Follow Your Intuition

L'intuition est la vision anticipée d'une vérité : hypothèse pour le savant, rêverie pour le poète (Lucien Arréat)
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Pour un supplément de liberté, pour un complément de fraternité et pour un mouvement vers l’égalité…
Rien de tel qu’un masque pour manifester dignement son mécontentement. Sans violence et en silence, s’il vous plaît... (Le Journal de Personne)

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | .
 

 Le pillage de l’Ukraine a commencé...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: Le pillage de l’Ukraine a commencé...   Sam 8 Mar - 10:29

Le pillage de l’Ukraine a commencé...

Avant même qu’une quelconque stabilité ou légitimité ait été obtenue
du gouvernement marionnette mis en place par le coup d’état orchestré depuis Washington
contre le gouvernement légitime de l’Ukraine, les pillards de l’occident sont déjà à l’ouvrage.



~ Ingérence impérialiste en Ukraine: Les banksters à l’ouvrage pour le pillage de l’Ukraine… ~

Les manifestants naïfs qui ont cru la propagande disant que l’offre de devenir membre de l’UE donnera une meilleure vie, vont voir leurs retraites (dans un premier temps) diminuées de moitiè à partie du mois d’Avril. Ceci n’est que le début. D’après un rapport publié dans Kommersant-Ukraine, les sbires du ministère des finances de Washington qui prétendent être un gouvernement, ont préparé un plan d’austérité économique qui va amputer les retraites des Ukrainiens de 160 US$ à 80US$ par mois (50% de coupe…) de façon à ce que les banksters occidentaux qui prêtèrent de l’argent à l’Ukraine puissent se rembourser sur le dos des pauvres Ukrainiens. Les médias occidentaux totalement corrompus décrivent les prêts comme des “aides”. Quoi qu’il en soit, les 11 milliards d’Euros que l’UE offre à Kiev n’est pas une aide, c’est un prêt ; de plus celui-ci vient avec beaucoup de contraintes, incluant l’acceptation par Kiev d’un plan d’austérité du FMI.

~ New Ukrainian Prime Minister Calls for Austerity Measures ~

Rappelez-vous, des Ukrainiens crédules ont participé aux manifestations qui furent utilisées pour renverser leur gouvernement élu, parce qu’ils ont cru les mensonges que les ONG financées par Washington (NdT: par le biais de l’USAID, la NED et affiliés…) leur ont raconté, notamment qu’une fois qu’ils auraient intégré l’UE ils verraient les rues pavées d’or. Au lieu de cela, ils vont subir un plan drastique d’austérité du FMI et des coupes immédiates dans leurs retraites. Le plan d’austérité va couper dans les services sociaux, dans les budgets de l’éducation, ordonner le licenciement de fonctionnaires, la dévaluation de la monnaie, ainsi augentant les prix des importations, dont bien sûr le gaz russe et donc par là même l’électricité et aussi ouvrir le patrimoine et les biens de l’Ukraine aux requins des corporations occidentales.

Les terres arables de l’agriculture ukrainienne vont passer dans les mains de l’agro-business américain Une partie de ce plan euro-washingtonien pour l’Ukraine, ou du moins pour la partie de l’Ukraine qui n’est pas passée à la Russie, a été couronné de succès. Ce qu’il reste du pays va être consciencieusement pillé par l’occident.

~ Ukraine. Futur grenier à blé de la planète ? ~

L’autre partie n’a pas si bien marché. Les sbires de Washington ont perdu le contrôle des manifestations au profit d’ultra-nationalistes armés. Ces groupes, dont les racines remontent à Hitler et à ceux qui combattirent pour l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale, se sont engagés dans une rhétorique et des actions qui ont poussé les populations du sud et de l’Est du pays à demander leur rattachement à la Russie, où du reste ils résidaient avant que l’URSS ne les délèguent à l’Ukraine dans les années 1950. A l’heure où j’écris ces lignes, il semblerait que la Crimée ait fait sécession de l’Ukraine. Washington et ses marionnettes de l’OTAN ne peuvent rien faire si ce n’est gesticuler et menacer de sanctions.

~ Ingérence impérialiste en Ukraine : Les trois composantes de Washington… Prétention, arrogance crâne et malfaisance ~

L’imbécile de la Maison Blanche a démontré l’impotence de ces “Etats-Unis seule super-puissance” en émettant des sanctions contre des personnes inconnues, quelles qu’elles soient, responsables d’avoir retourné la Crimée à la Russie, où elle existait durant 200 ans, avant que, d’après Soljénitsine, un Kroutchev bourré, de descendance ukrainienne, ne rattache les provinces russes sud et orientales à l’Ukraine. Ayant observé ce qu’il s’est passé en Ukraine occidentale, ces provinces veulent retourner là où elles appartiennent en premier lieu, tout comme l’Ossétie du sud ne voulait rien avoir à faire avec la Georgie. Les larbins de Washington à Kiev ne peuvent rien faire au sujet de la Crimée, si ce n’est se lamenter et gesticuler. Sous l’accord russo-ukrainien, la Russie est permise d’avoir 25 000 troupes en Crimée. Les médias pressetitués des USA et de l’UE déplorent une “invasion russe de 16 000 troupes”, ceci est soit une totale ignorance ou une complicité flagrante avec les mensonges de Washington. De manière évidente, les médias occidentaux sont corrompus. Seul un idiot peut encore se fier à leurs commentaires et rapports. N’importe quel média qui continuerait à croire quoi que ce soit de ce que raconte Washington, après avoir vu George W. Bush et Dick Cheney envoyer leur ministre des AE Colin Powell aux Nations-Unies pour vendre les mensonges du régime au sujet “des armes de destruction massive irakiennes”, armes reconnues non-existantes par les inspecteurs de l’ONU qui en avaient averti au préalable la Maison Blanche, est clairement une prostituée médiatique achetée et payée.

Dans les anciennes provinces russes de l’Ukraine orientale, l’approche quelque peu timorée que Poutine a adopté envers la menace stratégique que Washington a amené à la Russie, a donné à Washington une chance de s’accrocher à un complexe industriel majeur qui sert à la fois l’industrie et l’économie russe ainsi que son complexe militaire. Les Ukrainiens dans l’Est du pays sont eux-mêmes dans les rues demandant leur dissociation du gouvernement illégitime de Kiev que Washington leur a imposé après ce coup d’état. Washington réalisant son incompétence et ayant perdu la Crimée, a laissé ses sbires de Kiev nommer des oligarques ukrainiens, contre lesquels les manifestations de la place Maïdan furent en partie dirigées, à des positions clef de gouvernement dans les villes de l’Ukraine orientale. Ces oligarques possèdent leurs propres milices privées en plus de la police et de l’armée, du moins les quelques unités de l’armée ukrainienne demeurant fonctionnelles. Les leaders des populations russes protestant en Ukraine sont arrêtés et “portés disparus”. Washington et ses marionnettes de l’UE, qui proclament leur soutien à l’auto-détermination, ne soutiennent celle-ci que lorsqu’elle peut-être manipulée à leur profit. En conséquence, Washington œuvre à se débarrasser de l’auto-détermination en Ukraine orientale.

~ How the Ukraine crisis ends (Henry A. Kissinger) ~

Ceci est un grave dilemme pour Poutine. Son approche profile bas a permis à Washington de saisir l’initiative en Ukraine orientale. Les oligarques Taruta et Kolomoysky ont été mis au pouvoir à Donetsk et à Dnipropetrovsk et sont en train de faire arrêter des Russes et commettent des crimes indescriptibles, mais vous ne l’entendrez jamais de la pressetituée occidentale et américaine. La stratégie de Washington est d’arrêter et de mettre six pieds sous terre les leaders des sécessionnistes de façon à ce qu’il ne reste plus aucune autorité pour demander l’aide de Poutine et l’intervention de la Russie. Si Poutine a des drones, il a l’option de flinguer Taruta et Kolomoysky. Si Poutine laisse Washington s’emparer des provinces orientales russes de l’Ukraine, il aura alors démontré une faiblesse que Washington va exploiter. Washington exploitera la faiblesse au point qu’il forcera Poutine à faire la guerre. Et cette guerre… sera nucléaire.
Paul Craig Roberts
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source originale de l'article : The Looting Of Ukraine Has Begun

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: Le contrôle complet de l’économie ukrainienne...   Mer 12 Mar - 11:22

Le contrôle complet de l’économie ukrainienne...

La lourde dette de l’Ukraine est une catastrophe pour l’Union européenne
qui va devoir la prendre partiellement en charge, mais c’est une aubaine vue de Washington



~ Ce que la crise ukrainienne révèle de l'impuissance européenne ~

Kiev sera contraint d’accepter toutes les exigences du FMI et de privatiser ce qui peut l’être encore, pour le plus grand bien des multinationales. Dans le jeu des miroirs médiatiques, de fausses images apparaissent sur la crise ukrainienne : comme celle des multinationales et des banques étasuniennes et européennes qui voient partir en fumée leurs investissements en Ukraine et sont sur le point d’abandonner le navire avant qu’il ne coule. Juste au moment où ils vont obtenir ce qu’ils veulent : le contrôle complet de l’économie ukrainienne.


La corde de sauvetage que le FMI et l’Union européenne lancent à Kiev, avec des prêts de milliards de dollars, est en réalité une corde au cou. La dette extérieure de l’Ukraine, documentée par la Banque mondiale, a décuplé en dix ans et dépasse les 135 milliards de dollars. Rien qu’en intérêts, l’Ukraine doit payer environ 4,5 milliards de dollars annuels. C’est à cela que serviront les nouveaux prêts qui, augmentant la dette extérieure, obligeront Kiev à « libéraliser » encore plus l’économie, en vendant aux multinationales et aux banques occidentales tout ce qui reste à privatiser. Les conditions annexées aux prêts sont dictées par le Fonds monétaire international, dominé par les États-Unis (qui détiennent 17,5% des voix, sept fois plus que la Russie) et par les autres plus grandes puissances occidentales, tandis qu’un État comme l’Ukraine n’a droit qu’à une demie voix.

C’est dans cette situation, par la responsabilité des gouvernements qui se sont succédés depuis 1991, qui a amené le pays, tout en possédant encore une notable base industrielle et agricole, à conclure en 2009 avec Moscou un accord décennal avantageux sur les droits de transit des approvisionnements énergétiques russes à l’Europe. La condition de l’Ukraine est due en même temps à la pénétration occidentale dans son tissu politique et économique. Rien que pour la promotion du « bon gouvernement » en Ukraine, l’assistante du secrétaire d’État Victoria Nuland a déclaré que les États-Unis ont investi plus de 5 milliards de dollars. Investissement qui permet à Nuland, dans la conversation téléphonique qu’on a découverte, d’ordonner qui doit et qui ne doit pas faire partie du nouveau gouvernement de Kiev et de dire que l’ « UE aille se faire enc… ». Expression qui, malgré les excuses de Nuland, est révélatrice de la politique de Washington à l’égard de l’Europe.

~ Les desseins machiavéliques de Catherine Ashton et Victoria Nuland ~

L’administration Obama, écrit le New York Times, poursuit une « stratégie agressive » qui vise à réduire les approvisionnements russes de gaz à l’Europe, dont les plus grands importateurs sont l’Allemagne et l’Ukraine (l’Italie est au 5ème rang). Le plan prévoit qu’ExxonMobil et d’autres compagnies étasuniennes fournissent des quantités croissantes de gaz à l’Europe en exploitant les gisements proche-orientaux, africains et autres, y compris les étasuniens dont la production a augmenté. Déjà les grandes compagnies ont présenté au département étasunien de l’Énergie 21 requêtes de construction d’implantations portuaires pour l’exportation de gaz liquéfié. Le plan prévoit aussi une forte pression sur Gazprom, la plus grande compagnie russe dont l’État a repris la majorité des actions, mais qui est ouverte aux investissements étrangers : elle est cotée en bourse à Londres, Berlin et Paris et, selon la banque JP Morgan, plus de la moitié de ses actionnaires étrangers est constituée d’États-uniens.

La stratégie de Washington poursuit donc un double objectif : d’une part, mettre l’Ukraine dans les mains du FMI, dominé par les USA, et l’annexer à l’Otan sous leadership étasunien ; de l’autre, exploiter la crise ukrainienne, que Washington a contribué à provoquer, pour renforcer l’influence étasunienne sur les alliés européens. Dans ce but, Washington est en train de se mettre d’accord avec Berlin pour une partition des aires d’influence. Tandis que Matteo Renzi (nouveau Président du conseil italien, NdT), dépoussiérant un livre de l’école primaire, récite qu’on ne peut pas être insensible au « cri de douleur du peuple ukrainien ».
Manlio Dinucci
~ Traduction de Marie-Ange Patrizio ~

Source originale de l'article : Ucraina: le armi dell’economia

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: Les lobbies pro OGM à l’assaut du grenier à grains de l’Europe...   Sam 13 Sep - 15:28

Les lobbies Pro OGM à l’assaut du grenier à grains de l’Europe...

L’Ukraine deviendra-t-elle le nouvel Eldorado des OGM ?
Des océans de terres fertiles, le grenier à grains de l’Europe, voilà de quoi faire fantasmer
les plus grands vendeurs de matériel agricole, de semences et autres produits « phytosanitaires ».
Et il est vrai que les manœuvres pour favoriser, dans un sens libéral, le business, ne datent pas d’hier.
Décryptage des manœuvres récentes des multinationales...



~ Monsanto en Ukraine, la nourriture génétiquement modifiée... (Counterpunch via Investig' Action) ~

C’est un article publié par le journal en ligne RT.com qui a mis le feu aux poudres. Il annonçait que le Fonds Monétaire International (FMI) conditionnerait son prêt de 17 millions de dollars à une ouverture de l’Ukraine aux plantes génétiquement modifiées (PGM). RT.com ne faisait, lui-même, que rapporter les propos de Frédéric Mousseau de l’Institut Oakland. Cet institut étasunien avait publié un rapport en juillet 2014, intitulé « Walking on the West side The World Bank and The IMF In The Ukraine Conflict »  qui évoquait brièvement la question des OGM en ces termes : "Alors que l’Ukraine n’a pas autorisé l’usage des OGM en agriculture, l’article 404 de l’accord avec l’Union européenne, qui traite de l’agriculture, inclut une clause qui est passée généralement inaperçue : elle indique, entre autres, que les deux parties devront coopérer pour étendre l’usage des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette disposition est conforme aux attentes de l’industrie agro-alimentaire. Comme l’a noté Michael Cox, directeur de la recherche pour la banque étasunienne d’investissement Piper Jaffray, l’Ukraine, et dans une plus large mesure l’Europe orientale, sont parmi les « marchés les plus prometteurs pour les vendeurs d’équipements agricoles comme le géant Deere aussi bien que pour les semenciers comme Monsanto ou Dupont".

Quel état d’esprit souligne cet article 404 ? L’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine a été signé et publié au Journal officiel de la Communauté européenne. Et l’article 404 est rédigé de façon plus nuancée, ou du moins, moins caricaturale que ne le présentait le rapport cité plus haut. Cet article met sur le même plan le développement des agricultures biologique et biotechnologique : « La coopération entre les parties en matière d’agriculture et de développement rural porte notamment sur les domaines suivants : (...) l’encouragement de modes de production agricoles modernes et viables, qui respectent l’environnement et le bien-être des animaux, notamment le recours accru aux méthodes de production de l’agriculture biologique et l’utilisation des biotechnologies, entre autres par l’application des meilleures pratiques en la matière ». Et l’article suivant (405) précise que « pour mener à bien la coopération décrite ci-dessus, sans préjudice des dispositions du titre IV (Commerce et questions liées au commerce) du présent accord, les parties soutiennent le rapprochement progressif du système ukrainien du droit et des normes réglementaires pertinents de l’UE ». Ce qu’on peut traduire par : l’Ukraine se dirige vers une réglementation des OGM proche de, voire identique à, celle de l’UE.


~ Ukraine : l'accord d'association entre l'Union européenne et Kiev reporté à fin 2015 (Les Echos) ~

Certes, la réglementation européenne présente des faiblesses et des lacunes, mais ce n’est pas non plus une réglementation totalement laxiste, à l’instar de celle des États-Unis. Mais malgré nos directives et autres règlements, la question de la coexistence reste, dans l’Union européenne, problématique. La contamination de l’agriculture biologique et de l’apiculture par les plantes génétiquement modifiées (PGM) est documentée. Ainsi, vouloir ménager les deux types d’agriculture comme le suppose l’article 404 manifeste une croyance dans la capacité à gérer de façon efficace une double filière et au-delà, exprime une vision du monde dans laquelle les ressources humaines et financières ne seraient pas limitées. Le propre de la politique n’est-il pas de choisir entre plusieurs options, quitte à changer d’orientation si de nouveaux éléments nous y incitent ? Mais faire croire aux poules et aux renards qu’au nom de la liberté pour tous, ils peuvent vivre en harmonie dans un même lieu, nous semble être un discours très « politicien »… à mille lieux de ce qu’on peut nommer politique.

Cependant, les lobbies étasuniens s’activent depuis de nombreuses années pour adapter le cadre politique et économique de l’Ukraine à ses objectifs. Et cela se fait via un réseau d’influence et par des prêts du FMI et de la Banque mondiale qui, nous le montrerons par la suite, permettent d’influencer les politiques nationales au nom de la lutte contre la corruption ou la pauvreté. Tout d’abord, il est manifeste que Monsanto a des vues sur les grandes plaines céréalières ukrainiennes. Ainsi, selon Reuters qui citait les propos de Vitaliy Fedchuk, un responsable de Monsanto dans ce pays, cette entreprise avait prévu, en mai 2013, d’investir 140 millions de dollars dans une usine de production de semences conventionnelles en Ukraine. S’il est incontestable que Monsanto ne vend pas que des OGM, mais aussi de nombreuses variétés hybrides de maïs, et qu’il est donc possible que dans un premier temps cette usine se consacre exclusivement à de telles semences, on peut imaginer que Monsanto profitera de son implantation géographique pour favoriser sa technologie brevetée par des actions de lobbying ou, comme cela s’est déjà produit dans d’autres pays, par la dissémination discrète de ses semences qu’il offrira à des agriculteurs favorables aux biotechnologies. Des grands propriétaires terriens se sont déjà prononcés pour l’autorisation des OGM. Le lobbying pro-OGM s’exerce donc de l’intérieur comme de l’extérieur. En novembre 2013, l’agence d’information russe Interfax précisait que six grandes organisations agricoles ukrainiennes, dont l’Ukrainian Grain Association (UGA), avaient écrit aux responsables politiques nationaux ukrainiens en vue de faire adopter des amendements au projet de loi sur la biosécurité, amendements destinés à rendre l’expérimentation et la culture des PGM possibles.


~ Les lobbys pro-OGM voient la nouvelle Commission d'un mauvais œil (EurActiv) ~

Du côté étasunien, les discussions commerciales avec l’Ukraine sont notamment engagées via le Conseil pour le commerce US–Ukraine (U.S.-Ukraine Business Council). Cette « association sans but lucratif pour le commerce » (non profit trade association) est très proche des entreprises de l’agro-alimentaire, dont certaines sont déjà bien implantées en Ukraine. En mars 2014, l’US-UBC était dirigée par Morgan Williams, un des directeurs de SigmaBleyzer, entreprise ayant intégré, à hauteur de 62%, le capital de l’entreprise française AgroGeneration, laquelle possède 120 00 hectares de terres agricoles en Ukraine. AgroGeneration est l’un des cinq premiers producteurs de céréales et d’oléagineux du pays. D’une façon plus générale, l’US-UBC est, sans grande surprise, tête de pont de l’agro-industrie étasunienne. Son Comité exécutif inclut des représentants de grandes entreprises de Monsanto, John Deere, DuPont Pioneer, Eli Lilly, et Cargill. Et parmi la vingtaine de consultants principaux, notons l’ex ambassadeur d’Ukraine aux Etats-Unis, Oleh Shamshur, un des principaux conseillers de PBN Hill + Knowlton Strategies (H+K), une entreprise de relations publiques présente en Russie, Ukraine et Kazakhstan. H+K est une filiale du groupe WPP qui possède notamment Burson-Marsteller qui gère, notamment, les relations publiques de Monsanto en Argentine. Et la boucle est bouclée : Oksana Monastyrska qui s’occupe, chez H+K, notamment des affaires de Monsanto, était précédemment responsable « finance » de la Banque mondiale (World Bank’s International Finance Corporation). Elle a aussi travaillé à l’USAID. Ce système des « portes tournantes » n’est pas l’apanage de Monsanto : une petite élite, liée aux entreprises multinationales, navigue constamment entre leurs entreprises et les grandes organisations internationales, d’où ils influencent les politiques.


~ Rural Land Titling & Cadastre Development Project in Ukraine (The World Bank) ~

Or le FMI et la Banque mondiale ont, à plusieurs reprises et encore récemment en 2014 (les fameux 17 millions de dollars évoqués précédemment), conditionné leur prêt à des « améliorations » du système économique ukrainienne : mesures d’austérité, réduction drastique des déficits budgétaires, réforme du système bancaire, réforme de la gestion de la propriété foncière. (Voir le lien ci-dessus) Ceci n’est pas non plus une grande surprise. Les politiques d’ajustement structurel mises en place par le FMI datent de plusieurs décennies et de nombreux pays du « Sud » en ont subi les conséquences sociales dramatiques. Mais ce genre de « deal » est la base des discussions avec le FMI. La Banque mondiale avait par exemple initié en 2012, via son outil financier le International Financial Corporation, un projet (« Investment Climate advisory Services Project »), dont le but était d’optimiser le commerce lié à l’agriculture en rationalisant ou en éliminant 58 procédures et pratiques différentes d’ici à 2015. En d’autres termes, supprimer les normes trop peu favorables au commerce. Si l’Ukraine maintient encore une ligne plutôt européenne en matière de gestion des OGM, elle ne semble pas en mesure de résister aux multinationales qui voient, en elle, un immense concurrent agricole… concurrent qu’elles comptent bien mettre à bas d’une façon ou d’une autre.

Christophe Noisette

Source de l'article :
Les OGM à l’assaut de l’Ukraine ? Les lobbies s’activent... (Inf'OGM)

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: « Qui, après ceci, osera fermer la porte de l'Europe à l'Ukraine ? » (Petro Porochenko)   Mer 17 Sep - 11:08

« Qui, après ceci, osera fermer la porte de l'Europe à l'Ukraine ? »
(Petro Porochenko)


Le parlement européen a ratifié mardi (le 16 Septembre 2014)
l’accord d’association Ukraine-UE, qui inclut la création d’une zone de libre-échange,
a annoncé le parlement sur son site officiel.



~ EU-Ukraine Association Agreement – the complete texts (European Union) ~

535 députés ont voté pour, 127 contre et 35 se sont abstenus lors du vote sur l’accord qui prévoit une association politique étroite, une intégration économique entre l’UE et l’Ukraine ainsi qu’un libre accès au marché pour les deux parties. « La ratification de l’accord permettra d’institutionnaliser le choix européen de l’Ukraine et unira l’avenir de l’UE et du pays », a déclaré le rapporteur Jacek Saryusz-Wolski avant le vote. La Rada suprême (parlement ukrainien) a aussi ratifié mardi l’accord d’association avec l’UE. Selon le site du parlement européen, le président ukrainien Piotr Porochenko a déclaré avant le vote à Kiev : « Les Ukrainiens ont inversé le train express qui va vers l’est, et j’espère que le vote d’aujourd’hui confirmera également cette tendance. Nos ratifications synchronisées de l’accord seront synonymes de fête, non seulement pour l’Ukraine mais également pour l’Europe, car sans l’Ukraine, il n’y a pas d’Europe unifiée. »


Source Infographie : ~ Association Ukraine-UE: avantages et inconvénients (Ria Novosti) ~

Aux termes de l’accord, les produits ukrainiens auront un accès autonome et privilégié au marché européen à partir du 1er novembre 2014. Toutefois, Kiev et Bruxelles ont remis au 31 décembre 2015 la mise en place de la zone de libre-échange suite à une rencontre ministérielle Russie-Ukraine-UE tenue le 12 septembre à Bruxelles. L’Ukraine a signé le 27 juin le dernier volet, économique, de son accord d’association avec l’UE qui prévoit la mise en place d’une zone de libre-échange avec l’UE. La Commission européenne a reconnu en juillet que l’application des normes de ce document pourrait comporter des risques économiques pour les relations entre la Russie et l’Ukraine. La Russie a pour sa part fait savoir qu’elle prendrait des mesures de protection si la Commission européenne refusait d’amender le texte de l’accord.


~ Le découpage de l'Ukraine est en marche (Bernard Guetta, Géopolitique sur France Inter) ~

Moscou compte passer fin décembre 2015 à l’application du principe de la nation la plus favorisée dans ses relations commerciales avec Kiev. Les avantages dont bénéficie actuellement l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) ne seront plus applicables.

Ria Novosti

Source de l'article :
Association Ukraine-UE: le parlement européen ratifie l'accord (Ria Novosti via Le Contrarien)

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: La rapide détérioration de l’économie ukrainienne...   Ven 8 Avr - 14:14

La rapide détérioration de l’économie ukrainienne...

Viktor Ianoukovytch fut écarté du pouvoir il y a deux ans et maintenant,
il apparaît que c’est un autre clan d’oligarques impitoyables qui s’est emparé de ce pouvoir...




Oriental Review a écrit:

(...) Il n’est donc pas étonnant de voir les Ukrainiens quitter en masse leur pays pour l’Europe, la plupart vers la Pologne (près de 400 000 ont franchi la frontière l’année dernière), tentant désespérément de trouver n’importe quel travail payé. Là-bas ils sont trompés, arnaqués et cyniquement exploités, mais ils préfèrent endurer un tel traitement plutôt qu’essayer de gagner à peine de quoi mener une misérable vie chez eux. La soudaine rupture des liens commerciaux entre la Russie et l’Ukraine, due aux mesures suicidaires que Kiev s’est imposées, a donné lieu à une baisse de 10,7% du PIB en 2014, et de 13,4% en 2015. Le commerce extérieur, import et export, s’est réduit d’un tiers. Les espérances naïves du gouvernement en place à Kiev, que les produits ukrainiens puissent pénétrer les marchés européens, ont été mises en lambeaux. (...)

~ L’Ukraine se transforme en Liberia (Oriental Review via Le Saker Francophone)(Mars 2016) ~

Les oligarques luttent les uns contre les autres, le Fonds monétaire international se retire du pays, les fonctionnaires instaurent des lois et des règlements qui sont tout de suite annulés et les entreprises européennes fuient le pays, harcelées financièrement et physiquement par le pouvoir qui se dit pro-européen. Il était clair, dès le début, que le pouvoir soutenu par les États-Unis et l’OTAN était condamné à l’échec. Le premier ministre Arseni Iatseniouk ne cachait pas que l’OTAN et la fondation de Viktor Pintchouk étaient ses partenaires, en publiant l’information sur son site Internet. Viktor Pintchouk est celui qui fait le lien entre les oligarques ukrainiens corrompus tenant le pouvoir et l’élite occidentale. En 2005, BBC l’a présenté comme le symbole de la kleptocratie ukrainienne :  La principale entreprise sidérurgique d’Ukraine est acquise par Mittal Steel pour 4,8 milliards de dollars (2,7 milliards de livres sterling) après l’annulation de la vente précédente pour cause de corruption. L’entreprise Kryvorijstal a été en premier lieu vendue à Viktor Pintchouk, beau-fils de l’ancien président Leonid Koutchma, pour 800 millions. C’est l’un des scandales qui a déclenché la révolution orange et la victoire de Viktor Iouchtchenko dans les élections présidentielles.


~ Condoleezza Rice: Malheureux en Ukraine? Allez voir le Libéria (Sputnik)(Mars 2016) ~

Directement après les changements survenus dans le gouvernement, les dirigeants européens se sont rendu compte que la situation en Ukraine était en train de dégénérer, ce qui a été confirmé par la publication de la conversation téléphonique confidentielle entre le ministre des affaires étrangères estonien Urmas Paet et la représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton. Les deux interlocuteurs étaient d’avis que les manifestants de Maïdan n’avaient pas confiance en les hommes politiques formant la nouvelle coalition. Ces derniers étaient conscients que, malgré les communiqués officiels de Bruxelles, l’Europe n’avait pas de solution pour l’Ukraine et qu’elle ne faisait pas confiance aux nouveaux dirigeants. L’oligarque Petro Porochenko devient le cinquième président de l’Ukraine. Comme ses prédécesseurs, avant de prendre le pouvoir, il a accumulé une énorme fortune personnelle en associant politique et business au nom de la société ukrainienne. Sa carrière a débuté quand le tristement célèbre Leonid Koutchma était président, il a également été ministre dans le gouvernement du président Viktor Ianoukovitch. Nous pouvons difficilement imaginer une biographie plus compliquée d’un président qui veut se réformer et éradiquer la corruption.


~ Ukraine, Appel intercepté Catherine Ashton/Urmas Paet (26/02/14)(Chaîne YT de Véro Rehearsais)(Mars 2014) ~


~ Victor Pinchuk gave up to $5 million to Bill Clinton's foundation (Kyiv Post)(Décembre 2008) ~

Manlio Dinucci a écrit:

(...) La fortune de Pintchouk commence quand en 2002 il épouse Olena, fille de Leonid Kuchma, second président de l’Ukraine (1994-2005). En 2004 l’illustre beau-père privatise le plus grand complexe sidérurgique ukrainien, celui de Kryvorizhstal, en le vendant à la société Interpipe, dont son gendre est co-propriétaire, pour 800 millions de dollars, un sixième environ de sa valeur réelle. Interpipe monopolise ainsi la fabrication des canalisations en acier. En 2007 Pinchuk constitue l’EastOne Group, société de consultance pour investissements internationaux, qui fournit aux multinationales tous les outils pour pénétrer dans les économies de l’Est. Il devient en même temps propriétaire de quatre chaînes de télévision et d’un tabloïd populaire (Faits et commentaires) avec une diffusion de plus d’un million d’exemplaires. Sans négliger cependant les œuvres de bienfaisance : il crée la Viktor Pintchouk Foundation, considérée comme la plus grande « fondation philanthropique » ukrainienne. C’est à travers cette fondation que Pintchouk se lie avec les Clinton, en soutenant la Clinton Global Initiative établie par Bill et Hillary en 2005, dont la mission est de « réunir les leaders mondiaux pour créer des solutions innovatrices aux défis mondiaux les plus urgents ». (...)

~ La Clinton-Pintchouk Connection (Réseau Voltaire)(Février 2014) ~

En 2014, Brian Bonner, le rédacteur en chef de Kyiv Post, a écrit : « La demande d’une enquête dans l’affaire Leonid Koutchma concernant le meurtre d’un journaliste constitue un test décisif pour Petro Porochenko pour savoir s’il place l’intérêt du pays avant ses propres intérêts ». La demande de « faire tomber » son ancien camarade, l’ancien président et le beau-père du puissant Viktor Pintchouk, est un appel dramatique du rédacteur en chef ayant pour but de montrer de quel côté est le président ukrainien. La réponse de Porochenko a été rapide : il a accordé à Koutchma le plus important rôle dans la délégation envoyée aux pourparlers de Minsk. Seulement après quelques mois de collaboration avec les nouveaux dirigeants, la journaliste d’investigation Tetiana Tchornovol démissionne du poste de responsable du comité national anti-corruption en déclarant que cela était « une perte de temps » car la volonté politique de lutter ouvertement contre la corruption n’existait pas. Les deux années suivantes, les rumeurs d’une corruption persistante continuaient. Pour Porochenko et ses amis oligarques, ce n’est pas Poutine ni les séparatistes de l’est qui constituent une menace, mais la milice pro-ukrainienne intégrée dans l’armée ukrainienne uniquement sur papier. Cette milice considère les oligarques soutenus par l’Occident comme la deuxième plus importante menace pour les Ukrainiens. Et nous croyons que les oligarques sont la cause principale de la corruption qui règne. Tandis que les élites de Bruxelles tentent de présenter la prise du pouvoir de 2014 en Ukraine et l’accord d’association signé ultérieurement comme une aide dans la lutte contre la corruption au niveau politique, le gouvernement hollandais, dans son appel aux citoyens, a déclaré : « La coopération donne à l’Ukraine une chance pour un meilleur avenir. L’État ukrainien veut devenir une vraie démocratie, sans corruption, avec une société riche ». L’accord d’association avec l’Union constitue une base pour les réformes dans le pays. Cela est peut-être l’objectif de plusieurs hommes politiques européens naïfs mais ce n’est pas le but des élites ukrainiennes qui, sous la présidence de Porochenko, renforcent leurs pouvoirs. L’entreprise Swissport, société numéro un de l’assistance au sol et ses investisseurs français l’ont appris à leurs dépens. En 2012, « The Load Star », site britannique spécialisé en logistique, a publié l’information suivante : « Swissport, l’entreprise suisse d’assistance au sol, peut perdre en Ukraine 8 millions de dollars de ses propres fonds » ; les autres investisseurs étrangers vont éviter le pays, car l’entreprise a été forcée à abandonner la majorité de ses parts dans Swissport Ukraine.

Suite à une attaque contre l’entreprise, ce qui est de plus en plus fréquent dans le pays, l’Ukraine International Airlines (UIA) qui possède trente pour cent des parts de Swissport Ukraine, a affirmé que l’entreprise Swissport International (SPI) viole les droits de la minorité, ce qui a été désigné comme étant « une accusation sans fondement ». Lors des procédures judiciaires, les juges ont été remplacés deux fois au dernier moment, avant les auditions. Quand Viktor Ianoukovitch était en fonction, Ihor Kolomoïsky (l’allié de Porochenko) a tenté de priver l’entreprise Swissport de ses actifs. Il a forcé la société à vendre des parts d’une valeur de plusieurs millions pour 400,000 dollars, en utilisant à ces fins une administration ukrainienne et une justice corrompues. Il est difficile d’en vouloir à l’entreprise de croire que le problème a été enfin résolu en 2014. Les diplomates européens et américains présentaient le nouveau gouvernement à Kiev comme un outil efficace de lutte contre la corruption encore sévissant après leurs prédécesseurs. En 2014, il semblait que la société Swissport était en passe de gagner contre l’injustice. Mais cette même année, la Cour suprême ukrainienne a statué que l’entreprise devait vendre à Ihor Kolomoïsky des parts valant plusieurs millions pour 400,000 dollars. La société a indiqué qu’elle n’a jamais reçu cette somme de la part Kolomoïsky. Ihor Kolomoïsky a été nommé gouverneur de Dnipropetrovsk. La protection du président dont jouissait Kolomoïsky s’est manifestée quand il est devenu évident qu’il ne sera pas poursuivi en justice pour l’affaire de l’attaque armée sur l’entreprise pétrolière UkrTransNafta. Pour ne pas embarrasser le président, Kolomoïsky a présenté sa démission au président. Ihor Kolomoïsky est le fondateur du Parlement Juif Européen ayant son siège à Bruxelles, grâce auquel il y étend son influence. C’est un signe de mauvais augure indiquant que la corruption politique ukrainienne inonde l’Union européenne. L’attaque menée contre Swissport et son éviction d’Ukraine a laissé perplexes ceux qui voulaient maintenir l’illusion que l’Ukraine est sur la voie d’une réelle démocratisation et de l’éradication de la corruption.



F. William Engdahl a écrit:

(...) Dans le plus long de ces mémos, daté du 12 mars 2015, et classé confidentiel, Soros aligne toute une liste détaillée d’actions à entreprendre par le régime de Kiev. Intitulé "A short and medium-term comprehensive strategy for the new Ukraine", le mémo appelle à « restaurer les capacités de combat de l’Ukraine sans violer les accords de Minsk ». Pour y arriver, Soros note allégrement que « Le général Wesley Clark, le général polonais Skrzypczak et quelques spécialistes de l’Atlantic Council vont conseiller le président Porochenko sur la manière de restaurer les capacités de combat de l’Ukraine sans violer les accords de Minsk ». Soros propose aussi de fournir des armes létales à l’Ukraine et d’entraîner en secret l’armée ukrainienne en Roumanie pour éviter une présence directe de l’Otan en Ukraine. (...)

~ Georges Soros génial ! La corruption dans tous ses états, du grand art (NEO via LSF)(Juin 2015) ~

La démission d’Aivaras Abromavičius, ministre de l’économie dans le gouvernement d’Arseni Iatseniouk et l’un des principaux alliés des États-Unis, après les informations publiées dans The Kyiv Post et après l’éviction de Swissport d’Ukraine, n’est donc pas une surprise. La démission d’Abromavičius a été suivie de celle du vice-procureur général qui a évoqué la cause d’une corruption généralisée. Le 15 février, le vice-procureur général Vitali Kasko a écrit dans sa lettre de démission " Ma décision découle du fait que les dirigeants actuels du parquet l’ont transformé en un endroit où la corruption règne et est dissimulée. Toute tentative de changer l’état des choses dans le parquet est tout de suite réduite à néant. Ici, c’est l’illégalité qui est appliquée et non la loi ". Le jour suivant, c’est Viktor Chokine qui a dû démissionner, qui selon les spécialistes du domaine politique est un proche du président Porochenko. Viktor Chokine a accepté de démissionner, quand le président Porochenko le lui a demandé ; les dirigeants occidentaux et les hommes politiques ukrainiens pro-réformes le réclamaient depuis longtemps. Maintenant, l’Ukraine se trouve dans une impasse, entre les deux plus puissants hommes politiques : Arseni Iatseniouk n’a pas écouté l’appel du président à la démission et a réussi à échapper au vote de défiance au parlement.

Le chaos régnant actuellement à Kiev ne facilite pas au Fonds monétaire international le financement en Ukraine. Le directeur brésilien du Fonds a appelé déjà en 2014 à ne pas modifier les règles pour l’Ukraine. Auparavant, l’Ukraine n’a pas répondu aux exigences du Fonds à deux reprises. A Kiev, nous pouvons aujourd’hui ressentir une sorte d’inquiétude et pour cette raison les dirigeants ukrainiens commencent à arrêter des règlements contradictoires. L’interdiction de change de monnaie imposée par le directeur de la banque centrale a été immédiatement annulée par le premier ministre Iatseniouk. La situation de la société se détériore rapidement à cause de la dévaluation de la monnaie ukrainienne et l’augmentation du taux des rendements des obligations. Les entreprises commencent à comprendre que les investissements directs peuvent disparaître d’un jour à l’autre, si elles sont attaquées et forcer à quitter le pays. Les manifestants occupent les hôtels à Kiev et retournent sur la place Maïdan pour exiger la démission de ceux qui se sont emparés du pouvoir grâce à l’aide des États-Unis et de l’Europe. Iatseniouk devient un poids pour ses partenaires de l’OTAN.

La prise du pouvoir par la milice nationale n’est qu’une question de temps et cela entraînera la désintégration du pays. Porochenko peut encore retarder le verdict définitif de la société en alimentant la guerre à l’est du pays, mais finalement lui aussi devra vivre ce moment fatidique.

Gefira

Source de l'article : La chute de l’Ukraine est inévitable (Newropean Magazine)(Mars 2016)

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le pillage de l’Ukraine a commencé...   

Revenir en haut Aller en bas
 

Le pillage de l’Ukraine a commencé...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Libéralisation du régime des visas européens pour l'Ukraine
» Mariage en Ukraine
» Accord d'association entre l'UE et l'Ukraine
» L'invasion Russe en Ukraine
» Régime sans visa avec l'Ukraine

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Follow Your Intuition :: Economie Mondiale :: La Zone Euro-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet