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 Selon le chef de l’Armée, la crise de la dette de l’UE constitue la menace principale pour la Suisse

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MessageSujet: Selon le chef de l’Armée, la crise de la dette de l’UE constitue la menace principale pour la Suisse   Sam 13 Juil - 14:29

Selon le chef de l’Armée, la crise de la dette de l’UE
constitue la menace principale pour la Suisse


Lors d’une conférence à la Chambre de commerce belgo-suisse à Bruxelles,
le commandant de corps suisse André Blattmann, chef de l’Armée,
a déclaré que la crise de la dette en Europe et le chômage élevé
qui l’accompagne constituaient, pour la Suisse,
la plus grande menace en matière de politique de sécurité.



Le commandant de corps suisse André Blattmann, chef de l’armée

Ce jugement n’a pas particulièrement attiré l’attention, jusqu’à ce que l’hebdomadaire belge, La Libre Belgique, reprenne les déclarations du chef de l’armée suisse, ce qui a mis la puce à l’oreille de la Commission européenne. Agacée, la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde, a déclaré vendredi passé que Bruxelles ne comprenait pas les peurs de la Suisse. Que la Commission européenne n’avait aucune intention de commenter (lisez: écouter) de pareils « scénario-catastrophe ». Selon elle, l’Union européenne est et demeure un projet de paix. « C’est en tant que telle qu’elle a récemment aussi été honorée du prix Nobel de la paix ».
Christophe Lamfalussy a écrit:

L’armée suisse estime que la crise financière en Europe, avec la hausse du chômage chez les jeunes qu’elle entraîne et la montée en puissance des partis ultranationalistes, constitue la principale menace à la sécurité de la Suisse. C’est ce qu’est venu dire mercredi à Bruxelles, un militaire controversé dans son pays et qui a son franc-parler : le chef de l’armée suisse, le commandant André Blattmann, invité à parler à la Chambre de commerce belgo-suisse.

"Pour moi", a-t-il dit, "le risque le plus grand est la crise de l’endettement. L’Italie comptabilisait à la fin de l’an passé une dette de 1900 milliards d’euros. Dans son budget de 2012, 80 milliards sont prévus pour le seul paiement des intérêts de la dette La Suisse, elle, a un budget de 62 milliards de francs". De cette crise, pronostique-t-il, peut naître le désespoir, qui peut entraîner des phénomènes de radicalisation. Exemples : le parti néonazi "Aube Dorée", qui vient d’entrer au Parlement grec avec 7 % des voix, et le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik, qui a été créé en 2003. "Nous avons déjà vécu cela en Europe", a-t-il dit. "À mon avis, il faut être prêt à réagir". Certes, les pays de l’UE promettent d’investir pour sortir de la crise "mais ils n’ont pas d’économies", constate-t-il.
La crise en Europe, menace n°1 pour l’armée suisse
Hors caméra, le ton employé était encore plus strident : on verserait de l’huile sur le feu, on attiserait la peur de l’UE et de toute manière, de pareilles fantaisies étaient risibles. Ah bon ? Ces gens de Bruxelles n’ont vraiment pas beaucoup de raisons de rigoler.

Le chef de l’armée regrette la « colère de Bruxelles », mais il affirme qu’il maintient son point de vue. Il dit que le but de n’importe quelle organisation de sécurité était de se préparer à des cas difficiles. Qu’il avait parlé des risques pour la sécurité en relation avec la crise de la dette. Si des cohortes de réfugiés débordaient sur la Suisse, l’armée devait protéger l’infrastructure nationale sensible, même s’il ne désirait pas voir ce scénario. L’armée a exercé ce cas en septembre. Au cours de l’exercice « Stabilo Due », une pareille situation a été envisagée.
Laureline Duvillard a écrit:



L'exercice-cadre d'état-major de l'armée, Stabilo Due, qui s'est déroulé en septembre, fait beaucoup parler de lui. En cause? Un scénario qui met en avant l'instabilité de l'Europe. Et le devoir de la Suisse de s'en protéger.
Un exercice de l'armée suisse fait jaser jusqu'aux USA

L'armée Suisse prépare ses frontières au chaos social européens !


Publiée le 15 oct. 2012 par general3gaulle
C’est ce qu’on peut dire de l’énervement provoqué par André Blattmann à Bruxelles. Il n’y a pas eu d’énervement semblable causé par la déclaration de Helmut Schmidt qui a parlé de la « veille de la révolution en Europe » et qui a formulé ainsi les choses de façon beaucoup plus nette.
Horizons et débats a écrit:



Le mercredi 7 novembre, lors du forum économique de l’hebdomadaire de Hambourg Die Zeit, l’ancien chancelier Helmut Schmidt a déclaré, devant 600 invités de l’économie et de la politique, qu’avec la crise de surendettement en arrière-plan, il n’est pas impensable qu’il y aura de profonds changements politiques et économiques. «Nous nous trouvons à la veille d’une possible révolution en Europe», prévient Schmidt. Il pressent que dans toute l’Europe la confiance dans les institutions européennes a diminué. La situation en Chine et aux Etats-Unis est également caractérisée par des incertitudes.
Helmut Schmidt craint une révolution en Europe (Source: «Hamburger Abendblatt» du 9/11/12)
Mais il faut analyser plus en détail les raisonnements de Bruxelles. La circonstance curieuse que « l’UE a reçu un prix Nobel de la paix » (lequel a été remis au cours des dernières années à plusieurs criminels de guerre), est interprétée par la porte-parole de la Commission européenne comme s’il était impossible qu’il y ait des troubles. Nous nous souvenons encore parfaitement du politicien grec qui a déclaré, il y a quelques semaines, que la Grèce se trouvait dans une situation comparable à celle de la République de Weimar à son époque.

Celui qui met la tête dans le sable n’a qu’à supprimer le drapeau bleu avec les étoiles jaunes et adopter « l’autruche » comme animal héraldique, si possible sur un innocent fond blanc. Mais soyons un peu plus provocants : qu’est-ce que le projet pacifique entreprend pour combattre le chômage ? Par exemple en Grèce, en Espagne et de plus en plus dans tous les pays de la ceinture méridionale et occidentale de l’UE?
afp/Newsnet a écrit:



Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants.


Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté
L’ancien chancelier Schmidt mentionne des révolutions qui déstabilisent.  Dans ce domaine, André Blattmann et d’autres attendent une réponse. Au lieu d’instaurer une formation professionnelle pour la jeune génération, l’UE choisit de toutes autres solutions : il y a bien longtemps qu’on instaure de vastes appareils policiers pour combattre les révoltes. Horizons et débats a plusieurs fois traité ce sujet. C’est pourquoi la déclaration de vendredi de la porte-parole de la Commission européenne est pleine d’hypocrisie. Vous avez le bonjour de la force de gendarmerie européenne Eurogendfor et du terrain d’exercice de l’OTAN Altmark en Allemagne.

Nous demandons que Bruxelles explique ce qui est prévu concernant la crise du chômage. Des forces de police en masse sont évidemment une réponse, mais ce n’est pas une voie à suivre ! Même aux États-Unis, où règne un concept bouffi appelé « Homeland Security », ça ne marcherait pas.
Ces derniers temps, la Grèce meurtrie a encore dû acheter des centaines de chars blindés Abrams d’occasion et des masses d’autres armements. Ça rime à quoi ?
Lahire a écrit:



Tout simplement hallucinant! Alors que la France n'arrive pas à gérer ses 400 chars Leclerc, notre pays fait partie de ceux qui renflouent les caisses de la Grèce qui s'offre du matériel militaire américain pour plus d'un milliard d'euros.
Scandale en Grèce : l'aide de l'UE pour acheter des chars américains
Non, il faut des réponses sérieuses et sincères. Il faut réfléchir au rapport entre les économies, le bien commun et l’économie nationale. L’invocation dogmatique de locutions globalisantes toutes faites fait partie de « l’arrière-garde du progrès d’hier » selon la formule du divisionnaire Bachofner récemment décédé. Il se serait réjoui des réflexions du commandant de corps Blattmann et lui aurait immédiatement donné un coup de main. Il faut réfléchir sur cette mélopée de la mondialisation, même si ce n’est pas facile pour toutes les rédactions.
Heiner Flassbeck, l’économiste en chef et spécialiste monétaire de l’Organisation des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) à Genève a fait un essai. Il y a quelques jours, dans une interview avec le Tages-Anzeiger , il a dit en parlant de la crise monétaire qu’il fallait réfléchir au projet de l’« ouverture » de tous les domaines économiques. Il n’a pas plaidé le contraire, mais pour une économie nationale raisonnable. « Il faut abandonner ce régime, même si à courte échéance cela sera dur. Les importations doivent autant que possible être remplacées par des produits indigènes. Ça fonctionne toujours, nous avons vu ça dans beaucoup de pays, même au Brésil où tout le monde a dit que ça ne fonctionnerait pas. »


Si on conserve le travail dans son propre pays, si des fers à repasser sont de nouveau fabriqués en Allemagne, les chemises cousues en Italie et pas par des Coréens du Nord, le chômage sera moindre. La chemise coûtera peut-être un peu plus cher, mais qu’est-ce que ça fait ? Peut-être sera-t-elle produite pour une durée de vie un peu plus longue. Les révolutions nous feront de toute façon totalement passer l’envie de porter des chemises. Mais revenons au sujet : si Bruxelles distribue nerveusement des muselières et qualifie les scénarios du chef de l’armée suisse ou de l’ancien chancelier Schmidt de « fantaisies du désastre », le point névralgique a probablement été touché. Donc : poursuivons !

Le chef de l’armée a raison et mérite la reconnaissance et le respect de la population. Il montre quelque chose qui nous manque : de la force d’âme et de l’envergure. En appelant un chat un chat et en prononçant des vérités désagréables, il démontre qu’il prend sa tâche au sérieux. On peut prendre modèle sur lui. Mais en Suisse aussi, il y a quelques retouches à faire. Pas seulement au budget de l’armée.


Il y a un an et demi, au printemps 2010, le même chef de l’armée avait montré la même « carte des risques » comme celle qu’il vient de présenter à Bruxelles, et il avait désigné cinq pays comme étant « en danger » : la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la France et le Portugal. Bien des collaborateurs des médias et d’autres personnes un peu entravées dans leur pensée par le ton dominant, des « experts en sécurité » et des parlementaires ont alors fait la moue. Avant tout en Suisse alémanique. André Blattmann a même dû entendre au Parlement : « Mais tu n’as pas le droit de dire ça ». Ces gens n’ont pas voulu reconnaître qu’une armée qui ne peut plus appeler une menace par son nom, a un assez gros problème. Comment pourra-t-elle s’exercer alors ?

Ceux qui naguère l’ont accablé d’injures ont encore du pain sur la planche. On peut apprendre et devenir plus intelligent. On peut même réviser ses opinions. Si les mêmes personnes devaient retomber à présent dans le même piège de raisonnement en empêchant la pensée libre qui est d’intérêt national, nous reprendrions la totalité des articles du mois de mars 2010 et nous désignerions par leur nom ces dames et messieurs qui ont à réfléchir.
Comme dit l’adage :
« La réalité n’est jamais polémique, elle est tout au plus désagréable. »


Source de l'article :
Selon le chef de l’Armée, la crise de la dette de l’UE constitue la menace principale pour la Suisse

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