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 La véracité, la rigueur et la sincérité sont les vertus de la vérité...

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Golden Awaken
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MessageSujet: La véracité, la rigueur et la sincérité sont les vertus de la vérité...   Mar 15 Déc - 16:03

La véracité, la rigueur et la sincérité sont les vertus de la vérité...

Ce n’est sans doute pas un hasard si le même mot « presse » désigne l’outil,
cette machine à imprimer inventée par Gutenberg, la mission que les siècles lui ont assignée,
informer les citoyens, permettre aux hommes de s’exprimer, de communiquer entre eux et,
enfin, un idéal, servir la démocratie, dont le destin est inséparablement lié au sien...




Eric Verhaeghe a écrit:

(...) Dans la pratique, grâce à l’absence de transparence politique, le pouvoir dispose d’une immense influence sur la presse. Les décideurs disposent en effet d’un pouvoir arbitraire sur la circulation de l’information. Grâce à cette pénurie, les organes de presse sont placés devant un éternel dilemme: soit ils veulent avoir accès à une information privilégiée et dans ce cas, ils doivent composer avec le pouvoir (et donc se montrer complaisants vis-à-vis de lui), soit ils veulent préserver leur liberté critique, ce qui les oblige à renoncer à l’information privilégiée “d’insiders” dont leurs concurrents disposent.

D’une certaine façon, l’opacité des décisions publiques permet de contrôler la presse en organisant un marché du “scoop” et du “confidentiel”. Les petits copains du pouvoir sont alimentés en tuyaux qui permettent de nourrir le chiffre des ventes par la production d’informations que le consommateur ne trouve pas ailleurs. Les autres n’ont pas accès à cette information et doivent s’en débrouiller. (...)


~ La presse subventionnée peut-elle être libre en France? (Entreprise Nouvelle)(Novembre 2015) ~

Les événements tragiques dont la France a été le théâtre, entre le 7 et le 9 janvier 2015, ont ouvert à nouveau le débat sur la liberté de la presse, cette forme canonique de la liberté d’expression. Quelles sont ses limites ? Qui doit les fixer ? En sanctionner le franchissement ? Peut-on tout dire ? Tout montrer ? Tout moquer, tout caricaturer ? Les foules rassemblées autour d’un même slogan, le 11 janvier, ont rétabli, aux yeux de tous, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, l’éminence, la prééminence devrait-on dire, de la liberté de la presse. La presse, à travers sa diversité, est l’acteur, le témoin et le chantre de la démocratie, en même temps que son symbole. La presse réalise l’idéal démocratique. Et la démocratie, en la protégeant, rend hommage à son incomparable vocation. « Pas de liberté sans liberté de la presse » : tel est le sens ultime des slogans « Je suis Charlie, nous sommes Charlie ». Comme eux, l’heureuse formule de l’association Reporters sans frontières désigne excellemment la primauté, ou la suréminence de la liberté de la presse, celle d’une liberté qui n’est pas comme les autres : cardinale ou « fondamentale », elle est en effet première, à la fois logiquement et chronologiquement. Non seulement elle a été conquise avant d’autres libertés, en Suède, en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis et en France ; mais elle apparaît, plus que jamais, comme la condition de possibilité des autres libertés, civiles ou politiques, personnelles ou publiques.

Cardinale en ce qu’elle permet seule l’expression des autres libertés, de toutes les autres libertés, la liberté de la presse n’en est pas moins semblable aux autres, en ceci que son exercice ne peut guère ne pas être subordonné à un idéal. Faute d’être ordonnée à une finalité, à l’instar de n’importe quelle liberté, la liberté de la presse patine ; comme la roue sur du verglas, elle n’accroche sur rien, elle n’avance pas plus qu’elle ne recule, comme les héros sartriens, prisonniers d’une liberté sans limites ni contraintes : pour se vouloir absolue, elle tourne à vide et finit par faire le vide autour d’elle. En l’occurrence, la liberté de la presse, cette liberté d’informer et son corollaire, le droit d’être informé, subordonne son exercice, pour n’être point vain, à un idéal de vérité, en réponse, n’en déplaise parfois à certains, à une attente informulée mais pressante d’objectivité de la part de ceux auxquels les journaux s’adressent. A travers la sélection qu’il opère entre les faits de l’actualité, la hiérarchie qu’il établit parmi eux, l’interprétation qu’il en donne, la prétention du journaliste à dévoiler la vérité n’est assurément pas infondée. Les récits que lui inspire l’actualité et qu’il nous livre ne sont pas, contrairement à ce que l’on voudrait parfois nous faire accroire, des constructions arbitraires, idéologiques, condamnées immanquablement à flatter ou à manipuler. Les faits sont bien réels, ils existent bien ; il est coupable de les dissimuler et ils doivent être rapportés dans leur véridicité et, autant que possible, avec véracité. Ils doivent être analysés et interprétés avec rigueur, soumis à l’épreuve d’une argumentation précise et serrée. Ils peuvent enfin donner lieu, le cas échéant, à un commentaire, à la lumière de convictions clairement affichées, avec sincérité par conséquent. La véracité, la rigueur et la sincérité sont, en l’occurrence, les vertus de la vérité. Ce que l’on invoque habituellement sous le nom d’objectivité ou d’honnêteté n’y change rien : comme tout idéal, celui-ci est aussi inaccessible qu’indispensable.



Tony Cartalucci a écrit:

(...) Les méthodes pour diffuser des médias occidentaux de plus en plus discrédités et suscitant la méfiance sont devenues très créatives. Avec l’arrivée d’internet et des réseaux sociaux, des tentatives de produire des contenus viraux et des sources apparemment externes pour faire revenir le public qui se détourne en masse des médias dominants ont effectivement fait l’objet d’un document politique complet rédigé par l’ancien administrateur du Service de l’information et des réglementations de la Maison Blanche, Cass Sunstein. Le document a été présenté dans un article du magazine Salon intitulé Obama confidant’s spine-chilling proposal, qui précisait : Sunstein recommande que l’infiltration furtive du gouvernement soit assurée par l’envoi d’agents spécialisés en la matière dans les forums de discussion, les réseaux sociaux en ligne ou même dans des groupes réels. Il propose aussi que le gouvernement effectue des versements secrets à ce qu’on appelle des voix indépendantes crédibles pour renforcer les messages du gouvernement (partant du principe que ceux qui ne croient pas les sources gouvernementales seront plus enclins à écouter ceux qui apparaissent comme des indépendants tout en agissant secrètement pour le compte du gouvernement). (...)

~ Les médias occidentaux meurent, voici pourquoi (New Eastern Outlook via Le Saker Francophone)(Septembre 2015) ~

On ne peut manquer alors de s’interroger. Pourquoi s’est-on trop souvent interdit la recherche humble et nécessaire des faits, en opposant notamment l’islamisme radical à l’islam. Pendant plus de vingt ans, soulignait récemment Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, « nous n’avons rien fait pour expliquer aux jeunes la religion musulmane ». « Aimer la vérité, mais pardonner l’erreur », disait Voltaire, une idée qui figure sous une autre formulation dans le premier amendement de la Constitution américaine : « Mieux vaut se tromper plutôt que de cacher la vérité. » La vérité, certes, dérange parfois ; elle n’est pas toujours agréable pour tout le monde : « Notre métier, disait Albert Londres, n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » Le déni des réalités finit immanquablement, un jour ou l’autre, par faire des victimes : ce ne sont pas toujours celles qu’on croit, mais celles que l’on voulait parfois épargner, par paresse ou par lâcheté. La réalité finit toujours par nous rattraper mais ceux qui la nient n’en sont pas souvent les premières victimes.

Cardinale, la liberté de la presse ressemble aux autres libertés, non seulement parce qu’elle est ordonnée à un idéal, en l’occurrence celui de la vérité, lorsqu’il s’agit de l’information, mais également parce que son exercice se heurte à certaines limites : d’abord, aux limitations, déterminées ou non par la loi, au respect desquelles veillent les tribunaux ; ensuite, au sens des responsabilités dont tout professionnel, quel qu’il soit, doit inlassablement et immanquablement faire preuve. Dans toutes les démocraties, avec ou sans le secours des lois, les tribunaux veillent à la protection des personnes, en sanctionnant l’injure ou la diffamation et l’atteinte à la vie privée ou à son intimité. Partout, des dispositions peuvent être prises, plus ou moins sévères, pour maintenir ou rétablir l’ordre public. La liste des interdits, en France, n’a pas cessé de s’allonger après la loi Pleven, en 1972, instituant le délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence », renforcée en 1990 par la loi Gayssot qui interdit « toute discrimination fondée sur l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », à laquelle s’ajoute, depuis novembre 2014, l’interdiction de l’apologie du terrorisme, sans parler des lois, dites « mémorielles » qui confient à la loi plutôt qu’aux historiens le soin d’apprécier les méfaits de la colonisation, sans parler de cette loi de février 2000 interdisant, au nom de la présomption d’innocence, la publication des images de personnes menottées ou entravées.

Est-ce bien à la loi de restreindre la liberté d’expression, si légitimes que ces interdits puissent paraître ? La société française serait-elle à ce point fragile qu’elle ne puisse supporter la confrontation avec des contre-vérités, si ignobles soient-elles ? Et les esprits si faibles qu’ils ne puissent jamais résister à des manipulations, si grotesque soient-elles ? C’est oublier que la confrontation des opinions est nécessaire pour informer et éduquer les citoyens. Et que le meilleur moyen d’établir la vérité est encore et toujours de dénoncer les mensonges ou les erreurs qu’on peut commettre en son nom, en faisant usage de la raison, pour parler comme Emmanuel Kant. Et davantage encore que la meilleure façon de combattre l’obscurantisme est de lui permettre de s’exprimer, afin de mieux le récuser : non pas tolérer les propos intolérables, mais les réfuter avec la dernière des énergies. Le philosophe Gaspard Koenig, fondateur de Génération Libre, estime que c’est par la raison et l’éducation, et non par la censure, que l’on gagnera ce combat, fidèle en cela à l’esprit des Lumières. La meilleure façon de lutter contre l’obscurantisme n’est pas de l’interdire ; il faut au contraire lui permettre de s’exprimer, afin de le mettre en danger et de le mieux pourfendre. L’humoriste Jamel Debbouze, aussitôt rejoint par Human Rights Watch, ne disait pas autre chose, à propos de l’interdiction du spectacle de Dieudonné : « Laissons parler les imbéciles ». Autrement, en effet, dans ses emballements, la machine médiatique en fait une victime ou un héros, donnant de surcroît l’impression très fâcheuse du deux poids, deux mesures.


~ La République des censeurs (Les Livres Conseillés sur les dérives de la Société)(FYI)(Février 2014) ~

La multiplication des limitations apportées à la liberté de la presse, si légitimes que puissent paraître leurs justifications, marque assurément la défiance du législateur vis-à-vis des citoyens, estimant que la mauvaise information finirait par chasser la bonne, comme on dit de la mauvaise monnaie qu’elle chasse la bonne. Mais elle ne peut manquer, à la longue, d’engager les journalistes dans la voie d’une censure insidieuse, donnant ainsi des gages aux conformismes les plus établis et les mieux ancrés dans l’opinion. L’autocensure n’est-elle pas pire que le silence imposé par la loi ? On ne peut s’empêcher de recommander cette injonction, à propos de la liberté de la presse et de la démocratie, à l’adresse des législateurs trop pressés d’agir : autant de débats et d’éducation que possible, autant de police et de justice que nécessaire. Nulle part, les limitations apportées par la loi ou la jurisprudence des tribunaux ne sauraient suffire : elles tracent seulement un périmètre à l’intérieur duquel s’exerce la liberté de la presse et des journalistes. Pas plus que la concurrence entre les journaux n’est un secours ou un alibi : le marché n’est pas une école de vertu, il permet seulement au lecteur de choisir son journal, seule façon de lui donner le dernier mot, celui auquel il a droit ; le pire des régimes, selon la formule de Churchill, à l’exception de tous les autres. A l’intérieur de ce périmètre, jusqu’où le journaliste peut-il aller ? Le débat sur la déontologie, partout, est permanent. Parce que la liberté dont les journaux jouissent implique, de leur part, le sens toujours en alerte de leurs multiples et diverses responsabilités, certaines institutions ont souvent été mises en place : conseils de presse, selon l’exemple britannique, médiateurs (ombudsmen), au sein des rédactions, suivant le modèle suédois, revues professionnelles ou académiques qui dénoncent les dérives de l’information…

A propos de ces diverses institutions, créées avec les meilleures intentions du monde, on ne peut néanmoins manquer de s’interroger : de quelle légitimité peuvent-elles se prévaloir pour juger les œuvres des journalistes ? Qui sont-ils, les initiateurs de ces institutions, qu’ils soient ou non journalistes, pour juger ? Au demeurant, comme l’affirmait encore Jean Daniel récemment, « la meilleure manière de protéger les journalistes contre la tentation d’un abus de leur pouvoir, c’est d’entretenir un débat permanent sur leurs responsabilités ». Les journalistes, dans les temps agités que nous vivons, sont parfois accusés, en effet, d’abuser de leur liberté, d’aller trop loin, forts de la légitimité que leur confère la place imminente de la presse, institution égale en dignité au Parlement, au moins dans les démocraties dignes de ce nom. Les juges en tout cas leur donnèrent raison après la publication par Charlie Hebdo, en février 2006, des caricatures du prophète Mahomet, quatre mois après un quotidien danois, contre certaines associations musulmanes françaises accusant le journal satirique français « d’injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur religion ». En concluant par la relaxe, les juges avaient alors admis, comme le souhaitaient les journaux français, solidaires de leurs confrères, que les religions, si « respectables » soient-elles, ne pouvaient échapper « à l’analyse, à la critique, à la dérision ». Les journalistes donneraient-ils alors l’impression, au nom de la liberté dont ils sont titulaires, de « tourner (cette liberté) au corporatisme de l’irresponsabilité », comme l’affirmait Jean-Louis Servan-Schreiber il y a plus de vingt ans ?


~ Les Médias (Collection Que Sais-Je)(Editions Puf)(Septembre 2014) ~

Au lendemain des événements tragiques de janvier 2015, les journalistes de Charlie Hebdo furent confrontés à ce dilemme : en publiant en couverture du journal, le 14 janvier, une caricature de Mahomet, ils obéissaient au principe de la liberté d’expression dont se réclame la démocratie, tout en demeurant fidèles à la facture de la publication dont les principaux responsables venaient d’être assassinés. En refusant de publier ces dessins, ils auraient pris en compte les conséquences qu’une pareille publication pouvaient comporter, mais ils auraient transgressé, assurément, leur ultime raison d’être, bien au-delà de ce que leurs lecteurs, habituels ou non, attendaient. Eternel débat entre la morale de la conviction et la morale de la responsabilité. Le médecin ou l’avocat est confronté quotidiennement au même dilemme : quand celui-là ajuste le propos à son patient atteint par la maladie ou quand celui-ci agit de même pour le justiciable confronté à un juge, l’un et l’autre obéissent pareillement à ce commandement selon lequel, afin d’atteindre le but recherché, au mieux la guérison ou le non-lieu, l’un et l’autre ne donnent à leur interlocuteur que la dose de vérité qu’il est capable de supporter. Force est bien d’admettre que le journaliste n’est pas avec chacun de ses lecteurs dans cette même relation de colloque singulier qui caractérise le face-à-face du malade avec son médecin ou celui du justiciable avec son avocat. De là cette difficulté particulière, voire cette mission impossible, pour le journaliste, soucieux en permanence de ne pas rompre le contrat de confiance qui le lie à chacun de ses lecteurs, au risque permanent d’entamer sa crédibilité, le crédit dont il bénéficie, jusqu’à sa totale extinction.

Une chose, au moins, est sûre, si l’on prend en compte tout ce qu’implique le respect du principe de la liberté de la presse : c’est aux journalistes seuls d’agir en toute responsabilité, et non aux tribunaux de trancher, et pas davantage à leurs lecteurs eux-mêmes, qui sont toujours libres de se détourner de ce qui les offense ou leur déplaît. Au pape François, en voyage aux Philippines, qui dénonçait, à propos du Charlie Hebdo paru le 14 janvier, l’offense commise à l’endroit d’une religion, les implications du principe de la liberté de la presse commandent, en toute logique, de préférer l’attitude du grand rabbin de France, Haïm Korsia, déclarant quelques jours plus tard : « Si quelque chose est blasphématoire pour moi, je ne le regarde pas », comme une conséquence de cet avertissement : « On ne peut pas projeter notre interdiction (de blasphème) sur les autres. » Le constat en appelle un autre, non moins contraire aux idées reçues. La déontologie, ces règles plus ou moins codifiées que la profession se donne à elle-même et que les journalistes sont censés respecter grâce à des institutions qui prétendent les représenter, n’est au mieux qu’un adjuvant pour l’exercice, par les journalistes, de leurs responsabilités. Elle peut jouer le rôle de béquille pour l’exercice, par chaque journaliste, de sa responsabilité. Elle ne saurait en aucun cas la remplacer et ne doit pas davantage devenir un alibi pour l’irresponsabilité individuelle. Au pire, les déontologues autoproclamés qui veillent sur les journalistes ne sont que les gendarmes de la pensée officielle. Ils détournent alors les journalistes de leur vocation plutôt que d’en favoriser un accomplissement moins imparfait. Il faut l’admettre sans barguigner, contrairement aux idées reçues : la seule règle est celle de la responsabilité personnelle du journaliste. Le droit d’informer implique le devoir, parfois, de se taire. Pierre Péan, célèbre pour les enquêtes qu’il a menées, exprimait récemment ce devoir sans ambages : « J’estime que j’ai le droit, voire le devoir, de ne pas tout dire ce que je sais. Le journalisme, ce n’est pas seulement trouver, mais c’est choisir. » Hugues Moutouh, l’auteur de 168 heures chrono, la traque de Mohamed Merah, témoin du télescopage entre l’enquête policière et l’enquête journalistique, lorsqu’il était membre du cabinet du ministre de l’intérieur, semble donner raison au journaliste : « Lors d’une enquête judiciaire sensible, le plus souvent les médias sont un boulet. »



Hastable a écrit:

(...) Décidément, que ce soit pour la presse ou pour les autres, il est bien difficile d’admettre que les petits arrangements avec l’État sont toujours préjudiciables à ceux qui les passent, l’État ayant au final la raison du plus fort. Chaque subvention crée ainsi une nouvelle laisse entre le subsidié et l’État. (...) Ce qui se passe actuellement est à la fois parfaitement logique et très inquiétant : quoi de plus logique en effet que le levier financier soit utilisé dès que le pouvoir en place se sent menacé ? Quoi de plus inquiétant qu’il le soit sans que toute la presse s’en émeuve ? Du reste, la torpeur de cette presse devant telle nouvelle n’est-elle pas la preuve irréfutable que la gangrène des subventions a déjà atteint tous les organes vitaux et les centres de réflexion ? (...)

~ Presse française : subventions, TVA réduite, avantages fiscaux et indépendance bidon (Hashtable)(Novembre 2015) ~

(...)

Aucun argument, en réalité, ne permet de choisir entre la morale de la conviction et la morale de la responsabilité, de façon en tout cas aussi tranchée que notre volonté d’être rassurés le voudrait. Nous sommes, avec les seules armes du raisonnement, dans le domaine de l’indécidable. L’exercice du droit à la liberté d’expression, en cette cruelle occurrence, est d’autant plus redoutable que l’appréciation de ses conséquences est sinon impossible, du moins incertaine. L’intransigeance dans la défense des principes les plus sacrés permet-elle jamais à quiconque de se soustraire à ses responsabilités, si difficiles à appréhender soient-elles ? Le journaliste, comme l’historien, sait qu’il n’accède jamais qu’à des vérités partielles, imparfaites, approximatives et provisoires, mais l’un ou l’autre veut, comme ceux auxquels il s’adresse, que ces vérités ne soient entachées d’aucun esprit partisan, d’aucun esprit de système, d’aucun esprit de certitude, sauf s’il prend le parti contraire et qu’il l’affiche plutôt que de le cacher. Du fait que les vérités du journaliste sont vues immanquablement à travers le prisme de leurs préoccupations ou de leurs inclinations, pourquoi conclure qu’il faut renoncer à l’idéal d’objectivité, à la courageuse et nécessaire recherche de la vérité ? Pourquoi, de la même façon, ne pas admettre que l’information, pour les médias, est un combat sans fin ? Un combat qui n’est jamais gagné contre ce que Jean-Claude Guillebaud appelle le « grand bavardage des médias », qui fait trop souvent son lit de nos paresses et de nos faiblesses. Un combat permanent contre les rumeurs ou les préjugés, qui expriment toujours nos peurs et nos ignorances. Un combat difficile mais nécessaire enfin contre l’esprit du temps, ces idées reçues ou cette pensée commune que les bien-pensants répètent sans jamais se lasser, et sans du reste jamais penser. Le comble de l’objectivité, quand on commence à douter de sa possibilité, n’est-il pas d’avouer sa subjectivité, dans un ultime élan d’honnêteté : c’est Albert Camus, parangon de sincérité, suppliant son interlocuteur, peu avant 1962, de ne pas avoir à choisir entre sa mère et l’Algérie ?

Puissent les événements de janvier 2015 rappeler à chacun la vocation indispensable pour une société démocratique des professionnels de l’information, irremplaçable et difficile. Produit de l’histoire plutôt que réalisation d’un architecte inspiré, le journalisme est une parole singulière, une parole que la société se donne à elle-même et à propos d’elle-même. Cette parole ne vaut que si elle est véritablement libre et autonome : le journaliste se doit d’entretenir de bonnes relations avec tout le monde sans être jamais le porte-parole de qui que ce soit. Vis-à-vis des responsables de la ligne éditoriale, des experts dont il sollicite les avis, de ses confrères, à la fois associés et rivaux, et des acteurs ou des témoins de l’actualité, le journaliste doit garder ses distances, ni trop loin, ni trop près de chacun d’eux, sans défiance ni confiance excessives, évitant par conséquent les écueils opposés d’une suspicion et d’une connivence également trompeuses et compromettantes. Les pressions exercées à l’endroit du journaliste ne sont pas en soi scandaleuses ; il serait scandaleux, en revanche, que le journaliste ne leur opposât aucune résistance, aucun esprit critique. C’est dans cette équidistance qu’il trouve sa liberté, soumise aux seules exigences d’exactitude et de sincérité qui sont les vertus de la vérité. Cette liberté lui serait contestée ou retirée par ses mandants, lecteurs ou téléspectateurs, auditeurs ou internautes, s’il était l’avocat, sans le dire, d’un interlocuteur privilégié, d’un parti pris ou d’une idéologie quelconque. S’il choisit officiellement d’être impartial plutôt que militant, le journaliste fait peser un soupçon sur l’information, chaque fois qu’il s’écarte de cette mission que la société ouverte et démocratique lui assigne : être un spectateur et non un acteur, un observateur plutôt qu’un instituteur, un greffier et non un avocat ou un procureur, un médiateur plutôt qu’un censeur. Il peut arriver que le journaliste ne remplisse pas sa mission, en démocratie, parce qu’il prétend jouer un rôle qui n’est pas le sien : celui de la Pythie de Delphes, chargée de transmettre les oracles des dieux, plutôt que celui de la vigie, apparemment moins glorieux, chargée de surveiller le large, en observation dans la mâture ou à la proue du navire.

Puissent-ils enfin mettre en demeure tous ceux qui nous informent, par quelque média que ce soit, que leur responsabilité est, comme, la guerre selon Napoléon, un art « tout d’exécution ». Et que la presse, le plus ancien des médias d’information, n’est plus seule. Pourquoi ce qui est bon pour les journaux, la concurrence, le professionnalisme, avec ses savoir-faire et ses disciplines, ne serait-il pas également bon pour les radios, les télévisions et les services du web, qui se veulent pareillement dévolus à l’information ? A jouer quitte, la liberté perdrait, à tous les coups. Il n’y a pas d’autre choix, à l’ère numérique, que de doubler la mise.

Francis Balle

Source de l'article :
La liberté de la presse : hyperliberté ou liberté absolue ? (La Revue Européenne des Médias et du Numérique)(N°33 Hiver 2014-2015)

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MessageSujet: Quand la désinformation gangrènait déjà la France en 1939...   Lun 4 Avr - 11:28

Quand la désinformation gangrènait déjà la France en 1939...

Ce manifeste d'Albert Camus nous offre une réflexion
sur le journalisme en temps de guerre. Et, plus largement, sur le choix de chacun,
plus que celui de la collectivité, de se construire en homme libre...


Cet article devait paraître le 25 novembre 1939 dans "Le Soir républicain", un quotidien limité à une feuille recto verso que Camus co-dirige à Alger. L'écrivain y définit "les quatre commandements du journaliste libre" : lucidité, refus, ironie et obstination. Camus dénonce ici la désinformation qui gangrène déjà la France en 1939. Son manifeste va plus loin.


~ Camus Journaliste (Jean Yves Guérin, La Sorbonne)(pdf) ~

Il est difficile aujourd'hui d'évoquer la liberté de la presse sans être taxé d'extravagance, accusé d'être Mata-Hari, de se voir convaincre d'être le neveu de Staline. Pourtant cette liberté parmi d'autres n'est qu'un des visages de la liberté tout court et l'on comprendra notre obstination à la défendre si l'on veut bien admettre qu'il n'y a point d'autre façon de gagner réellement la guerre. Certes, toute liberté a ses limites. Encore faut-il qu'elles soient librement reconnues. Sur les obstacles qui sont apportés aujourd'hui à la liberté de pensée, nous avons d'ailleurs dit tout ce que nous avons pu dire et nous dirons encore, et à satiété, tout ce qu'il nous sera possible de dire. En particulier, nous ne nous étonnerons jamais assez, le principe de la censure une fois imposé, que la reproduction des textes publiés en France et visés par les censeurs métropolitains soit interdite au Soir républicain, par exemple. Le fait qu'à cet égard un journal dépend de l'humeur ou de la compétence d'un homme démontre mieux qu'autre chose le degré d'inconscience où nous sommes parvenus.

Un des bons préceptes d'une philosophie digne de ce nom est de ne jamais se répandre en lamentations inutiles en face d'un état de fait qui ne peut plus être évité. La question en France n'est plus aujourd'hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre. Le problème n'intéresse plus la collectivité. Il concerne l'individu. Et justement ce qu'il nous plairait de définir ici, ce sont les conditions et les moyens par lesquels, au sein même de la guerre et de ses servitudes, la liberté peut être, non seulement préservée, mais encore manifestée. Ces moyens sont au nombre de quatre : la lucidité, le refus, l'ironie et l'obstination. La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l'histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu'elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu'il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir.



Nous sommes notre Monde a écrit:

(...) A l’inverse de Zola, Camus opte pour un angle individualiste et estime qu’à la manière du colibri, chacun peut contribuer à éteindre les incendies. (...) C’est ainsi qu’Albert Camus définit « les conditions et les moyens » par lesquels, même en temps de guerre « la liberté peut-être non seulement préservée, mais encore manifestée ». (...) Le refus : Si un journaliste ne peut pas dire tout ce qu’il pense, il ne doit pas dire ce qu’il ne pense pas ou ce qu’il estime être faux. Pour Camus, un journal libre se mesure autant « à ce qu’il dit qu’à ce qu’il ne dit pas ». (...)

~ Journalisme engagé : de Zola à Camus (Nous sommes notre Monde)(Mars 2016) ~

En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d'opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête. Or, et pour peu qu'on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s'assurer de l'authenticité d'une nouvelle. C'est à cela qu'un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s'il ne peut dire tout ce qu'il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu'il ne pense pas ou qu'il croit faux. Et c'est ainsi qu'un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l'on sait la maintenir. Car elle prépare l'avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l'origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l'uniformisation des informations et, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu'elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu'aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge.

Nous en venons ainsi à l'ironie. On peut poser en principe qu'un esprit qui a le goût et les moyens d'imposer la contrainte est imperméable à l'ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu'un exemple parmi d'autres, utiliser l'ironie socratique. Il reste donc que l'ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu'elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d'illusions sur l'intelligence de ceux qui l'oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l'homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l'est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilités de l'intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme Le Merle ou Le Canard enchaîné puissent publier régulièrement les courageux articles que l'on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu'elles ont peu d'amants.



Thierry Meyssan a écrit:

(...) Mais la majorité se rangea à l’opinion de Mirabeau (lui-même auteur pornographique) que nul n’était qualifié pour être le censeur des autres. Cette liberté fut de courte durée. Bien que confirmée par la Constitution de 1791, elle fut abrogée dès que s’installa la dictature de la Commune de Paris par décret du 20 août 1792. Les imprimeries furent brusquement saisies et les gazettes des « empoisonneurs de l’opinion publique » interdites. La liberté d’expression ne fit qu’une seule réapparition dans l’histoire de France, pendant un an et demi à l’occasion de la Révolution de 1848 sous l’impulsion d’Alexandre Ledru-Rollin. Elle fut à nouveau suspendue par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte lorsque le même Ledru-Rollin mit le gouvernement en accusation pour viol de la Constitution après que les troupes françaises furent parties soutenir le pape contre la république romaine. (...) Ce n’est qu’en 1954 que Pierre Mendès-France privatisera la presse écrite. Mais le gouvernement conservera un contrôle indirect des tirages puisqu’une coopérative, où siègent les représentants du ministère de l’Information, détient le monopole du papier journal et détermine la répartition « équitable » des stocks jusqu’en 1986. Il faudra attendre 1982 pour que François Mitterrand, devenu président de la République, privatise partiellement la radio, et 1986 pour que Jacques Chirac privatise partiellement la télévision. Aujourd’hui encore, il existe un « service public de l’audiovisuel », c’est-à-dire des chaînes d’État, que l’on s’efforce de présenter contre toute vraisemblance comme des gages, non plus d’objectivité, mais d’excellence. Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne d’affirmer que l’amélioration des journaux passe par la création de quotidiens d’État. (...)

~ Le mythe de la liberté de la presse en France (Réseau Voltaire)(Juin 2004) ~

Cette attitude d'esprit brièvement définie, il est évident qu'elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d'obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d'expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l'effet contraire à celui qu'on se propose. Mais il faut convenir qu'il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l'inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L'obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l'objectivité et de la tolérance. Voici donc un ensemble de règles pour préserver la liberté jusqu'au sein de la servitude. Et après ?, dira-t-on. Après ? Ne soyons pas trop pressés.

Si seulement chaque Français voulait bien maintenir dans sa sphère tout ce qu'il croit vrai et juste, s'il voulait aider pour sa faible part au maintien de la liberté, résister à l'abandon et faire connaître sa volonté, alors et alors seulement cette guerre serait gagnée, au sens profond du mot. Oui, c'est souvent à son corps défendant qu'un esprit libre de ce siècle fait sentir son ironie. Que trouver de plaisant dans ce monde enflammé ? Mais la vertu de l'homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie. Personne ne veut recommencer dans vingt-cinq ans la double expérience de 1914 et de 1939. Il faut donc essayer une méthode encore toute nouvelle qui serait la justice et la générosité. Mais celles-ci ne s'expriment que dans des cœurs déjà libres et dans les esprits encore clairvoyants. Former ces cœurs et ces esprits, les réveiller plutôt, c'est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient à l'homme indépendant. Il faut s'y tenir sans voir plus avant. L'histoire tiendra ou ne tiendra pas compte de ces efforts. Mais ils auront été faits."

Albert Camus

Source de l'article : Le manifeste censuré de Camus (Le Monde)(Mars 2012)

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MessageSujet: Re: La véracité, la rigueur et la sincérité sont les vertus de la vérité...   Dim 10 Avr - 12:24

John Pilger - La Guerre Invisible  - [VOSTFR]







Ajoutée le 4 déc. 2014  par Deep Green Resistance France - Le Partage



Titre Original: “The War You Don’t See”

Ce documentaire est une critique acerbe du rôle des journalistes et des dirigeants des grands médias de masse, des principales chaines de télévisions notamment, qui sont littéralement amenés à agir comme de véritables agents de la propagande gouvernementale lors des couvertures médiatiques des guerres contemporaines, tandis que d’autres journalistes et photographes de presse sont en première ligne, confrontés à des dangers inimaginables et même à la mort, au nom de la liberté de la presse.





Dans la même approche que cette vidéo,  par ici >   Une guerre mondiale a commencé. Brisez le silence.





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La véracité, la rigueur et la sincérité sont les vertus de la vérité...

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