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 Ceux qui « osent » remettre en cause le modèle néo-libéral occidental...

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MessageSujet: Ceux qui « osent » remettre en cause le modèle néo-libéral occidental...   Ven 4 Sep - 13:24

Ceux qui « osent » remettre en cause le modèle néo-libéral occidental...

On se souvient comment la conjonction de la CIA qui alimentait
les taliban afghans contre l’armée russe, du pape Jean-Paul II avec
ses prêches pyromanes : « N’ayez pas peur! », du syndicat polonais Solidarnosc
et enfin, de l’arrivée providentiel de Gorbatchev, avec sa glassnost et sa perestroïka qui,
sous prétexte louable de moderniser l’Union soviétique, a jeté le bébé avec l’eau du bain,
ont eu raison de l’empire soviétique.




Pepe Escobar a écrit:

(...) Le confinement de la Russie, par l’intermédiaire de l’expansion de l’Otan et de l’UE, a toujours été à l’œuvre, car l’impératif géopolitique a toujours été le même ; comme le Docteur Brzezinski ne se lasse pas de le souligner, il s’agissait toujours de prévenir la menace émergente d’une puissance eurasiatique capable de défier les États-Unis. En fin de compte, la notion de containment peut aller jusqu’au démantèlement de la Russie elle-même. Elle porte aussi en elle le paradoxe inhérent que l’expansion infinie de l’Otan vers l’est a fait de l’Europe de l’Est une région moins sûre, et non l’inverse. (...) Sur le plan géopolitique, le Pentagone a finalement vu dans quel sens souffle le vent du partenariat stratégique : vers la Russie et la Chine. Ce changement majeur dans le jeu de l’équilibre mondial du pouvoir se traduit également par le fait que les actifs militaires combinés de la Chine et de la Russie dépassent ceux de l’Otan. En termes de puissance militaire, la Russie a, sur les États-Unis, une supériorité offensive et défensive dans le domaine des missiles, avec le système de nouvelle génération de missile surface–air, le S-500, capable d’intercepter des cibles supersoniques et d’étanchéifier totalement l’espace aérien russe. (...)

~ The Myth of a Russian 'Threat' (Sputnik, Août 2015) ~

Poutine coupable d’aimer son pays, de le défendre, contre des Occidentaux qui l’assiègent, résiste. L’Empire et ses vassaux décident de le punir…en vain. L’âme russe donne des leçons de force tranquille. Justement, une autre force tranquille est l’objet d’attaques sournoises du grand capital occidental, qui on l’aura compris, est téléguidé par l’Oncle Sam. Pourquoi? Tout simplement parce que les économies occidentales sont sur le déclin accélérées. Les pays du Brics s’organisent et projettent de sortir de l’orbite occidentale. Ils ont créé leur propre banque. Leurs économies sont florissantes malgré une situation économique mondiale morose et toutes les tentatives de les abattre.

Les derniers chiffres publiés par la Banque mondiale recensant le PIB montrent que la Chine figure désormais devant les Etats-Unis au premier rang mondial. Avec une croissance annuelle de 7%, indépendamment des turbulences qui ont secoué la Bourse chinoise, la Chine a su s’imposer pour devenir le premier producteur de richesse de la planète. La Russie passe à la cinquième place devant l’Allemagne, première puissance économique européenne, tandis que l’Inde garde une confortable 3ème place, loin devant le Japon. Un quatrième pays des Brics, le Brésil se situe à la 7ème place, La France et le Royaume-Uni sont à la 9e et 10e place. Les quatre pays méritent-ils encore d’être qualifiés d’émergents? « Si l’on tient absolument à marquer la différence, « pays volants » leur conviendrait mieux, ou alors il faudrait appeler les anciens pays développés les « pays plongeants ».

Siddharth Tiwari a écrit:

(...) Tous les cinq ans, le FMI vérifie la situation des monnaies qui composent le DTS et ouvre la possibilité d’inclure d’autres monnaies. Un de ces réexamens périodiques est programmé en 2015. (...) Le renminbi chinois (RMB) est actuellement la seule devise non incluse dans le panier du DTS qui réponde au critère relatif aux exportations. Le but principal sera donc de déterminer si le renminbi satisfait aussi le critère de monnaie librement utilisable pour pouvoir entrer dans la composition du panier du DTS. (...) Pour préciser le contexte, le panier actuel vient à expiration à la fin de l’année. Nous proposons sa prorogation pendant neuf mois, soit jusqu’au 30 septembre 2016, en réponse aux observations formulées par les utilisateurs de DTS, qui jugent souhaitable que l’on évite de modifier le panier à la fin de l’année civile, ce qui faciliterait le bon déroulement des opérations libellées en DTS. (...)

~ Avancement des travaux du FMI sur le réexamen du panier du DTS (FMI, Août 2015) ~

David Victoroff nous rappelle à juste titre, la façon dont les Etats-Unis ont renié leur promesse : « Avec la suspension de la convertibilité du dollar en or, il n’y a plus de frein physique à la création de monnaie et les États-Unis devinrent libres de toute obligation de rééquilibrer leurs comptes. En ce 15 août 1971, au moment où Richard Nixon prend la parole à la télévision: « J’ai demandé au secrétaire au Trésor, John Connally, de suspendre temporairement la convertibilité du dollar en or…». Pour la première fois la monnaie perdait toute référence à un support physique réputé neutre, incorruptible, intangible: l’or ».

Steve Hanke a écrit:
(…) Ce ne serait pas la première fois que l’Amérique utilise la monnaie comme une arme secrète pour déstabiliser la Chine. Au début des années 1930, la Chine fonctionnait encore à l’étalon-argent, et pas les États-Unis. En conséquence, le taux de change entre le dollar US et le yuan chinois était déterminé par le prix de l’argent exprimé en dollars US. (…) Usant de l’autorisation accordée par l’Amendement Thomas de 1933 et le Silver Purchase Act de 1934, l’administration Roosevelt, acheta de l’argent. Cela, en plus de rumeurs très optimistes au sujet des politiques américaines vis-à-vis du métal argent, contribua à faire flamber le prix de l’argent de 128% (calculé en moyenne annuelle) sur la période 1932-1935. (…) Les intérêts coalisés dans la production d’argent affirmaient que les prix plus élevés de l’argent, qui mèneraient à une appréciation du yuan par rapport au dollar US, pourraient bénéficier aux Chinois en augmentant leur pouvoir d’achat… Les choses ne fonctionnèrent donc pas comme ce que Washington avait annoncé publiquement, mais bien comme cela avait été secrètement « prévu ». Alors que le prix du métal argent exprimé en dollars flambait, le yuan s’appréciait face au dollar. En conséquence, la Chine fut jetée dans la gueule de la Grande Dépression. Sur la période 1932-1934, le PIB de la Chine s’écroula de 26% et les prix de gros chutèrent de 20%. (…) Se rendant compte que tout espoir était perdu, la Chine dut abandonner l’étalon argent le 14 Octobre 1934. Cela sonna le début de la fin pour le gouvernement de Tchang Kaï-Chek. Le « plan » américain fonctionna comme un charme: le chaos monétaire chinois s’ensuivit. Cela donna une ouverture aux communistes, ouverture qu’ils exploitèrent et qui contribua puissamment au renversement des nationalistes. (...)

~ Un "plan" américain pour déstabiliser la Chine ? (Libre Afrique, Novembre 2010) ~

Les médias occidentaux n’ont pas boudé leur plaisir  en parlant de chaos et du début de la fin pour l’économie chinoise qui va péricliter. Curieusement, on dit que l’économie chinoise est en panne, et ceux qui le disent ont une croissance proche du zéro voire, sont en récession depuis plusieurs années. Une économie qui est à 7 % est en panne alors que l’on parle de retour de la croissance en France en présentant le futur 1 % en 2016 comme une prouesse exceptionnelle ! D’autant que l’Europe a été sauvé par un transfert de plus de 100 milliards d’euros dus au gain suite à la débâcle du baril, des poches des pays de l’Opep, dont l’Algérie qui a perdu dans cette affaire près de 25 milliards d’euros, dans celles des pays européens. Ce hold-up de manipulation des prix du baril a permit à la France, d’éviter les admonestations de Bruxelles. Les 25 milliards de dollars économisés lui ont permis de stabiliser son déficit  autour de 4 %. Ce qui s’est passé en Chine n’est, donc pas seulement un problème de croissance mais de manipulation des cours de la bourse.



Michel Chossudovsky a écrit:

(...) L’évolution de l’indice SSE au cours de cette période d’un an n’a rien à voir avec les forces spontanées du marché ou des marqueurs de l’économie réelle. Elle présente toutes les apparences d’un assaut spéculatif soigneusement élaboré, consistant à une poussée à la hausse suivie d’un entraînement vers le bas. La possibilité d’une manipulation du marché a fait l’objet d’une enquête des autorités chinoises en juillet 2015, à la suite de l’effondrement de la bourse de Shanghai du 21 juin. Le consensus médiatique (ainsi que les déclarations des autorités chinoises) était que des acteurs financiers chinois, et non des banques étrangères, seraient derrière cette manipulation du marché boursier : « Les investisseurs étrangers ont un accès limité aux marchés chinois ». D’après le Global Times, la manipulation du marché ne provient pas de sources étrangères. Cette analyse ne tient toutefois pas compte du fait que de grands acteurs financiers comme Goldman Sachs, JP Morgan Chase, HSBC et d’autres sont très actifs en Chine, en négociant depuis Shanghai par l’entremise de mandataires financiers chinois en vertu d’ententes de coentreprise. De plus, ces institutions financières occidentales sont bien connues pour leur rôle déterminant dans la manipulation des marchés boursiers et des marchés des changes. (...)

~ Sommes-nous en présence d'une déstabilisation économique... (Global Research via FYI)(Août 2015) ~

Tout est bon pour déstabiliser, l’Occident donne des leçons sur tout  et ne se donne pas de leçon à lui même , appliquant le fameux adage du curé de compagne : « Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais ! ». Le documentariste américain Chris Nebe parle de la méthode d’ingérence à propos de l’affaire du Tibet dans laquelle, l’affaire des droits de l’homme est mise en avant. Sans rien connaître du Tibet, ni même savoir où se trouve cette région, il suffit de voir le traitement médiatique qui lui est consacré pour deviner ce qu’il en est. Et il se trouve que des documents existent, et ces documents officiels des Etats-Unis nous livrent, sans surprise, la vérité sur ce « peuple opprimé » et son « saint » dalaï-lama « en fuite pour échapper à la dictature chinoise ». Cette vérité, c’est avant tout que le Tibet a subi exactement le même scénario que subit aujourd’hui la Syrie, et qu’ont subi les pays de l’Amérique latine: des mercenaires entraînés par la CIA, lâchés ensuite dans le pays pour créer le chaos. « J’ai fait Tibet: la vérité parce que j’étais agacé de voir constamment des informations négatives sur le Tibet dans les médias occidentaux », résume avec simplicité le documentariste américain Chris Nebe dans un entretien à Xinhua. Pour lui, « les médias occidentaux font preuve de partialité et ne disent pas la vérité sur le passé et le présent du Tibet » . « J’ai aussi découvert d’autres images filmées par la CIA montrant que les autorités ont laissé partir le dalaï-lama et qu’il ne s’était pas enfui du Tibet », dit le réalisateur à Xinhua.


~ The Making of Modern Tibet (Tom Grunfeld, 1996) ~

Wikipédia a écrit:
(...) Dans son livre The Making of Modern Tibet (1996), l'historien américain Tom Grunfeld affirme que la très grande majorité des gens du Tibet étaient des serfs ou, comme on les appelait alors, des mi-ser. Les serfs étaient « liés » à leur maître. Celui-ci leur octroyait le droit de travailler la terre en échange de redevances et de corvées. Pour entrer dans les ordres ou pour se marier, le serf devait en demander l’autorisation à son maître ; de même pour quitter le domaine et partir en pélérinage, voir de la famille ou commercer. Le maître donnait son accord seulement après que le serf se soit acquitté de toutes ses obligations.

Grunfeld reprend la distinction entre les deux catégories de serfs dépendant des noblesses monastique et laïque : les tre-ba et les du-jung. Catégorie aisée, les tre-ba étaient titulaires, de façon héréditaire, d'une tenure qu'on ne pouvait leur enlever, sauf en cas de refus de leur part de s'acquitter de leurs redevances et leur corvée de transport, de loin les plus lourdes de leurs obligations. Du fait de leur statut, ces serfs avaient leur mot à dire dans les affaires du village et parfois même devenaient chefs de village. Les du-jung n'étaient pas titulaires d'une tenure mais avaient le statut de serf avec ses obligations afférentes (redevances, corvées, etc.). Ils prenaient de la terre en bail ou s'engageaient chez des tre-ba. Une troisième catégorie de serfs était celle formée par ceux qui appartenaient au gouvernement. Ils habitaient dans un village du gouvernement dont ils ne pouvaient s'absenter sans permission.

Selon lui, il y avait très peu de mobilité sociale dans l'ancien Tibet et les serfs étaient obligés d'accepter la situation où ils se trouvaient à la naissance. Même enrichi, un serf restait un serf. Il y avait cependant une échappatoire à cette situation : la pratique du « bail humain ». Un serf pouvait aller où il voulait et faire ce qu’il voulait tant qu’il s’acquittait d’une prestation annuelle dont le seigneur et lui-même étaient convenus. Ainsi, dans le cas où le contrat dit « bail humain » était passé entre un seigneur et une serve qui souhaitait épouser le serf d'un autre seigneur et aller habiter sur le domaine de son mari, comme l'obligation féodale se résumait à une somme d'argent annuelle ou à une corvée restant à définir, pour l'accomplissement de laquelle le serf pouvait engager quelqu'un d'autre, ce n'était pas une charge pesante. Mais les seigneurs ne se montraient guère favorables à ce genre d'accord. (...)


~ Servage et esclavage au Tibet (Analyses de Tom Grunfeld)(Wikipédia) ~

La Chine a toujours prôné la coexistence pacifique. C’est en 1954 en effet que la Chine, l’Inde et la Birmanie ont proposé ce que l’on appelle les « cinq principes de la coexistence pacifique »: ceux-ci sont le respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la souveraineté, la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, l’égalité et les avantages réciproques et la coexistence pacifique. (…) « Nés au cours de la Guerre froide, ces cinq principes prônent la justice, la démocratie et le règne de la loi. Depuis leur entrée sur la scène historique, ils ont permis de dépasser les limites des idéologies et des systèmes et représentent les intérêts vitaux des pays en développement », nous explique le vice-président de l’association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger (APCAE), Xie Yuan. Ces principes ont dans les faits permis à de nombreux pays de changer l’attitude hostile de nombreux pays envers la Chine et permis à cette dernière de sortir de sa situation autrefois isolée.

Aujourd’hui, sur la base de ces cinq principes, la Chine a réglé plusieurs conflits territoriaux et établi des relations diplomatiques avec plus de cent cinquante pays dans le monde. Les cinq principes se manifestent dans quantité de traités bilatéraux et sont confirmés dans quantité de conventions internationales multilatérales et de documents internationaux tels que la déclaration sur l’inadmissibilité dans les affaires intérieures des États et la protection de leur indépendance et de leur souveraineté et la déclaration concernant l’instauration d’un nouvel ordre économique international approuvée en 1974 par la sixième assemblée générale spéciale des Nations Unies »

Malgré son désir ardent de paix, il est évident que la Chine ne se laissera pas faire. Avec ses moyens et le développement de son armement sans grande publicité, la Chine met en oeuvre ses capacités de défense. Ainsi, d’après les experts, la Chine posséderait le missile balistique DF-21D pour faire face aux porte-avions américains. Elle a également des sous-marins à propulsion nucléaire dans la classe Type 092 armés de 12 missiles balistiques nucléaires de moyenne portée, les JL-1. La Chine exploite en plus 12 sous-marins classiques d’attaque de classe Kilo et 17 autres de classe Type 035 qui ont la capacité de lancer 6 missiles balistiques. La coopération multiforme russo-chinoise et notamment militaire, est aussi un motif de colère des Européens et surtout des Américains qui imposent l’Otan (30 pays) qui n’a plus lieux d’être depuis la dissolution du Pacte de Varsovie, et qui font tut pour ceinturer ces deux pays militairement.  

Ces deux pays ne se laissent pas faire : « Avec ces grandes manœuvres communes, nous sommes en train d’assister à la création, non pas d’une grande armée commune, mais d’une grande force militaire faite de deux armées complémentaires pour une défense commune. La complémentarité va encore plus loin que le simple contenu de ces exercices, elle concerne également les échanges technologiques qui ne sont plus à sens unique (Russie vers Chine) comme par le passé, mais dans les deux sens, comme le montre la création du drone russe de haute altitude, équivalent de l’Aigle Divin chinois qui rend obsolète le F-35 américain qui n’est même pas encore sorti. C’est que, pour les deux compères, les choses sont claires : ils ont un ennemi commun, les États-Unis ». A bon entendeur… Car l’histoire de la déstabilisation programmée est loin d’être finie!

Professeur Chems Eddine Chitour

Source de l'article :
La Chine dans le collimateur occidental : Le dragon paisible peut se réveiller (Global Research, Septembre 2015)

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MessageSujet: L’alternative chinoise et la mort programmée du dollar...   Ven 11 Sep - 17:29

L’alternative chinoise et la mort programmée du dollar...

Des nouvelles informations indiquent que la Chine est prête à lancer
son alternative au système Swift et pour ceux qui sont à l’écoute, il s’agit de l’action la plus importante
menée jusqu’à ce jour dans le processus en cours de sortie de l’emprise du dollar...




Sputnik a écrit:

(...) Les paiements internationaux en yuans sont actuellement réalisés par le système bancaire SWIFT, contrôlé par les Etats-Unis. Après le lancement du CIPS les règlements en yuans seront effectués sur la base d’une plateforme d’Etat commune sans médiateurs ce qui permettra aux participants aux transactions de s’entretenir en direct avec les contre-agents chinois. En outre, Washington s’est récemment déclaré prêt à préparer une série de sanctions économiques contre les entreprises chinoises impliquées dans le piratage de bases de données d’organisations américaines, en menaçant de refuser l’accès au système financier américain, ce qui serait en pratique une condamnation à mort pour une entreprise sérieuse. (...)

~ La Chine lance son propre système SWIFT (Sputnik)(Septembre 2015) ~

Oubliez toutes les absurdités et le battage fait au sujet de l’Apple Watch ou du rachat des actions de la General Motors. L’information économique de loin la plus importante de la semaine, ne se trouve pas en première page de Bloomberg ou de MarketWatch. Pour ceux qui ne le savent pas, Swift signifie, Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, c’est un raccourci du SwiftNet Network qui est utilisé par plus de 10 500 institutions financières dans 215 pays et territoires, afin de transmettre les donnés des transactions financières internationales. Swift ne fait pas de clearing/compensation ou de traitement pour ces transactions elles-mêmes mais il envoie les ordres de paiements qui sont ensuite traités par les banques correspondantes des institutions membres. Étant donnée la quasi universalité du système financier international, cela signifie que pratiquement toutes les transactions internationales passent par le réseau Swift.

C’est la raison pour laquelle l’exclusion du réseau Swift reste une des armes financières principales brandie par les Etats-Unis et leurs alliés dans leurs campagnes de guerre financière. En 2012, Swift a accepté de radier trente institutions financières Iraniennes (dont la banque centrale) de leur réseau, au titre des sanctions des États-Unis et de l’Union Européenne contre Téhéran, un geste qui devait empêcher que des milliards de dollars issus de la vente du pétrole et d’autres exportations soient rapatriés en Iran et qui devait ainsi bloquer l’économie iranienne. Tout au long des tensions récentes entre le bloc étasunien et la Russie au sujet de la guerre civile en Ukraine, la menace d’une radiation des banques russes a été régulièrement brandie par les États-Unis et leurs alliés, comme étape supplémentaire des sanctions.

Le réseau Swift est nominalement indépendant de toute entité gouvernementale et par conséquent, n’a pas à suivre les dictats de Washington ou de quiconque menant des vendettas personnelles dans l’arène financière. En pratique pourtant, Swift n’a offert aucune résistance et s’est obligeamment plié à la demande de sanctions contre les Iraniens, en dépit du fait que le blocus ait été à plusieurs reprises considéré comme illégal par la Cour de Justice de l’Union Européenne. Peut-on douter que, en dépit de leurs protestations du contraire, ils agiraient différemment avec la Russie ? C’est la raison même pour laquelle Moscou, Pékin et d’autres pays se trouvant dans le collimateur, ont émis l’idée de la création d’un réseau de paiement alternatif pour contourner le réseau Swift.



Giuseppe Masala a écrit:

(...) En pratique, ce scénario comporte un risque réel de voir s’écrouler l’ensemble du système bancaire russe, du fait de l’impossibilité pour lui de s’approvisionner en liquidités auprès du marché interbancaire. À l’appui de cette hypothèse qui équivaut à une véritable déclaration de guerre financière contre la fédération russe, la télévision RT a indiqué que les banques occidentales refusaient d’effectuer, à travers le système SWIFT, des paiements en dollars aux banques ayant leur siège en Crimée. Il s’agit, sans aucun doute, d’une marche de plus dans la montée du conflit entre la Russie et les USA. En toute logique, et vu la réticence de certains pays européens comme la Hongrie ou la Grèce de voir augmenter encore les sanctions contre la Russie, les Américains pourraient bien décider non pas d’abandonner la partie, mais au contraire d’augmenter le niveau d’hostilité de plusieurs degrés, en contournant les obstacles posés par les nations européennes contraires à l’augmentation de ces sanctions. (...)

~ Guerre financière : le système bancaire SWIFT utilisé contre la Russie (Geopolitical Center via Global Research) ~

Il semble maintenant que les intentions déclarées se concrétisent véritablement. Baptisé China International Payment System, le réseau CIPS doit faciliter les transactions trans–frontalières, spécifiquement en yuan, les dernières informations suggèrent même que le système est d’ores et déjà en place et pourrait être lancé dès le mois de septembre. Au moment où le CIPS sera lancé, les résultats pourraient être historiques. Tout d’abord, il fournirait au Kremlin et à d’autres ennemis de l’alliance US/UE/Otan/Israel, un abri alternatif potentiel pour échapper aux sanctions écrasantes qui planent au dessus de leurs têtes dans l’environnement actuel. Deuxièmement, il favoriserait le fait que le yuan devienne une devise pleinement convertible, ce que Pékin s’est évertué à obtenir depuis que la devise à été rejetée du panier des monnaies de réserve du FMI à la suite du dernier réexamen en 2010. Finalement, il consoliderait le rôle de la Chine comme centre du bloc de résistance mondial au statu quo actuel. Il est difficile de sous estimer l’importance du CIPS pour faire du yuan un acteur majeur sur la scène mondiale. Plutôt que d’avoir à compenser les paiements en yuan par l’intermédiaire de banques correspondantes à Hong Kong, en Europe ou ailleurs, les paiements seraient maintenant presque instantanés par l’intermédiaire de n’importe quelle institution financière dans le monde affiliée au CIPS.

Malheureusement, la plupart des organes médiatiques alternatifs arrêtent ici leur analyse, comme si la création de ce système alternatif de paiement, en opposition à l’hégémonie de la superpuissance du bloc US/UE/Otan/Israël était un bienfait absolu. Une telle analyse repose sur le présupposé que le bloc de résistance des BRICS à des motivations et des intentions réellement différentes de celles de la structure de pouvoir existante plutôt que de n’être qu’en rivalité avec celle-ci. Comme le remarqueront ceux qui ont écoutés l’émission du Corbett Report, China and the New World Order, la Chine, durant le cours de la deuxième moitié du siècle dernier, s’est attentivement positionnée pour être la force motrice du Nouvel Ordre Mondial et de nombreux oligarques nominalement étasuniens, ainsi que des acteurs politiques qui ont aidé à construire le statu-quo actuel, ont instrumentalisé et supervisé la montée en puissance du dragon chinois depuis l’époque de Mao. Comme nous en avons parlé auparavant, les acteurs qui ont dominé la finance mondiale depuis des décennies (si ce n’est des siècles), ne sont pas stupides ; il mettent délibérément en oeuvre la chute de l’Occident, de façon à parvenir à leur rêve d’un système financier et d’un gouvernemental mondial.


~ How the West is Engineering its Own Downfall (James Corbett, Avril 2014) ~

On demande maintenant à ceux qui s’inquiètent du statut de superpuissance du bloc étasunien et de son apparent contrôle monolithique sur le système financier hautement centralisé, représenté par des institutions comme Swift, d’avoir foi en un système de contrôle centralisé alternatif, qui se trouve être entre les mains de Pékin. Mais imaginez que, d’une manière ou d’une autre, les communistes chinois soient astucieusement en train de tromper les Kissinger et autres Brzezinski, financiers et maîtres joueurs d’échec du miracle économique Chinois et qu’ ils essaient en réalité d’utiliser la puissance nouvellement acquise pour eux même. A quelle fin pourraient-ils l’utiliser ? Comme le suggère une séries d’annonces faites sur des panneaux d’affichage qui ont éclos autour de Bangkok et d’autres lieux ces derniers mois, il ne s’agit de rien de moins que créer une Nouvelle Monnaie Mondiale pour consolider leur puissance sur la scène internationale. Faites connaissance avec le Nouvel Ordre Mondial, identique à l’Ancien Ordre Mondial. Dans tous les cas, il n’est question que de tyrans assoiffés de pouvoir, dominant des bureaucraties centralisées comme le FMI, la Banque Mondiale, le SDR, Swift, le CIPS, la banque des BRICS ou la monnaie populaire du yuan.

Et si il existait une manière de faire, qui soit véritablement alternative, afin de contourner l’hégémonie de Swift ? Il se trouve que plusieurs banques Iraniennes ont contourné la sanction de Swift d’une manière extrêmement simple. Plutôt que d’utiliser le système Swift pour envoyer et recevoir des ordres de paiement, ils se sont contentés de prendre leur téléphone ou d’envoyer un courriel. C’est certain, c’est moins efficace et ça prend un peu plus de temps à faire mais ça marche tout aussi bien et il n’y a rien que Swift ou quiconque d’autre, puisse faire pour empêcher les banques de communiquer directement entre elles. Considérez cette manière de faire extrêmement simple, comme une nouvelle victoire pour le concept d’économie peer to peer dont nous avons déjà parlé. Lorsque les gens (ou les organisations, les institutions) peuvent communiquer directement, de façon instantanée et mondialement, le besoin de bureaucraties centralisées comme Swift ou le CIPS disparaît aussi sûrement que le cheval, la calèche ou le zeppelin ont disparu avec la venue de l’automobile ou de l’avion.

James Corbett

~ Traduit par Lionel, relu par jj pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
China’s SWIFT Alternative and the (Engineered) Death of the Dollar (The Corbett Report)(Mars 2015)

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