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 Et si l'hégémonie américaine n'était plus...

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Golden Awaken
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MessageSujet: Et si l'hégémonie américaine n'était plus...   Ven 30 Mai - 13:38

Et si l'hégémonie américaine n'était plus...

Le plus grand virage de l’histoire contemporaine a été celui favorisé
par le dénouement de la Guerre Froide, moment où l’un des camps de l’ère bipolaire a disparu,
ouvrant le chemin vers un monde unipolaire, sous l’hégémonie impériale US.



~ Les conséquences du déclin Usamericain (Immanuel Wallerstein via El Corréo) ~

Tout de suite, les États-Unis d’Amérique se sont mis à se servir de leur supériorité indubitable, cherchant à transférer les conflits vers l’affrontement militaire. Le pic de cette politique de militarisation des conflits s’est matérialisé en Afghanistan, enIrak et en Libye. Bien que sous des formes relativement distinctes, le dénouement de ces conflits s’est fait par la voie militaire, invasion, occupation, bombardement, renversement des gouvernements. Même usée, cette voie s’imposait jusqu’à il y a peu, sans que n’apparaissent d’obstacles à ce que la domination US se déploie fortement. Jusqu’à ce que le conflit avec la Syrie, qui prenait le chemin d’un bombardement du territoire de ce pays, prit un tour inespéré, avec une proposition d’accord formulée par le ministre des affaires étrangères de la Russie, Serguei Lavrov, acceptée par les Etats Unis d’Amérique.

L’usure des opérations précédentes commençait à diminuer la capacité hégémonique US. Cela fut très significatif que le premier refus de participer au bombardement vienne du principal allié stratégique des Etats Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne, avec le refus du Parlement d’accompagner les USA dans leur nouvelle aventure, conséquence directe de l’invasion de l’Irak, d’où l’ex-Premier ministre Tony Blair est sorti très usé pour avoir joué son prestige pour une version ensuite démontrée fausse.


~ Exclusive: Bush Committed War Crimes Says Ex-Counterterrorism Czar Richard Clarke ~
Ajoutée le 28 mai 2014 par democracynow
Pour aller plus loin : Former-US President George Bush Officially a War Criminal (Toni Cartalucci, Land Destroyer)

Obama a du accepter l’offre russe parce que, de plus, il n’a pas obtenu l’appui de l’opinion publique US, qui n’avait pas envie de se mettre à dos une nouvelle guerre, avec des conséquences imprévisibles. Il n’a pas non plus obtenu l’appui des militaires, que l’idée d’un bombardement chirurgical n’a pas convaincu. Et, comme a affirmé Obama, même sa famille ne l’a appuyé. Le climat de l’accord sur la Syrie s’est étendu à l’Iran, entre d’autres questions, par les liens directs qu’ont les deux conflits. Dans les deux cas, même avec des difficultés il y a eu des avancées, projetant la Russie comme le nouveau grand protagoniste de la négociation des conflits contemporains. Pour la première fois, depuis la fin de la Guerre Froide, les USA ont du limiter leur action basée sur la force, pour accepter des termes politiques d’accords négociés entre des gouvernements.


~ Washington cherche la mise à mort de la Russie (Paul Craig Roberts via Les-crises.fr) ~

La situation de l’Ukraine, encore avec des traits distincts, confirme cette nouvelle tendance. Avec la fin de la Guerre Froide et la disparition du camp socialiste, les puissances occidentales ont avancé avec une grande cupidité vers les pays jusqu’alors participants à ce camp, en les incorporant à l’Union Européenne et même à l’OTAN. L’Ukraine est un cas spécial, parce qu’il se trouve à la frontière avec la Russie et parce que la Crimée est un port essentiel pour ce pays, en termes commerciaux et militaires. La façon violente avec laquelle les forces pro Union Européenne ont agi, en décrétant même l’interdiction de la langue russe, a seulement réussi à affaiblir sa capacité à consolider l’unification d’un pays avec d’énormes différences régionales.


~ The Role of NATO and the EU on Brzezinski’s Grand Chessboard ! (Brandon Turbeville, Activist Post) ~

Ce qui est vrai, c’est que s’est détachée une dynamique centrifuge, où les puissances occidentales dénoncent l’action de la Russie comme force qui pousserait et agirait en faveur du démembrement de l’Ukraine. La colère des médias occidentaux augnente donc, ils se trouvent confrontés à l’impossibilité d’intervention des USA, générant une situation limitant plus l’action US. Tandis que les puissances occidentales se trouvaient limitées à des mesures inoffensives de punition envers la Russie, Poutine rencontrait avec Xi Jinping pour signer un important accord énergétique, ainsi qu’une stratégie de dé-dollarisation du commerce entre les deux pays. Dans tous leurs aspects, les accords contribuent à dessiner les propres champs d’action, en opposition au bloc dirigé par les Etats-Unis d’Amérique. Déjà dans le conflit ukrainien, tandis que les USA comptent avec leurs alliés européens, avec des degrés distincts d’accord, la Russie compte avec les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Les accords entre la Chine et la Russie, la consolidation des BRICS et les processus d’intégration régionale de l’Amérique Latine et des Caraïbes sont des chaînons de ce qui peut devenir un monde multipolaire. Les prochaines années confirmeront ou pas cette perspective.

Emir Sader est philosophe et professeur de sociologie à l’université de l’Etat de Rio de Janeiro (UERJ) et à l’Université de São Paulo (USP).

~ Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi ~

Source originale de l'article : Un mundo multipolar (Pagina 12)

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MessageSujet: Le crépuscule de l’hyperpuissance américaine, selon Brzezinski...   Mar 30 Sep - 12:11

Le crépuscule de l’hyperpuissance américaine, selon Brzezinski...

Lorsque Zbigniew Brzezinski, auteur du Grand Echiquier,
parlait de neutraliser l’éventuelle menace russe en prenant le contrôle des ressources eurasiatiques pour,
selon la version vedette officielle, les « redistribuer » selon un principe d’équité dont Washington a le secret,
on ne pouvait qu’applaudir son réalisme de géostratège confirmé.



~ US Global Power in the 21st Century: Military or Economic Imperialism? (Prof. James Petras, Global Research) ~

Et pour cause ! Nous étions en 1997. L’ère des Eltsine, des mafias oligarchiques et du grand pillage postsoviétique. Qui aurait cru que la Russie, promise au démembrement, se relèverait en une décennie ? 2001 marqua non seulement la deuxième année du premier mandat de Poutine, une phase transitoire complexe et turbulente pour la Fédération mais aussi le lancement des croisades américaines au Moyen-Orient, soi-disant en réponse au 9/11. Ces deux circonstances aussi symboliques qu’en soi lourdes de conséquences ont prédéterminé la fin de l’hyperpuissance étasunienne. Formulant ce double constat, M. Brzezinski, en spécialiste de la guerre dite indirecte et surtout durable de faible intensité, a pointé du doigt la fort médiocre stratégie de guerre déployée par le couple Maison-Blanche/Pentagone. Il s’agirait d’une stratégie excessivement coûteuse qui a entraîné les USA dans ce que l’inspirateur idéologique de la politique étrangère US a qualifié de « Global Balkans » faisant allusion à cette somme de brasiers qui s’étendent du nord du Kazakhstan à l’océan Indien impliquant ipso facto entre 550 et 600 millions d’habitants. Il est bien bon de mener des guéguerres néocoloniales un peu partout dans le monde du moment que le dollar est hors d’atteinte et que l’opinion publique reste passablement dupe. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Selon Brzezinski, les heures de l’hyperpuissance belliciste américaine sont révolues. Elle n’a pas les moyens de financer ses multiples campagnes, qu’elles soient directes comme ce fut et reste le cas de l’Irak, ou indirectes comme c’est le cas de l’Ukraine, un dossier d’ailleurs perçu par ce grand manitou de géostratège comme un dernier soubresaut ou une des dernières convulsions de l’expansionnisme étasunien, cela d’autant plus que la Russie, visée en premier lieu, n’a pas cédé à la tentation de riposter.


~  Brzezinski : Le monde doit s'unir contre Poutine! ~
Ajoutée le 23 sept. 2014 par Zac Mermarian

L’instrumentalisation des talibans contre les Soviétiques, l’anéantissement de l’Irak et de la Lybie que l’on appelait à juste titre la « Suisse du Moyen-Orient », la déstabilisation de la Syrie avec l’Iran pour cible finale sont autant de réalités ultra-évidentes qui interpellent n’importe quel Occidental doué de bon sens. On se souviendra de l’immonde joie éprouvée par les Obama, Sarkozy, BHL et consorts à la nouvelle du lynchage inqualifiable de Kadhafi. Leur réaction fut bien différente lorsque, le 11 septembre 2012, jour hautement symbolique pour les USA, Christopher Stevens, ambassadeur US en Libye, fut lynché de la même manière. Cet évènement démontra avec une éloquence macabre que l’influence américaine prétendument exerçable jusqu’au bout sur des nébuleuses islamistes initialement formées et instrumentalisées n’appartenait plus qu’au passé. La confirmation ne tarda pas à intervenir : le rejet de la Pax Americana se manifesta à travers l’ensemble du monde arabo-musulman, y compris au Maghreb, maintenant conscient de ce que sont véritablement les fameux Printemps dont les dirigeants occidentaux, singeant Washington, faisait la promotion.

La récente exécution d’Hervé Gourdel, guide de montagne algérien enlevé en Kabylie, avait pour but d’entraîner l’Algérie dans la campagne occidentale menée contre l’EI.
La réaction quasi-immédiate d’Ali Zaoui, ancien militaire algérien et expert en lutte anti-terroriste, convaincu, analyse détaillée et multilatérale à l’appui, que la vidéo de la mise à mort était un faux, reflète bel et bien ce scepticisme ambiant. D’ailleurs, l’analyse de M. Zaoui se double de celle de Louisa Hanoune, candidate aux présidentielles algériennes, secrétaire générale du Parti des travailleurs algérien, ce qui, encore une fois, démontre bien que les manipulations classiques et franchement redondantes des USA ont perdu de leur efficacité.

Ivan Valerio (Le Figaro) a écrit:

(...) « Ce vendredi, Dominique de Villepin remet son costume de diplomate pour alerter sur les dangers d'une intervention militaire d'ampleur au Moyen-Orient. Invité de BFMTV, l'homme du discours à l'ONU pour dire “non” à une intervention en Irak en 2003, estime que la décision de Barack Obama d'engager une grande coalition sur le terrain est “absurde et dangereuse”. Il y voit une “troisième guerre d'Irak” qui aura pour conséquence de “multiplier” les foyers de terrorisme. “Il serait temps que les pays occidentaux tirent les leçons de l'expérience. Depuis l'Afghanistan, nous avons multiplié les interventions militaires, pour quel résultat? Il y avait en 2001 un foyer de terrorisme central. Un. Aujourd'hui? Une quinzaine”, assure l'ancien premier ministre. “L'État islamique, c'est l'enfant monstrueux de l'inconstance et de l'arrogance de la politique occidentale”, assène Dominique de Villepin. » (...)

~ En berne... (Philippe Grasset, DeDefensa) ~

Deux questions se posent alors :
• Comment faire perdurer la toute-puissance américaine sachant que le monde est en passe de se multipolariser ?
• Les USA, ont-ils besoin de l’Occident pour prolonger leur espérance de vie ?


C’est là qu’il y a une rupture notable entre la stratégie déployée par l’entourage d’Obama et celle que propose, fort de son expérience et de sa lucidité naturelle, Brzezinski. Selon lui, comme la Russie est incontrôlable, de l’adversaire à détruire qu’elle fut jusqu’ici, il conviendrait de la transformer en partenaire. Autrement dit, l’Occident devrait intégrer cette Russie tant exécrée pour la neutraliser d’une manière essentiellement diplomatique. C’est la seule façon de maintenir l’influence américaine dans le monde à travers le ralliement de l’Europe avec la Russie, cette dernière devenant alors plus contrôlable. Cette vision contraste parfaitement avec les sanctions niaises multipliées contre la Russie pour ce qu’elle n’a jamais fait et n’a pas l’intention de faire en Ukraine.



On ignore si Brzezinski sera cette fois écouté. Pour l’instant, cela ne semble pas être le cas. Il n’empêche que du haut de ses 86 ans, presque au seuil de l’Eternité, cet éminent géostratège a eu le courage d’annoncer la fin d’une époque « longue de 500 ans », l’époque qui fut celle de la domination de la civilisation atlantique.

Tatiana Filiatcheva

Source de l'article : Le crépuscule de l’hyperpuissance américaine (Brzezinski)(La Voix de la Russie)

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MessageSujet: Re: Et si l'hégémonie américaine n'était plus...   Mer 1 Oct - 14:49

Bonjour Golden,

Tout porte a croire que le pouvoir des États-Unis semble se terminer.
Mais je pense que même si le dollar est très faible, le pouvoir des États-Unis ne sera pas affaiblit.

Les États-Unis viennent pour la première fois de dépasser l'Arabie Saoudite de production pétrolière. La situation actuelle en moyen orient et Afrique du nord est là cause du dépassement des États-Unis face à l'Arabie Saoudite.


Je te mettrai un lien qui montre la production du pétrole.



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MessageSujet: Re: Et si l'hégémonie américaine n'était plus...   

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