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 Les fossoyeurs de la démocratie (Alberto Rabilotta)

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Golden Awaken
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MessageSujet: Les fossoyeurs de la démocratie (Alberto Rabilotta)   Mar 18 Fév - 11:22

Les fossoyeurs de la démocratie

Plus la rivière est trouble, meilleure est la pêche.
Ce proverbe définit ce que quelques ex-puissances coloniales
(et persistantes puissances néocoloniales) font avec leurs politiques
et ambitions très risquées et incendiaires dans le contexte actuel d’un empire US en décadence.



~ Après l'Empire : Le déclin de l'Empire Américain ~
A consulter également : Dossier : Autour de Après l'empire d'Emmanuel Todd

Comme l’ont remarqué diplomates et observateurs, certains pays du camp impérialiste n’acceptent pas que les États-Unis d’Amérique (EU) décident d’adopter la voie de la négociation pour chercher une sortie non militaire en Syrie et puissent entamer un dialogue avec l’Iran, et encore moins que ce « réalisme diplomatique » renaisse par les propositions solides et la persistance de la diplomatie russe. Pour être francs et objectifs, dans le cas de la Syrie et de l’Iran, la diplomatie russe a épargné au Président Barack Obama d’entrer dans de nouvelles aventures bellicistes coûteuses, dont il n’y a sortie ni rapide ni facile, comme le démontrent les cas de l’Afghanistan et de l’Irak.

Quelques alliés des US, comme le Canada, la France et d’autres pays européens, ainsi que les « gendarmes régionaux » du Monde Arabo-musulman (Israël et l’Arabie Saoudite) n’acceptent pas que le monde cesse d’être unipolaire et moins encore les poussées d’un « réalisme diplomatique » de la part de Washington. Cela explique en partie la duplicité de l’Administration du Président Barack Obama, qui après être convenu d’un processus de négociation, comme celui de Genève II pour la Syrie, le bloque avec des exigences précédemment mises de côté. Nous disons en partie parce que nous trouvons la même duplicité dans la politique extérieure de la Maison Blanche dans de nombreux sujets de conflit de la scène internationale, en particulier dans les relations avec la Russie et la Chine.


~ La création d'un « OTAN asiatique » pour contrer le péril Jaune ? ~

Dans le cas de Genève II, les blocages ont été l’exclusion de l’Iran, pays sans lequel il est impossible de résoudre durablement les problèmes du Monde Arabo-musulman, et permettre que l’opposition syrienne pose le départ du Président Bashar el-Assad du gouvernement comme premier point à négocier, ce qui a mis le processus au bord de l’échec. Ce petit jeu, de faire comme si on veut négocier, de créer des expectatives et au moment décisif, de bloquer ou faire échouer le processus, revient à troubler les eaux pour mieux pêcher, et c’est cela qu’ils essaient aussi de faire dans le processus de négociation avec l’Iran. Et c’est ce qu’ils font avec la crise fabriquée en Ukraine, un pays convoité par les monopoles voraces de l’Union Européenne, et par les US en tant que plateforme idéale pour soumettre la Russie à une action déstabilisatrice à long terme.

Décadence et chaos impérial


~ Des citoyens Américains expliquent pourquoi le monde déteste les Etats-Unis ~

Depuis peu et en se référant au rôle que la France joue en Syrie, le sociologue Immanuel Wallerstein explique que « le problème pour la France est que, bien que la décadence US lui permet une position rhétorique plus forte, le nouveau scénario géopolitique, un peu chaotique, n’en n’est pas un où la France peut réellement remplacer les USA en tant que noyau dur. Il y a d’autres nations puissantes impliquées dans le Monde Arabo-musulman pour que la France joue le rôle un primordial sur ce terrain là. Et la France peut encore moins avoir un rôle en Asie orientale, malgré le fait qu’elle y fut une puissance centrale ». Dans un autre article, intitulé « Syria : Intractable Dilemmas for Everyone », Wallerstein revient sur le chaos géopolitique qui a été créé dans le cas de la Syrie et les dilemmes « pour les acteurs non syriens ». Prenons les États-Unis, autrefois fois géant sur la scène, dont la sérieuse décadence est largement reconnue maintenant et qui donc n’a pas de bonnes options. Déjà le fait simple d’admettre cela est en soi quelque chose de controversé aux États-Unis, et le président Obama se trouve, lui même, objet de pressions fortes politiques de la part de quelques sous-acteurs pour qu’il fasse « plus » et de la part d’autres pour qu’il fasse « moins ».

Ce chaos géopolitique, poursuit l’intellectuel Us « suppose des manœuvres très rusées de la part de n’importe lequel des acteurs pour ne pas commettre de graves erreurs quant à ses propres intérêts. Dans ce tourbillon d’alliances qui changent constamment, à une échelle mondiale et locale, beaucoup de groupes et de sous-groupes considèrent qu’il est tactiquement utile d’augmenter le degré de la violence ». Cela a été visible dans ce qui est arrivé au cours de Genève II pour essayer de résoudre pacifiquement la grave situation en Syrie, et avec l’opposition militante de quelques ministres des affaires étrangères européens, ainsi que d’Ottawa, de Riyad et d’autres pays.

S’éclaircir et « démoderniser »

Pour certains pays européens, ce qu’il semble primer dans le cas de la Syrie c’est la même chose qui a mené à l’intervention militaire pour renverser le gouvernement de Mohamed Kadhafi en Libye : détruire une grande partie de l’infrastructure à usage social et de l’économie de ce pays, mais laisser intacts les puits de pétrole et les ports pour pouvoir le sortir de Libye. Cette agression en Libye a rendu possible la désarticulation de la société, grâce aux luttes sanglantes interreligieuses, tribales et ethniques, pour que la Libye revienne le plus près de « l’Âge de pierre » dont nous rappelons que ce fut la menace de l’Administration de George W. Bush quand elle préparait la criminelle attaque militaire qui a détruit la majeure partie de l’économie et de la société irakienne, la plus sécularisée et avancée du Monde Arabo-musulman.

Les Libyens (et les Syriens, à moins que ne s’arrête l’agression actuelle des groupes islamiques extrémistes) peuvent voir leur avenir dans la réalité quotidienne de l’Irak ou de l’Afghanistan : après la destruction militaire et la désarticulation sociale s’appliquent les recettes pour une « démodernisation » néolibérale, c’est à dire qu’il n’y a pas d’échappatoire. Les ramener à l’Âge de pierre, détruire leurs sociétés grâce à des guerres civiles provoquées par des intérêts étrangers, pour que ce soient les nouvelles « terres vierges » qui nourrissent l’expansion capitaliste, les monopoles, comme le disait Rosa Luxemburg.


~ La fin de l'empire. La désagrégation du système américain par Walden Bello ~

Dans le cas de l’Iran, la politique de « changement de régime » et faire revenir le pays à l’Âge de pierre a trébuché sur le risque d’un conflit militaire régional, et même mondial, par la capacité militaire iranienne et l’opposition déterminée de la Russie, de la Chine et de la majorité des pays du monde. La position (ambiguë) de dialogue avec les autorités iraniennes qu’ont finalement adopté les USA, a trouvé une opposition pour des raisons de contrôle géopolitique, dans un nombre réduit de pays (dont le Canada, Israël et l’Arabie Saoudite) qui ont une très grande capacité de manœuvre à Washington. Mais il a l’appui sous condition des pays européens dont les monopoles pétroliers et industriels, ainsi que les entreprises exportatrices, bénéficieront de l’ouverture du marché iranien.

Les interventions « humanitaires » en Afrique, appuyées ou non par le Conseil de Sécurité de l’ONU, font partie du vol organisé impérial. Le sont aussi les marches et les contremarches politiques et diplomatiques pour diriger le cas de la Syrie vers une négociation, et maintenant surgit la tentative de faire tomber le gouvernement de l’Ukraine présidé par Víctor Yanukóvich, où de toutes façons des élections se tiendront en 2015.

Quand les impérialistes nourrissent le fascisme

Avec ce qui se passe en Ukraine, on constate que la déshumanisation se manifestant à travers la violence extrême dans beaucoup de pays africains, comme dans le Monde Arabo-musulman, peut revenir en Europe. Le climat de violence et de subversion fasciste qui règne depuis plusieurs de jours dans la capitale ukrainienne, et même dans quelques régions de l’Ouest du pays, révèle très bien les contradictions de l’étape que nous vivons dans ce monde, et en particulier dans l’Union Européenne. La totalité des pays du champ impérialiste appuient par tous les moyens possibles l’ « opposition » politique en Ukraine, et de facto les groupes ultranationalistes et fascistes qui continuent de démontrer une grande capacité de violence, qui harcèlent et assiègent le gouvernement, provoquent de la répression, et de plus, sèment la destruction et la terreur à Kiev.

La violence et la haine que distillent les groupes de choc de « l’opposition démocrate » appuyée par Washington et l’UE ne sont pas un problème pour les Ministères des Relations Extérieures occidentaux. Les objectifs « démocratiques » de l’opposition sont mis en évidence dans les premières décisions adoptées dans les villes qu’ils ont occupées : La télévision ukrainienne TSN a rapporté que les Conseils régionaux d’Ivano-Franovsk et de Ternopol en Ukraine ont décidé samedi (le 26 janvier) d’interdire les activités et l’usage des symboles du parti au pouvoir Parti des Régions et du Parti Communiste d’Ukraine dans cette région occidentale du pays. Que les groupes fascistes, néonazis et des ultranationalistes fassent régner la violence et la terreur à Kiev et dans d’autres villes pour abattre un gouvernement élu démocratiquement n’est pas quelque chose qui inquiète les gouvernants et les partis politiques de l’UE.


~ Ne laissons pas la Russie mettre la main sur l’Ukraine! ~

Plutôt au contraire, il semblerait qu’ils veulent faire grossir les files d’hommes politiques et de gouvernants qui sont ou cohabitent avec des fascistes et racistes dans des gouvernements, celui de l’Hongrie et d’autres, et dans les mécanismes de gouvernement de l’UE, sans parler des députés de partis racistes et fascistes dans les parlements nationaux et au Parlement européen. Il est clair que le gouvernement d’Yanukóvich en Ukraine, qui a en son sein sa part d’oligarques, l’autre part se trouve dans l’opposition, est coupable d’avoir voulu gouverner en s'opposant à la destruction industrielle qui accompagnerait l’intégration de l’Ukraine dans l’UE ultra-néolibérale, et de chercher une meilleure intégration avec la Communauté d’États indépendants, où se trouve la Russie.

En 2011, l’UE a imposé des technocrates de la finance à la tête des gouvernements de la Grèce (Lucas Papademos) et de l’Italie (Mario Monti), pour montrer qui a le pouvoir et qu’aucun gouvernement démocratiquement élu n’a, dans l’UE ni dans les pays dominés par le néolibéralisme, l’autorisation pour gouverner en s’opposant aux politiques néolibérales. L’UE a été créée, nous dit on, pour rapprocher les peuples et pour approfondir la démocratie et les libertés, et pour mettre fin aux guerres commerciales et militaires, et aux nationalismes agressifs et aux persécutions religieuses, ethniques et politiques qui pendant des siècles ont marqué l’histoire de l’Europe. Mais ce n’est pas cela que l’on vit, que l’on voit ou perçoit dans l’UE, où le néolibéralisme exige maintenant une soumission totale aux « lois du marché » et considère la démocratie, c’est à dire la souveraineté du peuple, comme une gêne qu’il faut éliminer.

Quel est le point en commun entre les extrémistes religieux du Monde Arabo-musulman ou de l’Afrique, les néolibéraux en costume et cravate dans l’UE ou aux Etats-Unis d’Amérique, et les fascistes, les ultranationalistes et les racistes de toutes sortes et du monde entier ? Le principal point en commun, qui les mène à être alliés dans de nombreux cas et dans d’autres à être de simples compagnons de route, est qu’ils veulent tous enterrer la démocratie pour toujours, et à côté d’elle ceux qui la défendent.

Alberto Rabilotta depuis Montreal, Canada

Alberto Rabilotta est journaliste argentin depuis 1967. Au Mexique por la « Milenio Diario de Mexico » Correspondant de Prensa Latina au Canada (1974). Directeur de Prensa Latina Canada, pour l’Amérique du Nord (1975-1986) Mexique, USA, Canda. Correspondant de l’Agencia de Services Spéciaux d’Information, ALASEI, (1987-1990). Correspondant de l’Agencia de Noticias de México, NOTIMEX au Canada (1990-2009. Editorialiste sous de pseudonymes -Rodolfo Ara et Rocco Marotta- pour « Milenio Diario de Mexico » (2000-2010, Collaborateur d’ALAI, PL, El Correo, El Independiente et d’autres medias depuis 2009.

~ Traduit de l’espagnol pour El Correo par Estelle et Carlos Debiasi ~

Source de l'article : Les fossoyeurs de la démocratie

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MessageSujet: La fabrication des serfs...   Ven 20 Fév - 14:44

La fabrication des serfs...

Il y a un lien démontré par tous les auteurs, philosophes,
sociologues et économistes, entre les libertés économiques et la, ou les, libertés individuelles...




Damien Theillier a écrit:

(...) La liberté est donc un principe qui rend possible la coexistence de nombreuses philosophies de la vie et de l’éthique, dans un cadre d’interactions sociales volontaires où personne ne vole personne. Les individus peuvent adopter le libertarianisme en raison de philosophies de la vie ou de valeurs tout à fait divergentes : l’épanouissement humain, l’autonomie, la raison, le bonheur, les préceptes religieux, la sympathie ou l’équité. Tout comme il peut y avoir plusieurs types de justifications d’un principe, il peut y avoir également des variations entre les libertariens sur les politiques à mener, c’est-à-dire sur la manière d’appliquer le principe de la liberté. (...) Les libertariens sont des gens issus de toutes les confessions religieuses ou philosophiques, partisans d'une grande variété de modes de vie, d'origines ethniques et de groupes linguistiques divers. Le libertarianisme ne nécessite pas l'unanimité sur tout. La raison pour laquelle une personne défend le principe de la liberté égale pour tous peut varier. Un libertarien peut également être en désaccord avec un autre sur les prescriptions politiques les plus appropriées pour faire appliquer ce principe dans le monde. Mais tous souscrivent au principe commun de la liberté égale pour tous. Tous sont unis pour combattre les lois sur les crimes sans victime, s'opposer à la tyrannie, défendre la liberté du commerce et de l'entreprise, s'opposer à la violence agressive. (...)

~ Le libertarianisme est il une philosophie éthique ou politique ? (24hGold via Contrepoints) ~

La multiplication des interventions de l’Etat, de son Administration et de ses fonctionnaires a pour objectif et pour effet de vous obliger à faire ce que vous ne feriez pas spontanément. En fait, ils vous tordent le bras en continu. A la fin, être tordu devient une seconde nature. Nos sociétés évoluent de façon perverse. Elles empilent règlements, lois, obligations, à un point tel que, même les plus vertueux sont incapables de vivre sans multiplier, à leur insu, les infractions, les fautes, les entorses. Toute personne qui gère ou a géré une entreprise en a fait l’expérience, il est devenu impossible d’être dans les clous. Les pouvoirs, au fond, s’en fichent et je dirais même qu’ils le savent et que c’est pour cela qu’ils font semblant, de temps à autre, de « libéraliser », de promettre de réviser le carcan administratif, de simplifier, etc. Bien entendu, toute simplification et toute libéralisation n’a pour effet que d’empiler une nouvelle couche de complexité et de coûts.

Bernard Cohen-Hadad a écrit:

(...) Comment avancer sur le chantier de la simplification sans se poser la question de la place que doivent occuper les PME patrimoniales dans l'espace public ? La nature des relations qui régissent secteurs public et privé sont d'une autre époque. Les PME ne peuvent vivre dans la suspicion ou la menace du contrôle permanent ! Les entreprises sont responsables dans les territoires. Il faut laisser au placard les règlements de comptes politiques. Les PME, les ETI ne sont pas des grands groupes…

Leur capacité financière à faire face, sur notre sol, aux coûts de la complexité n'est pas sans limites. Il en est de même de la rentabilité des entreprises privées face aux retards de paiement du secteur public. Notre « usine à gaz » à un coût: 60 milliards d'Euros. L'OCDE ne révèle-t-elle pas que le coût de la complexité administrative représente 4% du PIB ? Réduire les déficits publics n'est pas nouveau mais simplifier n'est pas baisser les charges de l'Etat ou des collectivités pour transférer la responsabilité et les coûts sur les entreprises. Les mesures qui seront prises ne doivent pas avoir d'impact financier négatif car 63.000 PME ont été en liquidation judiciaires, en 2013. (...)


~ La simplification ou le leurre de la simplicité (La Tribune) ~

Mais c’est l’objectif inconscient, non pensé, du système. Son objectif n’est pas de faire respecter les règles de la vie en société, de la vie économique, non, son objectif est de faire de vous des sujets obéissants. Voilà le grand mot. Il faut fabriquer des sujets, des serfs, des gens qui intériorisent le fait que, quoi qu’ils fassent, ils sont en faute. On construit une nouvelle humanité qui, peu à peu, s’habitue à ne plus réaliser ses libres choix, s’habitue à être épiée, surveillée, et comme le dit Orwell s’habitue à être vue quoi qu’elle fasse, au point que cela devient une seconde nature, craintive et que cela se substitue à l’instinct. L’homme nouveau se fabrique sous vos yeux, sous leurs caméras, sous leurs écoutes, sous le joug de leurs tonnes de lois et règlements. C’est en quelque sorte, la fabrication des Marines américains transposée à la société civile. Pour fabriquer un Marine, il faut briser l’homme, l’être humain qui est en lui: qu’il ne soit plus que « Yes Sir ». Nous ne sommes même plus dans des techniques, des conditionnements, nous sommes dans l’intrusion, la prise de possession de l’individu.


~ Trahir sa raison plutôt que son groupe d’appartenance (FYI) ~

Ne vous y trompez pas. Quand vous dites, mais moi je m’en fiche, je fais ce que je veux, c’est faux. Vous ne faites pas que vous voulez car, au fond de vous, vous savez que vous êtes en faute. Même ceux qui ne culpabilisent pas sont affectés parce que ces règles, nous ne pouvons les ignorer, elles finissent par nous être constitutives. Celui qui dit, moi je m’en fiche, n’est pas un être libre, cela devient, cela fait de lui, un être qui transgresse. Il perd cette sorte de légèreté de l’âme que donne la liberté. DSK, malgré son amoralité ou immoralité, sait qu’il ne fait pas bien, il sait qu’il transgresse en ne respectant pas ses esclaves-partenaires sexuelles. Dans un système de liberté fondé sur la confrontation des prix, des offres des demandes, qui expriment les préférences des individus, il n’y a nul besoin de multiplier les directives, les lois, les plans, les contrôles et les punitions. Dans un système libéral, cela fonctionne sur l’adhésion alors que, dans les systèmes étatiques, cela fonctionne sur la coercition/contrôle/sanction.

Il est évident que l’adhésion des citoyens est une condition du fonctionnement du système. Et la multiplication des déviances, des gens qui n’intériorisent pas les règles de la vie en société, des marginaux de toutes sortes, qu’ils soient nationaux ou importés, est un facteur de dislocation de la société. Un facteur de dislocation de la société qui donne prétexte aux dominants pour vous dominer encore plus, vous! Même si vous ne buvez pas, vous êtes soumis aux contrôles d’alcoolémie, même si essayez de ne pas tricher le fisc, vous être contrôlé, même si vous respectez les autres et l’humanité qui est en chacun de nous, vous êtes abreuvés des insanités de Valls et de Cazeneuve qui s’adressent à vous comme si vous étiez anti-arabes ou antisémites… même si… On peut énumérer ici tous les actes de votre vie. Il y a un lien entre, d’une part, l’adhésion des citoyens aux règles sociales et, de l’autre, la capacité de la société à intégrer les déviants, les marginaux, les importés. Plus une société perd de sa capacité à intégrer et plus il faut faire de lois, de règlements, plus il faut imposer, contrôler et punir.

Martin Masse a écrit:

(...) Les libertariens ont confiance dans l'ingéniosité et le sens de l'initiative des humains. Ils croient que si on laisse les gens libres d'agir dans leur propre intérêt pour trouver des solutions aux multiples défis et problèmes auxquels ils sont confrontés, si les bonnes mesures incitatives sont présentes, la grande majorité s'empresseront de le faire de façon dynamique, productive et souvent astucieuse. Toutes les périodes de l'histoire caractérisées par le progrès l'ont été parce que les individus étaient libres de mener à bien leurs rêves et leurs désirs sans entraves majeures. (...) C'est la subjectivité de l'individu qui importe, pas son appartenance à des entités collectives abstraites. Et lorsqu'il est question de réaliser quelque chose, ils comptent d'abord sur leurs propres moyens en collaboration volontaire avec d'autres individus qui y trouvent leur compte pour y arriver, pas sur une « mobilisation » collective. (...) Certains diront que les libertariens sont pourtant intolérants envers leurs opposants idéologiques, par exemple envers les socialistes et nationalistes, et qu'ils n'acceptent donc pas les points de vue qui divergent de la philosophie libertarienne. Mais cette critique ne tient justement pas: dans une société véritablement libre, les individus pourront s'organiser comme ils le voudront, dans la mesure où ils ne tentent pas d'imposer leur mode de vie à ceux qui ne le souhaitent pas. (...)

~ Cinq attitudes libertariennes essentielles (Le Québecois Libre) ~


~ La Route de la servitude (The Road To Serfdom)(Chaîne YT de 24hGold) ~

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en multipliant les lois, les règlements, les contrôles, les sanctions, ils font de vous, d’un coup de crayon, d’un vote scélérat, ils font de vous des déviants. Des dissidents ou des serfs. Et s’il n’y en a pas assez, ils en importent, car c’est l’une des fonctions du Grand Remplacement. Importer des gens qui sont difficiles à intégrer et ainsi avoir la justification de nouvelles mesures. Le Grand remplacement est un moyen de justifier de nouvelles lois, de nouveaux règlements, d’imposer de nouvelles façons de penser, bref, c’est une arme à leur disposition dans la grande panoplie de la mise en servitude des peuples. Ils accueillent, ils fabriquent les in-intégrables. C’est un processus, une technique, qui bientôt va leur donner le droit de supprimer la liberté de parole sur Internet. Haro sur les dissidents. Ils fabriquent tout cela, tout comme ils fabriquent les fraudeurs en haussant les impôts au-delà du raisonnable.

Bruno Bertez

Source de l'article : La fabrication des serfs Par Bruno Bertez (Les Clefs Pour Comprendre, Le Blog à Lupus)

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