour effectuer perquisitions et saisies et l’État s’est lui-même donné d’énormes pouvoirs de détention des individus et de dissolution des organisations. De plus, le PS vise à rendre cette situation permanente par le passage d’un amendement constitutionnel. (...)

~ La répression policière à Paris et la dérive dictatoriale en France (WSWS)(Décembre 2015) ~

Mais que se passe-il, lorsque les élus n’écoutent plus ceux qui les ont fait élire ? Quel-est alors le rôle de la police en cas de fracture entre le corps social et l’État ? Certains acteurs de l’institution sont tiraillés entre le devoir de défendre l’intérêt commun (et on ne doutera pas que des policiers y adhèrent sincèrement) et la nécessité d’obéir à des ordres hiérarchiques, eux mêmes au service des intérêts économiques dominants. C’est exactement ce qu’ont illustré les violentes répressions policières aux Nuits Debout. Alors employée comme une milice privée au service de l’État, la police a révélé à qui, en définitive, elle rendait des comptes : le pouvoir politique. Ce n’est pas sans rappeler les tabassages en règle historiques du 19e et 20e siècle, lors des manifestations ouvrières et syndicales pour l’amélioration des conditions de travail. Ainsi, partagé entre le rejet catégorique de la police dans les mouvements sociaux, et l’idée Républicaine de rallier la police à la cause sociale, le mouvement Nuit debout s’est scindé en deux courants de pensées critiques quant à la question de la présence policière en manifestation.

D’un côté, le point de vue Républicain, c’est celui que l’on connaît tous, et pour cause, le système éducatif s’emploie à nous transmettre ses valeurs dès la maternelle. Dans cette perspective, la police est au service du collectif citoyen. Elle œuvre en faveur du corps social et garantit le respect des lois convenues préalablement entre égaux. Un peu comme ces supers justiciers que l’on dépeint dans les séries ou dans les reportages diffusés aux heures stratégiques sur les grandes chaînes de télévision. À l’opposé, une position souvent défendue par certains sociologues et économistes critiques, dite « révolutionnaire », considérant que le rôle de la police n’est autre que la défense et le maintient de l’ordre hiérarchique de domination, des privilèges et des intérêts des détenteurs de capitaux, in fine, des possédants. C’est pourquoi des « Républicains de Gauche » auront tendance à critiquer les dérives et l’instrumentalisation politique de la violence et de l’autorité, là où les révolutionnaires en condamneront l’existence même. C’est deux conceptions idéologiques peuvent paraître anodines, elles sont pourtant déterminantes quant à notre représentation même des rapports sociaux au sein d’une société. La culture ouvrière croit en la lutte des classes, au rapports de violence intrinsèque à toute organisation sociale hiérarchisée. Elle s’oppose naturellement à la l’embourgeoisement qui symbolise les rapports sociaux lissés de toute violence intrinsèque, qui croit au mérite et à l’ascenseur social, qui nie les privilèges et qui exprime sa politique au travers de l’appareil institutionnel d’État. Si on compare ces deux conceptions, on peut théoriser que « la police » est un organisme ni bon ni mauvais par nature, mais, à l’image de nos démocraties modernes, totalement dépassé et en attente d’un nouveau cadre plus effectif pour répondre aux grandes problématiques de notre temps.


~ Comment la Non-violence protège l’état (Peter Gelderloos via Le Partage)(Décembre 2012) ~

Xavier Mathieu a écrit:

(...) Les CRS avaient des bombes et des lacrymo. Ils nous ont matraqués à bout portant, on n’avait rien d’autre qu’une banderole dans les mains. On s’est fait gazer alors qu’il n’y a eu aucune bousculade. Rien. Sincèrement, la violence, depuis le début, elle est du côté des CRS. Nous, ce n’est qu’une réplique. Et pour moi, l’État fait une connerie. Parce que, petit à petit, les mecs viennent en effet avec des masques, avec des lunettes de protection, avec des cailloux dans les poches, avec des matraques… Normal, ils ne vont pas continuer à aller dans les manifs et se faire matraquer la gueule sans arrêt, sans réagir. Et puis, aussi, j’ai vu des mecs broyer des vitrines et passer derrière, dans des ruelles, et remettre le brassard de police pour rentrer ensuite dans le cortège. Je l’ai vu. (...)

~ « Je ne crois pas que le changement de société se fera sans violence » (ReporTerre)(Avril 2016) ~

Et si en réalité, la police remplissait ce rôle de normalisation, de contrôle des déviances sociales ? Dans le contexte actuel de crise économique grave, d’inégalités sans cesse croissantes, d’envolée du chômage laissant des millions de personnes dans la précarité, comment contrôler mais surtout reconnaître la déviance ? Entre les patrouilles récurrentes dans les banlieues, loin des quartiers commerçants, les contrôles au faciès souvent basés sur des stéréotypes raciaux et la répression grandissante dans les mouvements sociaux ou encore chez ceux qui adoptent un autre mode de vie ou d’habitation…, comment ne pas remarquer que le maintient de l’ordre se traduit surtout par un contrôle de l’espace publique ? Et c’est là le point névralgique du désaccord entre Républicains et Révolutionnaires : doit-on également considérer les contrôles ordinaires comme une forme de violence ou de discrimination, de surcroît lorsque les concernés sont toujours les mêmes (populations déclassées, jeunesse paupérisée, personnes « racisées » etc…) ? En créant des « délits spécifiques », la justice fournit les moyens légaux et institutionnels aux forces de police pour contrôler les marginaux qui ne joueraient pas suffisamment au jeux du marché et du travail, ou qui présenteraient des signes extérieurs de stéréotypes-sociaux. Ce n’est pas étonnant que la surenchère autoritaire ai explosé depuis la montée du néo-libéralisme mondialisé. Pour maintenir son ordre hiérarchique profondément inégalitaire et basé sur l’exploitation des forces de travail, le pouvoir a besoin d’une force de répression toujours plus féroce, entraînée à affronter l’ennemi intérieur que représente tout déclassé social, en marge de la société marchande, danger potentiel pour tout ceux qui continuent de jouer au Monopoly. Ainsi, alors que la police devrait « chasser » ceux qui trichent au jeu, elle punit trop souvent ceux qui ne veulent plus y jouer.


~ « Jeu de Société », le court-métrage poignant et immanquable de la rentrée (Les Parasites via Mr Mondialisation)(Septembre 2016) ~

Michel Foucault, un philosophe ayant longtemps travaillé sur la relation entre pouvoir et savoir, affirmait que l’objectif profond de la Justice était de légitimer et de légaliser la violence d’État dans l’espace publique, de créer un contact direct entre l’institution et le corps social, et ce au travers des agents de police. Ici, la Justice est au service de la Police et non l’inverse comme l’idéologie Républicaine s’emploie à le penser. Mais par delà les mots se cache une réalité de fait ; la violence comme moyen d’autorité est une composante structurelle et structurante de l’ordre social établi. Peut-on alors imaginer une société soustraite à l’intervention directe de l’État dans la vie collective ? Pour qu’une convergence des luttes émerge et soit assez conséquente pour constituer un réel pouvoir et nous permettre de nous redéfinir collectivement, de reprendre le contrôle sur la production de nos richesses et la gestion de notre vie commune, doit-on nous aussi user d’une « violence sociale » ? Ou bien existe-il d’autres moyens plus légaux et constitutionnels de retourner le pouvoir institutionnel à notre avantage ? Il se peut fortement que le résultat des futures élections présidentielles, en 2017, nous apportent des éléments déterminants quant aux conditions de possibilités du mouvement de contestation social.


~ Les flics (tout le monde déteste la police?)(Chaîne YT de Usul 2000)(Septembre 2016) ~

Mr Mondialisation

Source de l'article :
La police sert-elle à normaliser les consommateurs ? (Analyse sociologique d’Usul)(Mr Mondialisation)(Octobre 2016)

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