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 L'humiliation de l'OTAN en Crimée peut-elle être le déclenchement d'une guerre...

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MessageSujet: L'humiliation de l'OTAN en Crimée peut-elle être le déclenchement d'une guerre...   Mer 19 Mar - 10:30

L'humiliation de l'OTAN en Crimée
peut-elle être le déclenchement d'une guerre...


Après la Lybie, la Syrie, sans oublier les fiascos afghans et irakiens,
l’Otan vient de se prendre un nouveau camouflet cinglant avec cette affaire de Crimée
menée de mains de maître par ce filou de Poutine.



~ Referendum en Crimée.. La Russie droite dans ses bottes ~

Or le problème avec les empires humiliés, c’est souvent la fuite en avant guerrière. Certains sont persuadés de cette issue dramatique, comme Paul Craig Roberts, ancien vice-ministre des finances de Ronald Reagan, tourné gauchiste avec l’âge : « Cela fait longtemps que les nazis néoconservateurs de Washington s’agitent en vue d’une guerre contre la Russie. Ils veulent supprimer l’une des trois restrictions restantes (la Russie, l’Iran et la Chine) à l’hégémonie mondiale de Washington. »
L’Otan a perdu la face et la Crimée

D’autres fins observateurs n’y croient pas une seconde. C’est le cas de Robert Fisk, envoyé spécial de The Independent sur à peu près tous les fronts brûlants : « Les dirigeants occidentaux n’ont pas les moyens de faire face à une guerre “imminente”. Donc, je suppose qu’ils vont se bricoler de vagues justificatifs — et laisser la Russie avaler un morceau de l’Ukraine. » Mais tous les deux sont bien d’accord. Les « médias gigolos occidentaux »  peuvent bien vociférer, dit Paul Craig Roberts, dans cette lamentable affaire, l’Otan a non seulement perdu la face, mais aussi cette Crimée qu’elle voulait ravir à la Russie. Elle a même permis, rajoute Robert Fisk, au Syrien al-Assad de redorer son blason en félicitant Poutine d’avoir, par son référendum, sauvé… la démocratie ukrainienne (car bien sûr, quoiqu’en hurlent les « médias prostitués occidentaux », il ne fait nulle doute qu’il y a bien une très large majorité de la population en Crimée favorable au rattachement à la mère Russie).

~ Référendum : la Crimée ne veut pas de l'UE ni de l'OTAN ~
~ L'OTAN a refusé de reconnaître le référendum en Crimée ~

À la merci d’une étincelle allumée par des dingues

De fait, les piètres sanctions sorties en représailles par les États-Unis et leurs comparses européens (le blocage des avoirs et l’interdiction de séjour d’une vingtaine de VIP russes et ukrainiens, quelle farce !) donnent raison au goguenard journaliste britannique. Plus vaches encore, les places boursières semblent n’avoir plus d’yeux et d’oreilles que pour Poutine, ses faits et gestes ou ses déclarations. En témoignent leur rebond une fois constatés la volonté d’apaisement du nouveau tsar… et le ridicule assez risible des réactions de ses adversaires de l’Otan.

~ Russia and China Threaten to Destroy the Almighty Dollar ~
Ajoutée le 26 avr. 2014 par CelticInfidel
Pour aller plus loin : Fire-sale of US Treasuries is a warning of acute stress across the world

Sauver la face militairement, c’est bien beau, mais ça ne fait guère gagner de sous, du moins à court-terme. Et chacun sait que le court-termisme forcené est depuis longtemps la pièce-maîtresse de la finance mondialisée, n’en déplaise à Obama et à son amour-propre de maître du monde décontenancé. Voilà donc la planète tiraillée entre le court-termisme des grigous et la folie suicidaire qui menace tout empire chancelant. Pour l’heure, c’est le premier qui paraît encore devoir l’emporter. Mais gaffe, la moindre étincelle, une fuite en avant des dingues maladroitement mis en place à Kiev avec l’aide de l’Otan, par exemple, et tout peut dramatiquement s’enflammer.

~ Ce que les néoconservateurs attendent de la crise ukrainienne ~

Bref, le choix entre la vénalité ou la folie. Une chose est sûre, la problématique de notre monde est aujourd’hui des plus claires : le danger réel de la guerre. Avec pour seule alternative possible un effondrement plus ou moins pépère du système dominant, à la soviétique. C’en est bien fini en tout cas de la tranquillité d’esprit des pacifistes bonhommes.
Les Chroniques du Yéti
Source de l'article : Crimée : humiliée par Poutine, l'Otan va-t-elle précipiter la guerre ?

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MessageSujet: L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...   Mar 10 Juin - 16:37

L'OTAN pousse à la militarisation de l'Union Européenne...

La crise ukrainienne est le prétexte idéal de l’Alliance atlantique
pour pousser les Européens à augmenter leur budget militaire, et à financer cette augmentation
par la vente aux États-Unis de leur industrie de Défense



~ Ukraine : l’Otan conduit sciemment le monde à la guerre (Le Yéti, blog Rue 89) ~

Les 21 et 22 mai, le général Martin Dempsey était venu, de Washington à Bruxelles, pour convaincre ses « alliés ». Silence politico-médiatique sur la réunion des chefs d’état-major des États membres de l’Otan, pourtant il ne s’agissait pas d’une rencontre de routine, mais d’un sommet qui a énoncé une nouvelle stratégie qui conditionnera l’avenir de l’Europe. Il suffit de penser que 23 des 28 pays de l’UE sont en même temps membres de l’Otan : en conséquence les décisions prises par l’Alliance, sous leadership étasunien indiscuté, déterminent inévitablement les orientations de l’Union européenne. C’est le général US Philip Breedlove, c’est-à-dire le Suprême commandeur allié en Europe, nommé comme toujours par le président des États-Unis, qui a énoncé à Bruxelles le point de virage : « Nous sommes à la décision cruciale de comment affronter, sur le long terme, un voisin agressif ». À savoir la Russie, accusée de violer le principe du respect des frontières nationales en Europe, en déstabilisant l’Ukraine en tant qu’État souverain et en menaçant les pays de la région orientale de l’Otan.

~ Pour l'ex-chef du Pentagone l'élargissement de l'OTAN vers l'Est était une erreur (Ilia Kharlamov, La Voix de la Russie) ~

Le prêche vient du pupitre d’une alliance militaire qui a démoli par la guerre la Yougoslavie, jusqu’à séparer même le Kosovo de la Serbie ; qui s’est étendue à l’est, en englobant tous les États de l’ex-Pacte de Varsovie, deux de l’ex-Yougoslavie et trois de l’ex-URSS ; qui a pénétré en Ukraine, en prenant le contrôle de positions clés dans les forces armées et en entraînant les groupes néo-nazis utilisés dans le putsch de Kiev. Il est significatif qu’à la réunion des chefs d’état-major des pays de l’Otan, le 21 mai à Bruxelles, ait aussi participé le général Mykhallo Kutsyn, nouveau chef d’état-major ukrainien. En même temps le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen, en visite à Skopje, a assuré que « la porte de l’Alliance reste ouverte à de nouveaux membres », comme la Macédoine, la Géorgie et naturellement l’Ukraine. L’expansion à l’est continue donc. L’Otan, prévient le Suprême commandeur en Europe, doit entreprendre une « adaptation stratégique pour affronter l’utilisation du côté russe de manœuvres improvisées, cyber-activités et opérations secrètes ». Ceci « coûtera de l’argent, du temps et des efforts ». Le premier pas consistera en l’augmentation ultérieure de la dépense militaire de l’Otan, déjà supérieure aujourd’hui aux 1 000 milliards de dollars annuels : à cette fin le secrétaire étasunien à la Défense Chuck Hagel a pré-annoncé une réunion, à laquelle participeront non seulement les ministres de la Défense mais aussi ceux des Finances, réunion dont le but est de pousser les alliés à augmenter leur dépense militaire.

~ Êtes-vous prêts pour la guerre nucléaire ? (Paul Craig Roberts via le Blog de Résistance 71) ~

Le scénario de l’ « adaptation stratégique » de l’Otan va bien au-delà de l’Union européenne, en s’étendant à la région Asie-Pacifique. Là, sur la vague des accords russo-chinois, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre la Russie en lui ouvrant de nouveaux débouchés commerciaux à l’est, se préfigure la possibilité d’une union économique eurasiatique en mesure de contrebalancer celle des USA et de l’UE, que Washington veut renforcer avec le Partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements (TTIP). Les accords signés à Pékin ne se limitent pas aux fournitures énergétiques russes à la Chine, mais concernent aussi des secteurs à haute-technologie. Par exemple, est à l’étude le projet d’un gros avion de ligne qui, produit par une joint-venture russo-chinoise, ferait concurrence à ceux de l’Étasunien Boeing et de l’Européen Airbus. Un autre projet concerne la construction d’un super-hélicoptère pouvant transporter une charge de 15 tonnes. La question de fond, substantiellement ignorée dans la campagne des élections européennes, est : l’Union européenne doit-elle suivre les États-Unis dans l’ « adaptation stratégique » de l’Otan qui porte à une nouvelle confrontation Ouest-Est non moins dangereuse et coûteuse que celle de la Guerre froide ? Ou bien doit-elle se désaliéner pour entreprendre son chemin constructif en repoussant l’idée de jeter l’épée sur le plateau de la balance, en augmentant la dépense militaire, afin de conserver un avantage que l’« Occident » voit de plus en plus diminuer ?

~ Un Empire sans stratégie militaire (Thierry Meyssan via Le Veilleur) ~

L’unique signal qui vient de l’UE est une insulte à l’intelligence : la Commission européenne a décidé que, à partir de 2014, dans le calcul du Produit national brut (PNB) la dépense pour des systèmes d’arme soit considérée non pas comme une dépense mais comme un investissement pour la sécurité du pays. Pour augmenter le PNB de l’Italie, nous investissons donc dans les F-35...
Manlio Dinucci
~ Traduction de Marie-Ange Patrizio ~

Source originale de l'article : La Nato spinge l’Ue nella nuova guerra fredda (Il Manifesto)

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MessageSujet: L’Otan souhaite désespérément la guerre...   Mar 26 Aoû - 13:13

L’Otan souhaite désespérément la guerre...

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) se désespère.
C’est qu’elle veut à tout prix une guerre sur le champ de bataille de l’Ukraine.



~ OTAN : Bruits de bottes.. (RT via Les Brindherbes Engagés) ~

Commençons par le Général suprême du Pentagone, le Secrétaire à la Défense étatsunien Chuck Hagel qui, dans une envolée lyrique, a parlé de la « menace » de l’ours russe. « Lorsque vous observez le déploiement des troupes russes, la sophistication de ces troupes, la formation de ces troupes, l’équipement militaire lourd étalé le long de la frontière, c’est bien sûr une réalité, c’est une menace, c’est une possibilité, carrément. » La porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, peine à expliquer s’il s’agit, carrément ou non, d’une « menace » ou d’une « réalité », mais elle a tout vu : « Nous n’allons pas tenter de deviner ce que fomentent les Russes, mais nous pouvons voir ce qu’ils font sur le terrain, ce qui est très inquiétant. La Russie a massé environ 20 000 soldats prêts au combat à la frontière orientale de l’Ukraine. »

~ Le monde est condamné par l’insouciance occidentale (Paul Craig Roberts via Global Relay Network) ~

Poursuivant sur sa lancée dans un Otan-discours classique d’une précision minutieuse, Mme Lungescu a ensuite ajouté que la Russie va « fort probablement » envoyer des troupes dans l’est de l’Ukraine sous le couvert d’une « mission humanitaire ou mission de paix ». L’affaire est classée. De toute évidence, M. Hagel et sa subalterne roumaine, qu’il contrôle par télécommande, ont tout simplement ignoré les explications détaillées fournies par le porte-parole des forces armées russes : la « menace » ou « déploiement » va prendre fin ce vendredi (8 Août 2014), dernier jour de ces manœuvres militaires russes annoncées à l’avance.

Juste au bon moment, le Secrétaire général de l’Otan, Anders « Fogh la guerre » Rasmussen, est arrivé à Kiev, l’écume de la guerre lui sortant pratiquement de la bouche, prêt à jeter les bases du sommet de l’Otan qui aura lieu le 4 septembre au Pays de Galles. L’Ukraine, déjà intronisée comme alliée principale non membre de l’Otan, pourrait être alors propulsée pays membre armé par l’Otan, qui s’apprête aussi à se « déployer » sérieusement en Pologne, en Roumanie, dans les pays baltes et même en Turquie. Sauf que tout plein de produits dérivés du Khaganat de Nuland (en l’honneur de Victoria Nuland, Secrétaire d’État adjointe des États-Unis pour les affaires européennes et eurasiatiques) ont commencé à échapper à tout contrôle. On se demande comment le vaniteux « Fogh la guerre » va faire pour reprendre son sang-froid.

~ Les dirigeants européens basculent dans le fanatisme anti-russe (Lieutenant Général Briquemont via les crises.fr) ~

Il a dû sûrement faire quelques efforts pour conserver ce sang-froid à la présentation du spectacle du Président ukrainien Petro Porochenko, un oligarque breveté aux pratiques douteuses, lequel s’efforce d’évincer les activistes originaux de Maïdan qui occupent de nouveau la place au centre de Kiev, les mêmes qui étaient à l’origine des manifestations de l’an dernier, détournées par la suite par les néo-nazis du Secteur droit, au profit du Banderastan (ce qui se prête à faire une analogie avec le prince saoudien Bandar ben Sultan. NDLT) et de ses maîtres néo-conservateurs étatsuniens. À l’origine, les manifestations de la place Maïdan, une sorte de « Occupons Kiev », voulaient mettre fin à la corruption monstrueuse et à la valse perpétuelle des oligarques ukrainiens. Ce que les manifestants ont obtenu, c’est encore plus de corruption, la valse habituelle des oligarques, un État défaillant, en guerre civile, professant le nettoyage ethnique d’au moins 8 millions de ses concitoyens et, pour couronner le tout, un État déliquescent, en voie de paupérisation accrue dans le cadre du « rajustement structurel » imposé par le Fonds monétaire international. Pas étonnant que les manifestants continuent d’occuper la place Maïdan.

Ainsi donc, Maïdan, le remix, a déjà commencé, avant même l’arrivée du général Hiver. Le Roi du chocolat Porochenko doit les évincer le plus rapidement possible, car ces nouvelles manifestations à Kiev vont à l’encontre de la description narrative hystérique des médias de masse occidentaux, clamant que « tout est de la faute à Poutine ». Le pire, c’est que la corruption a un goût encore plus amer qu’auparavant, avec de forts relents néo-nazis. Avec « Fogh la Guerre » qui fulmine déjà parce que « la Russie n’envahira rien », le pompeusement déclaré « Secrétaire » du Conseil de la sécurité nationale et de la défense de l’Ukraine, le néo-nazi Andriy Paroubiy (le plus susceptible d’avoir ordonné le mois dernier le tir sur un avion civil, le vol MH17), a remis sa démission. Voila donc un rat qui quitte un navire en perdition, probablement parce qu’il n’a pu intensifier sa campagne de nettoyage ethnique dans l’est de l’Ukraine et a qu’il a dû se résigner à un cessez-le-feu. M. Porochenko n’est pas un idiot. Avec toutes ces mauvaises relations publiques, il sait pertinemment que son « soutien » national fond à vue d’œil.

S’ajoute à tous ces facteurs l’arrivée d’un croiseur lance-missiles étatsunien en Mer Noire, encore une fois pour « promouvoir la paix ». Mais le Kremlin et les services du renseignement russes ne sont pas dupes. Par ailleurs, dans l’est de l’Ukraine, l’horrible crise des réfugiés s’amplifie. Mardi dernier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, la Russie a demandé que des mesures humanitaires soient adoptées d’urgence, mais, sans surprise, en vain. Washington a bloqué la demande en raison du blocage de Kiev (« Il n’y a pas de crise humanitaire à régler »). L’ambassadeur russe Vitali Tchourkine a qualifié de « désastreuse la situation à Donetsk et Lougansk », en soulignant que Kiev intensifie ses opérations militaires.

~ Russia to send second aid convoy to eastern Ukraine (AP in Moscow, The Guardian) ~

D’après l’ONU même, le nombre de réfugiés dans l’est de l’Ukraine s’élève à au moins 285 000 personnes. Kiev insiste pour dire que le nombre de réfugiés internes s’élève « seulement » à 117 000, ce que l’ONU met en doute. Moscou soutient que pas moins de 730 000 Ukrainiens ont trouvé refuge en Russie, ce que confirme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Certains d’entre eux, qui se sont enfuis de Semenivka, près de Sloviansk, ont fourni des renseignements détaillés sur l’utilisation, par Kiev, de N-17 [Bombe à l’essence, NdT], plus mortel encore que le phosphore blanc. Lorsque l’ambassadeur Tchourkine a parlé de Donetsk et Lougansk, il faisait allusion aux brutes de Kiev qui se préparent en vue d’une attaque massive. Ils ont déjà commencé à pilonner le quartier Petrovski à Donetsk. Près de la moitié des résidents de Lougansk ont fui, la plupart en Russie. Ceux qui restent sont en majorité des retraités et des familles avec de jeunes enfants. La crise humanitaire n’a pas encore commencé à décrire la réalité suivante : il n’y a plus d’eau, ni d’électricité, de communications, de carburant et de médicaments à Lougansk. L’artillerie lourde de Kiev a partiellement détruit quatre hôpitaux et trois cliniques. Bref, Lougansk est le Gaza ukrainien.

La symétrie est sinistre, mais l’administration Obama, qui a donné carte blanche à Israël dans le cas de Gaza, fait de même avec les bouchers de Lougansk. Il y a même une diversion au programme. M. Obama se demandait s’il valait mieux larguer sur les brutes du Calife de l’État islamique en Irak des bombes ou un peu d’aide humanitaire. Il a choisi d’effectuer (peut-être) des frappes « limitées » et sans doute des parachutages moins limités d’eau et de vivres. Soyons clairs. Pour le gouvernement étatsunien, « il y a peut-être une catastrophe humanitaire » sur le mont Sinjar en Irak, touchant 40 000 personnes. Quant aux 730 000 Ukrainiens de l’est, ils ont le droit inaliénable d’être pilonnés, bombardés, frappés du haut des airs et transformés en réfugiés.

~ Massacre à Kramatorsk (L'horreur ordinaire)(Les Crises.fr) ~

Les lignes rouges de Moscou sont assez explicites : l’Otan n’a pas sa place en Ukraine ; la Crimée fait partie de la Russie ; il ne veut pas de troupes étatsuniennes près des frontières russes ; la protection pleine et entière de l’identité culturelle russe dans le sud et l’est de l’Ukraine doit être assurée. Mais la véritable crise humanitaire (que Washington écarte) est une toute autre paire de manches. Les forces armées de Kiev ne sont pas équipées pour mener une guerre urbaine prolongée. En supposant que ces forces armées, un ramassis de militaires de métier, d’escadrons de la terreur et de la mort financés par des oligarques, de gardes nationaux ukrainiens « volontaires » infestés de néo-nazis et de mercenaires étrangers formés par les États-Unis, décident de se lancer dans un carnage pour prendre Donetsk et Lougansk, Moscou devra sans doute reconsidérer ce que le personnel de l’Otan qualifie « d’intervention terrestre limitée » en Ukraine. Les spécialistes en communication de l’Otan sont assez fous pour croire que si M. Poutine arrive à travestir une intervention russe en mission de paix ou mission humanitaire, il arrivera à convaincre l’opinion russe de son bien-fondé. En fait, si M. Poutine n’a rien « envahi », c’est parce que l’opinion publique russe s’y oppose. Son taux de popularité s’élève à rien de moins que 87 %. Seul un carnage massif perpétré par Kiev, qui est improbable, changerait l’équation et ferait fluctuer l’opinion publique russe. Sauf que c’est exactement ce que veut l’Otan, et « Fogh la Guerre » fera tout ce qui est en son pouvoir pour amener ses vassaux à se lancer dans pareil carnage.

~ Le mythe de l’agression russe (Tony Cartalucci via Résistance 71) ~

Pourtant, à la lumière des derniers développements, ce qui se passe sur le terrain laisse présager le dénouement de la dernière valse des oligarques en cours à Kiev. Moscou ne se donnera même pas la peine de songer à « envahir ». Dans l’intervalle, M. Porochenko aura carte blanche pour poursuivre son génocide au ralenti dans l’est de l’Ukraine, tout comme sa répression contre Maïdan, le remix, à Kiev. Tous saluent l’Ukraine comme la nouvelle Somalie : un Frankenstein bien opportun créé par l’exceptionnaliste Empire du Chaos.
Pepe Escobar
~ Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr ~

Source originale de l'article : NATO is desperate for war (Asia Times)

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MessageSujet: L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus...   Lun 31 Aoû - 17:37

L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus...

Le jour s'approche-t-il où l’Amérique pourra, de son seul fait,
entraîner l’ensemble de l’OTAN dans une guerre ?
La question n’est hélas pas aussi surréelle qu’elle n’y paraît...




Manlio Dinucci a écrit:

(...) Tous les commandements et les bases des États-Unis et de l’Otan sont en pleine activité pour préparer le « Trident Juncture 2015 » (TJ15), « le plus grand exercice Otan depuis la fin de la Guerre froide ». (...) Objectif de cet exercice « à haute visibilité et crédibilité » : tester la « Force de riposte » (30 000 hommes), surtout sa « Force de pointe » à très haute rapidité opérationnelle (5 000 hommes). (...)

~ L’Otan lance le Trident (Réseau Voltaire, Juin 2015) ~

Manlio Dinucci a écrit:

(...) Ainsi « l’Otan démontre son engagement à adopter une approche multi-compréhensive ». En d’autres termes, son engagement à étendre toujours plus son aire d’influence et d’intervention, de l’Europe à l’Afrique et à l’Asie, avec des objectifs globaux. C’est dans ce cadre que s’insère la « Trident Juncture 2015 », qui sert à tester la « Force de réaction » (40 mille effectifs), surtout sa « Force de pointe » (ou “Fer de lance”) à très haute rapidité opérative. La TJ15 montre « le nouveau niveau accru d’ambition de l’Otan dans la conduite de la guerre moderne conjointe », en montrant qu’elle est « une Alliance avec fonction de guide ».

Sur un tel fond, comment peut-on discuter d’Union européenne en ignorant l’influence de l’Otan, et, donc, des Etats-Unis qui en détiennent le commandement ? L’article 42 du Traité sur l’Union européenne stipule que « la politique de l’Union respecte les obligations de certains Etats membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». (...) Par le biais de l’Otan, à l’intérieur duquel les gouvernements de l’Est sont plus liés à Washington qu’à Bruxelles, les USA influent non seulement sur la politique étrangère et militaire de l’UE, mais dans l’ensemble sur ses orientations politiques et économiques. (...)


~ La « Trident Juncture 2015 » : L’UE s’enrôle dans l’Otan (Global Research, Juin 2015) ~

A la réunion ministérielle de l’Alliance, fin juin, le SACEUR (commandant suprême) « a reçu l’autorité d’alerter, de mobiliser et de préparer les troupes » de son propre chef, en attendant le feu vert du Conseil pour le déploiement sur le terrain. Mais soyons réalistes : les troupes déjà sur le tarmac, les avions prêts à décoller, les tambours battants (difficile d'imaginer comment un Etat membre réticent oserait, à ce stade, monter au créneau pour arrêter la machine de guerre de l’Alliance). L'ambition qui se trouve derrière ce transfert d'autorité vers le commandant suprême, toujours américain, ne date pas d’hier. On se souvient lorsqu’en octobre 2011, le SACEUR de l’époque, l’amiral James Stavridis, annonça dans un tweet qu’il allait recommander aux 28 ambassadeurs de l’OTAN d’en finir avec les opérations de combat en Libye. Le malaise fut palpable et certains s’étaient offusqués d'avoir ainsi été publiquement mis devant le fait accompli par les Etats-Unis. Or avec le recul, et à la lumière de la décision de juin, ce « faux pas » de l’amiral ressemble plutôt à un ballon d’essai.

Entre-temps, la crise russo-ukrainienne aidant, on est passé à la vitesse supérieure quant au contenu des pouvoirs à transférer au commandant US de l’Alliance. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement d’une décision pour terminer une guerre mais carrément pour la déclencher. Il ne s’agit pas non plus de faire une simple recommandation aux ambassadeurs, mais de pouvoir initier une série d’actes susceptibles de les mettre le dos au mur. Afin de bien prendre la mesure de cette décision, il convient de faire une ou deux précisions.

Premièrement, le SACEUR n’est pas seulement le commandant suprême de l’Alliance atlantique : il est aussi et avant tout le commandant d’EUCOM, autrement dit le patron des quelques 70 000 militaires américains stationnés en Europe. Il est nommé par le président américain, et confirmé par le Sénat US, les représentants des 27 autres Etats membres de l’Alliance n’ont donc qu’à acquiescer de la tête. Tout au long de son mandat OTAN, le SACEUR dépend directement du Département de la Défense et son commandant en chef se trouve à la Maison Blanche.

Deuxièmement, les décisions sur la préparation, la mise en alerte et la mobilisation des troupes sont tout sauf anodines. Dans une atmosphère de tension, elles risquent fort d’être perçues comme une provocation. Et de générer ainsi elles-mêmes la situation de crise à laquelle elles auraient été, soi-disant, censées répondre. D’autant plus que les nouveaux pouvoirs confiés au SACEUR s’étendent jusqu’à la toute dernière limite. Lorsqu’il estime qu’une crise se profile à l’horizon, il a désormais l’autorité, d'après les détails que nous fournit le magazine interne de l'US Army, d’« envoyer les troupes jusque sur le tarmac le plus proche pour qu’ils y attendent l’ordre ultime pour le décollage » de leurs avions.

Troisièmement, ce transfert de pouvoir inédit au SACEUR tombe à un moment où, sur une question stratégique de la plus haute importance, à savoir l’attitude vis-à-vis de la Russie, une position commune des Etats membres est tout sauf acquise. Dans ces circonstances, la décision vise surtout à faire taire les éventuels récalcitrants. Quel meilleur moyen pour leur forcer la main que de les entraîner dans un mouvement de mobilisation sans avoir à attendre qu’ils acquiescent (ou qu’ils protestent).



Thomas Gaist a écrit:

(...) Selon des responsables de l’OTAN, les changements proposés comprennent une plus grande implication des forces nucléaires au sein des exercices militaires de l’OTAN actuellement en cours le long de la frontière russe et de nouvelles recommandations pour une escalade nucléaire contre la Russie. La doctrine nucléaire de l’alliance a été le sujet de discussions informelles et discrètes « en marge » du sommet de l’OTAN qui vient d’avoir lieu. Les nouvelles politiques seront confirmées lors de la conférence à venir du Groupe des plans nucléaires (GPN) de l’OTAN. La tenue de la conférence a été devancée en raison des rumeurs qui circulaient à propos des plans secrets. (...) La thèse voulant qu’une révision de la politique sur les armes nucléaires soit une réponse à l’agression russe tourne la réalité à l’envers. Tout de suite après le coup d’état appuyé par l’OTAN et les États-Unis en Ukraine l’année dernière, les puissances impérialistes ont enclenché une militarisation sans relâche de l’Europe de l’Est, y compris l’établissement d’une force de réaction rapide de 40.000 soldats. (...) L’OTAN se prépare maintenant à répliquer à toute tentative russe de contenir ou de contrer les manœuvres agressives de l’impérialisme américain en Europe de l’Est par une riposte militaire encore plus massive, y compris le recours à des armes nucléaires. (...)

~ Les États-Unis et les puissances de l’OTAN accélèrent les préparatifs pour une guerre nucléaire (WSWS, Juin 2015) ~

En amont de cette décision, on trouve une série d’initiatives américaines (ou d’inspiration US) qui traduisent l’exaspération des Etats-Unis devant les efforts et astuces qu’ils doivent déployer pour mobiliser l’Alliance qu’ils dirigent. De temps à autre, ils n’hésitent pas à faire savoir combien la règle du consensus les agace. Certes, tous les alliés sont censés être égaux et souverains, et cela doit se refléter dans la manière dont leurs décisions se prennent. D’où la fameuse règle. Cela dit, la recherche du consensus entre en conflit non seulement avec la puissance relative, mais aussi et surtout avec les usages et les habitudes de l’Amérique. Quant à la conduite même d’une guerre, la solution US est bien huilée et toute prête : il s’agit, depuis belle lurette, de la mise en place de commandements parallèles. Un commandement OTAN, dirigé et massivement dominé par les Etats-Unis, et un autre, tout-Américain, à usage exclusif. Par conséquent, sur chaque théâtre d’opérations OTAN, il existe deux chaînes de commandements. Ce n'est pas un hasard si Hubert Védrine (ministre des Affaires étrangères au moment de l’intervention au Kosovo) a tenu à préciser que « sur toutes les cibles OTAN proprement dites, nous avons eu notre mot à dire ». Sous-entendu : il y avait aussi d’autres cibles. Des cibles réservées aux seules forces américaines, tout comme une partie des couloirs et des plans de vol. Le SACEUR se trouve donc, par la force des choses, en position de maître du jeu, puisqu’il est le seul à avoir une vue d’ensemble, et à commander sur les deux tableaux.

Il n’en reste pas moins que cet arrangement, fort commode pour les Etats-Unis, laisse en suspens la décision sur le déclenchement même d’un conflit. L’idéal, du point de vue de l’Amérique, serait évidemment qu’elle puisse en décider seule et que les alliés la suivent. Sauf que la guerre en Irak a bel et bien démontré que ce ne serait pas forcément automatique (Pour rappel, le 12 février 2003, la France, la Belgique et l’Allemagne se sont opposées à l’initiative US/OTAN pour préparer la défense de la Turquie, contre d’éventuelles attaques venues d’Irak. Les trois pays ont refusé d’entrer ainsi « dans une logique de guerre » alors même que les inspections de l’ONU se poursuivaient. Un affront « inexcusable », selon le secrétaire d’Etat Colin Powell, « une honte » et « une erreur horrible » pour le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et entraînant une « crise de crédibilité » de l’Alliance, d’après l’ambassadeur américain à l’OTAN. Toutefois, la solution de rechange a été vite trouvée (en quatre jours exactement), en transférant la décision au Comité des plans de défense, où ne siégeait pas, à l’époque, la France). Sans surprise, les membres du Congrès ont sauté sur l’occasion pour exiger un recadrage des alliés. Un amendement adopté au Sénat a sommé le président US de placer la révision de la règle du consensus en tête de l’agenda de l’Alliance. Y compris des discussions sur des méthodes qui assureraient plus de flexibilité au SACEUR dans la planification des opérations, avant le feu vert du Conseil de l’Atlantique du Nord, et « simplifieraient » donc le processus de prise de décision. En 2010, le Groupe d’experts présidé par l’ancienne Secrétaire d’Etat Madeleine Albright est revenu à la charge. Certes, leur rapport « préserver la règle du consensus pour les décisions les plus importantes », mais affirmait en même temps que « L’Alliance devrait envisager de déléguer préalablement certains pouvoirs au secrétaire général ou aux chefs militaires de l’OTAN ». Soi-disant pour être en mesure de répondre de manière plus efficace à des situations d’urgence. Un an après, la question du consensus et/ou de la « simplification » du processus de décision est revenue sur le devant de la scène, lorsque l’Allemagne, la France et la Turquie ont hésité un moment avant d’accepter que l’OTAN soit en charge de la campagne libyenne.


~ Comment la France a Mené une Guerre Contre la Libye... (FYI, Avril 2015)(Documentaire & Article) ~

En réalité, chacun sait que le consensus devra être formellement maintenu comme règle, ne serait-ce que parce que les Etats-Unis restent, eux-mêmes, attachés au pouvoir de veto américain. Certes, le scénario d'une éventuelle mise en minorité des USA est du domaine de la fiction, au vu de l'écrasant poids de Washington, mais l'évocation d'une telle hypothèse a suffi à refroidir les ardeurs du Congrès. Comme l’a rappelé le Secrétaire d’Etat Colin Powell en réponse aux initiatives des parlementaires US, « les procédures actuelles de prise de décision marchent bien et servent les intérêts américains… aucun Etat membre de l’OTAN, y compris les Etats-Unis, n’accepterait de permettre que l’Alliance prenne des décisions en matière d’engagement militaire sans son accord ». D’autant que d’autres moyens existent pour marginaliser ceux qui ne suivraient pas mécaniquement l’Amérique. Au premier chef la procédure du silence, qui y est pour beaucoup dans l’apparente unité de l’Alliance. Les décisions, en général proposées par le plus puissant des Etats membres, sont acceptées à moins qu’un pays ne s’y oppose explicitement, en brisant le silence. Notamment par l’envoi formel d’une lettre d’objection au secrétaire général de l’OTAN. Rien de mieux pour encourager l’alignement. Ainsi, à la veille de l’intervention au Kosovo, il aurait été politiquement impossible pour le gouvernement grec, avec son opinion publique à 95% contre l’usage de la force militaire, de voter en faveur de la guerre. Néanmoins, grâce à la procédure du silence, il pouvait acquiescer en douce, sans faire trop de vagues, tout en obtenant de pouvoir rester en dehors des opérations de combat.

Toujours est-il que dans le cas irakien le mécanisme a montré ses limites. Il aura donc fallu, pour les plus atlantistes, réfléchir en des termes plus radicaux pour assurer, en cas de crise, la prééminence des Etats-Unis. D’où cette idée d’un transfert d’autorité pur et simple aux instances militaires, dirigées par le SACEUR, un général américain. Un rapport récent de l’Assemblée parlementaire de l’Alliance a noté, justement, que dans la foulée de la crise en Ukraine c’est le SACEUR lui-même qui « a proposé de pouvoir autoriser la préparation et le positionnement des forces avant de recevoir l’autorisation du CAN ». Sauf que cette mesure nommée « Alerte, Préparation et Déploiement » a soulevé quelques réticences, tellement avec un SACEUR en droit d’envoyer des troupes sur le terrain, la mainmise américaine aurait été plus que flagrante. Le CAN « a clairement déclaré, conformément aux traditions constitutionnelles des pays membres, que la décision de procéder à tout mouvement de forces demeurera une décision politique. » L’exécution du plan se fera donc par étapes, la première (l’autorité déléguée au SACEUR pour mettre en alerte, organiser et positionner les forces jusque sur le tarmac) ayant été la décision prise en juin. En attendant, de pied ferme, le sommet de Varsovie l’année prochaine.

Entre-temps, d’autres leviers sont actionnés en simultané, toujours dans le même ordre d’idées. Et ce afin de permettre à l’ensemble de l’Alliance atlantique d’être entraînée dans un mouvement initié et/ou encouragé par les Etats-Unis. Pour cela, il faudrait d’une part contourner le pouvoir de blocage des Etats récalcitrants, de l’autre permettre au reste de s’engager de manière plus discrète. Que ce soit par le rôle accru des forces spéciales et des drones, le recours au partage des moyens, ou à l’extension du financement en commun, le but du jeu est le même. Il s’agit d’enfermer les Etats membres dans un carcan militaro-financier, dans lequel l’embrigadement se fait presque par automatisme, et la responsabilité des gouvernements individuels s’efface derrière la feuille de vigne de l’Alliance atlantique.

Hajnalka Vincze

Source de l'article :
L’OTAN cherche à contourner la règle du consensus (IVERIS, Août 2015) via Réseau International

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