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 Les indications d'une nouvelle phase de la crise économique mondiale...

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MessageSujet: Les indications d'une nouvelle phase de la crise économique mondiale...   Mar 4 Fév - 10:43

Les indications d'une nouvelle phase de la crise économique mondiale...

Quel que soit le résultat immédiat des turbulences qui se répandent
dans les systèmes financier des économies dites « émergentes »,
celles-ci représentent un tournant pour l'économie mondiale dans son ensemble.



~ Nouvelle alerte sur les marchés émergents Par Bruno Bertez ~

Les racines de la crise se trouvent dans la politique d'« assouplissement quantitatif », à savoir l'injection de milliers de milliards de dollars dans le système financier mondial par la réserve fédérale et d'autres banques centrales, initiée en réaction à l'effondrement de 2008 provoquée par la faillite de la banque d'investissements américaine Lehman Brothers. L'essentiel de cet argent est allé vers les « marchés émergents », à la recherche de profits plus élevés avec l'envolée de la valeur des actions et une augmentation du taux de retour sur investissement d'autres valeurs financières dans ces pays. Mais maintenant la bulle a commencé à se dégonfler et les capitaux spéculatifs se ruent vers la sortie, faisant plonger les taux de change.

Une série de banques centrales, dont celles de l'Afrique du Sud, de l'Inde, du Brésil et de la Turquie, ont fortement leur taux d'intérêt. Mais ces actions n'ont pour le moment pas réussi à réduire le départ des capitaux. Comme Neil Shearing, économiste en chef sur les marchés émergents à Capital Economics, l'a déclaré au Financial Times : « Le fait que les monnaies ont continué à s'affaiblir même dans les pays qui ont commencé à augmenter leur taux d'intérêt fait penser qu'une nouvelle phase, potentiellement plus inquiétante, des récentes turbulences sur les marchés financiers émergents se prépare, où les acteurs politiques, pressés de toutes parts, ne sont plus en mesure de défendre leur monnaie. »

Les premiers signes d'une crise potentielle sont apparus en mai et juin dernier après que le président de la Fed, Ben Bernanke, a indiqué que la Fed commencerait bientôt à « amenuiser » ses 85 milliards de dollars par mois d'achats de titres hypothécaires et de bons du trésor américain. Ses commentaires ont fait trembler les « marchés émergents » et on a assisté au départ des capitaux.

~ Comment la Fed déstabilise l'économie des pays émergents ~

La stabilité est revenue lorsque la Fed est revenue sur cet « amenuisement » en septembre. Mais avec la décision de réduire les achats de 10 milliards à chacun des deux derniers mois, le départ des capitaux a repris. Cherchant à présenter cette mauvaise situation de la manière la plus positive possible, certains commentateurs ont tenté de maintenir l'idée que ces turbulences financières reflètent des problèmes spécifiques à certains pays et n'ont aucune implication mondiale. D'après le ministre américain du trésor Jack Lew, le problème principal tient à la mauvaise politique de certains pays. « Je dirais que nous constatons beaucoup de divergences sur les marchés et nous voyons que les pays qui ont entrepris des mesures difficiles et s'en sont bien sortis ont une expérience différente. »

Ses remarques rappellent celles de l'ex-président de la Fed, Alan Greenspan, au cours de l'effondrement financier asiatique de 1997-98, lorsqu'il insistait sur l'idée que cette crise ne venait pas des opérations de « l'économie de marché » capitaliste lui-même, mais était le résultat de ce qu'il a appelé « le capitalisme de copinage » asiatique. Mais la crise financière asiatique a entraîné le défaut de paiement russe de 1998 puis l'effondrement du fonds d'investissement américain Long Term Capital Management (LTCM), qui a été renfloué par la Fed avec des fonds publics. La chute de LTCM était elle-même un signe avant-coureur de ce qui était à venir dix ans plus tard lorsque l'ensemble du système financier mondial est devenu insolvable.

L'affirmation que les troubles actuels sont le résultat de problèmes « spécifiques à chaque pays » ne tient pas compte du fait que l'afflux massif de capitaux dans les « marchés émergents » au cours des cinq années écoulées depuis la crise de 2008 fait partie d'une évolution bien plus large. L'injection continue d'argent par la Fed, représentant au moins 1000 milliards de dollars par an, combinée à des taux d'intérêt proches de zéro a créée une situation où le système financier mondial a fini par ressembler à une pyramide inversée, avec des avoirs financiers qui se développent rapidement comparés à la base productive de l'économie mondiale dont ils dépendent en fin de compte.

~ La Fed va-t-elle faire exploser l'économie mondiale ? (Michel Santi) ~

Cela signifie qu'en dernière analyse, une grande portion de ces avoirs sont devenus « toxiques, » qu'ils n'ont aucune valeur réelle, tout comme des centaines de milliards de dollars de titres hypothécaires appuyés sur des emprunts de deuxième choix (subprimes) s'étaient révélés n'avoir plus aucune valeur il y a cinq ans. En d'autres termes, les troubles actuels sont un signe avant-coureur d'une nouvelle crise financière, potentiellement plus destructrice que celle de 2008. Cela peut se voir dans les statistiques sur l'ampleur du mouvement des capitaux financiers volatils au cours de la dernière période. D'après l'Institut pour la finance internationale, les marchés émergents ont attiré près de 7000 milliards de dollars depuis 2005, qui ont été investis dans un mélange d'entreprises industrielles et de services, des fusions et acquisitions, ainsi que des actions et des obligations. JPMorgan Chase estime que les remboursements d'obligations restant à verser dans les marchés émergents représentent 10 000 milliards de dollars, contre seulement 422 milliards de dollars en 1993.

En plus des mouvements de capitaux déclenchés par cet « amenuisement », un autre facteur dans cette crise tient au ralentissement économique de la Chine. D'après une étude publiée cette semaine, les producteurs chinois ont réduit les emplois au rythme le plus élevé depuis mars 2009, qui fut le point le plus bas de la récession provoquée par la crise financière mondiale. La croissance chinoise cette année devrait être la plus basse depuis plus de 20 ans, et il y a des inquiétudes croissantes sur la stabilité du système financier du pays. Cette semaine, le China Credit Trust, d'une valeur de 500 millions de dollars, a dû être renfloué pour éviter un défaut de paiement lié à des produits financiers dont la valeur était garantie par des prêts accordés à une compagnie minière de charbon en faillite. Le China Credit Trust fait partie du système bancaire fantôme de la Chine qui d'après les estimations représenterait près d'un tiers de tous les nouveaux crédits de l'économie chinoise.

La crise des « marchés émergents » a déjà révélé des divergences importantes au sein du G20 qui rassemble les économies les plus importantes et qui a organisé une série de sommets de crise pour coordonner la politique internationale en 2009 et 2010. S'exprimant à la suite de la décision de la Fed de mercredi, où aucune mention n'avait été faite de l'effet de la poursuite de l'amenuisement des achats d'avoirs sur le reste du monde, le gouverneur de la Banque centrale indienne, Raghuram Rajan, a déclaré que les marchés émergents avaient contribué à faire sortir le monde de la crise financière mondiale et qu'il ne faudrait donc pas à présent les négliger. « La coopération monétaire internationale s'est arrêtée », a-t-il dit. Les pays industrialisés doivent jouer leur rôle dans sa relance, et « ils ne peuvent pas maintenant s'en laver les mains et dire, nous allons faire ce dont nous avons besoin et vous vous occupez de l'ajustement. » Il a prévenu que si les pays industrialisés insistent pour que les pays en voie de développement fassent cavalier seul, ils risquent « de ne pas apprécier le genre d'ajustements que nous serons forcés d'appliquer en fin de compte. »

~ La crise a-t-elle signé le décrochage des économies développées au profit des émergents ? ~

L'importance de sa remarque est soulignée par le fait que dans les cinq années qui ont suivi septembre 2008, les « marchés émergents, » dont la Chine, ont été responsables de près des trois quarts de l'augmentation de la production mondiale. En 1997-98, le résultat de la crise asiatique fut une baisse aussi importante pour ses effets sur l'Asie que le fut la Grande dépression pour les économies capitalistes avancées. Toute répétition de cet épisode entraînerait rapidement une récession de plus en plus profonde dans le monde entier. La crise actuelle démontre une fois de plus que les affirmations des élites dirigeantes et de leurs hérauts dans les médias, selon lesquelles la « reprise économique » serait en route, sont creuses. Les mesures qui étaient censées entraîner une reprise n'ont fait qu'augmenter la richesse des multimillionnaires et milliardaires, tout en créant les conditions pour un nouvel effondrement financier.
Nick Beams
Source de l'article : Les turbulences sur les marchés monétaires indiquent une nouvelle phase de la crise économique mondiale

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MessageSujet: L'exposition considérable des banques européennes dans la crise des émergents...   Jeu 6 Fév - 11:43

L'exposition considérable des banques européennes
dans la crise des émergents...


La crise des émergents pourrait peser sur les banques européennes,
qui y sont particulièrement exposées au risque de crédit.
En zone euro, les banques espagnoles sont les plus en danger.



~ Les pays émergents sont en crise. Faut-il s'inquiéter? ~

Une crise prolongée des émergents pourrait avoir des conséquences directes pour les banques européennes. Celles-ci seraient en effet exposées à hauteur de 3.400 milliards de dollars (2.200 milliards d'euros) sur les marchés émergents, selon la Banque des règlements internationaux (BRI). C'est quatre fois plus que les banques américaines. Six banques sont particulièrement concernées, d'après les chiffres de la fin 2013 : BBVA, Erste Bank, HSBC, Santander , Standard Chartered et UniCredit, selon les analystes. Les banques britanniques sont exposées à hauteur de 518 milliards de dollars à la région Asie-Pacifique, les banques espagnoles pour 475 milliards de dollars vis-à-vis de l'Amérique latine et les banques françaises et italiennes ont chacune une exposition de 200 milliards de dollars aux pays en développement de l'Europe.

Parmi les banques les plus exposées, La britannique Standard Chartered tire plus de 90% de ses résultats de l'Asie, de l'Afrique et du Moyen-Orient. L'espagnole BBVA est exposée à hauteur de 41 milliards d'euros au Mexique, qui a représenté en 2013 80% des profits du groupe bancaire, et a un encours de prêts de 52 milliards d'euros en Amérique du Sud. Elle est aussi exposée en Turquie. La banque espagnole Santander a quant à elle fini l'année avec un encours de prêts de 132 milliards d'euros en Amérique latine, dont la moitié au Brésil, qui a représenté 23% des bénéfices du groupe en 2013, la contribution du reste de l'Amérique latine s'élevant à 24%.

~ Présence des banques étrangères dans les économies émergentes : nouveaux acteurs, nouveaux défis (pdf de la BRI) ~

Un constat qui tombe mal, alors que les banques de la zone euro vont être soumises ce mois-ci à un bilan de santé (une "revue de la qualité des actifs" ou AQR) qui se veut rigoureux, par le nouveau superviseur unique : la Banque centrale européenne (BCE). C'est le fameux "stress-test". Cette épreuve a pour but de restaurer la confiance des investisseurs en établissant un panorama fidèle, publié en octobre, de l'état des banques européennes. Mais le résultat pourrait être tout autre si un tel panorama révélait des fragilités trop importantes. Les banques britanniques ne seront quant à elles pas soumises à ce test grandeur nature. Les marchés émergents subissent actuellement une désaffection des investisseurs liée à une conjonction de plusieurs facteurs. Le dénouement progressif du programme de rachats d'actifs de la Fed a en effet agit comme une marée descendante révélant des écueils, plus particulièrement en Turquie, au Brésil, en Inde, en Afrique du Sud et en Indonésie. A cela s'ajoute une tendance de fond liée aux craintes du ralentissement de la croissance en Chine et dans l'ensemble des émergents.

Une crise des émergents peut frapper les banques de diverses manières : une chute des monnaies peut affecter les résultats ou le capital détenu dans les pays concernés, les pertes sur créances peuvent monter en raison d'une hausse des taux, les revenus tirés des marchés de capitaux ou de la banque privée peuvent diminuer. Le plus grand risque étant les défauts de paiement liés à une forte hausse des taux, comme ce fut le cas en Argentine à la fin des années 1990.

~ The Stock Market In Japan Is COLLAPSING ~

Romain Renier
Source de l'article :
Crise des émergents : les banques européennes exposées à hauteur de 3.400 milliards de dollars via Le Contrarien

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MessageSujet: Des différends existent en ce qui concerne la croissance mondiale...   Mer 5 Mar - 11:05

Des différends existent en ce qui concerne la croissance mondiale...

L'idée que la croissance va revenir graduellement fait consensus
au sein des gouvernements. Mais d'autres hypothèses sont développées,
telle celle d'une "stagnation séculaire".



~ La prochaine décennie est perdue ~

Pour la plupart des gouvernements, savoir quel taux de croissance économique il est raisonnablement possible d'espérer pour les années à venir est une question primordiale. Et, au moins pour les pays avancés, c'est une question à laquelle il est devenu particulièrement difficile de répondre. Si l'avenir est à l'image du passé récent, les perspectives sont mauvaises. Depuis 2008, la croissance a été régulièrement inférieure aux prévisions. Parmi les pays les plus affectés par la crise financière, seuls quelques-uns, les USA, l'Allemagne et la Suède, se sont solidement installés sur le chemin d'une croissance dynamique. Pourtant même pour eux, le PIB de 2013 a été largement inférieur aux prévisions faites avant la crise.


~ La vérité sur l’économie des Etats-Unis ~

Une reprise graduelle?

Économistes et responsables politiques s'accordent toutefois sur l'idée que si la crise financière et la crise de l'euro ont affecté à la fois l'offre et la demande, la reprise va graduellement s'affermir. Selon cette analyse, endettement privé et endettement public vont encore peser pendant quelque temps sur la demande intérieure, mais la situation devrait s'améliorer graduellement à mesure que diminuera le poids des dettes passées. Peu à peu les consommateurs vont accroître leurs dépenses (comme cela commence à être le cas aux Etats-Unis) (Si le lien n'est pas fonctionnel, vous le trouverez sous le cache de Google en recherchant le titre suivant : “Retailers feel the squeeze in America’s poverty economy”) tandis que la politique budgétaire redeviendra neutre (ainsi qu'on le voit déjà en Allemagne).

Du côté de l'offre, la crise a affecté la croissance potentielle parce que les entreprises ont diminué leurs investissements, ce qui freine l'introduction des nouvelles technologies. C'est particulièrement visible en Europe et dans certains cas, comme au Royaume-Uni, la baisse des salaires et la facilité de licencier des salariés ont encouragé les entreprises à remplacer le capital par la main d'œuvre, réduisant ainsi la productivité par travailleur. Le dysfonctionnement du secteur financier et la réticence à aggraver la situation sociale ont aussi retardé le remplacement des entreprises les moins productives par de nouvelles entrantes plus efficaces. Il en est résulté un ralentissement marqué de la productivité, quand ce n'est pas une baisse : au Royaume-Uni il a fallu davantage d'heures de main d'œuvre par unité de production en 2013 qu'en 2007. Ici aussi, la vision dominante est que ces phénomènes vont perdurer quelque temps encore avant de s'atténuer, à mesure que les entreprises renouvelleront leur équipement et accéléreront le rythme de l'innovation.


~ L’effondrement des sociétés complexes ~

L'hypothèse d'une "stagnation séculaire"

Mais l'idée que les pays avancés sont sur la voie de la reprise est contestée, tant du côté de l'offre que de la demande. En ce qui concerne cette dernière, Larry Summers, l'économiste de Harvard qui a occupé des postes à responsabilité dans l'administration américaine sous les présidents Clinton et Obama, a récemment suggéré que les pays avancés pourraient bien connaître une phase de « stagnation séculaire ». Il estime que l'endettement qui a précédé la crise n'était pas une anomalie exogène, mais la conséquence d'une demande structurellement insuffisante. La distribution mondiale des revenus a évolué au détriment de la classe moyenne des pays avancés et au profit des plus riches et des pays émergents, créant un excédent d'épargne généralisé. Le seul moyen d'éviter la stagnation a été de pousser les classes moyennes à s'endetter davantage, grâce à des taux d'intérêt faibles et à un laxisme dans la réglementation du crédit.

Tabler sur les classes moyennes des pays émergents

Autrement dit, la surabondance d'épargne ("the savings glut" ainsi que l'avait qualifiée l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke) était antérieure à la crise et pourrait donc continuer à peser sur la demande, à moins que les classes moyennes des pays émergents ne deviennent les nouveaux consommateurs de dernier ressort de l'économie mondiale. Cela va sans doute arriver, mais en dépit de tous les efforts entrepris par les Etats-Unis et le FMI dans le cadre du G20, ce rééquilibrage n'est pas encore achevé.


~ Comment la Fed déstabilise l'économie des pays émergents ~

Quels progrès du côté de l'offre?

En ce qui concerne l'offre, un désaccord quant au rythme du progrès technique s'est fait jour entre, d'une part, les économistes spécialistes de la question et, d'autre part les experts en matière de technologie. Pour Robert Gordon de l'université Northwester, les technologies de l'information et de la communication ont déjà apporté l'essentiel de ce que l'on pouvait attendre d'elles en termes d'amélioration de la productivité ; aucune vague d'innovation majeure susceptible de compenser la baisse de la croissance potentielle n'est en vue. Les pays à la traîne sur le plan technologique peuvent encore espérer doper leur productivité et leur taux de croissance en rattrapant leur retard, mais les pays qui sont à la pointe de la technique devraient admettre qu'un très faible taux de croissance par habitant, à peine supérieur à 1% par an, constitue la nouvelle norme.

A l'opposé, deux experts du MIT, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, estiment que nous sommes à l'aube de "The Second Machine Age". Selon eux, la puissance toujours croissante des ordinateurs, la connectivité au niveau planétaire et un potentiel d'innovation presque illimité grâce à la recombinaison de processus existants vont entraîner des transformations majeures de la production et de la consommation, de la même manière que la machine à vapeur a transformé le monde au XIXème siècle. Aussi la croissance est appelée à s'accélérer, en tous cas si elle est mesurée convenablement.


~ L'innovation : moteur de la croissance et de la compétitivité dans l'économie de la connaissance ? (pdf) ~

Les conséquences des ces hypothèses

Que peut-il se passer si le consensus sur la reprise graduelle est erroné et que les voix dissonantes disent le vrai ? Si Gordon a raison de pronostiquer que la productivité ne va guère augmenter, le surendettement hérité de la crise et des déboires budgétaires va durer plus longtemps que prévu. Si par ailleurs Summers a raison de penser que la demande est condamnée à stagner, la combinaison de difficultés financières persistantes et d'un chômage de masse pourraient entraîner les gouvernements vers des solutions radicales : la reconnaissance de l'insolvabilité, l'inflation ou le protectionnisme financier.

Si au contraire Brynjolfsson et McAfee ont raison, la croissance sera bien plus conséquente et l'on oubliera rapidement la question des dettes. Le défi sera plutôt de faire face aux conséquences de la réduction de la demande de main d'œuvre moyennement qualifiée et de l'accroissement des inégalités de revenus dues aux technologies émergentes. Ce sera particulièrement vrai si ces transformations se font dans le contexte d'une insuffisance de la demande et d'un chômage de masse persistant, comme annoncé par Summers. Si les progrès techniques donnent l'impression de profiter exclusivement aux riches et d'accroître les difficultés de la majorité, les problèmes sociaux pourraient devenir ingérables. Face à un tel scénario, les gouvernements seraient sans doute amenés à sortir de l'attirail traditionnel des mesures de politique économique.

Des scénarios comme ceux-là peuvent sembler irréalistes. Ils n'ont évidemment rien de certain. Mais s'ils déconcertent, ils forcent aussi à réfléchir. Les dernières années nous ont appris, ou rappelé, que le champ des possibles était plus vaste qu'on ne le pensait.

Jean Pisani-Ferry enseigne à la Hertie School of Governance à Berlin.
Il est également  commissaire général à la stratégie et à la prospective, attaché au Premier ministre français à Paris.
Il a été directeur de Bruegel, un cercle de réflexion économique basé à Bruxelles.


~ Traduit de l'anglais par Patrice Horovitz ~

Source de l'article : Nouvelles controverses sur la croissance

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MessageSujet: Soyez sur vos gardes !   Mer 2 Sep - 17:51

Soyez sur vos gardes !

Voici les cinq mensonges principaux que vous allez entendre
pendant l’effondrement économique en cours, liste non exhaustive...




C’est indéniable ; les déclencheurs de l’effondrement final sont sur nous, ceux même contre lesquels les économistes alternatifs nous avaient mis en garde depuis l’implosion initiale de 2008. Dans les années suivant la catastrophe autour des produits dérivés, il n’a pas été mis fin à la propagande absurde et ridicule provenant des médias financiers, et comme la situation sur les marchés empire, la propagande ne peut qu’augmenter. Cela peut sembler contre-intuitif pour beaucoup. On pourrait penser que plus l’effondrement économique devient évident, plus les analystes alternatifs seraient vindicatifs et plus la personne moyenne serait éveillée et consciente. Pas nécessairement… En fait, la machine de propagande dominante va accélérer le mouvement et les données les plus négatives seront exposées et absorbées par les marchés. Si vous connaissez votre histoire, alors vous savez que c’est une tactique classique des élites pour enchaîner le public avec de faux espoirs afin qu’ils ne se préparent pas ni ne prennent de mesures alternatives alors que le système se désagrège autour d’eux. Au début de la Grande Dépression, les mêmes stratégies ont été utilisées. Regardez, si vous avez entendu des citations pareilles à celles-ci dans les journaux grand public au cours des deux derniers mois :


~ The Making of Modern Economics: The Lives and Ideas of Great Thinkers (Mark Skousen, 2015) ~

E.H.H. Simmons, President of the New York Stock Exchange (12 Janvier 1928) a écrit:

« Je ne peux pas m’empêcher de faire entendre une voix dissidente aux déclarations disant que nous vivons dans un paradis de dupes, et que la prospérité dans ce pays doit nécessairement diminuer et reculer dans le futur proche. »

~ The Financial System and the Economy: Principles of Money and Banking (Maureen Burton & Bruce Brown, 2014) ~

Irving Fisher, premier économiste américain (5 Septembre 1929) a écrit:

« Il peut y avoir une baisse dans le cours des actions, mais rien qui ressemble à un accident. »

~ The Crises of Capitalism: A Different Study of Political Economy (Saral K. Sarkar, 2012) ~

Irving Fisher, premier économiste américain (17 Septembre 1929) a écrit:

« Le prix des actions a atteint ce qui ressemble à un plateau élevé permanent. Je ne pense pas qu’il y aura bientôt, si jamais elle arrive, une chute de 50 ou 60 points par rapport aux niveaux actuels, tels que les ours [les baissiers, NdT] l’ont prédit. Je pense voir le marché boursier à une valeur bien plus élevée dans quelques mois. »

~ Bubbles, Booms, and Busts: The Rise and Fall of Financial Assets (Donald Rapp, 2014) ~

W. McNeel, analyste de marché, tel que cité dans le New York Herald Tribune, (30 octobre 1929) a écrit:

« Il est temps d’acheter des actions. C’est le temps de rappeler les mots du vieux JP Morgan … que tout homme qui parie à la baisse sur l’Amérique va faire faillite. Dans quelques jours, on est susceptible de voir une panique baissière plutôt qu’une panique de taureau [haussière, NdT]. Beaucoup de prix bas à la suite de cette vente hystérique ne sont pas susceptibles de revenir avant de nombreuses années. »

~ The Great Transformation of 2021 (Norman Poire, 2011) ~

Harvard Economic Society, (10 Novembre 1929) a écrit:

« … une grave dépression semble improbable; [nous nous attendons à] la reprise de l’activité au printemps prochain, avec une nouvelle amélioration à l’automne. »

~ 1927-1933 Chart of Pompous Prognosticators (Colin J. Seymour, Gold Eagle)(Juin 2001) ~

Voilà le problème, comme je l’ai toujours dit, l’effondrement économique n’est pas un événement singulier, c’est un processus. L’économie mondiale a été engagée dans un processus d’effondrement depuis 2008 et elle n’a jamais quitté cette voie. Ceux qui étaient ignorants ont pris les statistiques du gouvernement pour argent comptant et le marché haussier manipulé comme légitime, et ont refusé de reconnaître les fondamentaux. Maintenant, avec les marchés qui ont récemment subi une des plus grandes chutes libres depuis le krach de 2008-2009, ils sont les témoins de la folie de leurs hypothèses, mais cela ne signifie pas qu’ils vont les accepter ou présenter des excuses pour leurs errements. Si il y a une leçon que j’ai bien apprise depuis que je participe au Mouvement pour la Liberté, c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance des biais à la normale. Il y avait beaucoup de jours positifs sur les marchés au cours de la Grande Dépression, et cela a gardé en vie le faux rêve d’une reprise rapide pour un grand pourcentage de la population américaine pendant de nombreuses années. Attendez-vous à de nombreux retournements de marché alors que l’effondrement actuel se développe, mais il faut toujours se rappeler quelle est la tendance générale qui l'importe beaucoup plus que tout jour ouvré, positif ou négatif (sauf si vous ouvrez à la baisse de 1 000 points comme nous l’avons fait ce lundi), et même plus important que les tendances, il y a d’abord les fondamentaux économiques.

L’establishment a fait tous les efforts possible pour cacher les fondamentaux au public par le biais de fausses déclarations sur les statistiques économiques. Cependant, les jours de la désinformation efficace du système financier arrivent à leur fin. Comme les investisseurs et le grand public commencent à absorber la réalité que l’économie mondiale est en effet confrontée à un vaste scénario de crise et connaît les nombres réels derrière les chiffres frauduleux, le seul recours des banquiers centraux et des gouvernements qu’ils contrôlent est de convaincre le public que la crise à laquelle ils assistent n’est pas vraiment une crise. Cela revient à dire que l’establishment va tenter de marginaliser les signaux d’effondrement qu’ils ne peuvent plus cacher, comme si ces signaux étaient d’une importance minime (Une des armes principales de l’establishment consiste à considérer toutes les crises comme indépendantes les unes des autres, faisant ainsi croire que chacune peut-être réglée à part, masquant ainsi l’origine systémique unique de toutes les crises). Tout comme lors de l’apparition de la Grande Dépression, les mensonges seront omniprésents plus nous nous rapprochons de la fin. Voici quelques-uns des mensonges que vous entendrez probablement pendant que l’effondrement s’accélère …

La crise a été causée par la contagion de la politique chinoise...


~ Sommes-nous en présence d'une déstabilisation économique à la bourse de Shanghai?... (FYI, Août 2015) ~

L’hypocrisie inhérente à ce mensonge est vraiment étonnante, pour le dire à minima, considérant qu’il est désormais prononcé par les mêmes presstituées qui, il y a quelques mois seulement affirmaient que l’agitation financière et le bouleversement du marché boursier de la Chine étaient sans conséquences et aurait « peu à pas d’effet » sur les marchés occidentaux.

Barbara Rockefeller, Rockefeller Treasury Services, Inc. a écrit:

(...) S’il y quelque chose qui n’a pas beaucoup d’importance, c’est l’effondrement de la bourse chinoise, une fois de plus. La Chine peut être grande et puissante, mais elle manque d’une solide base de marché au détail et de gestionnaires de fonds expérimentés dans les variations de prix, sans parler d’une véritable déroute. (...) Les prophètes de malheur disent depuis longtemps que nous aurons une déroute boursière lorsque la Fed va finalement bouger et relever ses taux. Mais comme nous l’écrivions la semaine dernière, l’histoire ne corrobore pas la thèse, et vous ne pouvez pas vraiment compter sur l’histoire lorsque l’échantillon est limité à un ou deux points de données. (...)

~ Chinese equity market meltdown doesn't matter much (FX Street, Juillet 2015) ~

Oui, c’est un peu gênant. Un ou deux points de données? Il y a eu de nombreuses interventions des banques centrales dans l’histoire. Quand est-ce qu’une banque centrale, ayant déjà utilisé la relance pour manipuler les marchés par le biais de l’injection monétaire et mis en place un taux d’intérêt à zéro pour alimenter le rachat d’actions par les entreprises, ou bien un gouvernement qui a monétisé sa propre dette, ont-ils effectivement réussi dans ces tentatives? Quand a-t-on jamais vu des marchés accros aux stimuli, comme un trafiquant à son héroïne, conduire un retour à la normale? Est-ce que ce genre de comportement a jamais créé autre chose que des bulles budgétaires massives, une dégradation constante de la société locale, ou des calamités pures et simples? Soudain, selon les médias, l’économie de la Chine nous affecte. Non seulement cela, mais la Chine est à blâmer pour tous les maux de la structure économique globale interdépendante. La simple mention, par un larbin de la Réserve fédérale, que celle-ci pourrait retarder la fin des taux d’intérêt presque nuls jusqu’en septembre, faisant ainsi récemment plonger les marchés de 600 points après un bain de sang d’une semaine, signifie que la possibilité d’augmenter les taux d’intérêt ne tient aucun compte des implications plus larges pour les marchés.

La vérité est que l’accident dans les marchés mondiaux qui va sans doute se poursuivre au cours des prochains mois, en dépit des retards sur le ZIRP par la Fed, est le produit de la décomposition totale de l’infrastructure financière. À peu près chaque nation sur cette planète, chaque économie souveraine, a permis aux banques centrales et internationales d’empoisonner tous les aspects de leurs systèmes respectifs avec de la dette et de la manipulation. Ce n’est pas un problème de contagion, c’est un problème systémique pour toutes les économies à travers le monde. L’accident de la Chine est important, non pas parce qu’il est à l’origine du crash de toutes les autres économies, mais parce que la Chine est le plus gros importateur/exportateur dans le monde et que c’est un test décisif pour la santé financière de tous les autres pays. Si la Chine échoue, c’est parce que nous ne consommons plus, et si nous ne consommons plus, alors c’est que nous devons être fauchés. L’accident de la Chine laisse présager pour nous des conditions économiques bien pires. C’est pourquoi les marchés occidentaux ont subi des pertes avec la Chine malgré les hypothèses des médias.

La baisse des taux de la Chine va arrêter le crash...

Non, ça ne va pas suffire. La Chine a réduit ses taux à cinq reprises depuis novembre dernier et cela n’a pas suffit à endiguer le flot de l’effondrement de son marché. Je ne sais pas pourquoi quelqu’un pourrait penser qu’une nouvelle baisse des taux pourrait accomplir quoi que ce soit d’autre que peut-être un bref répit dans cette avalanche qui nous tombe dessus.

Charles Sannat a écrit:

(...) La Chine a décidé d’ouvrir les vannes de l’argent facile à son tour afin de relancer sa croissance économique qui devient anémique. Le petit problème c’est que plus la Chine alimente les marchés en liquidités et taux bas, plus les bulles gonflent dans ce pays à commencer par la plus inquiétante d’entre elles, la bulle immobilière. Mais la Chine n’a finalement pas d’autre choix. Prise elle aussi dans la mondialisation, elle est obligée de suivre la marche du monde pour faire tourner ses usines. La Chine, même si cela reste encore sous contrôle, est tout simplement en train de faire la même politique que les États-Unis et de financer sa croissance avec… de la dette et de la création monétaire. (...)

~ Chine : baisse des taux d’intérêt sur les dépôts et les crédits (Le Contrarien, Novembre 2014) ~

Ce n’est pas un accident, c’est juste la fin d’un cycle de marché...


~ La théorie du Cygne Noir selon Nassim Taleb (FYI, Septembre 2013) ~

C’est la non-explication la plus ignare que je pense avoir jamais entendue. Il n’y a pas de cycle de marché alors que vos marchés sont pris en charge partiellement ou totalement par une manipulation de la planche à billets. Notre marché n’est en aucune façon un marché libre. Par conséquent, il ne peut pas se comporter comme un marché libre, et donc c’est un marché rachitique sans cycles identifiables. Les aller-retour sur les marchés jusqu’à 5%-6% à la baisse ou à la hausse (parfois les deux en une seule journée) ne font pas partie d’un cycle normal. Ils sont un signe de la volatilité cancéreuse qui vient d’une économie au bord de la catastrophe.

Les quelques dernières années ont été un bonheur apparemment sans fin sur les marchés dans lesquels un trader imbécile naviguant à vue ne pouvait pas aller mal tant qu’il achetait au plus bas et que les interventions monétaires de la Fed maintenaient le cap en remontant artificiellement les cours. Ceci n’est pas normal, même dans la prétendue nouvelle normalité. Oui, la crise actuelle des actions est le résultat inévitable des marchés manipulés, des fausses statistiques et des espoirs mal placés, mais c’est en effet un accident inévitable de cette construction artificielle. Ce n’est en aucun cas un exemple d’un cycle de marché prévisible et non inquiétant, et le fait que les traditionnelles têtes de gondoles médiatiques et les perroquets à la mode n’avaient absolument aucune idée de ce qui allait advenir n’est qu’une preuve supplémentaire de cela.

La Fed ne relèvera jamais ses taux...


~ Remonter les taux ou attendre 2016, le dilemme de la Fed (Marie Charrel, Le Monde, Août 2015) ~

Ne comptez pas la dessus. Les déclarations publiques par des entités mondialistes comme le FMI sur la Chine, par exemple, ont fait valoir que leur crise actuelle est simplement un aspect de la nouvelle normalité ; un avenir dans lequel la croissance stagne et le niveau de vie se réduit est conforme à ce que les choses doivent être. Je pense que la Fed va utiliser le même argument pour soutenir la fin des taux d’intérêt zéro aux États-Unis, affirmant que la baisse du niveau de richesse et de vie des Américains est une vision naturelle du nouvel ordre économique mondial dans lequel nous entrons. C’est vrai, je l’ai écrit, un jour prochain la Fed, le FMI, la BRI et d’autres vont tenter de convaincre le peuple américain que l’érosion de l’économie et la perte du statut de réserve mondiale du dollar est en fait une bonne chose. Ils affirment qu’un dollar fort est la cause de toute notre souffrance économique et qu’une perte de valeur est nécessaire. En attendant, ils vont, bien sûr, minimiser les tragédies résultantes de ce virage vers la dévaluation du dollar qui va se fracasser sur la tête de la population. Une hausse des taux peut ne pas se produire en septembre. En fait, comme je le prévoyais dans mon dernier article, la Fed a déjà fait allusion à un report en vue de stimuler les marchés, ou du moins de ralentir le carnage actuel à un niveau plus gérable. Mais, ils vont augmenter les taux à court terme, probablement avant la fin de cette année, après quelques réunions à haute tension dans lesquelles le monde financier siègera anxieux, attendant le mot vers le haut. Pourquoi devraient-ils augmenter les taux? Certaines personnes ne semblent pas saisir le fait que le travail de la Réserve fédérale est de détruire le système économique américain, pas de le protéger. Une fois que vous comprenez cela, alors la dynamique de la banque centrale prend tout son sens.

Le ZIRP est en fin de course. Il n’alimente plus les marchés comme il le faisait et les fondamentaux sont trop évidents pour être niés. Les mondialistes de la Banque des règlements internationaux (BRI) ont ouvertement considéré au printemps l’existence de politiques de taux d’intérêt faible comme un déclencheur potentiel de crise. Leurs déclarations sont en corrélation avec la tendance de la BRI à prédire les événements terribles du marché qu’ils ont provoqués tout en déformant les raisons qui sont derrière. Le fait est que le ZIRP a fait le travail qu’il était censé faire. Il n’y a plus de raison pour que la Fed le laisse en place.

Soyez prêt pour le QE 4...

Encore une fois, ne comptez pas sur lui. Ou à tout le moins, ne vous attendez pas qu’un QE renouvelé puisse avoir un effet durable sur le marché s’il est lancé. Il n’y a vraiment aucun besoin de lancement d’un quatrième programme d’assouplissement quantitatif, mais attendez vous à ce que la Fed évoque sa possibilité dans les médias avec l’intention de tromper les investisseurs. Premièrement, la Fed sait que ce serait un aveu que les trois derniers QE sont un échec total, et admettre que son travail consiste à démanteler l’économie américaine, je ne pense pas qu’ils cherchent à prendre un blâme immédiat pour tout ce gâchis. Un QE4 serait d’autant plus une catastrophe que le dernier programme de relance de la BCE était en Europe, pour ne pas mentionner les dernières actions de relance par la PBOC en Chine. Je vais le dire une fois de plus: la relance avec de l’émission monétaire a une date de péremption, et cette date est arrivée dans le monde entier. Les jours ou les marchés étaient soutenus artificiellement sont comptés et ils ne reviendront plus jamais.


~ The Eleventh Marble (Mike Rivero, What Really Happened)(Juillet 2011) ~

Je vois peu d’avantages pour la Fed de mettre un QE4 dans le tableau. Si l’objectif est de faire dérailler le dollar, l’action est déjà bien en cours et le FMI a balisé soigneusement le terrain pour pour faire entrer le yuan dans le panier de monnaie mondiale des DTS l’année prochaine, menaçant le statut de réserve mondiale du dollar. La Chine continue également de déverser des centaines de milliards de dollars en bons du Trésor américain, conduisant inévitablement à une ruée vers un lâchage des Treasuries US par les autres nations. Le dollar est une monnaie zombie en sursis, et la Fed n’aura même pas besoin d’en imprimer comme l’Allemagne de Weimar afin de la tuer.

Ce n’est pas aussi mauvais qu’il y paraît...

Si, si, c’est exactement aussi mauvais qu’il y paraît, sinon pire. Lorsque le Dow Jones peut ouvrir en baisse de 1000 points un lundi et que la Chine peut perdre la totalité de ses gains de 2015 en l’espace de quelques semaines, en dépit des mesures de relance institutionnalisées ces dernières années, alors quelque chose va très mal. Cela ne peut pas être qu’un accident de parcours. Ce n’est pas une simple correction dont on a déjà touché le fond. Ceci est seulement le début de la fin.

Les marchés ne sont pas un indicateur prédictif. Les marchés ne suivent pas les fondamentaux positifs ou négatifs. Ils ne se brisent pas avant ou pendant le déclin d’une économie chancelante. Les marchés se bloquent après que l’économie est déjà plongée dans le coma. Les marchés se plantent lorsque le système n’est plus récupérable. Depuis 2008, rien dans la structure financière mondiale n’a été redressé et maintenant l’édifice de la banque centrale est incapable ou refuse (je crois que c’est les deux) de fournir les outils pour nous permettre même de prétendre qu’il peut être sauvé. Nous allons sentir passer la douleur maintenant, tout cela alors que les élites nous disent que tout est dans nos têtes.

Brandon Smith

~ Traduit par Hervé, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article : Lies You Will Hear As The Economic Collapse Progresses (Alt Market, Août 2015)

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