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 Le Démantèlement des Centrales Nucléaires est-il réalisable?

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MessageSujet: Le Démantèlement des Centrales Nucléaires est-il réalisable?   Dim 8 Sep - 10:37

Le Démantèlement des Centrales Nucléaires est-il réalisable?

Le nucléaire devrait fournir des sujets aux documentaristes pendant au minimum quelques centaines d'années. Car le problème essentiel de l'énergie nucléaire est celui-ci : quoi qu'il arrive, ses conséquences sur les sociétés humaines seront très durables, en raison de la radioactivité qu'elle génère.



De nouvelles enquêtes télévisées apportent des lumières originales sur un sujet qu'on pourrait croire rebattu. C'est le cas de ce film très intéressant réalisé par Bernard Nicolas, qui s'intéresse au sort des réacteurs nucléaires parvenus en fin de durée de fonctionnement. Ils sont près de quinze chaque année dans le monde. Le problème, comme le montre de manière très pédagogique le film avec des reportages en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, est que l'industrie ne maîtrise pas cette technique difficile.

Pourquoi si difficile ? Parce que, après trente à quarante ans de production d'électricité par la fission de l'atome, tous les matériels intégrés dans le réacteur sont irradiés à un degré plus ou moins important. La technique de démontage s'avère très délicate si l'on veut éviter la contamination des travailleurs. De même, il faut ensuite enfermer très soigneusement les différents matériaux et liquides radioactifs pour éviter qu'ils contaminent l'environnement.

De surcroît, le démantèlement crée un problème de stockage des pièces de la centrale devenues déchets radioactifs. Le plus souvent, elles seront stockées aux abords mêmes de la centrale. Pour combien de temps ? "Au moins vingt ans, précise Jay Hyland, directeur de la sécurité nucléaire de l'Etat du Maine, aux Etats-Unis, probablement trente-cinq à quarante ans, ou peut-être même cent ans... Je ne sais pas."

L'espoir des nucléaristes serait de les enfouir sous terre. Mais là non plus, rien n'est vraiment maîtrisé. Dans la mine de sel d'Asse, en Allemagne, on a commencé il y a quarante ans à enfouir des déchets nucléaires. En 2004, la montagne de granit voisine a commencé à bouger et le site d'enfouissement à se fissurer. Et il faut y injecter du béton en permanence. On prépare un autre site dans une mine de fer à Konrad.
"Dans le pire des scénarios, assure Anja Schulte-Lutz, de l'Office fédéral contre les radiations,
il n'y aura pas de fuite avant 300 000 ans."




Mais, observe l'écologiste Udo Dettmann, "on nous a dit il y a quarante ans qu'Asse était sûr, et l'on s'est trompé. On n'est pas certain que, dans quarante ans, on ne nous dira pas de nouveau qu'on s'était trompé." Le film rappelle enfin que le démantèlement des centrales a un coût, qui pourrait atteindre des centaines de milliards d'euros. L'électricité nucléaire se payera longtemps après qu'elle se sera éteinte...
Centrales nucléaires, démantèlement impossible ?



Voici quarante ans, les concepteurs des centrales nucléaires n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, les réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires. De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

Publiée le 24 mai 2013 par TheNature2525

Si d'aventure, la vidéo venait à être bloquée : Voici un lien fonctionnel...

Sources de l'article :
Centrales nucléaires : démantèlement impossible ? (Le Monde Télévision)
Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? (Arté)

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MessageSujet: Que faire des déchets nucléaires : le Cauchemar...   Dim 8 Sep - 11:03

Que faire des déchets nucléaires : le Cauchemar...

La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique
à travers son point faible : les déchets radioactifs. Une vérité qui dérange.




En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ». Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?

Entre les pro et les anti-nucléaires, le débat fait rage. Faut-il oui ou non relancer cette énergie que la plupart des pays européens avaient déjà décidé d’abandonner ? Au cœur des débats, la crainte des déchets nucléaires, partagée par tous. Car les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Pourtant, les quelques pays européens qui ont ouvert le débat sur la contamination des déchets (radioactifs pendant des milliers d’années), ont décidé de sortir progressivement du nucléaire. C’est le cas de l’Autriche, de la Suède, de la Belgique ou de l’Allemagne.

Mais que connaissons-nous exactement ?
Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ?
Pourquoi ce déficit démocratique sur une question politique et environnementale majeure ?


Nous partons en quête de « la vérité sur les déchets » en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie…


Les scientifiques de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) nous accompagnent sur les sites nucléaires. À l’aide des mesures et des prélèvements qu’ils effectuent sur le terrain, d’analyses et de rencontres avec des travailleurs du nucléaire et des opposants, nous tentons de répondre aux questions que tout le monde se pose.

- Les déchets sont-ils dangereux ?
- Comment sont-ils gérés depuis l’origine du nucléaire ?
- Existe-t-il une solution pour les déchets ?


Nous allons également à la rencontre des responsables politiques (Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, Robert Alvarez, ancien conseiller énergétique de l’administration Clinton) et industriels (Areva, EDF) pour tenter de résoudre d’autres interrogations.

- Les populations sont-elles informées des dangers des déchets ?
- Le nucléaire peut-il être démocratique ?
- Qui détient réellement le pouvoir ?
- Quels sont les vrais enjeux politiques et industriels ?
- Les déchets menacent-ils l’avenir du nucléaire ?


En partant à la quête de « la vérité sur les déchets », nous abordons le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Ce film a l’ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité.


Déchets : le cauchemar du nucleaire


Publiée le 24 mai 2013 par TheNature2525

Si d'aventure, la vidéo venait à être bloquée : Voici un lien Fonctionnel...

Source de l'article : Déchets, le cauchemar du nucléaire

Pour aller plus loin : Le Dossier Arté sur le sujet

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MessageSujet: Et si le thorium devenait la solution?...   Dim 22 Sep - 13:30

Et si le thorium devenait la solution?...

L'uranium ? C'est has been. Plus abondant, moins producteur de déchets,
le thorium est parfois présenté comme le nucléaire vert du futur.
Mais est-ce vraiment le cas ? Et surtout à quelle échéance ?




Pour produire de l’électricité à partir d’une réaction nucléaire, les chercheurs n’ont pas besoin de se casser la tête. Ils utilisent essentiellement de l’uranium 235, seule matière naturellement fissile, susceptible de subir une fission et donc de dégager de l’énergie, à l’état naturel. Disponible oui, mais c’est peanuts. « La matière manque, alors fabriquons là ! », ont imaginé les chercheurs. Coup de bol, ils avaient sous la main d’autres options, non fissiles mais « fertiles » : l’uranium 238 (l’uranium le plus fréquent dans la nature utilisé notamment dans les surgénérateurs) et le thorium 232.

Prenons le second, qui nous intéresse. Placé dans un réacteur, celui-ci est capable d’absorber un neutron et de produire de l’uranium 233, qui est, lui, fissile. Réinjecté dans le réacteur, ce dernier rencontrera un neutron, produisant au passage d’autres neutrons qui, à leur tour, causeront de nouvelles fissions. C’est la réaction en chaîne, productrice d’énergie. Mais attention, ne crions pas trop vite victoire : un réacteur alimenté au thorium ne pourra pas se passer d’uranium 235 ou de plutonium pour donner le signal du départ. Il faut une matière fissile disponible pour lancer la première réaction et obtenir des neutrons. «Car il faut avoir une source intense de neutrons pour bombarder le thorium (et créer une fission, ndlr)», souligne Monique Sené, physicienne et co-fondatrice du Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire.

~ Energie / Une alternative au nucléaire: la filière du thorium ~

Le thorium, on en a plein la besace

Le hic avec le nucléaire d’aujourd’hui, c’est que les ressources d’uranium ne sont pas infinies. Pis, «si l’on développait le nucléaire de façon intensive, en multipliant notre consommation par un facteur 10 d’ici à 2050, on pourrait arriver à la limite de la ressource d’ici la fin du siècle», souligne Daniel Heuer, directeur de recherche au laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. Le thorium, lui, est environ trois fois plus abondant que l’uranium. Mieux, « pas besoin d’aller construire des mines, le thorium est déjà sur nos étagères. C’est un sous-produit des terres rares. Rhodia (un des principaux groupes de l’industrie chimique française, ndlr) en a 8 000 tonnes en stock environ. Et sachant que la Chine a le monopole des terres rares, vous pouvez imaginer les quantités qu’elle a accumulées. »
Un cycle régénérateur

Lorsqu’une réaction au thorium est lancée, elle s’alimente toute seule ou presque. Tentons d’expliquer. Lors de sa fission, l’uranium 233 produit en moyenne 2,5 neutrons. Or, « un neutron est nécessaire pour maintenir la réaction en chaîne, un peu plus d’un autre pour régénérer la matière fissile », souligne Daniel Heuer. En clair, avec le thorium, on obtient un cycle regénérateur, c’est-à-dire que la quantité de matière fissile produite est aussi importante que celle consommée par le réacteur. Le réacteur est donc moins gourmand en matière fissile au départ, on a un combustible presque inépuisable. Résultat : on boulote moins de ressources.

~ L'atome vert ; le thorium, un nucléaire pour le développement durable ~

Le problème des déchets résolu ?

Il y a plusieurs types de déchets issus d’une fission nucléaire. Parmi les produits de fission, les cendres qui subsistent après la fission, certains sont très radioactifs mais ont une durée de vie moyenne de quelques centaines d’année, une durée « humainement gérable par l’homme », selon Daniel Heuer. D’autres ont une durée de vie longue (des millions d’années) mais sont peu radioactifs donc « plus faciles à gérer dans des zones de stockage ». Quoi qu’il arrive, ces produits de fission sont inévitables : « On ne peut jamais se débarrasser de ces noyaux-là. On peut éventuellement améliorer le rendement thermodynamique et les réduire de 30% mais c’est tout », explique Daniel Heuer. Reste l’épine dans le pied des industriels : le plutonium et les actinides mineurs (américium, curium, neptunium…). Ceux-là sont le résultat de fissions manquées. Or « il faut quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’années pour que leur radiotoxicité commence à décroître », poursuit le scientifique. Pis, très actifs, donc très chauds, ils obligent les ingénieurs à concevoir des sites de stockage cinq à dix fois plus grands que pour les autres déchets. Il faut en effet étaler ces stocks d’actinides pour conserver le site à une température limitée à 95°C.

Mais le thorium a un avantage de taille : il laisse, dans son sillage, beaucoup moins d’actinides. « Il s’ensuit que la radiotoxicité des déchets est au moins dix à cent fois plus faible avec ce cycle qu’avec les cycles actuels recyclant le plutonium », abondait Jean-Paul Schapira, directeur de recherche au CNRS, dans un article paru dans les cahiers de Global Chance en 1999 (voir chapitre : « Existe-t-il de nouvelles options pour le nucléaire du futur ? »). Mieux, « le dégagement thermique (de ces produits, ndlr) est également réduit », poursuit le chercheur dans cet article. Il est donc plus aisé de les stocker. Tant que certains industriels n’hésitent pas à qualifier cette voie « d’énergie nucléaire verte ».

Dans le meilleur des mondes, rêvent les chercheurs, on pourrait même réenfourner les actinides déjà produits par le passé et qui nous encombrent dans le cœur d’un réacteur au thorium et s’en débarrasser. « A condition d’y avoir accès, tempère Daniel Heuer. La plupart des actinides sont mélangés avec les produits de fission dans du verre. Ces verres sont conçus pour être inaltérable, il serait donc très difficile, voire impossible, d’en réextraire les actinides. Aux Etats-Unis en revanche, vu qu’ils n’ont jamais retraité le moindre combustible, ça serait sans doute possible. »

~ Thorium: An energy solution - THORIUM REMIX 2011 ~
Mise en ligne le 4 oct. 2011 par gordonmcdowell

Une manipulation et un retraitement difficile

Problème cependant : « L’uranium 233 est toujours accompagné d’uranium 232 qui est un émetteur de rayonnements gamma-violents. Ce n’est pas si facile de créer des usines de traitement de combustibles d’uranium 232 », souligne Monique Sené. Jean-Paul Shapira poursuivait, lui, dans son article : « La fabrication de combustibles à base de U-233 ne peut donc s’envisager qu’en cellules blindées, contrairement à celui du Mox actuel qui se fait en boite à gants, ce qui est techniquement possible mais entraîne un surcoût. »


Une meilleure sûreté ?

Le problème avec la réinjection des actinides produits dans le passé, c’est qu’ils rendent les réacteurs instables. Aussi les chercheurs imaginent-ils d’autres types de réacteurs, à sels fondus notamment. Conçus aux Etats-Unis dans les années 1960, ces réacteurs sont étudiés aujourd’hui par le laboratoire de Daniel Heuer, à Grenoble, qui planche sur une version moderne. Leur avantage ? « On peut récupérer tous les actinides, y compris ceux qui ont été produits depuis longtemps », souligne Daniel Heuer. Et la sûreté est meilleure : « Notre objectif c’est que dans un accident de type Fukushima, dans lequel tout le monde s’enfuirait, rien ne se passe. A Fukushima, les combustibles solides sont restés à l’intérieur du réacteur, il a fallu les refroidir sur place. Dans le cas d’un combustible liquide (comme le sel fondu, ndlr), quand la température monte, une vanne s’ouvre et le liquide va dans des réservoirs conçus uniquement pour le recueillir et le refroidir passivement », souligne Daniel Heuer.
Et demain ?

La Chine a décidé de construire un réacteur à sels fondus mais dans sa version initiale imaginée dans les années 1960. « Ils veulent d’abord refaire ce qui a été fait avant. C’est une démarche saine à mon sens. Ils réapprennent », souligne Daniel Heuer. La France elle, « on ne peut imaginer un nouveau type de réacteur avant au moins trente ans ». Seule exception, le projet de réacteur Astrid, mais qui fonctionnera avec un combustible solide et un cycle uranium-plutonim. « On est encore à l’état d’étude. Nos arrières petits-enfants le verront peut-être. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de recherche mais il faut aussi faire feu de tout bois, prévoir un mix énergétique avec en première ligne les économies d’énergie, les utilisations rationnelles de chauffage. On doit avant tout mener une réflexion sur la meilleure utilisation possible de chaque source d’énergie », souligne Monique Sené. « A chaque fois que quelque chose paraît nouveau. On pense qu’on va être sauvé avec ça. Mais le thorium n’est pas quelque chose de miraculeux par rapport aux autres technologies existantes. C’est une option à étudier parmi d’autres », tempère aussi Daniel Heuer.
Source de l'article : Thorium : le nucléaire vert existe-t-il ?

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MessageSujet: Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds?   Sam 21 Déc - 11:49

Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds?

Creusé dans la glaise meusienne, près de Bure,
le laboratoire de recherche de l'ANDRA est le prélude du futur site
de stockage de déchets radioactifs à vie longue
qui accueillera ses premiers «colis» à partir de 2025.




Cigéo , le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, est censé assurer la réversibilité du stockage. C’est-à-dire la possibilité de retirer les déchets dans l’avenir. L’Andra présente cet aspect comme acquis, mais à l’examen, cette réversibilité parait très douteuse. Par réversibilité, il faut entendre la capacité à revenir sur des décisions prises lors de la mise en œuvre progressive d’un système de stockage, afin éventuellement d’adapter tout ou partie de ce système. La récupérabilité, qui est un aspect de la réversibilité, désigne la capacité de récupérer des colis de déchets déposés en profondeur.

C’est en effet l’un des points critiques du projet. On sait que cette notion de réversibilité à été introduite dans la loi de 2006 sous la pression de l’opinion publique qui s’était fortement exprimée au cours du débat « déchets et matières nucléaires » de 2005 pour un entreposage pérenne en lieu et place d’un stockage définitif. Le Parlement a donc demandé à l’Andra en 2006 que le stockage soit réversible pendant au moins 100 ans. Les conditions de cette réversibilité devraient être fixées par une nouvelle loi qui serait votée avant l’autorisation de création de Cigéo. Du point de vue technique, elles consistent principalement à prévoir des engins de manutention capables de sortir aussi bien que d’introduire des colis dans les galeries et à prévoir une géométrie adéquate des galeries et des alvéoles.

Par contre l’Andra indique que, « s’il était décidé de retirer un grand nombre de colis du stockage, des installations spécifiques seraient alors à construire en surface pour les gérer (pour leur entreposage, leur réexpédition, leur traitement...) ». L’Andra indique d’autre part que Cigéo est conçu pour pouvoir faire évoluer l’architecture de l’installation souterraine au cours de l’exploitation et accueillir de nouveaux types de déchets. Elle indique enfin que « la fermeture du stockage sera réalisée de manière progressive, depuis la fermeture des alvéoles jusqu’au scellement des puits et des descenderies » sans pour autant que soit précisé le calendrier de fermeture de ces alvéoles.
(...)


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Source et suite de l'article : Déchets nucléaires stockés à Bure ? Une faille majeure dans le projet

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