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 En théorie, le prix du pétrole, c’est facile: tout n’est qu’offre et demande...

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MessageSujet: En théorie, le prix du pétrole, c’est facile: tout n’est qu’offre et demande...   Mar 1 Sep - 10:57

En théorie, le prix du pétrole, c’est facile:
tout n’est qu’offre et demande...


Le 23 août, les cours du brut sont tombés sous les 38 dollars.
Désormais, d'influents stratèges évoquent un baril à 15, voire à 10 dollars.
Ralentissement chinois; production à flots aux USA et en Arabie saoudite,
entrée en jeu de l'Iran, tout se ligue pour faire chuter durablement les cours...



Source Vidéo : Le pétrole bientôt à 15 dollars? (Myret Zaki, Bilan)

Pour un complément d'information, veuillez visiter les liens suivants :



Nabil Bourassi a écrit:

(...) Le ministre saoudien du pétrole a affirmé que son pays ne changera rien à son rythme de production y compris si le cours du baril baissait à 20 dollars. Il estime que le monde ne reverra plus un brent à 100 dollars.
"Il n'est pas dans l'intérêt des producteurs de l'OPEP de baisser leur production, quel qu'en soit le prix", a déclaré Ali al-Naimi, le ministre saoudien du pétrole. Dans une interview qualifiée par le Financial Times d'"inhabituellement franche", celui qui est considéré comme la figure la plus influente de l'industrie énergétique mondiale a écarté toute baisse de la production de brut y compris si le prix du baril atteignait 20 dollars. "Même s'il descend à 20, 40, 50, 60 dollars, c'est hors-de-propos", a-t-il ajouté. (...) Si l'Arabie Saoudite se mettait à baisser sa production, "les prix repartiraient à la hausse, et les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schiste prendraient notre part", a affirmé le ministre saoudien. Il a également expliqué que l'Arabie Saoudite comme d'autres pays du Golf pouvait aisément supporter un prix du baril de pétrole extrêmement bas puisque le coût de production est de 4 à 5 dollars pour eux. (...)


~ Même à 20 dollars le baril, l'Arabie Saoudite ne baissera pas sa production (La Tribune, Décembre 2014) ~

Patrick Artus a écrit:

(...) La baisse du prix du pétrole a des effets particulièrement importants sur la zone euro. Elle permet que la dépréciation de la monnaie européenne n'entraîne pas de hausse du prix des importations de la zone. Depuis le début de 2014, l'euro s'est déprécié de 10 % par rapport au dollar et le prix du pétrole en dollars a baissé de 17 %. Le prix du pétrole en euros a donc chuté de 7 %. La zone peut donc profiter de l'effet positif de la dépréciation de l'euro sur ses exportations (ce qui devrait augmenter sa croissance de 0,2 point deux années de suite), sans être pénalisée par la hausse des prix des importations. Mais compte tenu du poids des importations de pétrole, une baisse de 10 % du prix du pétrole réduit de 0,4 point le taux d'inflation. Si le prix de l'or noir continue à baisser, l'inflation de la zone euro (0,3 % aujourd'hui) pourrait devenir négative. (...) Que fera la Banque centrale européenne (BCE) face à cette situation ? Récemment, elle s'est surtout inquiétée d'une inflation très faible par rapport à son objectif de 2 %. Même si la baisse du prix du pétrole est un choc d'offre favorable et si la désinflation induite est positive, il est alors probable que la BCE passera à une politique monétaire encore plus expansionniste.

~ Pourquoi le prix du pétrole baisse (Alternatives Economiques, Novembre 2014) ~




Valère Gogniat a écrit:

(...) Prédire l’évolution du prix du baril de pétrole? Rien de moins qu’une équation mathématique diabolique. Ces jours, les indices vedettes de l’or noir (le Brent, coté à Londres, et le Light Sweet Crude, coté à New York) reviennent de loin. En se promenant autour des 60 dollars le baril, ils ont regagné des couleurs après la dégringolade subie en fin d’année 2014. Prudents, les analystes estiment d’ailleurs que ce prix devrait se maintenir. Dans tous les cas, s’essayer à un pronostic revient à «mettre un doigt en l’air pour mesurer la force du vent», rigole un fin connaisseur du marché pétrolier. (...) Aux Etats-Unis, donc, toute l’attention se concentre sur le pétrole de schiste. Depuis que les Américains ont compris comment fracturer la roche à moindre coût pour en extraire de l’huile noirâtre, ils ont bouleversé la donne. Mi-juin, le pays est d’ailleurs devenu le premier producteur mondial de pétrole, mais, il faut le rappeler, les rois du schiste américains n’ont pas (encore) le droit d’exporter leur brut. Qu’importe: les importations de ce gigantesque consommateur d’or noir ont chuté, d’où le violent déséquilibre sur les marchés mondiaux. (...)

~ L’équation diabolique du prix du pétrole (Le Temps, Juin 2015) ~

Cécile Chevré a écrit:

(...) En sapant le cours du baril sous le pied des Russes, l’Arabie saoudite cherche manifestement à préserver ses parts de marchés en Asie, un continent qui est, comme vous le savez, le marché d’avenir de l’énergie. Dans le viseur de Riyad, les différents contrats signés entre la Russie et les pays asiatiques (pensez aux supers contrats signés l’année dernière avec le Japon et surtout avec la Chine) ainsi que les oléoducs et gazoducs qui en découlent. (...) Il est cependant vrai que la phénoménale expansion de la production made in Etats-Unis a de quoi chatouiller la susceptibilité de l’Arabie saoudite qui voit son statut de principal producteur de la planète remis en cause et dont les exportations vers les Etats-Unis sont inversement proportionnelles à la courbe de production de pétrole américain. Bref, si l’Arabie saoudite pouvait avoir la peau des producteurs américains et, par la même occasion, donner un signal d’avertissement à ceux qui à Washington veulent libéraliser les exportations de pétrole, c’est une nouvelle fois tout bénef. (...) La production de pétrole américain a même récemment atteint de nouveaux plus hauts malgré les difficultés financières de plus en plus graves de nombre de petits producteurs. La raison ? Elle pourrait être résumée ainsi : “marche ou crève”, ou plutôt “produit ou crève”. Pour nombre de producteurs, et tout particulièrement les plus petits, les plus spéculatifs et/ou les plus endettés, un arrêt de la production signe leur arrêt de mort. Ils ont donc produit à tout-va, comme si demain n’existait pas. (...)

~ Qui a (encore) tué le baril de pétrole ? (La Quotidienne de la Croissance, Août 2015) ~

RT a écrit:

(...) En cause : les prix du pétrole qui connaissent une forte baisse, la plus importante en 10 ans. À l'origine de cette tendance : des manœuvres engagées par le Royaume, qui pourrait aujourd'hui se retrouver pris à son propre piège. (...) En effet, lorsque les taux ont commencé à descendre, mi-2014, la monarchie avait beaucoup à gagner de cet état de fait. D'abord, les conséquences de la baisse des prix sur l'économie russe. Alliée des États-Unis, l'Arabie Saoudite a été soupçonnée d'agir de concert avec Washington dans le but d'affaiblir Moscou. La Russie, qui dépend de ses exportations d'hydrocarbures, se porte mieux lorsque les prix sont élevés. Au beau milieu de la tourmente ukrainienne, alors que les sanctions contre Moscou s'accumulaient, le géant russe du pétrole Rosneft avait affirmé qu'Américains et Saoudiens agissaient de concert pour couler l'économie russe. (...) Quelque soit l'issue de cette crise, nombreux sont les experts qui estiment que l'Arabie Saoudite va devoir lever le pied sur sa stratégie hégémonique pétrolière. « Le gouvernement saoudien ne peut pas demeurer le premier employeur du secteur pétrolier, il ne peut plus compter sur les grands projets d'infrastructure pour grossir son économie et il ne peut pas continuer à prodiguer des subventions et à faire de la dépense publique », affirme Farouk Soussa, à la tête de la branche Moyen-Orient de Citygroup Inc. (...)

~ L'Arabie saoudite va-t-elle sortir indemne de la crise pétrolière ? (RT France, Août 2015) ~

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