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 Toujours plus de murs dans un « monde sans frontières »...

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MessageSujet: Toujours plus de murs dans un « monde sans frontières »...   Mar 4 Nov - 17:39

Toujours plus de murs dans un « monde sans frontières »...

La nuit des 8 et 9 novembre 1989 reste un symbole de liberté en Europe.
À la stupeur du monde entier, le mur qui coupait Berlin en deux depuis vingt-huit ans se fissure.
La fin du « rideau de fer », selon l’expression instaurée par Churchill lors de son discours
à Fulton le 5 mars 1946 a nourri l’espoir de la fin des divisions entre les peuples...



~ Le discours de Fulton ou la concrétisation de la guerre froide (VdR) ~

Depuis, à l’heure de la mondialisation, de l’ouverture des frontières, de la libre-circulation, d’Internet, l’homme construit des dizaines de murs. Parfois longs de plusieurs milliers de kilomètres, barbelés ou électrifiés, atteignant parfois huit ou dix mètres de hauteur, à double paroi, gardés par des soldats, des caméras ou des drones de reconnaissance, souvent renforcés par des mines antipersonnel, les murs de séparation contemporains peuvent ne pas se montrer comparables dans leurs caractéristiques. Les plus fréquents relèvent du domaine sécuritaire, qu’il soit civil ou militaire. Ils ont été construits pour contenir l’immigration ou pour lutter contre la contrebande ou le trafic de drogue. Ils divisent les peuples et les cultures et ont pour point commun de ne jamais remplir totalement leur mission première. Des milliers de kilomètres de frontières réputées infranchissables séparent aujourd’hui les États-Unis et le Mexique, l’Union européenne et l’Afrique (notamment entre l’Espagne et le Maroc, mais aussi tout le long des côtes méditerranéennes par une forme de blindage maritime, une mer blindée), l’Inde et le Bangladesh, l’Irak et l’Arabie saoudite, etc.



En avril 2002, le gouvernement d’Ariel Sharon a décidé de construire un mur continu le long de la Ligne verte, ligne d’armistice de 1949 et frontière établie en 1967. Les Israéliens parlent de « clôture de sécurité » ou de « barrière de séparation », ou encore de « barrière antiterroriste » ou de « mur de la honte ». Pour Alexandra Novosseloff, la construction de ce mur ne suscite aucun état d’âme : « c’est un fait qui ne fait même pas l’objet de débats dans la société. Les organisations non gouvernementales qui combattent son tracé ou ses conséquences humanitaires n’ont pas remis en cause son principe même. Israël veut matérialiser sa séparation d’avec son voisin. Construire le mur, c’est entamer une séparation définitive dont les gouvernements israéliens étaient déjà convaincus quand ils construisirent une barrière de sécurité autour de la bande de Gaza ». Pour les Palestiniens, la construction du mur confisque leurs terres, les exproprie. « Des plaintes sont régulièrement déposées auprès de la Cour suprême israélienne. Rarement celle-ci a invalidé le tracé initial du mur ou celui imposé par les faits. De façon paradoxale, sans les Palestiniens, leur main d’œuvre, leurs entreprises, leurs carrières, ce mur n’aurait jamais vu le jour. 26.000 Palestiniens sont employés à sa construction ! ».

L’anniversaire de la chute du mur donne chaque année lieu à de nombreux commentaires. Fin mai 2014, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a affirmé « qu’il n’y aura plus jamais de mur de Berlin en Europe ». En 1989, la complexité et l’ampleur des phénomènes de la mondialisation ne s’étaient qu’en partie manifestées. Les années quatre-vingt-dix et plus encore le début du XXIème siècle ont montré la face cachée de ce phénomène : le terrorisme, l’immigration, les inégalités, la criminalité, l’exclusion sociale, les luttes sociales, la pauvreté, mais aussi la financiarisation de l’économie, les guerres commerciales et l’érosion des droits des travailleurs sont autant d’aspects qui ont marqué les des dernières décennies.



Jean-Philippe Raud Dugal a écrit:

(...) Construire un mur est souvent symbole d'impuissance quand rien d'autre ne semble possible aux autorités politiques et militaires pour garantir au pire une tranquillité factice ou au mieux pour offrir une sécurité à sa population. Les auteurs sont donc allés à la rencontre des populations avec comme but principal de rendre compte de l'impact physique de ces séparations mais aussi des conséquences sociales désastreuses qu'ils engendrent. L'exemple de Chypre l'illustre parfaitement depuis une ouverture au début des années 2000 qui a laissé les habitants des deux côtés entrevoir les « restes » de leurs passés. Un mur est-il fait pour tomber ? Au terme de la lecture passionnante de l'ouvrage ou les auteurs se sont engagés à envisager des issues pour le règlement de ces cicatrices physiques et morales, il est difficile de se prononcer. Les murs ont tous vocation à tomber un jour rappellent-ils mais l'intégration des communautés si longtemps séparées semble illusoire, du moins dans un proche avenir. Les murs, au moins dans « les esprits », ont de beaux jours devant eux. (...)

~ Des murs entre les hommes (Alexandra Novosseloff et Franck Neisse)(Book Review, pdf) ~

Les murs contemporains n’ont pas pour ambition de stopper les contacts avec les ressortissants de l’autre côté, comme c’était le cas du mur de Berlin. Ils se préoccupent d’enfermer dehors les indésirables. Il définit une communauté sociale et territoriale digne de protection et il définit également les catégories dangereuses dont il convient de se protéger. Il marque surtout un pouvoir de décision (décider de la séparation), un pouvoir de contrôle (contrôler le déplacement des autres) et un pouvoir de catégorisation (légitimer la séparation par la stigmatisation des réprouvés). Dernières en date, les enclaves urbaines fortifiées (les barrios privados d’Amérique latine, ou quartiers résidentiels surveillés). Ces dispositifs qui ont tendance à se répandre dans le monde entier supposent l’anticipation permanente d’une menace extérieure qui appelle le déploiement de techniques d’inspirations militaire et technique pour contrôler un territoire privatisé. Au sein de ce territoire, un mode de gouvernance privé tend à se substituer au gouvernement public. Les classes sociales s’isolent. Elles restent entre elles et n’ont même plus conscience d’être riches. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a montré à quel point en Allemagne, il est facile de ne pas se rendre compte qu’on fait partie des plus favorisés. Au quotidien, les classes sociales supérieures ne rencontrent en effet guère de personnes différentes d’elles. Et leurs amis et leurs connaissances ont au moins autant d’argent qu’elles.

On ne rêve pas d’être moins libre, plus pauvre, plus humilié, plus exploité, plus dominé, moins instruit… Pourtant, la précarité est déjà une réalité pour nombre de travailleurs, de privés d’emploi et de retraités, et la peur du déclassement n’a jamais été aussi prégnante chez les autres. Ceux qui pensaient qu’après 1989, après la désagrégation de l’URSS, c’était la fin de l’histoire ou dit autrement, la victoire définitive du capitalisme, commencent à déchanter. L’éternelle grande peur des possédants, des dominateurs cyniques, qui leur fait dire que tout doit changer dans l’univers de la finance pour que rien ne change dans l’univers capitaliste sont en train de prendre un coup derrière la tête.

Capitaine Martin

Source de l'article :
Toujours plus de murs dans un monde sans frontières (Résistance Fr) via Le Dormeur doit se Réveiller

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MessageSujet: Démanteler le Mur du Golan...   Mar 18 Nov - 17:02

Démanteler le Mur du Golan...

La chute du Mur de Berlin devait signifier que le 21eme siècle
serait celui de la chute de tous les murs qui limitaient la liberté d’accès a travers notre planète.
Mais c’est le contraire qui allait se passer : notre siècle est bien celui de la multiplication des murs
et autres frontières qui ferment la voie a certains et en enferment des millions d’autres...



~ Leaked Document Raises Speculation of EU Sanctions Against Israel (Jason Ditz, Antiwar) ~

Que ce soit le détroit sanglant de Sicile (Lampedusa) ou encore celui de Gibraltar, ce qu’on n’a pas honte d’appeler « l’Europe Forteresse », s’est entourée de barrières que ses dirigeants voudraient infranchissables pour tous ceux qui fuient les guerres ou la misère. Non, le 21ème siècle n’aura pas été celui de la chute des murs, mais bien au contraire, celui de la multiplication des obstacles a la libre circulation des êtres humains… à la différence des capitaux et des marchandises. Un de ces murs est évidement celui qui déchire l’espace palestinien et sépare les familles, les paysans de leurs terres et des dizaines de milliers de résidents des services publics dont ils ont besoin. « Mur de la honte », « mur de l’apartheid », du haut de ses 8 mètres, quand c’est un mur, large de plus de 100 mètres quand c’est un système de clôtures et de barbelés, il est omniprésent en Cisjordanie occupée. Cette fois, pourtant, c’est d’un autre mur dont je voudrais parler, que l’on oublie trop souvent, mais lui aussi fait de clôtures électroniques et barbelées, champs de mines et patrouilles militaires, celui qui sépare le Golan occupe du reste de la Syrie, et ses habitants, de leur patrie, et souvent, de leurs proches.


~ Le Hezbollah attaque l’occupant israélien aux fermes de Chebaa (Réseau Voltaire) ~

L’occupation du Plateau du Golan en 1967 et son annexion a Israël en 1981 ont coupé quelques 16,000 Syriens de leur environnement naturel ; et pourtant, malgré la volonté de la puissance occupante, les liens n’ont jamais pu être coupés. Pour preuve, cette « Colline des Cris » ou les habitants de Majd-el-shams, Massade, Buqata et Ein Qiniye communiquent, avec des mégaphones, avec leurs proches en Syrie, leur font participer, à distance, à leurs mariages et autres fêtes de famille, et leur racontent les derniers événements. Parfois, dans le "no man’s land" qui sépare la zone occupée du territoire syrien souverain, une patrouille militaire israélienne vient interrompre l’échange pour quelques minutes. Si en Israël on les appelle « les Druzes », utilisant leur religion comme identité, eux revendiquent haut et fort leur identité syrienne, et, 45 ans après leur occupation par l’État d’Israël, rejettent avec la même détermination ce mur qui les a arraché de leur pays. Il suffit de se souvenir de la grève générale menée en 1981 contre l’imposition forcée de la nationalité israélienne, qui s’est d’ailleurs soldée par une victoire.


~ Syrian Activists from the Occupied Golan Heights Condemn “Suspicious Visits”... (Patrick Strickland via Globale Research) ~

S’ils sont aujourd’hui préoccupés par la guerre civile qui déchire la Syrie et par l’invasion de Da’esh, les Syriens du Golan n’en acceptent pas pour autant la présence israélienne et continuent a se battre pour réintégrer leur patrie. En ce 25ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, rappelons qu’il y a un mur qui déchire l’espace syrien et soutenons le combat de tous les Syriens, en particulier des résidents du Plateau du Golan, pour la chute du mur de l’annexion israélienne et le retour des habitants du Nord-Golan et de leur terre a la mère-patrie syrienne.

Michel Warschawski

Source de l'article :
Démanteler le Mur du Golan (Centre d’Information Alternative, Investg'Action)

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MessageSujet: Connected Walls, le webdocumentaire qui tente de faire tomber les murs...   Jeu 4 Déc - 17:24

Connected Walls,
le webdocumentaire qui tente de faire tomber les murs...


Pendant deux mois, le webdocumentaire Connected Walls
s’attaque aux murs de séparation entre quatre continents :
le mur entre l’Amérique du Nord et l’Amérique latine incarné par les grillages entre les Etats-Unis et le Mexique,
le mur entre l’Europe et l’Afrique incarné par les barbelés qui séparent les enclaves espagnoles du Maroc...



~ Connected Walls ~

Quatre réalisateurs locaux, postés de chaque côté de ces frontières, travaillent ensemble. Tous les 10 jours, chaque duo publie un nouveau documentaire de cinq minutes sur une thématique choisie par les internautes. Cette semaine, les internautes ont sélectionné la thématique « femme ». Cette semaine, sur le webdocumentaire Connected Walls, Valeria Fernandez (USA) et Fidel Enriquez (Mexico) ont rencontré deux habitants de Nogales qui luttent pour abolir leurs propres barrières de part et d’autre du mur de séparation.



De leur côté, Irene Gutierrez (Espagne) et Youssef Drissi (Maroc) ont suivi des marocaines qui traversent tous les jours la frontière de Ceuta, bardées de colis, pour gagner leur vie.



Pour chaque thématique, un partenaire associatif a carte blanche pour rédiger une tribune. Voici celle du président de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), Karim Lahidji. La Fédération Internationale des Droits de l’Homme, plus connue sous son acronyme, FIDH, est une ONG internationale qui se consacre à la défense des droits de l’Homme et représente 178 organisations, de 120 pays différents.

Karim Lahidji a écrit:

« Depuis les années 90, de plus en plus de migrants sont des femmes : elles représentent aujourd’hui près de la moitié des migrants traversant les frontières internationales. Dans certaines régions du monde, notamment en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, la majorité des migrants sont des femmes. Dans le passé, les femmes migraient principalement pour rejoindre leur famille. Aujourd’hui, comme les hommes, la plupart des femmes migrent pour chercher du travail. Les femmes et les filles constituent également plus de la moitié des 16,7 millions de réfugiés dans le monde.

Tout au long de leur parcours, les migrantes sont particulièrement exposées à la violence, à l’exploitation et à la discrimination. Sur la route du Mexique vers les États-Unis, en plus de la violence subie par tous les migrants, les femmes et les filles sont exposées à des risques d’agressions sexuelles et de viols, perpétrés par des criminels, par d’autres migrants ou par des fonctionnaires corrompus. Une fois qu’elles ont atteint le pays d’arrivée, elles occupent souvent des emplois informels mal payés, et bénéficient d’une protection juridique réduite ou inexistante. Nombre d’entre elles travaillent comme domestiques, femmes de ménage ou aides à domicile, dans des environnements de travail fermés, au sein desquels elles sont particulièrement vulnérables aux abus de leurs employeurs.

Malgré les risques, les femmes continuent de se lancer dans des voyages périlleux, à travers les frontières terrestres et maritimes, pour atteindre leur objectif : échapper à la persécution et la pauvreté, trouver un emploi, prendre soin de leur famille.Pour beaucoup de femmes, la migration constitue également une possibilité d’émancipation et contribue à l’évolution et à la transformation des rôles traditionnellement attribués à l’homme et à la femme, dans la sphère publique comme dans la sphère privée. »




Connected Walls


Source Vidéos : Connected Walls on Vimeo
Source de l'article : Connected Walls, le webdocumentaire qui tente de faire tomber les murs (Basta!)

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