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 Comment la Fed déstabilise l'économie des pays émergents

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Golden Awaken
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MessageSujet: Comment la Fed déstabilise l'économie des pays émergents   Sam 31 Aoû - 10:04

Comment la Fed déstabilise l'économie des pays émergents

En annonçant la réduction prochaine de ses injections de dollars,
la banque centrale a déclenché un vaste mouvement de réallocation d'actifs sur les marchés.




Décidément, le renversement anticipé de la politique monétaire américaine depuis l'intervention de son président, Ben Bernanke, devant le Congrès le 22 mai, n'en finit plus de tourner la tête des investisseurs. Malgré les précautions dont s'entoure la banque centrale, les investisseurs craignent de plus en plus un ralentissement du programme massif de rachats de dette publique mis en place par l'institution pour contrer les effets de la crise, à cause de l'amélioration de la conjoncture outre-Atlantique.

Logiquement, les taux sur les obligations américaines remontent. Un mouvement spectaculaire : en un mois, ils ont bondi de 0,34 point sur la dette à 10 ans, pour atteindre 2,82 %. Les dettes européennes n'échappent pas à ce mouvement. Rien que la semaine dernière, l'Allemagne a vu les taux sur sa dette à 10 ans remonter de 1,70 % à 1,88 %. Même tendance pour la France dont les taux sont remontés aux alentours de 2,40 %.

Mais les conséquence d'un arrêt progressif de la politique monétaire de la Fed, que beaucoup redoutent de voir débuter dès septembre, sont bien plus vastes. Les pays émergents observent, impuissants, la baisse de leurs indices boursiers, de leur monnaie, et voient le coût de financement de leur dette augmenter.
Intégrale Bourse a écrit:

Béchade & Ceaux-Dutheil : Les émergents au coeur des préoccupations dans Intégrale Bourse


Publiée le 30 août 2013 par BFMbusiness


Depuis trois mois, l'indice MSCI des marchés émergents a perdu quelque 9 % de sa valeur. Selon les dernières statistiques collectées par Morgan Stanley citées par l'Agefi, 760 millions de dollars ont ainsi fui les fonds investis en actifs émergents rien que pendant la semaine du 14 août, dont 590 millions pour les fonds asiatiques (actions et dette confondues), après deux semaines de repli. Un mouvement clairement corrélé à la politique américaine : "Le mouvement a commencé en mai quand les préoccupations à propos de la politique monétaire de la Fed sont apparues. Cela s'est accéléré avec la poursuite de la hausse des taux américains et le renouveau récent des craintes sur le renversement de la politique monétaire", énumère Maarten-Jan Bakkum, stratégiste actions des émergents chez ING Investment Management.


La roupie dégringole

Tout juste habitué à l'idée d'avoir à se sevrer d'une liquidité surabondante, les investisseurs réalisent soudainement que la croissance de ces économies, dont les fameux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), pourrait ne pas être aussi importante que par le passé. "L'écart de croissance entre les pays émergents et les pays développés s'est réduit rapidement. Dans nos prévisions, nous tablons sur un écart de croissance de moins de 3 points alors qu'il était de 7 points il y a deux ans", rappelle Maarten-Jan Bakkum. "Entre 2002 et 2011, on a connu une période exceptionnelle pendant laquelle la demande chinoise était très forte et la politique monétaire américaine chaque année plus accommodante. Maintenant, les investisseurs se rendent compte que la croissance chinoise ne pourra pas continuer au même rythme, pas plus que la liquidité mondiale ne pourra être aussi abondante. Vous ne pouvez pas espérer que des pays comme l'Indonésie ou la Turquie aient indéfiniment des taux de croissance à deux chiffres." Dans un tel contexte, pourquoi aller prendre des risques dans les émergents ?

En Russie, par exemple, la croissance 2013 pourrait être limitée à 2 % avec un excédent commercial en diminution (malgré les ressources énergétiques) et une inflation toujours vigoureuse. Le rouble est au plus bas depuis quatre ans face à un panier eurodollar utilisé par la banque centrale. La situation est tout aussi inquiétante en Inde. Confrontée à une balance extérieure dans le rouge (c'est-à-dire que le pays consomme plus qu'il ne produit),  Conséquence, la Bourse chute, tout comme la roupie. Le mouvement est d'autant plus violent que la banque centrale a essayé la semaine dernière d'y mettre un terme en interdisant aux particuliers d'acheter un appartement à l'étranger ou de sortir du pays plus de l'équivalent de 56 000 euros contre 150 000 auparavant, tout en divisant par quatre le montant que les entreprises indiennes ont le droit d'investir hors du pays ! Autant New Delhi doit faire face à la fuite des capitaux étrangers. Mesures contreproductives qui ont effrayé entreprises étrangères et fonds d'investissement, accentuant la chute de la roupie. Au point que l'hypothèse d'un appel à l'aide du FMI n'est plus tabou, à cause de la diminution de ses réserves en dollars. Conséquence, de nombreuses banques centrales sont obligées, ou doivent envisager, d'augmenter leurs taux d'intérêt pour attirer les capitaux. Avec le risque d'étouffer un peu plus l'activité économique.
"Au début de la correction"

"Je pense que la correction n'est pas terminée, notamment sur certaines devises, mais je ne crois pas vraiment à une crise du crédit ou à un effondrement du système financier comme à la fin des années 90", nuance toutefois Maarten-Jan Bakkum. "Mais je crois que les investisseurs sont toujours trop optimistes sur la croissance des pays émergents. Ils ont aussi sous-estimé à quel point les monnaies émergentes étaient surévaluées. On en est même seulement au début de la correction."

Françoise Lemoine a écrit:

Des voix s'élèvent pour dénoncer l'hyper-compétitivité des exportations chinoises, et l'attribuent à la sous-évaluation du yuan, qui permet à la Chine de pratiquer des prix très bas.
(...)

Les excédents croissants sur les Etats-Unis et l'Europe s'accompagnent en effet d'un déficit croissant avec les pays d'Asie qui alimentent les industries exportatrices.

Les autorités chinoises ne veulent pas abandonner la parité stable qui leur a si bien réussi depuis près de dix ans. De plus, elles veulent éviter qu'un ajustement du taux de change vienne donner raison à l'afflux de capitaux spéculatifs qui, depuis le début de l'année, témoigne des anticipations de réévaluation. La crise de 1997-1998 est encore dans toutes les mémoires


Faut-il réévaluer le yuan ?


Source de l'article : Comment la Fed déstabilise les pays émergents

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MessageSujet: L'effet papillon qui affecte les monnaies des économies émergentes   Mar 28 Jan - 15:49

L'effet papillon qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière
et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations.



~ La chute généralisée des devises émergentes ne connaît pas de répit ~

Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%. Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise. Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.
✔ Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

✔ La Turquie, l’Afrique du Sud, le Pérou, le Chili, l'Indonésie et la Thaïlande font partie du groupe de pays qui ont vécu au-dessus de leurs moyens, grâce à l'afflux massif de capitaux et les prêts accordés par les investisseurs qui recherchaient des gains en dehors des économies occidentales. Ces pays sont les plus vulnérables au changement de la politique monétaire américaine.(cf : article précédent)

~ Dossiers » Crise immobilière » Les pays riches sont-ils en faillite ? ~

A lire également :
~ Le financement de l'économie mondiale (2012-2013)(pdf)(Lire le troisième point) ~
http://sesmassena.sharepoint.com/Documents/Fiche%20de%20synthèse%20-%20CHAP%2010%20-%20103%20-%20Le%20financement%20de%20l'économie%20mondiale%20(2012-2013).pdf

✔ La Hongrie, la Roumanie, la Croatie, sont des pays qui subissent encore le fardeau des excès liés à leur essor rapide récent : les suites de l’éclatement d’une bulle de crédit, impliquant un secteur bancaire fragile. Ces pays redoutent le retour d’une nouvelle période de stress financier au sein de la zone euro.

Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine ont un meilleur contrôle sur leur propre destin, mais ils font face à des problèmes structurels domestiques. Leur évolution dépend plus de la capacité de leurs gouvernants à entreprendre des réformes économiques, plutôt que d’évènements extérieurs.

✔ Cependant, la Corée du Sud, les Philippines et le Mexique, par exemple, font partie des pays avec des perspectives optimistes. La Corée du Sud a conclu de nombreux accords commerciaux signés ces derniers mois ; le Mexique a reçu plus de plus de sept milliards de dollars de promesses d'investissements étrangers lors du Forum économique mondial de Davos, signe de la confiance dans le pays après les réformes récentes mises en œuvre par le président Enrique Peña Nieto.

~ Avis de tempête (Charles Gave) ~ via Le Blog à Lupus

Enfin, certaines monnaies profitent de cette situation, notamment la livre britannique, le yen japonais, le dollar et l'euro. Bien que l'Europe génère toujours une croissance économique faible, et malgré la faiblesse des taux d’intérêt, l'euro semble être redevenu une monnaie refuge.
Audrey Duperron
Source de l'article :
Petit guide sur le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes via Les Moutons Enragés

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