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 Amour, haine et propagande : la guerre au terrorisme

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MessageSujet: Amour, haine et propagande : la guerre au terrorisme   Ven 20 Sep - 11:03

Amour, haine et propagande : la guerre au terrorisme

La propagande est devenue un outil indispensable pour les états modernes en guerre.
Amour, haine et propagande est la première série documentaire à jeter un regard contemporain
sur l'art de persuasion des masses.




1991. Sur les ruines de la guerre froide, les contours d'une nouvelle forme de guerre commencent à se dessiner. Une guerre où il n'y a pas de champ de bataille à proprement parler, pas de ligne de front... et où la religion sera utilisée comme une arme. Tout commence avec l'opération Tempête du désert, où les Américains gagnent la première guerre du Golfe et sortent Saddam Hussein du Koweït. Mais les Américains prennent deux décisions cruciales pour la suite des choses : ils laissent Saddam Hussein au pouvoir en Irak, pendant que des troupes militaires américaines demeurent en Arabie saoudite pour assurer la stabilité de la région.


Cela provoque la colère de musulmans, pour qui cette présence étrangère sur la terre sacrée de Mahomet est un affront. Il en résultera les premiers attentats contre le World Trade Center en 1993, mais aussi, et surtout, une guerre sainte déclarée par Oussama ben Laden contre les États-Unis. À partir de 1998, Ben Laden orchestre les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, et contre l’USS Cole au Yémen; puis, son plus grand coup, la pire attaque de l'histoire sur des civils américains, la destruction des deux tours du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Le président George W. Bush déclare officiellement la guerre au terrorisme. D'abord lancée en Afghanistan, où elle bénéficie d'un large appui de la communauté internationale, elle se transportera vite en Irak, où cette fois les Américains et les Britanniques seront pratiquement seuls. Au fil de l'épisode, nous ferons connaissance avec des personnages dont la vie a été profondément marquée par des années de conflit.


Épisode 1 - Une guerre inventée


Amour, Haine & Propagande : La Guerre Froide... par GayoAwWw1

Source de l'article : Épisode 1 - Une guerre inventée



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MessageSujet: La guerre au terrorisme : Episode 2 (Amour, haine et propagande)   Ven 20 Sep - 11:48

La guerre au terrorisme : Episode 2 (Amour, haine et propagande)

Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001,
le président américain George W. Bush annonce une guerre tous azimuts contre le terrorisme.




C’est le début d’un conflit qui enflamme le Moyen-Orient. C’est une guerre où il n’y a pas de ligne de front, pas de champ de bataille… où la religion joue un rôle prépondérant… une guerre psychologique menée à l’ère numérique. Le président américain George W. Bush a un argument massue pour vendre sa guerre en Irak : le conflit est nécessaire pour chasser un dictateur dont les armes de destruction massive constituent une menace terroriste sur le monde. L’Opération liberté pour l’Irak sera une frappe chirurgicale rapide, une campagne de « choc et stupeur ».


Les médias occidentaux veulent tous couvrir l’opération, mais l’accès est limité, sauf pour ceux qui sont « intégrés » avec l’armée américaine. Trois semaines après le début de la guerre, Bush déclare la « mission accomplie ». Mais si les combats sont terminés, la vraie guerre commence, une guérilla, que le réseau arabophone Al-Jazira rapporte en détail. La Maison-Blanche perd le contrôle du message, d’abord avec la bataille sanglante de Falloujah, puis avec les images choquantes de la prison d’Abou Ghraib, qui montrent des soldats américains maltraitant des prisonniers irakiens.


Entre-temps, la guerre de propagande s’étend au-delà du Moyen-Orient, en Europe et en Amérique du Nord, par le cyberespace. Al-Qaïda utilise Internet pour recruter et entraîner de nouveaux militants, pour coordonner des attaques et en encourager d’autres, avec des conséquences parfois meurtrières. Le changement d’administration à Washington marque une nouvelle étape dans la guerre de propagande. Barack Obama lance un message de conciliation au Moyen-Orient en retirant ses troupes d’Irak. Mais il a besoin d’une victoire pour démontrer la puissance américaine dans la guerre contre le terrorisme. Quand des marines américains tuent Ben Laden en mai 2010, Obama célèbre une victoire majeure contre Al-Qaïda, tirant un trait sur septembre 2001. Mais est-ce la fin de la guerre au terrorisme? Et qu’avons-nous appris de toutes ces guerres de propagande?


Épisode 2 - Mission inachevée


Amour, Haine & Propagande : La Guerre Froide... par GayoAwWw1

Source de l'article : Épisode 2 - Mission inachevée

Nota bene : Comme ces vidéos ont disparu, et que je ne rappelle pas de la durée des vidéos, j'ai retrouvé un lien où deux épisodes supplémentaires sont fournis...

~ Amour, Haine & Propagande : La Guerre Froide - Episode 3 - Une Brèche Dans Le Mur ~
~ Amour, Haine & Propagande : La Guerre Froide - Episode 4 - Guerre Des Mots ~



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MessageSujet: Les règles de la propagande de guerre...   Mar 6 Mai - 18:01

Les règles de la propagande de guerre...

Comment les médias occidentaux ont-ils couvert les diverses guerres
qui ont suivi la première guerre du Golfe ? Peut-on dresser des constats communs ?
Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ? Oui.



~ Principes élémentaires de propagande de guerre (Anne Morelli) ~
http://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_élémentaires_de_propagande_de_guerre

Règle n° 1. Cacher les intérêts

La règle la plus fondamentale de la propagande de guerre est de cacher que ces guerres sont menées pour des intérêts économiques bien précis, ceux des multinationales. Qu’il s’agisse de contrôler les matières premières stratégiques ou les routes du pétrole et du gaz, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés et de briser les Etats trop indépendants, qu’il s’agisse de détruire tout pays pouvant représenter une alternative au système, les guerres sont toujours économiques en définitive, jamais humanitaires. Pourtant, à chaque fois, c’est le contraire qu’on raconte à l’opinion. La première guerre contre l’Irak a été présentée à l’époque comme une guerre pour faire respecter le droit international. Alors que les véritables objectifs, exprimés dans divers documents, pas même internes, de la politique américaine étaient :

Abattre un régime qui appelait les pays arabes à s’unir pour résister à Israël et aux Etats-Unis.
Garder le contrôle sur l’ensemble du pétrole du Moyen-Orient.
Installer des bases militaires dans une Arabie saoudite déjà réticente.

Il est très instructif, et cocasse, de relire aujourd’hui les nobles déclarations faites à l’époque par la presse européenne européenne sur les nobles motivations de la première guerre du Golfe. Les diverses guerres contre la Yougoslavie ont été présentées comme des guerres humanitaires. Alors que, selon leurs propres documents, que chacun pouvait consulter, les puissances occidentales avaient décidé d’abattre une économie trop indépendante face aux multinationales, avec d’importants droits sociaux pour les travailleurs. Le vrai but était de contrôler les routes stratégiques des Balkans (le Danube et les pipe-lines en projet), d’installer des bases militaires (donc de soumettre la forte armée yougoslave) et de coloniser économiquement ce pays. Actuellement, de nombreuses informations sur place confirment une colonisation éhontée par les multinationales dont US Steel, le pillage des richesses du pays, la misère croissante qui s’ensuit pour la population. Mais tout cela reste soigneusement caché à l’opinion internationale. Tout comme les souffrances des populations dans les divers autres pays recolonisés.

L’invasion de l’Afghanistan a été présentée comme une lutte anti-terroriste, puis comme une lutte d’émancipation démocratique et sociale. Alors que, là aussi, des documents US parfaitement consultables révélaient de quoi il s’agissait.
• Construire un pipe-line stratégique permettant de contrôler l’approvisionnement de tout le sud de l’Asie, continent décisif pour la guerre économique du 21ème siècle.
• Etablir des bases militaires US au centre de l’Asie. Affaiblir tous les « rivaux » possibles sur ce continent - la Russie, l’Iran et surtout la Chine - et les empêcher de s’allier.
• On pourrait analyser pareillement comment on nous cache soigneusement les véritables enjeux économiques et stratégiques des guerres en cours ou à venir : Colombie, Congo, Cuba, Corée...

Bref, le tabou fondamental des médias, c’est l’interdiction de montrer que chaque guerre sert toujours des multinationales bien précises. Que la guerre est la conséquence d’un système économique qui impose littéralement aux multinationales de dominer le monde et de le piller pour empêcher ses rivaux de le faire.
Nos gouvernements se battent pour les droits de l’homme, la paix ou quelque autre noble idéal.
Ne jamais présenter la guerre comme un conflit entre des intérêts économiques et sociaux opposés.


Règle N°2. Diaboliser


~ 10 guerres, 10 médiamensonges (Michel Collon, Inform'Action) ~

Chaque grande guerre commence par un grand médiamensonge qui sert à faire basculer l’opinion pour qu’elle se range derrière ses gouvernants.

- En 1965, les Etats-Unis déclenchent la guerre du Vietnam en inventant de toutes pièces une attaque vietnamienne contre deux de leurs navires (incident « de la baie du Tonkin »).
- Contre Grenade, en 83, ils inventent une menace terroriste (déjà !) qui viserait les USA.
- La première agression contre l’Irak, en 1991, est « justifiée » par un prétendu vol de couveuses dans une maternité de Koweït City. Médiamensonge fabriqué de toutes pièces par la firme US de relations publiques Hill & Knowlton.
- De même, l’intervention de l’Otan en Bosnie (95) sera « justifiée » par des récits truqués de « camps d’extermination » et des bombardements de civils à Sarajevo, attribués aux Serbes. Les enquêtes ultérieures (tenues secrètes) montreront pourtant que les auteurs étaient en fait les propres alliés de l’Otan.
- Début 99, l’attaque contre la Yougoslavie sera « justifiée » par une autre mise en scène : un prétendu « massacre de civils » à Racak (Kosovo). En réalité, un combat entre deux armées, provoqué par les séparatistes de l’UCK. Ceux que les responsables US qualifiaient de « terroristes » au début 98 et de « combattants de la liberté » quelques mois plus tard.
- La guerre contre l’Afghanistan ? Plus fort encore, avec les attentats du 11 septembre. Sur lesquels toute enquête sérieuse et indépendante sera étouffée, pendant que les faucons de l’administration Bush se précipiteront pour faire passer des plans d’agression, préparés depuis longtemps, contre l’Afghanistan, l’Irak et quelques autres.


Chaque grande guerre commence par un médiamensonge de ce type : des images atroces prouvant que l’adversaire est un monstre et que nous devons intervenir pour une « juste cause ».  Pour qu’un tel médiamensonge fonctionne bien, plusieurs conditions sont nécessaires :
• Des images épouvantables. Truquées si nécessaire.
• Les marteler plusieurs jours, puis prolonger par des rappels fréquents.
• Monopoliser les médias, exclure la version de l’autre camp.
• Ecarter les critiques, en tout cas jusqu’au moment où il sera trop tard.
• Qualifier de « complices », voire de « révisionnistes » ceux qui mettent en doute ces médiamensonges.
Pour obtenir le soutien de l’opinion, préparer chaque guerre
par un grand médiamensonge spectaculaire. Puis continuer à diaboliser l’adversaire
particulièrement en ressassant des images d’atrocités.


Règle N° 3. Pas d’Histoire !

Dans tous les grands conflits de ces dernières années, les médias occidentaux ont caché à l’opinion les données historiques et géographiques essentielles pour comprendre la situation des régions stratégiques concernées.

En 1990, on nous présente l’occupation du Koweït par l’Irak (qu’il ne s’agit pas ici de justifier ou d’analyser) comme une « invasion étrangère ». On « oublie » de dire que le Koweït avait toujours été une province de l’Irak, qu’il en a été séparé en 1916 seulement par les colonialistes britanniques dans le but explicite d’affaiblir l’Irak et de garder le contrôle de la région, qu’aucun pays arabe n’a jamais reconnu cette « indépendance », et enfin que le Koweït est juste une marionnette permettant aux Etats-Unis de confisquer les revenus du pétrole. En 1991, en Yougoslavie, on nous présente comme de gentils démocrates « victimes » deux dirigeants extrémistes, racistes et provocateurs, que l’Allemagne a armés avant la guerre : le Croate Franjo Tudjman et le Bosniaque Alia Izetbegovic. En cachant qu’ils renouent avec le plus sinistre passé de la Yougoslavie : le génocide anti-serbe, anti-juif et anti-rom de 41-45. On présente aussi les populations serbes de Bosnie comme des envahisseurs alors qu’elles y vivaient depuis des siècles. En 1993, on nous présente l’intervention occidentale en Somalie comme « humanitaire » en cachant soigneusement que des sociétés US ont acheté le sous-sol pétrolifère de ce pays. Et que Washington entend contrôler cette région stratégique de la « Corne de l’Afrique » ainsi que les routes de l’Océan Indien. En 1994, on nous présente le génocide rwandais en faisant silence sur l’histoire de la colonisation belge et française. Laquelle avait délibérément organisé le racisme entre Hutus et Tutsis pour mieux les diviser.

En 1999, on nous présente le Kosovo comme une terre envahie par les Serbes. On nous parle de « 90% d’Albanais, 10% de Serbes ». Passant sous silence la forte diminution du nombre des Serbes lors du génocide commis dans cette province durant la Seconde Guerre mondiale, puis durant l’administration albanaise de la province (années 80). On escamote aussi l’existence au Kosovo de nombreuses minorités (Roms, Juifs, Turcs, Musulmans, Gorans, etc...). Minorités dont « nos amis » de l’UCK avaient programmé le nettoyage ethnique, qu’ils réalisent aujourd’hui sous les yeux et avec la bénédiction de l’Otan. En 2001, on crie haro sur les talibans, régime certes peu défendable. Mais qui les a amenés au pouvoir ? Qui les a protégés des critiques des organisations des droits de l’homme afin de pouvoir construire avec eux un juteux pipeline transcontinental ? Et surtout, au départ, qui a utilisé le terrorisme de Ben Laden pour renverser le seul gouvernement progressiste qui avait émancipé la paysannerie et les femmes ? Qui a ainsi rétabli la pire terreur fanatique en Afghanistan ? Qui, sinon les Etats-Unis ? De tout ceci, le public ne sera guère informé. Ou trop tard. La règle est simple. Occulter le passé permet d’empêcher le public de comprendre l’histoire des problèmes locaux. Et permet de diaboliser à sa guise un des protagonistes. Comme par hasard, toujours celui qui résiste aux visées néocoloniales des grandes puissances.
Cacher l’histoire et la géographie de la région.
Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés,
voire provoqués par les grandes puissances elles-mêmes.


Règle N° 4. Organiser l’amnésie



Lorsqu’une grande puissance occidentale prépare ou déclenche une guerre, ne serait-ce pas le moment de rappeler les grands médiamensonges des guerres précédentes ? D’apprendre à déchiffrer les informations transmises par des états-majors ô combien intéressés ? Cela s’est-il produit à l’occasion des diverses guerres des années 90 ? Jamais. A chaque fois, la nouvelle guerre devient la « guerre juste », plus blanche encore que les précédentes, et ce n’est pas le moment de semer le doute.

Les débats seront pour plus tard. Ou jamais ? Un cas flagrant : récemment, un super-menteur a été pris la main dans le sac, en flagrant délit de médiamensonge. Alastair Campbell, chef de la « communication » de Tony Blair, a dû démissionner quand la BBC a révélé qu’il avait truqué les informations sur les prétendues armes de destruction massive.
Ceci a-t-il provoqué un débat sur les précédents exploits du dit Campbell ? N’aurait-il pas été intéressant d’expliquer que toute notre information sur le Kosovo avait été concoctée par ce même Campbell ? Que cela méritait certainement un bilan et une réévaluation de l’information donnée sur la guerre contre la Yougoslavie ? Il n’en a rien été.
Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques.
Cela rendrait le public trop méfiant.



~ La Propagande de Guerre & Les Média Mensonges ~
Publiée le 21 févr. 2014 par Info&Vérité 1
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Michel Collon
Source de l'article : Les règles de la propagande de guerre

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MessageSujet: Torture made in USA (Documentaire de Marie Monique Robin)   Mar 1 Sep - 14:07

Torture made in USA
(Documentaire de Marie Monique Robin)


Au printemps 2004, les photos de sévices infligés aux prisonniers irakiens
dans la prison d'Abou Ghraib par des gardiens américains, qui posent en souriant auprès
de leurs victimes, font le tour du monde. Si l'administration Bush incrimine d'abord
des "brebis galeuses" au sein de l'armée, sa responsabilité directe dans le scandale
va être établie par des commissions d'enquête parlementaires conduites entre 2004 et 2008.



~ What Dick Cheney knew about the torture program (Mashable, Décembre 2014) ~

Elles établiront que, dès le lendemain des attentats du 11-Septembre, le vice-président Dick Cheney a piloté un programme secret destiné à "légaliser" la torture. Au nom de la "guerre contre la terreur", il s'agit de violer non seulement les Conventions de Genève et celle contre la torture, ratifiées par les États-Unis, mais aussi la loi américaine sur les crimes de guerres (War Crimes Act) de 1996, qui punit les tortionnaires de la peine de mort ou de la prison à vie. À Guantanamo, mais aussi dans des prisons secrètes, notamment égyptiennes et syriennes, en Afghanistan et en Irak, la "plus grande démocratie du monde" va soumettre des milliers de détenus, dont beaucoup sont totalement innocents des actes qu'on leur impute, à des supplices soigneusement définis en haut-lieu. Certains en sont morts, sans susciter ni enquête, ni poursuites.


Committee Study of the Central Intelligence Agency's Detention and Interrogation Program (pdf, unclassified)

Dick Cheney, George Bush, le chef du Pentagone Donald Rumsfeld, le ministre de la Justice John Ashcroft, ont planifié et commandité ensemble cet usage massif et systématique de la torture, mais aucun d'eux n'a été poursuivi, ni même publiquement confronté à ses mensonges, rappelle Marie-Monique Robin. S'appuyant sur les archives filmées des commissions d'enquête, mais aussi sur les récits exclusifs de témoins clés, la réalisatrice expose avec rigueur et clarté l'enchaînement des faits et des actes qui ont abouti au scandale d'Abou Ghraib. Du conditionnement de l'opinion aux réalités des interrogatoires "poussés" en passant par les manœuvres juridiques successives de l'administration Bush, elle montre combien les verrous démocratiques, sous l'effet de la peur, peuvent sauter facilement. "Il n'y a aucun doute que nous avons commis des crimes de guerre", résume l'ancien chef des forces de la coalition en Irak, le général Ricardo Sanchez, qui s'exprime pour la première fois devant une caméra, aux côtés de son ex-subordonnée Janis Karpinski, qui dirigea la prison d'Abou Ghraib (la plus haute gradée punie pour les faits à ce jour).

Marie-Monique Robin est contactée par Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Rights Watch (et ancien procureur de New York), pour participer à la rédaction d’un livre collectif, intitulé Torture. Les quinze contributions de cet ouvrage (dont celle de John McCain) retracent l’histoire de la « question », depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, et dressent un premier bilan des pratiques américaines en Afghanistan, à Guantanamo et en Irak. L’idée de « Torture made in USA » en est issue, mais aussi la possibilité même d’obtenir les interviews qui constituent le film. Même en opposition avec l’équipe Bush, les témoins militaires et civils sont pour la plupart de fervents républicains, Américains et fiers de l’être, qui ne se seraient pas confessés à une journaliste française s’ils l’avaient suspectée d’agir par simple « anti-américanisme ». Au contraire, sa précédente dénonciation des « escadrons de la mort » français, de leurs agissements en Algérie et en Amérique du Sud, démontrait que Marie-Monique n’entendait pas régler des comptes transatlantiques, mais poser un problème universel. C’est précisément ce qu’attendaient des interlocuteurs inquiets de voir l’exemple américain devenir une référence pour les régimes autoritaires du monde entier, et outrés d’entendre leurs élus s’interroger gravement pour savoir si le « waterboarding » était bien une technique de torture.


Source Vidéo : Torture Made In USA - Documentaires 2015 - Documentaire francais (Chaîne YT de Top Documentaires)
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Sources utilisées (Extraits) pour ce billet :
Torture made in USA (Arté)
Torture made in USA (Blog de Marie Monique Robin)

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