Follow Your Intuition

L'intuition est la vision anticipée d'une vérité : hypothèse pour le savant, rêverie pour le poète (Lucien Arréat)
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Pour un supplément de liberté, pour un complément de fraternité et pour un mouvement vers l’égalité…
Rien de tel qu’un masque pour manifester dignement son mécontentement. Sans violence et en silence, s’il vous plaît... (Le Journal de Personne)

Partagez | .
 

 Dieudonné poussé vers la sortie?...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: Dieudonné poussé vers la sortie?...   Dim 29 Déc - 12:39

Dieudonné poussé vers la sortie?...

On attribue à Voltaire d’avoir remarquablement défendu la liberté d’expression
par cette mémorable phrase
: « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites,
mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »




Dans le cas de l’humoriste Dieudonné, il ne risque pas d’y avoir des foules pour défendre le droit à la liberté d’une expression devenue « trop » dérangeante. Mais surtout, il y a du lourd en face. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, semble en avoir fait une affaire personnelle. Après avoir cité Dieudonné dans au moins un de ses meeting, le locataire de la Place Beauvau vient d’annoncer sa volonté d’interdire les spectacles de Dieudonné.

~ Francis Cousin réagit au communiqué de Manuel Valls sur Dieudonné ~
Publiée le 27 déc. 2013 par agenceinfolibre

Aux prises avec le CRIF

Il n’est pas le seul à vouloir se débarrasser de l’homme qui dérange. Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) est en conflit ouvert avec un Dieudonné qui considère qu’on peut rire de tout, y compris des Juifs, de la Shoah, des chambres à gaz, d’Israël. Au point de se laisser aller à des provocations qui lui valent des procès en cascade. Ce qu’il faut considérer comme un conflit ouvert entre l’humoriste et la communauté juive est même allé jusqu’aux débordements violents à l’occasion de multiples procès et à des agressions physiques. En effet, en mars 2005, en Martinique, Dieudonné fut passé à tabac par des individus dont on apprit qu’ils portaient des passeports israéliens.

Les médias mainstream, eux, ont déjà tranché. Depuis le fameux sketch du 1er décembre 2003, sur France3, dans lequel l’humoriste interprétait un extrémiste sioniste levant le bras et criant « IsraHeil ! », il est de bon ton de ne parler de Dieudonné qu’en fronçant les sourcils. Et tout le monde y va de sa formule. Il faut dire le plus de mal possible de lui lorsqu’on passe dans les médias.
Un homme trop complexe

Manuel Valls risque toutefois d’être confronté au côté complexe du personnage. En effet, si Dieudonné est cet homme qui dérange le CRIF, il reste un humoriste assez populaire. On ne compte plus les spectacles par lesquels il émerveille par son talent. Il est aussi l’homme qui incarne progressivement « un bras d’honneur » assez particulier que de plus en plus de gens prennent un malin plaisir à adresser au « système » politico-médiatique. Le mouvement de la quenelle fait tellement d’émules et touche des personnes aux horizons divers.

Dieudonné s’est, par ailleurs, toujours revendiqué de la lutte des minorités (Noirs, Musulmans) et ne manque pas une occasion pour parler des « descendants d’esclaves ». Il considère que le « système » politique et médiatique actuel n’accorde pas assez d’espace à la mémoire de certaines victimes de notre histoire commune, ce qui lui vaut d’être accusé de mettre les mémoires en concurrence.
Effet boomerang ?

C’est donc un personnage à plusieurs facettes, et la tâche de manuel Valls risque d’être compliquée. Si le ministre n’apprécie pas « l’homme qui indispose le CRIF », le public, lui, veut revoir son humoriste. Mais aussi, les contestataires du système politico-médiatique actuel pourraient être requinqués en apprenant que leur idole devient la cible du gouvernement. On pourrait, paradoxalement, se retrouver avec des « quenelliers » partout. Enfin, plus sensible, comment les « Noirs de France » prendraient l’acharnement d’un ministre de la République sur une personnalité qui se revendique des luttes contre les racismes ? On marche sur les œufs.
Boniface MUSAVULI
Source de l'article : La fin pour Dieudonné ?

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
09991
Modérateur
Modérateur
avatar

Messages : 169
Avez vous apprécié ce post? : 139
Date d'inscription : 18/09/2013
Age : 35
Localisation : Un peu partout....

MessageSujet: Re: Dieudonné poussé vers la sortie?...   Lun 30 Déc - 0:40

Citation :
Manuel Valls risque toutefois d’être confronté au côté complexe du personnage. En effet, si Dieudonné est cet homme qui dérange le CRIF, il reste un humoriste assez populaire. On ne compte plus les spectacles par lesquels il émerveille par son talent. Il est aussi l’homme qui incarne progressivement « un bras d’honneur » assez particulier que de plus en plus de gens prennent un malin plaisir à adresser au « système » politico-médiatique. Le mouvement de la quenelle fait tellement d’émules et touche des personnes aux horizons divers.


Et voici une photo que Nicolas Anelka a posté sur Twiter :


Décidément M.Valls aura de la peine à faire taire Dieudonné




A Bientôt
Revenir en haut Aller en bas
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: Affaire Dieudonné : Manuel Valls serait-il tenté par la censure?   Mer 1 Jan - 12:11

Affaire Dieudonné : Manuel Valls serait-il tenté par la censure?

Déjà condamné à plusieurs reprises,
Dieudonné est aujourd'hui accusé d'avoir tenu des propos racistes et antisémites
à l'égard de plusieurs journalistes, et d'être l'auteur du désormais célèbre geste de "la quenelle",
dont personne ne sait exactement ce qu'il signifie.




De provocation en provocation, l'auteur de ces faits s'assure une notoriété que son talent ne suffirait peut-être pas à lui apporter. Cette notoriété, le ministre de l'intérieur y contribue, d'abord par un communiqué du 27 décembre 2013 qui annonce "étudier de manière approfondie toutes les voies juridiques permettant d’interdire des réunions publiques qui n’appartiennent plus à la dimension créative mais contribuent, à chaque nouvelle représentation, à accroître les risques de troubles à l’ordre public". Le lendemain, 28 décembre 2013, le même ministre annonce une circulaire qui devrait être adressée aux préfets qui, "à l'occasion de chaque spectacle (...), devront apprécier si le risque de trouble est caractérisé et justifie d'interdire la représentation".
La liberté de réunion : un régime répressif

Encore faut-il trouver un fondement juridique permettant d'interdire les spectacles de Dieudonné. Ce n'est pas si simple, car la liberté de réunion, comme d'ailleurs la liberté d'expression, est organisée en France selon le régime répressif. Contrairement à ce que semble indiquer son nom, le régime répressif est le plus libéral des modes d'organisation des libertés publiques. Il repose sur le libre arbitre, la liberté d'agir comme on l'entend, sauf à rendre compte de ses actes devant un juge pénal. Il exclut donc toute autorisation, tout contrôle préalable, et même toute déclaration avant l'exercice de la liberté. Autrement dit, en droit français, on se réunit librement, et le contrôle intervient a postériori, en cas d'infraction pénale.

Ce régime juridique est celui des réunions publiques. Le texte fondateur en ce domaine est une loi du 30 juin 1881 votée moins d'un mois avant la célèbre loi sur la liberté de presse du 29 juillet 1881. Le texte met fin au régime d'autorisation antérieur pour énoncer « Les réunions publiques sont libres. Elles peuvent avoir lieu sans autorisation préalable, sous les conditions prescrites par les articles suivants ». Cet article est suivi de dispositions qui contraignent les organisateurs de la réunion à en faire la déclaration auprès des autorités publiques. Par la suite, la loi du 28 mars 1907 adopte définitivement le régime répressif : « Les réunions publiques, quel qu’en soit l’objet, pourront être tenues sans déclaration préalable ».
Réunion publique, réunion privée

La plupart des commentateurs semblent considérer que les spectacles de Dieudonné sont des réunions publiques et relèvent de ce régime juridique. Ce n'est pourtant pas si évident. Au XIXè siècle, la réunion privée était celle qui se déroulait dans un lieu purement privé, un domicile par exemple. Ensuite, le juge a considéré, dans un arrêt Bucard de 1936, que la réunion était privée lorsque chaque participant bénéficiait d'une invitation personnelle.

Aujourd'hui, le critère essentiel est le caractère ouvert ou fermé de la réunion. Ouvert, c'est une réunion publique. Fermé, c'est une réunion privée.  Dans une ordonnance de référé du 28 mars 2011, le Conseil d'Etat a admis l'interdiction d'une réunion organisée à l'Ecole normale supérieure par des associations favorables au boycott de l'Etat d'Israël. Loin d'être réservée à la seule communauté des élèves, elle était ouverte à tous. Compte tenu du caractère largement politisé de cette manifestation, le Conseil d'Etat a considéré qu'elle portait atteinte au principe de neutralité de l'enseignement supérieur. Au vu de cette jurisprudence, les spectacles de Dieudonné sont évidemment des réunions privées. Ils ne sont pas ouverts à tous, mais seulement aux porteurs de billets préalablement achetés. La loi de 1881 ne s'applique donc pas à une telle manifestation.


Police des spectacles et liberté d'expression

Peut on alors invoquer la police des spectacles et porter atteinte à la liberté d'expression théâtrale ? Pas davantage, car cette liberté est aussi organisée par un régime répressif. Elle a pénétré dans notre droit par le décret de l'Assemblée nationale du 13 janvier 1791 qui énonce que "tout citoyen pourra élever un théâtre public, et y faire représenter des pièces de tous les genres, en faisant préalablement à l'établissement de son théâtre, sa déclaration à la municipalité des lieux". Dès cette époque, le droit distingue clairement le régime de déclaration préalable qui s'applique à l'organisation des spectacles du régime répressif qui s'applique au contenu des représentations. Ce régime libéral disparaît rapidement, un décret du 2 août 1793 imposant aux théâtres de donner des représentations "à la gloire de la Révolution". Le régime de censure qui s'installe alors ne disparaît de facto qu'en 1904, lorsque les crédits nécessaires à son budget son supprimés de la loi de finances.

C'est seulement avec l'ordonnance du 13 octobre 1945, modifiée par la loi du 18 mars 1999, que le régime répressif est définitivement acquis. Les entrepreneurs de spectacles sont soumis au régime de déclaration préalable, car ils doivent obtenir une licence pour exercer leur activité. En revanche, le contenu des spectacles est parfaitement libre, et le principe même d'une censure préalable ne saurait exister.

Dans le cas Dieudonné, la police des spectacles ne permet donc pas, heureusement, d'établir une censure préalable. Cette interdiction est rappelée par la Cour européenne des droits de l'homme qui, dans sa décision Ulusoy c. Turquie du 3 mai 2007, rappelle que la liberté d'expression théâtrale est protégée par l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Il ne reste donc que l'exercice de la police générale, celle qui s'applique tout simplement en cas de menace à l'ordre public.


Police générale

Le seul problème est que l'exercice du pouvoir de police générale est encadré par une jurisprudence très rigoureuse. C'est même à propos de la liberté de réunion que la célèbre jurisprudence Benjamin de 1933 a posé à son propos l'exigence d'un contrôle maximum du juge. Cela signifie que ce dernier contrôle la proportionnalité de la mesure prise par rapport aux faits qui l'ont motivée. Il considère que les autorités publiques ne peuvent interdire une représentation qu'après avoir mis en oeuvre tous les moyens à leur disposition pour garantir la liberté d'expression. Et le juge administratif contrôle l'effectivité de ces moyens, s'assure par exemple que le préfet ou le maire a fait appel aux forces de police pour protéger la liberté d'expression théâtrale.

Reste évidemment l'hypothèse où la menace pour l'ordre public serait si importante qu'elle pourrait justifier l'interdiction. A une époque où le préfet peut réquisitionner toutes les forces de police dont il a besoin pour garantir l'ordre, cela paraît bien peu probable. Souvenons nous qu'en novembre 2011, les autorités ont protégé les théâtres diffusant la pièce de Romeo Castelluci, "Sur le concept du visage du fils de Dieu". Des catholiques intégristes manifestaient en effet, et parfois violemment, contre une pièce qu'ils considéraient comme blasphématoire. A l'époque, tout le monde considérait que la liberté d'expression théâtrale ne devait pas céder devant la pression des manifestants. Et on faisait observer que nul n'était tenu d'aller voir une pièce de théâtre, et pas davantage d'aller écouter Dieudonné. Il suffit tout simplement de ne pas acheter de billet.

La liberté d'expression repose ainsi sur le libre arbitre, l'intelligence du spectateur qu'il n'est pas nécessaire de protéger contre lui-même. A lui de se rendre compte de l'intérêt, ou de la stupidité, du spectacle qui lui est proposé. Rien n'interdit aux personnes injuriées ou diffamées par Dieudonné de saisir le juge pour obtenir sanction pénale et réparation. Rien n'interdit à l'Etat de poursuivre l'intéressé pour les propos racistes ou antisémites qu'il tient. L'arsenal juridique en ce domaine est largement suffisant. En tout cas, la tentation de la censure est certainement la plus mauvaise des solutions, à la fois parce qu'elle offre à l'intéressé l'opportunité de se poser en victime et parce qu'elle lui accorde une importance qu'il ne mérite sans doute pas. N'est ce pas précisément le danger formulé par Mirabeau, au moment du vote du décret de 1791 : "Il serait fort aisé d'enchaîner toute espèce de liberté en exagérant toute espèce de danger, car il n'est pas d'acte d'où la licence ne puisse résulter. La force publique est destinée à la réprimer et non à la prévenir aux dépens de la liberté".
Roseline Letteron
Source de l'article : Dieudonné : la censure, dernière tentation de Manuel Valls

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: la Bête Noire de l’establishment français   Ven 3 Jan - 13:11

la Bête Noire de l’establishment français

Les médias traditionnels et les politiques commencent la nouvelle année
avec une résolution partagée pour 2014 : museler définitivement un comédien franco-africain
qui devient trop populaire auprès des jeunes gens.



~ Le gouvernement compte revoir le cadre de la liberté d'expres​sion(Février 2013) ~

Entre Noël et la Saint-Sylvestre, ce n’est personne d’autre que le Président de la République, François Hollande qui, lors d’une visite en Arabie Saoudite pour de (très grosses) affaires commerciales, a déclaré que son gouvernement devait trouver un moyen d’interdire des spectacles de l’humoriste Dieudonné M’Bala M ‘ Bala, ainsi qu’a appelé à le faire le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls. Le leader du parti conservateur d’opposition, l’UMP Jean-François Copé, a fait immédiatement chorus en apportant un « soutien total » à la réduction au silence de l’incontrôlable comédien.

Au milieu de ce choeur médiatique unanime, l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur a écrit en éditorial que Dieudonné est « déjà mort, » lessivé, fini. La rédaction débattait ouvertement de la meilleure tactique entre essayer de le faire emprisonner pour « incitation à la haine raciale », l’annulation de ses spectacles sur la base de potentielles « menaces de trouble à l’ordre public, » ou l’exercice de pressions en menaçant les communes de diminuer le montant des subventions pour la culture si elles l’autorisent à se produire. L’objectif de Manuel Valls, le patron de la police nationale, est clair, mais le pouvoir tâtonne quant à la méthode. Le cliché méprisant qui est constamment répété est que « Dieudonné ne fait plus rire personne. »


En réalité, c’est le contraire qui est vrai. Et c’est là le problème. Dans sa récente tournée dans les villes françaises, des vidéos montrent de grandes salles archi combles pliées de rire devant leur humoriste préféré. Il a popularisé un geste simple qu’il appelle la « quenelle. » Ce geste est imité par des jeunes gens dans toute la France. Elle veut dire tout simplement et à l’évidence : on en a marre. Pour inventer un prétexte pour détruire Dieudonné, la principale organisation juive, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, équivalent français de l’AIPAC) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), qui jouit de privilèges particuliers dans le droit français (la journaliste parle du droit de se porter partie civile, NdT) ont sorti une histoire extravagante pour qualifier Dieudonné et ceux qui le suivent de « nazis. » La quenelle n’est selon toute évidence qu’un geste grossier signifiant à peu près « dans ton cul » avec une main placée en haut de l’autre bras pointé vers le bas pour préciser la longueur de la quenelle.

Mais pour le CRIF et la LICRA, la quenelle est « un salut nazi à l’envers ». (On n’est jamais assez « vigilant » quand on cherche un Hitler caché) Comme quelqu’un l’a remarqué, un « salut nazi à l’envers » peut tout aussi bien être considéré anti-nazi. Si encore le geste a quelque chose à voir avec Heil Hitler. Ce qui n’est manifestement pas le cas. Mais le monde des médias reprend cette affirmation, en signalant tout du moins que « certains considèrent la quenelle comme un salut nazi à l’envers. » Peu importe si ceux qui pratiquent ce geste n’ont aucun doute sur ce qu’il veut dire : F— the system! Mais jusqu’à quel point le CRIF et la LICRA sont-ils « le système » ?


La France a un grand besoin de rire

L’industrie française est en train de disparaître, avec des usines qui ferment les unes après les autres. L’imposition des citoyens à faibles revenus est à la hausse, pour sauver les banques et l’euro. La désillusion vis-à-vis de l’Union européenne est de plus en plus forte. Les règles de l’UE empêchent toute action sérieuse pour améliorer l’état de l’économie française. Pendant ce temps, les politiciens de gauche et de droite continuent leurs discours creux, émaillés de clichés sur les « droits de l’homme », en grande partie comme prétexte pour aller à la guerre au Moyen-Orient ou pour des diatribes contre la Chine et la Russie. Le pourcentage d’opinions positives sur le président Hollande a dégringolé à 15%. Pourtant les gens votent, avec pour résultat les mêmes politiques, décidées par l’UE.

Pourquoi alors la classe dirigeante concentre-t-elle sa vindicte sur "l’humoriste le plus talentueux de sa génération" (ainsi que le reconnaissent ses confrères, même quand ils le dénoncent) ? La réponse en bref est probablement que la popularité montante de Dieudonné auprès de la jeunesse illustre un accroissement de l’écart entre générations. Dieudonné fait rire aux dépends de l’ensemble de l’establishment politique. Ce qui a eu pour conséquences un torrent d’injures et de démarches pour interdire ses spectacles, le ruiner financièrement et même le faire aller en prison. Les attaques verbales fournissent le contexte propice à des agressions physiques contre lui. Il y a quelques jours, son assistant Jacky Sigaux a été agressé physiquement en pleine journée par plusieurs hommes masqués devant la mairie du 19ème arrondissement, juste en face du parc des Buttes Chaumont. Il a déposé plainte.

Mais quelle protection peut-on espérer de la part d’un gouvernement dont le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, en charge de la police, a promis de trouver les moyens de faire taire Dieudonné ? Cette affaire est importante mais il est pratiquement certain qu’elle ne sera pas traitée correctement dans les médias hors de France, exactement comme elle n’est pas traitée correctement dans la presse française qui est la source de presque tout ce qui est rapporté à l’étranger. Les problèmes liés à la traduction, une part de malentendus et de contrevérités ajoutent à la confusion.
Pourquoi le haïssent-ils ?

Dieudonné M’Bala M’Bala est né dans la banlieue parisienne il y a 48 ans Sa mère était une blanche originaire de Bretagne, son père était un Africain originaire du Cameroun. Ce qui devrait faire de lui l’enfant-modèle du « multiculturalisme » que l’idéologie dominante de la gauche affirme promouvoir. Et durant la première partie de sa carrière, en duo avec son ami juif Elie Semoun, il était exactement ça : il faisait campagne contre le racisme, concentrant ses attaques sur le Front National allant même jusqu’à se présenter aux élections municipales contre une candidate du Front National à Dreux, une cité dortoir à environ 90 kilomètres à l’ouest de Paris où il réside. Comme les meilleurs humoristes, Dieudonné a toujours ciblé les événements de l’actualité, avec un engagement et une dignité peu courants dans la profession. Sa carrière était florissante, il jouait dans des films, était invité à la télévision et travaillait désormais en solo. Très bon observateur, il excelle dans des imitations assez subtiles de divers types de personnalités et groupes ethniques, des Africains aux Chinois.

Il y a dix ans, le 1er décembre 2003, en tant qu’invité dans une émission de télévision traitant d’actualité intitulée « On ne peut pas plaire à tout le monde, » un nom tout à fait approprié, Dieudonné était arrivé sur le plateau sommairement déguisé en « converti au sionisme extrémiste », suggérant aux autres de « rejoindre l’axe du bien isaélo-américain. ». Cette mise en cause relativement modérée de « l’axe du mal » de George W. Bush semblait complètement dans l’air du temps. Ce sketch se terminait par un bref salut « Isra-heil ». On était loin du Dieudonné des débuts mais l’humoriste populaire avait été néanmoins salué avec enthousiasme par les autres comédiens tandis que le public présent sur le plateau lui avait fait une standing ovation. C’était dans la première année de l’attaque américaine contre l’Irak à laquelle la France avait refusé de s’associer, ce qui avait amené Washington à rebaptiser ce qu’on appelle là-bas « french fries » (belges en réalité) en « freedom fries ».

Puis les protestations ont commencé à arriver, concernant particulièrement le geste final vu comme posant une équivalence entre Israël et l’Allemagne nazie. « Antisémitisme ! » criait-on même si la cible du sketch était Israël (et les Etats Unis et leurs alliés au Moyen Orient). Les appels se multipliaient pour interdire ses spectacles, le poursuivre en justice, détruire sa carrière. Dieudonné a essayé d’expliquer que son sketch ne visait pas les Juifs en tant que tels mais, à la différence d’autres avant lui, il n’a pas présenté d’excuses pour une offense qu’il considère ne pas avoir commise. Pourquoi n’y-a-t-il pas eu de protestations de la part des Africains dont il s’est moqué ? Ou des Musulmans, Ou des Chinois ? Pourquoi une seule communauté a-t-elle réagi avec autant de rage ?

A commencé alors une décennie d’escalade. La LICRA entama une longue série d’actions en justice contre lui (« incitation à la haine raciale »), les perdant au début mais ne relâchant pas la pression. Au lieu de céder, après chaque attaque Dieudonné a poussé plus avant sa critique du « sionisme », Dans le même temps, Dieudonné était graduellement exclu des studios de télévision et traité comme un paria par les médias grand public. C’est seulement la profusion récente sur internet d’images montrant de jeunes gens en train de faire le geste de la quenelle qui a poussé l’establishment à conclure qu’une attaque frontale serait plus efficace que d’essayer de l’ignorer.

~ Ce soir ou jamais : Jusqu’où va la liberté de choquer ? ~

L’arrière-plan idéologique

Pour essayer de comprendre la signification de l’affaire Dieudonné, il est nécessaire d’appréhender le contexte idéologique. Pour des raisons trop complexes pour qu’on les présente ici, la gauche française, la gauche dont la préoccupation principale était autrefois le bien-être des travailleurs, l’égalité sociale, l’opposition aux guerres d’agression, la liberté d’expression, n’existe pratiquement plus. La droite a gagné la bataille décisive de l’économie avec le triomphe de politiques qui favorisent la stabilité monétaire et les intérêts du capital dfinancier international (le « néolibéralisme »). Comme prix de consolation, la gauche jouit d’une certaine prééminence idéologique basée sur l’anti-racisme, l’anti-nationalisme et l’engagement en faveur de l’Union Européenne, et même de l’hypothétique « Europe sociale » qui s’éloigne à grands pas pour rejoindre le cimetière des rêves disparus. En fait, cette idéologie coïncide parfaitement avec une mondialisation fondée sur les exigences du capitalisme financier international.

En l’absence de toute véritable gauche sociale et économique, la France a sombré dans une sorte de « politique de l’identité » qui fait à la fois l’éloge du multiculturalisme et réagit avec véhémence contre le « communautarisme », c’est-à-dire l’affirmation de n’importe quel particularisme jugé indésirable. Mais certains particularismes ethniques sont encore moins les bienvenus que d’autres. Le voile islamique a été d’abord interdit dans les écoles, et les demandes pour le faire interdire dans l’espace public se font de plus en plus pressantes. Le niqab et la burqa, quoique rares, ont été interdits par une loi. Des controverses éclatent sur la nourriture halal dans les cantines, les prières sur la voie publique, tandis que des caricatures raillent régulièrement l’Islam. Quoi qu’on puisse penser de tout ça, la lutte contre le communautarisme peut être vue par certains comme dirigée contre une communauté en particulier. Dans le même temps, les dirigeants politiques français ont pris la tête de ceux qui appellent à la guerre dans des pays musulmans comme la Libye et la Syrie tout en affichant leur dévotion pour Israël.

En même temps, une autre communauté fait l’objet d’une sollicitude de tous les instants. Ces vingt dernières années, alors que la pratique religieuse et l’engagement politique ont considérablement décliné, l’holocauste, appelé Shoah en France, est devenu progressivement une sorte de religion d’Etat. Les écoles commémorent la Shoah chaque année, elle domine de plus en plus dans une conscience historique en recul sous les autres aspects tout comme nombre d’approches en sciences humaines. En particulier, de tous les événements de la longue histoire de France, le seul protégé par une loi est la Shoah. La loi dite Gayssot prohibe tout questionnement sur l’histoire de la Shoah, une interférence absolument sans précédent avec la liberté d’expression. En outre, certaines associations comme la LICRA, se sont vues accorder le privilège de pouvoir poursuivre des individus en justice sur la base de « l’incitation à la haine raciale » (interprétée de manière très large et inégale) avec la possibilité d’encaisser des dommages et intérêts au nom de la « communauté insultée ». En pratique, ces lois servent surtout à poursuivre « l’antisémitisme » présumé et le « révisionnisme » par rapport à la Shoah. Même si elles sont souvent rejetées par les tribunaux, de telles actions en justice participent du harcèlement et de l’intimidation. La France est un des rares pays où le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre la colonisation israélienne peut aussi être attaqué devant les tribunaux pour « incitation à la haine raciale. »

Organisation violente, la Ligue de Défense Juive (LDJ), illégale aux Etats Unis et même en Israël, est connue pour avoir saccagé des librairies ou frappé des individus isolés, parfois âgés. Quand les agresseurs sont identifiés, la fuite en Israël est une bonne porte de sortie. Les victimes de la LDJ n’inspirent jamais dans l’opinion publique quoi que ce soit de comparable à l’indignation publique massive quand un citoyen juif est victime d’une agression gratuite. Par ailleurs, les politiciens se rendent au dîner annuel du CRIF avec le même zèle que ceux des Etats Unis pour aller au dîner de l’AIPAC, pas pour financer leurs campagnes électorales mais pour prouver la bienveillance de leurs sentiments.


La France possède la plus importante communauté juive d’Europe occidentale, une population qui a en grande majorité échappé à la déportation pendant l’occupation allemande au cours de laquelle les immigrés juifs avaient été expulsés vers les camps de concentration. En plus d’une communauté juive établie depuis très longtemps, il y a beaucoup de nouveaux venus originaires d’Afrique du Nord. Tout cela contribue à une population aux succès très dynamiques, très présente dans les professions les plus visibles et les plus populaires (le journalisme, le show business ainsi que la science et la médecine entre autres).

De tous les partis politiques français, le Parti Socialiste (en particulier via le Parti Travailliste de Shimon Peres qui est membre de l’Internationale Socialiste) est celui qui a les liens historiques les plus étroits avec Israël. Dans les années 1950, quand la France combattait le mouvement de libération nationale algérien, le gouvernement français (via Peres) avait contribué au projet israélien de production d’armes atomiques. Aujourd’hui, ce n’est pas le Parti Travailliste qui gouverne Israël mais l’extrême droite. La récente visite amicale faite par Hollande à Benjamin Netanyahou a montré que la dérive droitière de la vie politique en Israël n’a absolument pas tendu les relations, qui semblent plus étroites que jamais.

Il n’empêche que la communauté juive est très petite en comparaison du grand nombre d’immigrés arabes venus d’Afrique du Nord ou des immigrés noirs originaires des anciennes colonies françaises en Afrique. Il y a quelques années, Pascal Boniface, un intellectuel de renom membre du PS, avait prudemment averti les dirigeants du parti que leur biais en faveur de la communauté juive pourrait finir par causer des problèmes électoraux. Cet avertissement qui figurait dans un document d’analyse politique avait provoqué un tollé qui lui avait presque coûté sa carrière. Mais le fait demeure : il n’est guère difficile pour les français d’origine arabe ou africaine d’avoir le sentiment que le « communautarisme » qui a vraiment de l’influence est le communautarisme juif.

~ Un livre politiquement incorrect destiné à faire polémique... ~

Les usages politiques de l’holocauste

Norman Finkelstein a montré il y a quelques temps que l’holocauste peut être exploité à des fins pour le moins dénuées de noblesse : comme extorquer des fonds à des banques suisses. La situation en France est cependant très différente. Il ne fait guère de doute que les rappels constants de la Shoah fonctionnent comme une sorte de protection pour Israël contre l’hostilité que génère le traitement infligé aux palestiniens. Mais la religion de l’holocauste a un autre impact politique plus profond qui n’a pas de relation directe avec le destin des Juifs.

Plus que toute autre chose, Auschwitz a été interprété en tant que symbole de ce à quoi mène le nationalisme. La référence à Auschwitz a servi à donner mauvaise conscience à l’Europe, et notamment aux Français si on tient compte du fait que leur rôle relativement marginal dans cette affaire (Auschwitz) avait été une conséquence de la défaite militaire et de l’occupation du pays par l’Allemagne nazie. Bernard-Henri Lévy, l’écrivain dont l’influence s’est accrue dans des proportions grotesques ces dernières années (il a poussé la président Sarkozy à la guerre contre la Libye), avait commencé sa carrière en soutenant que le « fascisme » est l’authentique « idéologie française ». Culpabilité, culpabilité, culpabilité. En faisant d’Auschwitz l’événement le plus significatif de l’histoire contemporaine, un certain nombre d’écrivains et de personnages publics justifient par défaut le pouvoir croissant de l’Union Européenne en tant que remplacement indispensable des nations européennes intrinsèquement « mauvaises. » Plus jamais Auschwitz ! Dissoudre les Etats nations dans une bureaucratie technocratique libérée de l’influence émotionnelle de citoyens qui pourraient ne pas voter correctement. Vous vous sentez français ? Ou allemand ? Vous devriez en éprouver de la culpabilité, à cause d’Auschwitz.

Les Européens sont de moins en moins enthousiastes devant l’UE car elle ruine leurs économies et leur retire tout contrôle démocratique sur elles. Ils peuvent voter pour le mariage gay, mais pas pour la moindre mesure keynésienne et encore moins socialiste. La culpabilité pour le passé est néanmoins supposée maintenir leur fidélité à l’égard du rêve européen. Les fans de Dieudonné, si on en juge par les photos, semblent être en majorité des hommes jeunes, âgés entre 20 et 30 ans. Ils sont nés deux bonnes générations après la seconde guerre mondiale. Ils ont passé leurs vies à entendre parler de la Shoah. Plus de 300 écoles parisiennes arborent une plaque commémorant le sort funeste d’enfants juifs déportés dans les camps de concentration nazis. Quel peut bien être l’effet de tout ça ? Pour beaucoup de ceux qui sont nés longtemps après ces terribles événements, il semble que tout le monde est supposé se sentir coupable, si ce n’est pas pour ce qu’ils n’ont pas fait, alors c’est pour ce qu’ils auraient été supposés avoir fait s’ils en avaient eu la possibilité (s’ils avaient vécu à l’époque, NdT).

Quand Dieudonné a transformé Chaud Cacao, une vielle chanson « tropicale » un peu raciste, en Shoah Ananas, le refrain a été repris en masse par les fans de Dieudonné. J’ose croire qu’ils ne se moquent pas de la véritable Shoah mais plutôt de ceux qui leur rappellent tout le temps des événements qui sont supposés les faire se sentir coupables, insignifiants et impuissants. Une bonne partie de cette génération en a assez d’entendre parler de la période 1939 – 1945 alors que son propre avenir est sombre.
Personne ne sait quand s’arrêter

Dimanche dernier, Nicolas Anelka, un footballeur très connu d’origine afro-belge [la famille d’Anelka est en fait originaire des Antilles, NdT] qui évolue en Angleterre a fait une quenelle après avoir marqué un but, en signe de solidarité avec son ami Dieudonné M’Bala M’Bala. Suite à ce geste simple et à la base insignifiant, le tumulte a atteint de nouveaux sommets. A l’Assemblée Nationale française, Meyer Habib représente les « Français de l’étranger », dont 4 000 Israéliens d’origine française (plus de 78 000 inscrits sur les registres électoraux en réalité, NdT). Lundi dernier, il a twitté « La quenelle d’Anelka est intolérable ! Je vais déposer une proposition de loi pour punir ce nouveau salut nazi pratiqué par les antisémites. »

La France a adopté des lois pour « punir l’antisémitisme ». Le résultat est à l’opposé. De telles dispositions tendent simplement à confirmer la vieille idée selon laquelle « les juifs dirigent le pays » et participent à la montée de l’antisémitisme. Quand de jeunes français voient un Franco-israélien essayer de transformer en délit un simple geste, quand la communauté juive se mobilise pour interdire leur humoriste préféré, cela ne peut que faire monter l’antisémitisme et même encore plus rapidement. Il reste que dans cette escalade le rapport de forces est très inégal. Un humoriste n’a pour armes que des mots et des fans qui pourraient bien se disperser quand la situation va se corser. De l’autre côté se trouvent l’idéologie dominante et le pouvoir de l’Etat. Dans ce genre de conflit, la paix civile dépend de la sagesse et de la capacité de ceux qui ont le plus de pouvoir à faire montre de retenue. S’ils n’agissent pas en ce sens, alors cela pourrait être un jeu sans vainqueurs.
Diana Johnstone
~ Traduit de l’anglais par Djazaïri ~

Source originale de l'article : The Bête Noire of the French Establishment

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
09991
Modérateur
Modérateur
avatar

Messages : 169
Avez vous apprécié ce post? : 139
Date d'inscription : 18/09/2013
Age : 35
Localisation : Un peu partout....

MessageSujet: Re: Dieudonné poussé vers la sortie?...   Ven 3 Jan - 14:08

Il soutient Dieudonné face à Valls : un responsable local du MJS démissionne


Dieudonné en avril 2011 lors d’une conférence de presse à Paris. Crédits photo: Mousse/ABACA


Le leader des jeunes socialistes des Pyrénées-Orientales avait expliqué sur son compte Twitter avoir «honte de (son) ministre de l’Intérieur» et de sa volonté d’interdire les spectacles de l’humoriste.


Anthony Cortès, animateur départemental du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) depuis août 2013, était intervenu il y a quelques jours sur Twitter pour dire avoir «honte de (son) ministre de l’Intérieur» Manuel Valls et de sa volonté d’interdire les spectacles de l’humoriste. Ceux qui «favorisent le trouble à l’ordre public ne sont pas ceux que l’on croit», ajoutait-il.

Anthony Cortès dit avoir «juste eu une réaction épidermique» et avoir «voulu défendre la liberté d’expression». Mais il a été «mal compris». Sur son compte, ne sont désormais plus visibles que ses excuses suite à ses propos précédents. Les messages de soutien à l’humoriste ont, eux, été supprimés.


Citation :
Anthony Cortes   @Antho_Cortes  
Suivre
Je suis peiné par la mauvaise interprétation qui a été faite de ces mots. Je n'ai jamais été dans le camp de la haine, et n'y serai jamais


2:48 PM - 29 Déc 2013


25 Retweets   10 favorites


Citation :
«J’ai démissionné parce que ça prenait trop d’ampleur», a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse, invoquant les remous suscités après la parution d’un article sur le sujet dans le quotidien L’Indépendant et les demandes de démission émanant de son mouvement. Il s’est défendu de soutenir les «thèses fumeuses» de Dieudonné, dont il dénonce au contraire les idées «antisémites, antisionistes et complotistes».


Anthony Cortès, 22 ans, regrette avoir «parlé au nom» du MJS, dont il est membre depuis deux ans. Il ne se voit pas prendre part à la campagne pour les municipales, «avec l’étiquette négative qu’on m’a donnée de soutien de Dieudonné». De son côté, le député Jacques Cresta, responsable départemental du PS qui avait souhaité la démission de M. Cortès, a estimé qu’il y avait «manifestement eu une maladresse», des «opinions personnelles mal exprimées». «Mais maladresse ou pas, quand on a un niveau de responsabilité qui était le sien, quand on exprime une opinion, on est leader d’un collectif», a-t-il déclaré.

Twitter, qui limite les commentaires à 140 caractères, n’est «quand même pas le meilleur outil de communication pour exprimer des points de vue sur des sujets compliqués et délicats», a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Intérieur vient d’annoncer qu’il souhaitait interdire les spectacles de Dieudonné ,plusieurs fois condamné pour injures raciales, à la suite de récents propos antisémites.




http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/il-soutient-dieudonne-face-a-valls-un-responsable-local-du-mjs-demissionne-3984/

Dernière Minute:
◾Alerte à la bombe au Théâtre de la Main d'or



A Bientôt


Dernière édition par 09991 le Ven 3 Jan - 14:15, édité 1 fois (Raison : Ajout d'une infos de dernière minute....)
Revenir en haut Aller en bas
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: Coup d’Etat juridique en France ?   Ven 10 Jan - 16:10

Coup d’Etat juridique en France ?

Après avoir gagné la bataille devant le tribunal administratif de Nantes,
l’avocat de Dieudonné était convoqué devant le Conseil d’Etat à 17h00… à Paris




Comme cela avait été dit et redit par quasiment tous les experts en droit administratif français ou autre, le tribunal administratif de Nantes, qui a examiné aujourd’hui le référé-liberté de l’humoriste français Dieudonné M’bala M’bala, dit Dieudonné, contre l’incroyable interdiction de son spectacle, « Le Mur », ordonnée par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, et qui doit commencer aujourd’hui à 20h30 à Nantes, a résolu que l’arrêté d’interdiction était annulé. Ce qui signifiait une grosse défaite politique non seulement pour Manuel Valls, qui s’y est engagé personnellement, mais pour également tout le gouvernement français qui s’était lancé tête baissée dans cette aventure. Car en France, faire condamner quelqu’un pour des propos racistes ou antisémites est une chose, interdire un spectacle en est une autre.

Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l'homme. © ROMAIN CHAMPALAUNE / Sipa Press
~ Dieudonné interdit à Nantes : la Ligue des droits de l'homme s'alarme ~

Comme le signalait aujourd’hui la Ligue des Droits de l’homme, après la décision du tribunal administratif favorable à l’humoriste, en se lançant dans la bataille du contrôle préalable de la liberté d’expression, Manuel Valls avait mis le gouvernement «dans une situation délicate» en demandant aux préfets d’interdire le spectacle de Dieudonné. Mais c’était mal connaître le caractère vindicatif et quelque peu déséquilibré de Valls. Réponse du berger à la bergère, dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, qui joue sa carrière politique dans cette histoire, a annoncé son intention de saisir le Conseil d’Etat. Normal, pourrait-on dire. Ben non ! Car normalement, alors que le Conseil d’Etat a 48 heures pour juger, il a exceptionnellement décidé de se réunir aujourd’hui même (le 9/01/14)…. à 17h00, alors que l’avocat de Dieudonné, Me Jacques Verdier, se trouve encore à Nantes. Et que le spectacle de Dieudonné, autorisé par le juge de Nantes, doit commencer à 20h30…

Me Jerome Triomphe sur l'ordonnance DIEUDONNE par hussardelamort

Anne Baux, la présidente de l’Union syndicale des magistrats administratifs, est abasourdie. Elle s’est montrée très surprise de cet empressement du Conseil d’Etat. « je n'ai jamais vu ça, ça ne s'est jamais fait car pour qu'il y ait procédure contradictoire devant le Conseil d'Etat la requête du ministre doit être communiquée au défendeur » afin qu'il puisse se préparer à l'audience. En fait, il s’agit d’un véritable coup d’Etat juridique. Une ultime tentative de Manuel Valls et du gouvernement français de gagner cette bataille contre Dieudonné, alors que, comme l’a signalé l’ancien ministre de l’Intérieur sous François Mitterrand, Pierre Joxe, il y a d’autres moyens juridiques pour s’en prendre à Dieudonné.
Libération a écrit:

Quand les mots deviennent-ils un «trouble sérieux à l’ordre public» ? «Vous l’avez compris, c’est le mot "sérieux" qui est important dans cette phrase», prévient Anne Baux, présidente de l’Union syndicale des magistrats administratifs. Car c’est à la justice administrative, et non à la justice pénale dont on parle plus souvent dans la presse, qu’il revient de trancher cette question. La justice pénale est chargée de juger les infractions commises (c’est elle qui dira par exemple si les propos antisémites de Dieudonné à l’encontre de Patrick Cohen constituent un délit d’incitation à la haine raciale). La justice administrative, elle, tranche les différends entre des particuliers et l’Etat. Elle est notamment chargée de contrôler les actes de police administrative, c’est-à-dire les pouvoirs de police qui permettent aux maires et aux préfets de garantir l’ordre public. C’est là une police de prévention : les autorités peuvent interdire un spectacle avant même qu’il ne se produise, a priori. C’est d’ailleurs tout le problème : comment prouver que le chanteur ou l’humoriste prononcera bien les paroles incriminées dans son prochain spectacle ?

~ Spectacles de Dieudonné : les mots peuvent-ils troubler l’ordre public ? ~


Badr Soundouss
Source de l'article : Coup d’Etat juridique en France ?

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Golden Awaken
Fondateur
Fondateur
avatar

Messages : 1318
Avez vous apprécié ce post? : 204
Date d'inscription : 06/07/2013
Age : 48
Localisation : Planète Terre (pour le moment)

MessageSujet: L'affaire Dieudonné vue par le Pr. Gilles LEBRETON   Ven 21 Fév - 14:52

L'affaire Dieudonné vue par le Pr. Gilles LEBRETON

Interview réalisée par Mlles ABRAHAM Célia et AUBÉ Marion et MM. LEVEILLARD Julien
et BASSEZ Thomas dans le cadre de la tenue d'une veille juridique



~ La liberté d’expression est non négociable ~

Monsieur LEBRETON, professeur de droit public à l'Université du Havre, nous livre son analyse de l'ordonnance de référé du Conseil d'État du 9 janvier 2014 ayant confirmé l'arrêté d'interdiction du spectacle de l'humoriste Dieudonné au Zénith de Nantes. Une vidéo importante, dans la mesure où un spécialiste, calme et posé, du droit public explique clairement que le juge du Conseil d'État, Bernard Stirn, a commis une faute, et que rien dans la loi français ne permettait d'interdire le spectacle "Le mur" de Dieudonné.

~ L'affaire Dieudonné vue par le Pr. Gilles LEBRETON ~
Publiée le 30 janv. 2014 par Actualités juridiques

Revenir en haut Aller en bas
http://followyourintuition.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Dieudonné poussé vers la sortie?...   

Revenir en haut Aller en bas
 

Dieudonné poussé vers la sortie?...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Neuilly : Martinon vers la sortie
» Sortie en mer Six Fours plage les oursinières via Toulon
» Sortie cinéma: "It's a Free World !"
» vers la sobriété heureuse
» Sortie Roller

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Follow Your Intuition :: Les Revues de Presse :: Les Archives de FYI :: Les Inclassables-