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 Discours de Genève II (Crise Syrienne)

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MessageSujet: Discours de Genève II (Crise Syrienne)   Sam 25 Jan - 13:08

Discours d’ouverture de Laurent Fabius à Genève 2


~ Syrie: réunion à Paris pour exhorter l'opposition à aller à Genève ~

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
Monsieur le Président de la Confédération helvétique,
Mesdames et Messieurs,

Dans le drame syrien, la solution ne peut être que politique. L’objet de cette conférence dite de Genève II est politique et il est clair. Il est défini par la lettre d’invitation de M. Ban Ki-moon, que je félicite pour sa détermination. Je le cite : « Face aux effroyables souffrances en Syrie, notre mandat est de parvenir de toute urgence à un règlement négocié, un règlement politique qui mettra intégralement en œuvre le communiqué de Genève I, à commencer par un accord sur une autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs, formée sur la base du consentement mutuel ».

Les choses, du moins sur le papier, sont donc claires. Il s’agit, non pas de conduire une discussion générale sur la Syrie, non pas de lancer des injures ou des slogans de propagande, pas non plus d’une façon de gagner du temps ou de prononcer des discours répétant le mot « terrorisme » sans en analyser les vraies causes, donc les vrais moyens de le combattre. Il s’agit de rechercher un accord politique pour la Syrie concernant cette autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs. Et pour qu’il n’y ait aucune ambigüité possible, le Secrétaire général des Nations unies précise que « la participation sera considérée comme une adhésion aux objectifs de la conférence tels qu’ils sont énoncés ci-dessus ».

La France est en plein accord avec ces objectifs, rappelés par une résolution unanime du Conseil de sécurité, qui ne constituent pas, contrairement à ce que certains prétendent, des « préconditions ». L’ordre du jour d’une conférence n’est nullement une précondition ; c’est le mandat donné par les Nations unies et qui donc s’impose à tous. Dès lors, nous devrons être très vigilants pour que cet ordre du jour soit respecté, pour que les faux-semblants et les manœuvres dilatoires éventuelles soient évités et qu’on avance sous la médiation du Représentant spécial conjoint Lakhdar Brahimi autant qu’il sera possible vers la recherche de la paix.

Personne au monde n'a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président,
à une constitution ou à une loi sauf les syriens eux-mêmes.

~ Genève 2: tensions diplomatiques à l'ouverture de la conférence pour la paix en Syrie ~

Est-ce à dire que cette recherche sera facile ? Certainement pas. Il suffit d’entendre tels des premiers discours de ce matin. Tout conflit de cette nature et de cette violence est très compliqué à éteindre. Il a fallu un an et demi avant que cette réunion ne se tienne. Les affrontements sanglants en Syrie et dans toute la région, l’horreur des exactions montrée encore hier, nous n’oublions pas le massacre chimique commis à Damas par Bachar Al-Assad qui quelques jours avant jurait ne pas détenir ce type d’armement, le recours à des crimes de masse, les famines organisées, tout cela et bien d’autres monstruosités ne peuvent pas être oubliées. Le régime porte une responsabilité écrasante dans cette situation et, du même coup, dans la montée d’un terrorisme criminel, qu’il prétend combattre mais qui est en réalité objectivement son allié. La Coalition nationale syrienne agit courageusement contre l’un et contre l’autre, et nous la soutenons pleinement.

Parce que cette situation terrible existe, qu’elle tue chaque mois des centaines, des milliers de femmes, d’enfants, d’hommes innocents, nous demandons dès l’entrée de cette conférence que, de toute urgence, un ou des cessez-le-feu soient pratiqués, des couloirs humanitaires ouverts, des vivres et des médicaments apportés aux survivants. Ces mesures, ponctuelles sans doute, mais indispensables, doivent aider non seulement les populations qui souffrent mais le déroulement de cette conférence. Car nous sommes là, dans ce confortable hôtel, au moment où sur le terrain des gens souffrent, meurent et des combattants s’entretuent. S’il est vrai que chaque homme porte en lui une part de la condition humaine, alors la France, puissance de paix, demande aux belligérants, et singulièrement au régime, de procéder d’urgence à ces mesures concrètes dites de confiance. Ceux qui ne le feraient pas ajouteraient de l’inhumanité à leur inhumanité.

~ SYRIE: reportage russe au coeur des combats et sur la folie des "rebelles" en Syrie (INTERDIT -18ANS) ~
Publiée le 21 mai 2013 par jaoide amlil
Pour aller plus loin : ~ Syrie : La bestialité de "rebelles" que Fabius et Hollande veulent surarmer ~

Mesdames et Messieurs,

La France, nation indépendante, membre permanent du Conseil de sécurité, amie traditionnelle des peuples syrien, jordanien, libanais, et de tous les peuples de la région, revendique d’être là pour essayer de faire progresser la cause de la paix. Nous n’avons pas d’agenda caché. Nous n’avons pas d’autre intérêt à défendre que celui de la réconciliation, d’une Syrie enfin unie, démocratique, respectueuse des droits de la personne humaine et des diverses communautés, d’une Syrie indépendante. Sans combattants étrangers sur son sol. Et sans criminel de masse à sa tête. Tel est le double vœu que je formule aux côtés de la Coalition nationale syrienne pour cette conférence et pour ses participants :

Mener à bien l’ordre du jour de la conférence tel qu’il a été défini ;
engager sans tarder des mesures de confiance positives pour la population syrienne.


Tout cela pour avancer vers la paix.

Laurent Fabius
Source de l'article : Discours d’ouverture de Laurent Fabius à Genève 2

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MessageSujet: Re: Discours de Genève II (Crise Syrienne)   Sam 25 Jan - 23:18

Bye bye Genève, bonjour Damas 1 !




Le 6 Janvier 2013, le Président Bachar al-Assad formulait sa « solution politique » et celle du gouvernement syrien pour la résolution d’une « crise » dont le monde entier reconnait, aujourd’hui, les aspects mensongers ayant conduit à une terrible souffrance du peuple syrien, à des milliers de morts, à la destruction d’une grande partie du pays, dans une guerre « par procuration » qui n’a respecté ni les morts, ni les vivants.

Le monde entier reconnait, mais il faut croire que le désir hégémonique a aussi ses raisons que la raison n’a pas ! D’où l’évidence qui veut que « la réponse militaire peut accélérer la solution politique », sauf que cette idée semble valable pour l’agresseur  et l’agressé. Nous voilà donc revenus à « la Loi du plus fort » ! [NdT].



Les deux seules interventions significatives de « Genève 2 » [Montreux, 22 janvier 2014] sont celles du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, et de son homologue saoudien, M. Saoud al-Fayçal.

La plaidoirie historique du premier pour la défense de l’État syrien – fondée sur ses valeurs nationales et civiles, son rôle régional, et sa combativité face à une horrible agression criminelle qui dure depuis bientôt trois années – s’est heurtée à celle du second, venu confirmer la politique haineuse du royaume saoudien à l’égard de la Syrie, de sa civilisation et de son peuple.

Sinon, ce premier jour de « Genève 2 » aura été une cérémonie folklorique, étant donné qu’« après l’heure ce n’est plus l’heure » ! En effet, ces six derniers mois, les facteurs dont dépend le règlement de la situation syrienne se sont radicalement modifiés :


Citation :
◾L’Armée nationale syrienne a repris l’initiative et a commencé à concrétiser ce qu’il était convenu d’exclure : son contrôle militaire du terrain ! C’est Moscou qui le dit, non un quelconque responsable syrien.

◾Le Président Bachar al-Assad n’est plus un sujet de litiges pour la majorité des Syriens. Et, alors qu’au début de 2013 il n’était qu’acceptable jusqu’à la fin de son mandat actuel, sa candidature aux présidentielles de 2014 est devenue une nécessité autant pour la Syrie que pour l’International. Plus personne ne discute du fait qu’il peut gagner les élections.

◾Le gouvernement syrien est resté solidaire, a tenu bon, et a progressé dans sa bataille politique ; et l’État syrien a retrouvé sa capacité de gestion du pays avec une efficacité raisonnable en temps de guerre.

◾L’opposition syrienne s’est désintégrée et s’est dispersée dans des pays moribonds; à savoir, le Qatar, la Turquie, et les derniers de ses sponsors atteints de la démence du perdant, dont l’Arabie saoudite, la France, et les services troubles du renseignement régional et international ; cette prétendue opposition étant désormais logée sous l’enseigne du takfirisme et du terrorisme bestial, qu’il s’agisse de DAECH, de JABHAT Al-NOSRA, ou du FRONT ISLAMIQUE, factions aussi monstrueuses les unes que les autres !


Par conséquent, cette première manifestation de « Genève 2 » n’est que temps perdu, sinon qu’elle aura une seule utilité : une déclaration internationale contre le terrorisme. Déclaration qui sera une sorte de parapluie politique, car l’Arabie saoudite continuera sa guerre. Elle continuera jusqu’à la défaite ! Pendant ce temps, les points de passage turcs seront fermés et ceux de la Jordanie… presque fermés.

Mais il sera difficile de transformer la Jordanie en front de guerre contre la Syrie. Ceci, pour trois raisons : sa situation interne ne le permet pas ; les arrangements Irak-Jordanie-USA ont plutôt tendance à se concentrer sur la lutte contre le terrorisme à l’ouest de l’Irak ; et enfin, il y a un risque d’interactions avec le projet de Kerry dans le coin… Par conséquent, intervenir en Syrie mélangerait les cartes et allumerait la mèche de toutes ses contradictions à la fois. D’autant plus que la Jordanie est sur le point de tomber sous la menace terroriste ; des milliers de terroristes et plus d’un million de pièces de combat étant, d’ores et déjà, présents sur son territoire, sans compter les craintes sérieuses venant d’une possible irruption des terroristes à partir du Horan [Syrie].

C’est pourquoi, la question principale du moment concerne la guerre contre le terrorisme. En pratique, elle devrait consister en un front réunissant les pays voisins de la Syrie, l’Axe de la résistance, la Russie, et les États-Unis. Il est évident que ce front élargi comporte une somme d’intérêts contradictoires, mais l’essentiel est que l’opposition syrienne n’est plus qu’une façade suspecte de terrorisme !

Dans ces conditions, le camarade Qadri Jamil insistera t-il toujours sur son appartenance à une opposition telle que celle-ci ? Pourtant, il avait donné très tôt la bonne réponse pour la sortie de crise en déclarant son appartenance au gouvernement syrien de là où il était : sa différence ! Mais il est malheureusement tombé dans la grande erreur, celle de rester persuadé que « la solution militaire serait impossible » ; et aussi, celle de croire que le costume de l’opposant était plus  beau et plus élégant. Il s’est donc accroché au mirage de « Genève 2 » ainsi qu’à la solution internationale exigeant un gouvernement de transition, et s’est précipité là où il pensait pouvoir se garantir une place dans le rang des opposants.

Voilà « Genève 2 », camarade Jamil, et te voici. Te voici avec Haytham Manaa en dehors de « Genève 2 » ! Et voici la délégation de l’opposition réduite à quelques individus trainés, à la va vite, par Washington pour parfaire le décor ; alors que le vrai règlement n’a lieu que dans un cadre d’entente entre Washington et Damas sous parrainage et garantie russe ; un cadre semblable à celui de l’entente entre les USA et l’Iran au sujet du programme nucléaire iranien.

Bien ! Mais nous pourrions peut-être faire remarquer que le vrai cheminement de toutes les discussions est inverse, et que c’est plutôt la Russie qui prend les initiatives, comme cela s’est passé pour l’accord sur les armes chimiques syriennes.

Un règlement sérieux et viable est naturellement encore possible, mais sa place est à Damas ! Un règlement par le dialogue menant à un « Gouvernement d’union nationale » pour faire face au terrorisme, s’engager dans la reconstruction du pays, et lancer un processus politique qui mène vers une Syrie nouvelle qui maintiendrait sa politique étrangère et stratégique, tout en bâtissant son système social démocratique.

Aujourd’hui, ce n’est plus honorable qu’un Syrien se réclame de l’opposition. Ce n’est plus sérieux d’attendre « Genève 2 ». La seule voie ouverte est celle qui mène vers l’union de tous les patriotes syriens, à Damas, et sans conditions préalables ; le premier ordre du moment étant de tenir à l’écart « les facteurs externes », et de rassembler les forces compétentes pour la reconstruction du pays.

La solution est syrienne et en Syrie. Ce n’est ni la soumission, ni l’opposition. C’est un mouvement populaire unique et pluriel qui se lance dans la bataille du présent et construit l’avenir !





Nahed Hattar

23/01/2014



Aricle original : Al-Akhbar [Liban]
http://www.al-akhbar.com/node/199233

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca




http://www.mondialisation.ca/bye-bye-geneve-bonjour-damas-1/5366177





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