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 Le Boycott des produits Israéliens est considéré comme un acte Antisémite???

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Golden Awaken
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MessageSujet: Le Boycott des produits Israéliens est considéré comme un acte Antisémite???   Sam 22 Fév - 11:33

Le Boycott des produits Israéliens
est considéré comme un acte Antisémite???


Il est temps qu'Israël réplique à ceux qui boycottent l'État hébreu,
a affirmé lundi le premier ministre Benyamin Nétanyahou, qualifiant ces derniers d'«antisémites»



~ US professors’ group backs Israel college boycott ~

Ces propos surviennent alors que les inquiétudes concernant un mouvement de boycott mené par des Palestiniens, connu sous l'acronyme BDS, se font de plus en plus vives. Le mouvement a connu une recrudescence récemment, principalement en Europe, où certaines entreprises et fonds de pension ont coupé les ponts avec les firmes israéliennes qui sont censément liées aux colonies en Cisjordanie.

"Certes, le boycott nuira à l'économie d'Israël, mais c'est la création d'un État palestinien qui la détruira." (Scarlett Johansson)
~ Boycott d'Israël : la pression monte sur Netanyahou ~

Devant un parterre de leaders juifs américains, M. Néthanyahou a déclaré que le temps était venu de voir ces «boycotteurs» pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des «antisémites» modernes. «Dans le passé, les antisémites boycottaient les commerces juifs et aujourd'hui, ils appellent au boycott de l'État hébreu, et soit dit en passant, seul l'État hébreu», a dénoncé le premier ministre. De nombreux Israéliens estiment que le mouvement de boycottage a une forte connotation antisémite et qu'il vise à dénigrer l'État hébreu et non seulement à exercer des pressions pour dénoncer les politiques qu'Israël adopte face aux Palestiniens.
Diane Cohen a écrit:



(...)
La menace d’un boycott économique potentielle contre Israël est devenue un sujet chaud à Jérusalem, Netanyahu a récemment convoqué trois de ses principaux ministres pour discuter de la question. Cette réunion a eu lieu moins de quinze jours après que Kerry ait averti qu’Israël faisait face à une campagne de boycott qui pourrait empirer si les pourparlers de paix en cours avec les Palestiniens s’effondraient. Le boycott a été dynamisé par une décision de l’Union européenne de bloquer les subventions et le financement de toute entité israélienne opérant au-delà des lignes d’avant 1967. De nombreuses compagnies européennes ont pris la décision de couper les liens avec des entreprises israéliennes. En cause? Elles avaient des liens avec les implantations israéliennes.
(...)

~ Le Président du Parlement européen dit non au boycott d’Israël ~


Pour bon nombre d'entre eux, cela évoque les terribles souvenirs du boycott des nazis avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors que les intellectuels juifs étaient expulsés des universités et que des commerces appartenant à des juifs étaient vandalisés ou encore boycottés.

Claude Sarraute sur le génocide Arménien par rikiai
~ Claude Sarraute et le Shoah Business… ~

Ian Deitch (Associated Press Jérusalem)
Source de l'article : Ceux qui boycottent Israël sont «antisémites», dit Nétanyahou

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MessageSujet: Les Universités Américaines dans le collimateur de l'AIPAC...   Sam 5 Avr - 12:57

Les Universités Américaines dans le collimateur de l'AIPAC...

Les attaques, et les formes de sanctions similaires inquiétantes,
semblent entrer dans un effort commun du gouvernement israélien et du lobby pro-Israël
afin de mettre sur liste noire tous les groupes d’étudiants qui remettent en cause
la version officielle israélienne.



~ John Kerry to AIPAC: ‘We have no illusions’ ~

L’interdiction du groupe Étudiants pour la Justice en Palestine (SJP pour Students for Justice in Palestine) à l’université Northeastern de Boston le 7 mars, assortie d’une menace par l’université de mesures disciplinaires contre certains de ses membres, s’inscrit dans ces sanctions qui frappent de nombreux groupes d’étudiants qui défendent les droits des Palestiniens dans tout le pays. Northeaster a interdit le SJP après la publication par le groupe, sur les copies du campus, d’avis d’expulsion qui sont méthodiquement remis aux maisons palestiniennes destinées à être démolies par les Israéliens. L’avis de suspension de l’université indique que si le SJP dépose un recours pour sa réintégration pour l’an prochain, « aucun membre actuel du bureau exécutif d’Étudiants pour la Justice en Palestine ne pourra siéger au conseil d’administration d’ouverture de la nouvelle organisation » et que les représentants de l’organisation devront suivre des « formations » autorisées par l’université.

En 2011, en Californie, dix étudiants qui avaient, à l’université d’Irvine, perturbé l’intervention de Michael Oren, alors ambassadeur israélien aux États-Unis, ont été déclarés coupables, placés en probation informelle et condamnés à des travaux communautaires. Oren, citoyen israélien qui, depuis, a été recruté par CNN comme collaborateur, a demandé au Congrès d’inscrire sur liste noire toutes celles et ceux qui participent à la campagne de boycotts, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël, et d’engager des poursuites contre celles et ceux qui manifestent dès qu’apparaissent des officiels israéliens. Quelques militants de l’université Florida Atlantic ont été exclus de leurs responsabilités à la direction des étudiants après être sortis en signe de protestation lors de l’allocution d’un officier de l’armée israélienne, et ils ont reçu l’ordre par la direction de l’université de participer à des séminaires de rééducation élaborés par la Ligue anti-diffamation (ADL pour Anti-Defamation League). Le groupe Étudiants pour la Justice en Palestine/Colombie (CSJP) a été brusquement suspendu au printemps 2011, et il a reçu l’interdiction de réserver des salles et d’organiser des initiatives sur le campus. L’administration de l’université, avant cette interdiction, avait l’habitude d’avertir le groupe Hillel du campus avant toute initiative du CSJP. La suspension a finalement été levée, après protestation des avocats du CSJP.


~ Oren calls on Congress to blacklist boycotters, because they’re ‘bigoted’ against Jews ~

Max Geller, étudiant en droit et membre du SJP à Northeastern, que j’ai réussi à avoir au téléphone à Boston, a accusé l’université de céder à « des pressions extérieures », notamment celles d’un ancien élève, Robert Shillman, aujourd’hui PDG de la Cognex Corporation, et de l’investisseur milliardaire Seth Klarman, tous deux partisans de la droite israélienne. « Interdire à des étudiants de tenir des fonctions de direction, de même que des groupes d’étudiants, simplement parce qu’ils sont engagés dans une manifestation politique pacifique, est contraire à la mission de l’université qui est d’instruire les étudiants, » a-t-il déclaré. « Cela retire toute la valeur pédagogique qu’un processus disciplinaire pourrait rechercher ». « Dans la dernière année, » a poursuivi Geller, « j’ai reçu des menaces de mort, j’ai été publiquement et injustement calomnié, et menacé de mesures disciplinaires. Ceci pour m’être lancé à intervenir sur la question qui m’inquiète profondément, en tant que juif comme en tant qu’américain, d’une perspective qui me fait peur et m’angoisse. »

La réaction de force d’Israël contre ces organisations de campus est symptomatique de son isolement qui va croissant, et de sa préoccupation devant un soutien américain qui s’affaiblit. L’occupation et les confiscations de la terre palestinienne, depuis des décennies, ainsi que les agressions militaires massives contre une population sans défense dans la bande de Gaza, qui ont fait des centaines de morts, en plus d’une malnutrition qui va s’empirant chez les enfants palestiniens et d’une pauvreté qui s’aggrave, tout cela a écarté des sympathisants traditionnels d’Israël, et notamment de nombreux jeunes Américains de confession juive. Israël, dans le même temps, est devenu un paria dans la communauté mondiale. S’il devait perdre le soutien états-unien, qu’il achète pour une grande part avec les contributions d’une campagne politique passant par des organisations comme l’AIPAC (Comité américain pour les affaires publiques israéliennes), Israël irait à vau-l’eau. Il y a de plus en plus de banques et autres sociétés, spécialement dans l’Union européenne, qui rejoignent le mouvement de boycott, qui refusent de commercer avec les entreprises israéliennes dans les territoires occupés. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est exprimé devant l’AIPAC le 4 mars, et de façon étonnante, il a consacré une grande partie de son discours à attaquer le mouvement BDS naissant, et dont l’acronyme selon lui signifie, « Bigotry, Dishonesty and Shame » (fanatisme, malhonnêteté et honte). Il a demandé à ce que les sympathisants de BDS « soient traités exactement comme nous traitons n’importe quel antisémite et fanatique ». Il a mis en garde car des gens « naïfs et ignorants » sont recrutés comme « des compagnons de routes crédules » dans une campagne antisémite.


~ PC 2014 - Israeli Prime Minister Netanyahu ~
Ajoutée le 4 mars 2014 par AIPAC
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Les dirigeants israéliens tentent aussi apparemment d’infiltrer le mouvement BDS et se servent de subterfuges pour le relier à l’extrémisme islamique, selon le Times de Londres. Le gouvernement israélien fait pression dans le sens de projets de loi de censure, antidémocratiques, dans les instances législatives des États de New York, du Maryland et de l’Illinois, lois qui infligeraient des sanctions financières aux organisations universitaires qui boycottent les institutions israéliennes. Pendant ce temps, les États-Unis et d’autres, avec enthousiasme, imposent des sanctions à la Russie pour une occupation bien moins draconienne que le long mépris d’Israël pour le droit international. Les classes d’endoctrinement de l’ADL pour les militants universitaires ne sont, d’après ceux qui ont été tenus de les suivre, que des tentatives pitoyables d’assimiler toute critique d’Israël à de l’antisémitisme.

« Moi et deux autres membres du SJP avons été contraints de participer aux cours de "formation à la diversité" sous le parrainage de l’ADL, à défaut nous aurions été accusés de violer les conditions de notre probation et de ce fait, nous aurions été suspendus et/ou expulsés, » a dit Nadine Aly, étudiante militante de Florida Atlantique qui, avec d’autres militants, a quitté, en signe de protestation, une conférence donnée à l’université par un officier de l’armée israélienne, le colonel Bentzi Gruber, lequel officier a contribué à l’élaboration des règles dans l’engagement pour l’opération Plomb durci, cette agression atroce contre Gaza fin 2008 début 2009. J’ai pu la contacter par téléphone sur le campus de Florida. « L’idée même que l’administration insinue que c’est raciste de critiquer la politique israélienne est ridicule. Nous avons été mis en "probation pour une durée indéterminée", avec l’interdiction de remplir des fonctions de direction dans toutes les organisations d’étudiants reconnues, notamment au conseil des étudiants, à l’université, jusqu’à l’obtention de notre diplôme. J’ai été exclue de ma fonction de présidente du SJP, de même que de celle de sénatrice étudiant, et l’ancienne vice-présidente du SJP a perdu son poste de représentante de la Maison des étudiants. C’est une honte que cette université et beaucoup d’autres cèdent à la pression du lobby sioniste et de riches donateurs sionistes, quand elles devraient protéger les droits de leurs étudiants. »


Le rapport Goldstone, un rapport cinglant qui accuse Israël
de 37 crimes de guerre spécifiques et de crimes contre l'humanité à Gaza

~ Le rapport Goldstone ~

La persécution d’universitaires, tels que Joseph Massad et Norman Finkelstein, qui remettent en cause la version israélienne officielle a longtemps été une caractéristique de l’intervention israélienne dans la vie universitaire américaine. Et l’empressement des présidents d’université à dénoncer l’Association des études américaines qui a appelé à un boycott universitaire d’Israël est une fenêtre ouverte sur la faim insatiable de l’argent qui semble mener la politique universitaire. L’effort actuel pour arrêter les groupes d’étudiants, cependant, porte la censure et les ingérences israéliennes traditionnelles à un autre niveau. Israël cherche maintenant à museler ouvertement la liberté d’expression sur les campus des facultés américaines, toutes celles où des groupes d’étudiants se sont résolument engagés dans des manifestations non violentes, et il s’est assuré le concours d’élites libérales décadentes et d’administrateurs de facultés, comme une police de la pensée.

L’incapacité des universitaires à défendre le droit de ces groupes d’étudiants à exprimer des opinions dissidentes et à s’engager dans un militantisme politique montre à quel point la plupart des universitaires aujourd’hui sont devenus hors sujet. Où sont dans cette lutte les professeurs de morale, de religion et de philosophie rappelant aux étudiants le droit de tous à une vie digne, exempte d’oppression ? Où sont les professeurs d’études du Moyen-Orient expliquant les conséquences historiques de la confiscation violente par Israël de la terre palestinienne ? Où sont les professeurs de journalisme défendant le droit des dissidents et des victimes à une audience équitable dans la presse ? Où sont les professeurs d’études sur l’homosexualité et le sexisme, d’études afro-américaines, sur les Amérindiens ou les Chicanos, agissant pour protéger la voix et la dignité des marginalisés et des opprimés ?

Cette agression ne s’arrêtera pas à des groupes comme les Étudiants pour la Justice en Palestine. Le refus d’entendre les cris du peuple palestinien, surtout de ces un million et demi de Palestiniens, 60 % étant des enfants, qui se trouvent piégés par l’armée israélienne dans Gaza, ce refus s’intègre dans une campagne plus vaste d’agents de la droite, tels Lynne Cheney et des milliardaires comme les frères Koch, pour faire disparaître tous les programmes et disciplines universitaires qui donnent la parole aux marginalisés, spécialement à ceux qui ne sont ni privilégiés ni blancs. Les Latinos, les Afro-américains, les féministes, ceux qui étudient sur l’homosexualité et le sexisme sont soumis aussi à cette pression. En application d’une loi signée par la gouverneure républicaine Jan Brewer, les livres des grands auteurs chicanos ont été interdits dans les écoles publiques à Tucson et ailleurs en Arizona, au motif que de telles études ethniques encourageaient « un ressentiment envers une race ou un peuple ». C’est le même langage que celui utilisé par l’ambassadeur Oren pour justifier son appel à des poursuites pénales contre les militants BDS, ceux qu’ils prétendent être des « fanatiques ». Le néo-conservatisme qui enserre Israël a sa contrepartie toxique au sein de la culture américaine. Et si d’autres groupes marginalisés dans les universités gardent le silence pendant que les militants de la solidarité avec la Palestine sont persécutés sur les campus, ils trouveront moins d’alliés lorsque ces forces de droite s’occuperont d’eux. Et elles vont s’en occuper.


~ Israel orders seizure of Palestinian land in West Bank ~

Celles et ceux d’entre nous qui dénonçons la souffrance provoquée par Israël et ses crimes de guerre contre les Palestiniens, et qui soutenons le mouvement BDS, sommes accoutumés à ces campagnes diffamatoires scabreuses israélienne. J’ai été à plusieurs reprises qualifié d’antisémite par le lobby israélien, notamment pour mon livre "War Is a Force That Gives Us Meaning". Certaines de ces voix dissidentes, comme celle de Max Blumenthal qui a écrit "Goliath: Life and Loathing in Greater Israel", l’un des meilleurs témoignages sur l’Israël contemporain, sont des voix juives que ne semblent pas perturber les propagandistes israéliens de droite qui voient dans toute divergence avec la ligne gouvernementale israélienne une forme d’hérésie religieuse.



« Je suis en tournée pour discuter de mon livre, "Goliath", depuis octobre 2013 » m’a dit Blumenthal, avec qui je me suis entretenu au téléphone. « Et à plusieurs occasions, des groupes lobbyistes et des activistes favorables à Israël ont tenté de faire pression sur les organisations pour qu’elles annulent mes rencontres avant qu’elles n’aient lieu. J’ai été diffamé, traité d’antisémite, par des étudiants adolescents pro-Israël, par d’éminents chroniqueurs de magazine, et même par Alan Dershowitz, et ma famille a été prise à partie dans la presse de droite simplement parce qu’elle avait organisé une fête du livre pour moi. Tout le mal absurde que se donnent les activistes pro-Israël pour empêcher mon journalisme et mes analyses de toucher un large public illustre parfaitement leur épuisement et leur pauvreté morale. Tout ce qu’ils y ont laissé, c’est beaucoup d’argent pour acheter des politiciens, et une volonté sans limite pour défendre le seul État d’apartheid nucléarisé au Moyen-Orient. Comme de jeunes Arabes et musulmans affirment leur présence sur les campus dans tout le pays et que les Américains juifs sont écoeurés de l’Israël de Netanyahu, nous pouvons voir que les forces pro-Israël mènent une lutte de repli. La question n’est pas de savoir si elles la gagneront ou la perdront, mais combien de dommages elles peuvent faire encore à la liberté d’expression avant qu’on les amène à rendre des comptes devant la justice. » « Ce serait réconfortant si des intellectuels libéraux de premier plan approuvaient toutes mes conclusions, ou approuvaient la légitimité de BDS, » a poursuivi Blumenthal. « Mais la seule attente raisonnable que nous pouvons avoir venant d’eux, c’est qu’ils élèvent la voix pour défendre celles et ceux dont les droits à la liberté de s’exprimer et de s’organiser sont étouffés par des forces puissantes. Malheureusement, quand ces forces se déploient pour la défense d’Israël, beaucoup d’intellectuels libéraux gardent le silence ou, comme dans le cas de Michael Kazin, Eric Alterman, Cary Nelsont et de la fine fleur des présidents d’université, ils collaborent activement avec d’autres élites déterminées à étouffer le militantisme de solidarité avec la Palestine par tous les moyens antidémocratiques. »

Les chapitres Hillel, tristement, fonctionnent souvent comme de simples avant-postes du gouvernement israélien et de l’AIPAC. Cela est vrai à Northeastern aussi bien que dans des facultés comme la faculté Barnard et celle de Columbia. Et les présidents d’université comme Debora Spar, de Barnard, ne voient aucun mal à accepter des séjours en Israël, pendant que les étudiants palestiniens doivent risquer l’emprisonnement, et même la mort, pour venir étudier aux États-Unis. Le lancement de campagnes de diffamation sur tous les campus par des maisons soi-disant religieuses est un sacrilège pour la religion juive. Dans un séminaire, j’ai suffisamment lu les grands prophètes israélites, dont la première préoccupation allait vers l’opprimé et le pauvre, pour savoir qu’on ne les trouverait pas aujourd’hui dans les centres Hillel, mais plutôt à manifester avec les militants du SJP. Les centres de campus Hillel, avec des budgets somptueux et des immeubles rutilants, sur des campus souvent situés dans des zones de délabrement urbain, proposent des évènements, conférences et programmes pour promouvoir la politique officielle israélienne. Ils organisent des voyages gratuits en Israël pour les étudiants juifs dans le cadre du programme « Taglit Birthright », ils fonctionnent comme une agence de voyages du gouvernement israélien. Pendant que les étudiants juifs, souvent sans liens familiaux avec Israël, sont escortés dans ces séjours de propagande bien orchestrée en Israël, des centaines de milliers de Palestiniens qui restent confinés dans des camps de réfugiés sordides ne peuvent rentrer dans leur foyer, alors que leurs familles y ont vécu pendant des siècles, sur ce qui est maintenant une terre israélienne.


~ Le Projet Taglit Brithright ~

Pendant des décennies, Israël a pu encadrer le débat sur les Palestiniens. Mais son contrôle sur le récit touche à sa fin. Israël perd du terrain, il va s’en prendre méchamment et sans raison à tous les diseurs de vérité, même si ce sont des étudiants américains, et même et surtout s’ils sont juifs. Ce jour viendra, et il viendra plus tôt que ne le croient Israël et ses laquais vendus, quand tout l’édifice s’écroulera, quand même les étudiants de Hillel n’auront plus envie de défendre la dépossession continuelle et les assassinats aveugles des Palestiniens. Israël, en faisant taire impitoyablement les autres, risque maintenant lui-même de se taire.

Chris Hedges

~ Traduction de JPP pour l’AURDIP ~ via Le Grand Soir

Source originale de l'article : Israel’s War on American Universities

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MessageSujet: Le militantisme contre Israël criminalisé au pays de Charlie Hebdo et de la « liberté d’expression »...   Mar 10 Nov - 14:15

Le militantisme contre Israël criminalisé
au pays de Charlie Hebdo et de la « liberté d’expression »...


La marche post-Charlie Hebdo pour la « liberté d’expression » de Paris
était une escroquerie, pour de multiples raisons, ainsi que je l’ai écrit à ce moment-là.
Elle fut conduite par des dizaines de dirigeants du monde, dont bon nombre emprisonnent,
voire tuent, des gens pour avoir exprimé des opinions interdites...




Jean-Baptiste Jacquin a écrit:

(...) Concrètement, la Cour de cassation a confirmé la condamnation par la cour d’appel de Colmar de 14 militants du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) à 28 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles et chacun à une amende de 1 000 euros avec sursis. Il leur est reproché d’avoir, le 26 septembre  2009 pour les uns et le 22 mai  2010 pour les autres, participé à une manifestation dans un magasin Carrefour à Illzach, près de Mulhouse (Haut-Rhin), «  appelant au boycott des produits en provenance d’Israël  ». Ils portaient des tee-shirts avec le slogan «  Palestine vivra, boycott Israël  » et distribuaient des tracts aux clients sur lesquels était écrit   : «  Acheter les produits importés d’Israël, c’est légitimer les crimes à Gaza, c’est approuver la politique menée par le gouvernement israélien.  » Il n’a été relevé aucune dégradation, aucune entrave au fonctionnement du magasin (qui n’a pas porté plainte) ni aucun propos antisémite. (...)

~ L’appel à boycotter Israël déclaré illégal (Le Monde)(Novembre 2015) ~

Cette marche a été saluée par beaucoup d’Occidentaux qui feignent d’être bouleversés uniquement lorsque des atteintes à la liberté d’expression sont le fait de Musulmans, mais non, ce qui est bien plus fréquent, de leurs propres gouvernements contre les Musulmans. Le pire est que la marche s’est déroulée dans un pays qui est l’un des pays occidentaux les plus hostiles à la liberté d’expression, comme la France l’a démontré dans les jours qui ont suivi la marche, en arrêtant et en poursuivant en justice des Musulmans et d’autres militants contre Israël, pour leurs opinions politiques. Un livre remarquable, un best-seller du philosophe français Emmanuel Todd, sorti cette année, avance que cette marche « pour la liberté d’expression » a été un simulacre inspiré par des sentiments politiques divers, xénophobie, nationalisme et préjugés antimusulmans, qui n’avait rien à voir avec la liberté d’expression.

L’absurdité de l’autocélébration française de la liberté d’expression a été sous le feu de l’actualité avec une décision, cette semaine, de la cour de cassation de cette nation, qui est une attaque directe au droit d’expression libre. La cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de 12 militants politiques pour le « délit » consistant à réclamer des sanctions et le boycott contre Israël comme moyen de mettre fin à des décennies d’occupation militaire de la Palestine. Qu’ont fait ces délinquants français ? Ceci : Ils sont arrivés au supermarché en tee-shirts portant « Palestine vivra, boycott Israël ». Ils ont aussi distribué des tracts expliquant que « acheter des produits israéliens équivaut à légitimer les crimes à Gaza ».


~ La communauté internationale en passe de reconnaître la Palestine... (Yara Hawari via FYI)(Octobre 2014) ~

En France, autoproclamée Terre de la Liberté, faire cela fait de vous un criminel. Ainsi que l’a rapporté The Forward, le tribunal a cité la loi de la République Française sur la liberté de la presse, qui prescrit une peine de prison ou une amende qui peut aller jusqu’à 45 000 € pour « provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe à raison de l’origine, l’appartenance ou la non-appartenance à un groupe ethnique, une nation, une race ou une religion déterminée ». BDS étant discriminatoire « par nature », selon le tribunal, c’est un délit de s’y référer. Le jugement du tribunal français s’inscrit dans une tendance d’échelle mondiale. Tandis que de plus en plus de gens de par le monde reconnaissent la nature criminelle et brutale du gouvernement israélien, ses soutiens ont, de façon croissante, littéralement essayé de criminaliser le militantisme contre l’occupation israélienne. Pour cette raison, les militants « pro-Israël » ont fêté cette semaine cette attaque française contre les droits élémentaires à la liberté d’expression.

Pascal Markowicz, avocat principal du CRIF, l’organisation qui coiffe les communautés juives de France, a publié ce décret de célébration (c’est lui qui souligne) : « BDS est ILLÉGAL en France ». « Les déclarations invoquant le boycott ou les sanctions », a-t-il ajouté, « sont complètement illégales. Si les militants BDS disent que leur liberté d’expression a été violée, désormais, la plus haute instance juridique de France en a décidé autrement ». Joël Rubinfeld, coprésident du Parlement Juif Européen et Président de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme, a déclaré à Haaretz en février dernier qu’il voulait que d’autres pays suivent le modèle français de criminalisation du militantisme contre l’occupation israélienne. Après qu’un tribunal de niveau inférieur ait condamné les militants BDS, Rubinfeld s’est écrié : « le gouvernement français et la détermination judiciaire dans le combat contre la discrimination, la loi Lellouche en particulier, sont des exemples pour la Belgique et d’autres pays où le BDS discriminatoire existe ».



Lawrence Davidson a écrit:

(...) Tandis qu’il est difficile, sur le principe, de contester des concepts tels que dialogue ouvert et interaction mutuelle, il faut évaluer leur efficacité en tant qu’agents de résolution des conflits dans un contexte historique. Autrement dit, de telles approches sont efficaces lorsque les circonstances exigent que toutes les parties dialoguent sérieusement et interagissent significativement, d’une manière qui promeut effectivement l’acceptation mutuelle. Est-ce le cas quand il s’agit d’Israël ? Le fardeau de la preuve pèse ici sur Culture pour vivre ensemble, parce que ce sont eux qui demandent aux Palestiniens et à leurs partisans de renoncer à une stratégie (le boycott) qui fait effectivement pression sur Israël pour qu’il négocie sérieusement. (...) Comment se fait-il que les 150 artistes et auteurs qui ont signé la lettre ouverte de Culture pour vivre ensemble ne connaissent pas les faits importants ? Si on fait abstraction des sionistes confirmés, dont le motif inavoué est tout à fait évident, est-ce que ces gens prennent cette position parce qu’ils la ressentent comme juste, c’est-à-dire parce qu’ils croient que l’interaction culturelle devrait, ou même doit promouvoir la résolution du conflit ? Hélas, c’est une illusion et, si on prend l’Histoire au sérieux, la Palestine disparaîtra avant qu’une telle approche contribue effectivement à conduire à une paix juste.

~ La preuve par l’absurde que le boycott culturel d’Israël est efficace (Consortium News via Le Saker Francophone)(Octobre 2015) ~

Ainsi qu’Haaretz l’a développé dans son article de février, la « loi Lellouche » brandie par Rubinfeld est « ainsi nommée d’après le député juif (de France) qui l’a soumise en 2003 » et « la loi est un des outils législatifs les plus puissants au monde pour combattre le mouvement croissant Boycott, Désinvestissement Sanctions (BDS), qui a catapulté la France à l’avant-garde du combat contre ce mouvement par des voies légales ». Avant cette dernière affaire pénale, ce sont « approximativement 20 militants anti israéliens qui ont été condamnés en France, en vertu de la loi dite Lellouche ». L’odieuse campagne visant à mettre hors la loi le militantisme contre l’occupation israélienne s’étend bien au-delà de la France. En mai, la chaîne CBC a relaté la menace de la part des autorités canadiennes de poursuivre des militants BDS en vertu de lois sur « les discours de haine » et, après que ces officiels aient nié l’avoir fait, nous avons obtenu et publié les mails prouvant que c’était bien le cas. Haaretz en février a décrit cet événement troublant au Royaume Uni : « en 2007, le syndicat britannique de l’enseignement supérieur, University and College Union, a dit avoir abandonné le projet de boycotter les institutions israéliennes après que des conseillers juridiques aient dit que cela violerait les lois anti discrimination ». En 2013, les autorités de New York se sont associées à une campagne menée par Alan Dershkowitz pour lancer des menaces sur le financement du Brooklyn College, coupable d’accueillir des orateurs pro-BDS.

Évidemment, une excellente tribune libre publiée cette semaine dans le Washington Post par un ex soldat de l’armée israélienne, Assaf Gavron, montre comment ces attaques sur les critiques à l’égard d’Israël s’étendent maintenant aux citoyens israéliens eux-mêmes. Gavron décrit comment « le débat au sein d’Israël est plus militant, menaçant et intolérant que jamais », et que « les quelques dissidents qui tentent d’exprimer la contradiction, en posant des questions, en protestant, en prenant une couleur différente de celle de ce consensus artificiel, sont, au mieux, ridiculisés et méprisés et, au pire, menacés, diffamés et attaqués physiquement ». Les défenseurs d’Israël raffolent de l’équation « critique d’Israël = antisémitisme » et nient ensuite sentencieusement que quiconque fasse cela. Mais la criminalisation du plaidoyer pour BDS, par la menace de fortes amendes et de peines de prison pour manifester contre la politique du gouvernement israélien, en est un exemple on ne peut plus flagrant. Ainsi qu’il est écrit dans Haaretz, « le coup de filet a aussi pris des protestataires BDS dont les actions visaient Israël, et non les Juifs ». Méditez sur le côté pernicieux de la chose. Il est parfaitement légal de demander des sanctions contre l’Iran, la Russie ou le Soudan, ou n’importe quel autre pays. Les sanctions et le boycott contre ces pays sont certes non seulement fréquents dans les pays de l’Ouest mais ils font partie de leur politique officielle. Mais il est illégal, criminel, de prôner le boycott et des sanctions contre un pays : Israël. Il faut atteindre des sommets d’autoritarisme, voire de fascisme pour détourner le droit pénal et proscrire la promotion de politiques et d’actions lorsqu’elles mettent en cause un pays et un pays seulement. En réponse aux célébrations de ce jugement par Avi Mayer, un extrémiste israélien populaire sur twitter, j’ai constamment posé cette question mais n’ai jamais obtenu de réponse.





Il devrait aller de soi que des opinions personnelles sur l’intérêt ou la validité de BDS comme politique sont tout à fait hors de propos ici. Il est évident que la croyance en la liberté d’expression invite à défendre aussi vigoureusement le droit d’exprimer des points de vue avec lesquels on est en accord que ceux que l’on désapprouve fortement. La question, manifestement, n’est pas de savoir si BDS est une politique convaincante mais si des gens doivent être criminalisés parce qu’ils la défendent. Extrémiste et oppressive comme elle est, la criminalisation du militantisme BDS se développe dans de multiples lieux du monde.


~ Boycott interdit en France : ce scandale expliqué en 5 minutes (Les Moutons Enragés)(Novembre 2015) ~

Où sont tous les nouveaux militants de la libre expression qui ont insisté après les meurtres de Charlie Hebdo sur le fait que la défense de la liberté d’expression était tellement vitale à tout ce qui est juste et équitable dans le monde occidental ? Pourquoi un hashtag #JeSuisBDS ne s’impose-t-il pas dans la défense de ces militants qui ont été persécutés, poursuivis, par la France pour leurs opinions politiques ? La réponse est claire : nombre de ceux qui se sont drapés dans l’étendard de « la liberté d’expression » au début de l’année, à commencer par la France elle-même et par extension tout l’Occident, ne croient pas sincèrement dans ce droit. C’est pourquoi ces pays non seulement gardent le silence face à une attaque aussi fondamentale contre la liberté d’expression, mais perpétuent ces abus agressifs.

Glenn Greenwald

~ Traduction de SF pour BDS France ~

Source originale de l'article :
Anti-Israel Activism Criminalized in the Land of Charlie Hebdo and “Free Speech” (The Intercept)(Octobre 2015)

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Le Boycott des produits Israéliens est considéré comme un acte Antisémite???

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