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 BRICS : un nouveau système en marche

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MessageSujet: BRICS : un nouveau système en marche   Mer 10 Juil - 12:53

BRICS : un nouveau système en marche

Les pays sous-développés n’existent plus.
Cette expression qui désignait globalement les pays du Sud, a été discrètement
mise au rencart, emportant avec elle toutes les connotations qu’elle renfermait.




Dans les années 80, comme pour récompenser ces pays d’avoir courageusement supporté leur ancienne dénomination et d’avoir résolument choisi le chemin du libéralisme imposé par le FMI, on décida de leur octroyer le terme « en voie de développement ». Leur situation n’avait en rien changé, pour la plupart, mais leur nouveau nom entretenait un certain espoir. Ils restaient toujours dans un tiers-monde déshérité et mal délimité, mais avec une petite lueur d’espoir au bout.

Alexandre Kateb a écrit:

Les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) rejoints en 2011 par l'Afrique du Sud sont au coeur d'un mouvement séculaire de rééquilibrage de la puissance et de la richesse qui met fin à la domination de l'Occident sur le reste du monde. Mais que sait-on au juste des BRIC ? Faut-il en avoir peur ou favoriser leur émergence ?




En 2001, l’économiste Jim O’Neill de la banque Goldman Sachs forgeait l’acronyme BRIC pour désigner un ensemble formé de quatre pays : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces quatre pays, très différents par leur histoire et par leur culture, devaient selon Jim O’Neill être associés au G7, le club des économies industrialisées, en raison de leur importance économique, démographique et territoriale, dans le but de traiter de manière plus efficace les grandes questions de gouvernance mondiale. En contrepartie, O’Neill préconisait de réduire la représentation des pays européens à une seule voix au sein d’un nouveau directoire économique mondial, le G9. En 2003, reprenant l’acronyme forgé par Jim O’Neill, deux autres économistes de la banque Goldman Sachs ont réalisé une étude prospective dans laquelle ils prédisaient que le produit intérieur brut combiné des BRIC allait dépasser celui du G6 (États-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie) à l’horizon 2050.
(...)

Source et Suite de l'article
Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les BRIC changent le monde
http://lecercle.lesechos.fr/livres/bonnes-feuilles/221135352/nouvelles-puissances-mondiales-pourquoi-bric-changent-monde-dalexan
Vingt à trente ans plus tard, au début du 21ème siècle, la situation du monde était devenue beaucoup plus complexe.  La dislocation de l’URSS et l’émergence foudroyante de la Chine venaient semer le trouble et brouiller les cartes. Les expressions « sous-développé » et « en voie de développement » n’avaient de signification que dans la mesure où elles étaient opposées au mot « développé ». On pouvait ainsi, sans trop se casser la tête, diviser le monde en deux : les pays développés d’un côté, tous ceux qui ne le sont pas, de l’autre. Les pays développés, c’est l’occident.  Après la chute du Mur de Berlin, tous les anciens états de l’Europe de l’Est ont été phagocytés dans le bloc de l’Ouest. Mais où classer la Fédération de Russie et les anciens Etats de l’URSS ? Où pourrait-on placer la Chine que l’on ne peut plus ne pas voir, même avec la meilleure volonté du monde. Comme si cela ne suffisait pas, l’Amérique du Sud vient en rajouter une couche avec un Brésil en plein essor. D’autres encore s’y mettent : l’Inde, le Nigéria, l’Afrique du Sud, les pays arabes, etc. Il faut trouver une désignation plus appropriée pour tous ces pays.  On parlera désormais de pays émergeants pour tous ces pays dont les croissances feraient rêver n’importe quel ministre des finances occidental (ou lui donnerait des cauchemars, c’est selon).
Antoine van Agtmael a écrit:



(...)
«La montée en puissance des BRICS est inexorable.»

C’est vrai, mais leur croissance marque le pas. Les prévisions de Goldman Sachs, entre autres, estiment que la Chine dépassera les États-Unis en termes de PIB avant 2030. En attendant, l'Empire du milieu éclipse les autres BRICS, dont le poids économique global ne devrait pas pouvoir rattraper le sien pendant cette période. Les BRICS vont approcher du poids total des sept économies les plus développées d’ici à 2030, et vers le milieu du siècle, ils devraient pratiquement faire le double.

Les consommateurs des BRICS commencent aussi à rivaliser avec leurs homologues américains en termes de pouvoir d’achat total. Il se vend aujourd’hui plus de voitures, de téléphones portables, de télévisions, de réfrigérateurs et de cognac en Chine qu’aux États-Unis. Même avec une croissance plus lente, le moteur économique des BRICS devrait être plus important que celui des États-Unis ou de l’Union européenne pendant la plus grande partie du XXIe siècle.

Là encore, rien ne garantit que les BRICS puissent maintenir leurs taux de croissance enflammés. Tout comme le développement de leurs économies a pris le monde par surprise ces dix dernières années, le grand choc de la décennie à venir pourrait bien être une croissance moins rapide que prévue. Le Japon, la Corée du Sud et Taïwan ont déjà démontré que les taux de croissance ralentissent une fois un niveau d’industrialisation de base atteint. L’inextinguible soif de «biens» a tendance à se modérer quand les infrastructures de base sont en place et que les consommateurs se mettent à vouloir davantage de soins de santé, d’éducation et de temps libre.
(...)

Totalité de l'article (recommandé)
Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation
http://www.slateafrique.com/96171/mondialisation-que-construisent-les-brics
Une nouvelle étape semble se profiler à l’horizon. Certains de ces pays émergeants ont eu la bonne idée de se regrouper, d’abord à quatre, puis à cinq, pour tisser des relations économiques au sein d’un ensemble : le BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Progressivement les relations entre ces pays se sont renforcées et ont débordé le cadre strictement économique. La situation géopolitique du monde ne pouvait que les souder un peu plus, ne serait-ce que pour coordonner leurs décisions dans les cas où leurs intérêts se rejoignaient. Avec la crise, cette association de cinq pays représentant 40% de la population mondiale et dont le PIB total avoisine 30% du PIB mondial, s’est avérée être un moyen efficace pour limiter les dégâts.

Un nouveau pas vient d’être franchi lors de leur 5ème sommet qui s’est tenu à Durban les 26 et 27 Mars, par le renforcement de leurs partenariats dans différents secteurs de développement et le lancement d’une idée de banque mondiale complètement indépendante de l’UE et des USA. En attendant cette banque mondiale bis, des mécanismes de transfert (swap) de devises ont pu être mis en place entre les banques centrales de certains des partenaires.
AFP a écrit:



(...)
"C'est fait", a déclaré le ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan, quand l'AFP lui demandait si les cinq pays (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) étaient parvenus à un accord sur la création de cette banque, lors des discussions ministérielles précédant leur cinquième sommet annuel. Les détails devraient être annoncés mercredi par les chefs d'Etat et de gouvernement des cinq pays, selon M. Gordhan.

Mais il devrait ne s'agir que d'un accord de principe, le règlement des questions techniques étant remis à plus tard."Il y a encore beaucoup de détails à discuter (...) et il va y avoir un processus pour le reste de ces détails", a indiqué à l'AFP le ministre du Commerce et de l'Industrie sud-africain Rob Davies.
(...)

Pays émergents: les Brics veulent créer une banque de développement
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/afrique-du-sud-les-pays-emergents-des-brics-en-sommet-a-durban-26-03-2013-2672153.php
Une manière de s’affranchir des devises étrangères pour toutes les transactions entre les signataires. Dans l’ensemble, tout est fait pour créer des mécanismes internes au groupe qui leur permettront de booster leurs économies et leurs investissements. L’Afrique du Sud semble, pour la première fois, être vue concrètement comme une tête de pont pour une participation conjointe des cinq au développement de l’Afrique dans son ensemble, dans une approche plus globale. Il apparait également, à travers les discours des uns et des autres, une volonté d’entente commune au sein des organismes internationaux. Leur objectif affiché et clairement exprimé est de remettre la légalité internationale au sein des relations entre états, pour garantir la souveraineté des peuples.  Pour eux, la prospérité mondiale passe par des rapports d’égal à égal entre les nations.


A Durban, c’est un bloc qui s’affirme. Ses membres répètent à l’envie que leur bloc n’est dirigé contre personne et n’a aucune visée hostile. C’est évident dans la mesure où leurs économies respectives sont totalement imbriquées avec les autres économies du monde.  Mais à y regarder de plus près, les choses se présentent d’une tout autre manière. En effet, s’émanciper de l’ordre économique mondial, c’est s’émanciper de l’ordre occidental et donc l’affaiblir. Chercher à instaurer des rapports d’égal à égal entre les états, c’est saper toutes les bases hégémoniques de l’occident qui sont le fondement même de son économie. Dans un cas comme dans l’autre, les objectifs du nouveau bloc sont antagonistes des intérêts du bloc occidental.


A terme, on risque de voir s’installer une rivalité bloc contre bloc, comme au bon vieux temps de l’URSS. C’est la nature même du bloc occidental qui le veut. Jusqu’ici, l’Occident n’a pu fonctionner que sur la base de ses acquis historiques caractérisée par l’hégémonie pour laquelle le dialogue d’égal à égal n’a pas sa place. Nécessité fait loi, telle a toujours été la règle, et personne ne s’y est jamais opposé. A moins d’un bouleversement modifiant les rapports internationaux, cette vision du monde ne risque pas de changer.

Si les pays du BRICS arrivent à leurs fins, ce sera le début d’une nouvelle ère de bras de fer. D’un côté il y aura ceux pour lesquels nécessité fait loi, et de l’autre les défenseurs de la loi internationale et rien que la loi internationale.
Avic
Source de l'article
BRICS : un nouveau système en marche
http://avicennesy.wordpress.com/2013/03/28/brics-un-nouveau-systeme-en-marche/

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MessageSujet: La Banque mondiale toujours utile malgré la concurrence des Brics   Mer 10 Juil - 13:18

La Banque mondiale toujours "utile" malgré la concurrence des Brics

La Banque mondiale reste utile en dépit de la concurrence
des pays émergents des Brics qui souhaitent créer leur propre banque de développement,
a déclaré jeudi son président Jim Yong Kim à Washington.




Je n'ai vraiment aucun doute sur le fait que nous resterons utiles pendant très longtemps (...). Nous sommes de plus en plus sollicités, a assuré M. Kim lors d'une conférence de presse en ouverture de l'assemblée générale FMI-Banque mondiale.
Agence France-Presse et Bloomberg a écrit:




En dépit des critiques dont elle fait l'objet, la Banque mondiale n'est pas près de disparaître, affirme Jim Yong Kim, président de cette institution basée à Washington. Ce dernier a réaffirmé la pertinence de la Banque mondiale alors que s'ouvrait, jeudi, à Washington, l'assemblée générale FMI-Banque mondiale. Jim Yong Kim a déclaré qu'il n'y a pas eu « la moindre diminution dans les demandes faites à la Banque mondiale par les grands marchés émergents ». La Chine, par exemple, continue de formuler à la Banque mondiale des requêtes spécifiques, a précisé le président de la Banque mondiale.

Cette intervention survient moins d'un mois après que les pays du BRICS (soit le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud) eurent révélé leur intention de créer leur propre banque de développement. Ces pays reprochent à la Banque mondiale, de même qu'au Fonds monétaire international de ne pas s'occuper de manière adéquate des besoins des pays émergents. Les membres du BRICS s'insurgent aussi contre le contrôle qu'exercent, à leur avis, les pays occidentaux, sur ces deux institutions. L'éventuelle banque de développement des pays du BRICS serait dotée d'un capital de 50 milliards de dollars.
(...)

La Banque mondiale a encore sa place, assure son président, Jim Yong Kim
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/04/18/005-banquemondiale-brics-utilite.shtml
Fin mars, les pays des Brics (Brésil, Russie, Chine, Inde et Afrique du Sud) ont annoncé leur intention de créer leur propre banque de développement afin de pouvoir se passer de la Banque mondiale (BM) ou du Fonds monétaire international (FMI). Il est vrai que beaucoup des pays des Brics sont extrêmement bien financés et qu'ils ont de l'argent, mais ils continuent de venir nous voir pour des raisons précises en raison de l'expertise de la BM et de sa capacité à tenir ses promesses, a indiqué M. Kim.
RIA Novosti a écrit:



(...)
"Chaque pays des BRICS a un grand déficit d'investissements dans les infrastructures qui ne peut pas être comblé par une seule institution financière comme la Banque mondiale", a-t-il ajouté.

Le déficit d'investissement dans l'infrastructure atteint selon lui 1.000 milliards de dollars rien qu'en Inde. M. Yong Kim a rappelé que la Banque mondiale collaborait avec plusieurs banques pour le développement dans le financement des projets d'infrastructure. Le vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak a antérieurement annoncé aux journalistes que la mise en place de la Banque pour le développement des BRICS prendrait au moins un an et demi, soit une création en 2015 au plus tôt.
La BM soutient la création d'une banque des BRICS
http://fr.rian.ru/world/20130418/198113736.html
Alors que certains pays, comme la Chine et le Qatar, posent moins de conditions avant d'accorder des prêts aux pays en développement, le président de la Banque mondiale a défendu l'approche plus sourcilleuse de son institution. Nous pensons que l'attention que nous portons à la corruption, à la qualité des projets (que nous finançons) est un formidable atout, a-t-il détaillé. Au fur et à mesure que davantage d'organisations, de pays et de fonds émergent et se mettent à accorder des prêts aux pays en développement, j'ai le sentiment que (ces pays) commencent à comprendre la valeur de cette approche prudente, a-t-il assuré.
AFP / 18 avril 2013
Source de l'article
La Banque mondiale toujours utile malgré la concurrence des Brics
http://www.romandie.com/news/n/_La_Banque_mondiale_toujours_utile_malgre_la_concurrence_des_Brics_94180420131853.asp?

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MessageSujet: BRICS mettront fin au fondamentalisme de marché   Lun 4 Nov - 9:28

BRICS mettront fin au fondamentalisme de marché

Depuis la crise financière mondiale en 2008 la récession n’a pas disparu.
L’écart entre les riches et les pauvres a continué de se creuser et la sécurité mondiale s’est affaiblie
car les problèmes centraux n’ont pas été réglés, écrit jeudi le quotidien RBC Daily.




Aujourd’hui le monde a besoin d’un nouveau consensus. Notre époque exige des institutions différentes de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le groupe de travail pour l’élaboration de l’architecture financière internationale s’est récemment réuni à Washington dans le cadre de la réunion annuelle du Conseil d’administration du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Cette rencontre rassemble les représentants des ministères des Finances et des banques centrales des pays du G8 et les experts des organisations financières mondiales.

L'utilité de cette réunion soulève de sérieux doutes : il est évident qu’aujourd’hui, les décisions amenées à influer sur notre planète ne peuvent plus être prises qu’à New York ou à Washington. La Banque mondiale, le FMI et l'OMC ont été créés après la Seconde guerre mondiale dans le cadre des Accords de Bretton Woods. Leur mission : assurer la stabilité économique mondiale. Mais depuis les années 1970 ces institutions ont commencé à pencher idéologiquement pour la l'extrémisme des marchés et l'ordre néocolonialiste. Cette politique est en partie responsable de la crise de 2008. Au niveau supranational le changement de l'architecture financière mondiale revient aujourd'hui aux pays des Brics. Leur influence est en train de croître et ces pays s'arment avec une économie intégrée, au lieu de suivre le fondamentalisme économique de washingtonien.


L'ancienne structure financière post-Bretton Woods est déjà en train de changer. Les économies émergentes ont des traditions philosophiques qui diffèrent de celles du G8. Elles s'orientent davantage vers la société et le collectif et pour elles, les investissements dans l'infrastructure et le financement du commerce réel sont les bases d'un développement stable. La mondialisation y est compensée par le sens de la famille, de l'identité, et de l'appartenance ethnique. Les Brics ont déjà conclu des accords commerciaux bilatéraux en marge de l'OMC, établissant les prix des marchandises sans dépasser les limites des paniers monétaires mixtes. Cela change radicalement tous les accords et ententes économiques que le monde a longtemps considéré comme acquis. Aujourd'hui les Brics établissent une feuille de route pour une nouvelle banque de développement, un fonds de stabilisation et un mécanisme pour régler les litiges commerciaux qui pourraient remplir les fonctions dévolues actuellement à la BM, au FMI et à l'OMC et travailler en parallèle.


On pourrait s'attendre à ce que la banque de développement des Brics propose des crédits non soumis à conditions mais à des taux d'intérêts supérieurs, c'est-à-dire adopter une approche plus commerciale. De plus, elle pourrait financer des projets dans les domaines où la BM n’intervient pas comme le biocarburant ou l'énergie nucléaire. La prochaine étape logique serait la création d'un fonds de stabilisation des Brics comme alternative au FMI, ce qui pourrait nécessiter l'instauration d'une nouvelle monnaie mondiale de réserve. Il est évident que les pays des Brics cherchent à devenir moins dépendants du dollar US.

Les dirigeants des Brics croient en l'avenir des opérations marchandes entre les cinq pays qui composent le groupe, menées avec leur propre monnaie, une idée apprécié par d'autres pays émergents. Dans deux accords signés par les banques de développement du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud, il est dit que les crédits pour les transactions marchandes entre ces pays seraient attribués en devise locale. La procédure simplifiée de conversion des devises propose une véritable alternative au dollar américain comme monnaie de règlement. Il ne s'agit pas de la suppression intégrale de l'ancienne architecture financière de Bretton Woods mais plutôt de la création d'une nouvelle structure parallèle à l'ancienne. A terme, les pays pourront choisir quelle architecture convient davantage à leurs propres plans de reconstruction et de rénovation.

Mikhail Koutouzov
Source de l'article :
Les Brics veulent en finir avec l’extrémisme des marchés financiers via Réseau International

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MessageSujet: Les BRICS examine la demande d’adhésion de l’Argentine...   Dim 18 Mai - 11:18

Les BRICS examine la demande d’adhésion de l’Argentine...

Il semblerait qu’une position puisse être dégagée
pour la réunion des cinq pays le 15 juillet dans la ville brésilienne de Fortaleza



~ Guerre des devises : les BRICS s’organisent face au dollar (Oscar Ugarteche & Ariel Noyola Rodríguez, Alai-Amlatina) ~

Le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud soutiennent cette demande d’adhésion, la Chine et la Russie ont une position plus attentiste tout en étant très ouvertes à la perspective. Quatre autres pays sont proches d’être candidats : l’Iran, le Kazakhstan, l’Indonésie et le Mexique. La Voix de la Russie explique quelques éléments de la situation en fonction de cette demande d’adhésion et aussi dans le contexte de la situation générale... A cet égard, un argument apparaît clairement, qui rend la situation propice pour les BRICS, dans leur organisation, leur développement, leurs ambitions, etc. : la situation de tension entre la Russie et le bloc BAO favorise évidemment des rassemblements de pays non membres du bloc, tentés par la formule des BRICS. Les aventures du bloc BAO continuent en toute logique à rendre plus aisé de creuser la tombe du monde pseudo-unipolaire et suprématiste qu'il affectionne... Il est par conséquent possible que l’acronyme BRICS, devenant peut-être dans quelques semaines BRICSA ou BARICS, ou etc., succombe sous le poids des lettres nouvelles et demande une nouvelle dénomination qui ne se compose plus des initiales de ses membres.
Sergei Duz a écrit:

Les experts reconnaissent que du point de vue politique le potentiel déjà considérable du BRICS ne fera que gagner en force avec l’adhésion de l’Argentine. “Je pense que l’élargissement du BRICS est un pas dans la bonne direction. Si cette question est discutée à la rencontre du BRICS et les pays membres se prononcent ‘pour’, cela profitera à tous. L’entrée de l’Argentine au BRICS va concourir à l’affermissement des rapports entre la Russie et l’Argentine, qui est un grand pays d’Amérique du Sud avec un énorme potentiel économique”, dit le rédacteur en chef de la revue ‘Amérique latine’ Vladimir Travkine.

Il reste pourtant à trouver des solutions à de nombreux problèmes, liés aux multiples concertations avec les pays membres, vu l'immensité du territoire de ce pays, la force de son économie et l'importance de sa population. C’est pour cela, peut-être que Pékin et Moscou font preuve de retenue dans cette question. Néanmoins, Buenos Aires aspire à accélérer ce processus. Pour l’Argentine son adhésion au BRICS peut signifier l’octroi d’un financement à des conditions plus avantageuses que celles proposées par d’autres institutions internationales. [...]

La période des rapports tendus entre la Russie et l’Occident peut s’avérer bénéfique pour l’essor de la coopération dans le cadre du BRICS. De nombreux pays en développement suivent la situation, tirent leurs conclusions, prennent leurs décisions stratégiques afin de protéger leurs actifs. Et dans ce sens la crise en cours peut donner un coup d’envoi à un élargissement du BRICS et à l’aménagement d’une zone de libre échange.
~ BRICS : la stratégie d'élargissement du groupe (La Voix de la Russie) ~



~ La dynamique des BRICS (Yann Echinard) ~

Philippe Grasset
Source de l'article : Les BRICS vers les BRICSA (ou les BARICS, etc....)

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BRICS : un nouveau système en marche

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