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 L'épée de Damoclès qui pèse sur les marchés mondiaux

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Golden Awaken
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MessageSujet: L'épée de Damoclès qui pèse sur les marchés mondiaux   Mer 10 Juil - 10:04

L'épée de Damoclès qui pèse sur les marchés mondiaux

Une épée de Damoclès de 632 579 milliards de dollars pèse sur les marchés mondiaux : opacité, manque de liquidité et spéculation règnent en maîtres. Et si l'épée des produits dérivés tombe, un nouveau carnage financier pourrait bien dévaster la planète finance.



La Banque des règlements internationaux (BRI) estime que, fin 2012, la valeur nominale totale de l’OTC (over-the-counter) des produits dérivés atteignait 632 579 milliards de dollars, contre 639 000 milliards à mi-2012, soit une baisse, en 6 mois, de seulement 0,9%.

Si on compare ce chiffre avec le produit intérieur brut mondial, estimé à environ 70 020 milliards (source : Banque mondiale), on réalise l’énorme risque que le secteur des dérivés fait peser sur les marchés financiers. Le chiffre reste vertigineux et, dans le contexte de la sévère crise financière et économique mondiale actuelle, pourrait bien être à l’origine de nouvelles crises encore plus graves. Car le principal danger des dérivés est le manque de liquidité de la majorité d’entre eux.
Olivier Berruyer a écrit:

Analyse de la répartition des engagements sur produits dérivés.

Olivier Berruyer a écrit:

Un produit dérivé ou contrat dérivé ou encore derivative product est un instrument financier :

- dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un produit appelé sous-jacent ;
- qui ne requiert aucun placement net initial ou peu significatif ;
- dont le règlement s’effectue à une date future.


Les produits dérivés, c’est quoi ?
http://www.les-crises.fr/produits-derives/
Rappelons qu’on les comptabilise en engagements bruts en hors bilan (“montants notionnels”) ; les chiffres sont gigantesques, mais une vaste partie s’annule via des mécanismes de compensation. Quand tout va bien.

Parce que quand tout va mal, les bilans peuvent alors exploser : c’est le risque dit systémique… C’est exactement ce qui a coulé AIG, ancien 1er assureur mondial (coulé par ces opérations financières, qui ne sont pas de l’assurance au sens réglementaire du terme, mais des opérations bancaires). Donc à ceux qui disent “mais ça se compense en grande partie”, répondre “oui, mais il se passe quoi si demain JP Morgan fait faillite, et que le contribuable américain refuse de rembourser les banques étrangères ?”.


Engagements bruts des banques systémiques mondiales
http://www.les-crises.fr/derives-banques-systemiques/
Les plus grands marchés des produits dérivés sont l’Union européenne, le Japon et les Etats-Unis. Les contrats sur les taux d’intérêt représentent 490 000 milliards de dollars, ceux sur les devises 67 000 milliards, 25 000 pour les CDS, 6 200 sur les actions et 2 600 milliards sur les matières premières (y compris l’or : 486 millions de dollars). La valeur marchande des dérivés a diminué du milieu jusqu’à fin 2012 - de 25 400 à 24 700 milliards de dollars, soit 16 000 milliards de dollars de plus que le PIB américain (Source: Fed).

La BRI s’abstient de tout commentaire sur cette évolution, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aucune régulation efficace ou diminution de ces activités spéculatives n’est en cours. L’effet de levier qu’elles procurent est une tentation à laquelle beaucoup d’investisseurs institutionnels ne peuvent pas résister.
La prudence est de mise !

Cependant, la prudence devrait être de mise car le levier peut agir dans les deux sens, ce qui explique l’importante volatilité des profits des départements des banques ou société s’occupant de "trading". En réalité, il ne s’agit que d’un pari sur l’évolution future des marchés financiers qui n’a plus rien à voir avec une politique de couverture des risques : le risque se repasse de mains en mains. Les mesures pour réformer les marchés de produits dérivés et freiner les excès spéculatifs ont fait défaut.

Conclusion

Le niveau élevé des échanges sur les marchés des dérivés montre qu’en dépit de toutes les crises, il n’y a toujours pas de véritable aversion au risque chez les participants. Cela s’explique, pour partie, par des taux d’intérêt très bas et le QE3 (abondance de liquidité) qui poussent les investisseurs vers les actifs risqués.
Quel serait l’impact d’un arrêt du QE3 ?


Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie.
Source de l'article
632 579 milliards de dollars : l'épée de Damoclès qui pèse sur les marchés mondiaux
http://www.atlantico.fr/printpdf/decryptage/632-579-milliards-dollars-epee-damocles-qui-pese-marches-mondiaux-eberhardt-unger-776221.html

Articles en anglais recommandés
Derivatives Market : Financial Derivatives Time Bomb
http://www.wanttoknow.info/banking_finance/derivatives_market_bubble_financial

Articles en français recommandés
L'innovation financière
http://www.lexinter.net/JF/innovation_financiere.htm
La haute finance provoque des famines avec ses bulles spéculatives
http://resistance71.wordpress.com/2010/08/18/la-haute-finance-provoque-des-famines-avec-ses-bulles-speculatives/

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MessageSujet: L'Economie Mondiale se trouve dans un état catastrophique...   Mar 1 Oct - 16:05

L'Economie Mondiale se trouve dans un état catastrophique...

Nous voici de retour à la période des premiers bourgeons d'une reprise,
de faux espoirs et d'incompréhension totale de l’état réel de l’économie mondiale.




Il y a quelques petites bonnes nouvelles qui, combinées avec des statistiques économiques manipulées et ajustées saisonnièrement, donnent aux politiciens ce dont ils ont besoin pour disséminer leur évangile optimiste de reprise qui n’a rien à voir avec la réalité.
Un monde basé sur la dette

Comment un monde endetté de $250 mille milliards et nageant dans plus de $1 million de milliards de produits dérivés sans valeur peut-il s’en sortir? Évidemment, il ne peut pas, parce que c’est un monde supporté par des jambes de monnaie de papier sans valeur... des jambes qui deviennent de plus en plus longues et de moins en moins stables jour après jour, vu que des milliards s’ajoutent à la dette chaque année.

Que ce soit en Europe, aux États-Unis, au Japon ou dans plusieurs autres pays, la situation est devenue totalement irréparable. Mais, comme je l’ai dit dans des articles et interviews récents, ce n’est pas seulement que la situation est irréparable, mais il semble que nous soyons à la fin d’un cycle économique qui a débuté à la fin du Moyen-Âge. J’ai déjà écrit à ce sujet, en 2009, dans un article intitulé « Les années sombres sont là ». Les cycles économiques majeurs prennent beaucoup de temps à se développer et, si nous sommes maintenant au début d’un ralentissement important de l’économie mondiale, les gens qui vivent aujourd’hui ne connaîtront que le tout début de cette baisse. Mais, malheureusement, ce début entraînera des chambardements importants et très déplaisants qui n’épargneront presque personne.

Nous venons de vivre un siècle de fausse prospérité, basée sur de la monnaie imprimée et du crédit. Ces 100 dernières années, nous avons eu la création de la Fed aux États-Unis (une banque centrale appartenant à des banquiers privés, qui l’ont créée et la contrôlent) et du système bancaire fractionnel (permettant aux banques d’utiliser l’effet de levier de 10 à 50), qui ont fait exploser la dette gouvernementale et créé un marché de produits dérivés de plus de $1,4 million de milliards. C’est ce qui explique principalement pourquoi l’économie mondiale a pris tant d’expansion, ce dernier siècle et, particulièrement, ces 40 dernières années. Ces quatre jambes très vacillantes, i.e. l’impression monétaire des banques centrales, l’usage de l’effet de levier par les banques, les emprunts gouvernementaux et la fabrication de produits dérivés, ont créé un monde de richesse illusoire et de prospérité illusoire. Il y a également une totale absence de valeurs morales ou éthiques. Nous sommes à l'étape finale d’une ère d’extrême décadence, une ère qui, malheureusement, ne peut bien finir, et qui finira mal.


Il n’y a pas d’espoir pour l’Europe

Là encore, les gouvernements et les médias continuent de nous nourrir de nouvelles qui n’ont rien à voir avec l’état réel de l’économie mondiale. En Europe, le pays méditerranéens s’endettent à un rythme exponentiel. Les ratios dette/PIB de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et de la Grèce vont de 100% à 180%. Ils essaient, de manière futile, des mesures d’austérité, mais cela n'engendre rien d'autre qu'une croissance plus faible et des dettes supérieures. Malheureusement, il n’existe pas d'issue pour ces pays où la population souffre terriblement. La meilleure solution consisterait à sortir de l’Union européenne et de l’euro, renoncer à payer les dettes, et dévaluer les monnaies. Mais les « eurocrates » ne sont pas prêts à accepter cela, et préféreront plutôt ajouter encore plus de dette et imprimer plus de monnaie, rendant la situation bien pire.


La dette des États-Unis va engloutir le monde entier

La situation aux États-Unis n’est guère mieux. Il n’existe pratiquement aucune statistique publiée qui ait quoi que ce soit à voir avec la réalité. Le vrai taux de chômage est de 23%, et non de 7%, tel que publié. Le PIB, si l’on utilise les chiffres réels d’inflation, est en déclin depuis des années, et les salaires, en valeur réelle, sont en déclin depuis quarante ans. L’augmentation perçue du niveau de vie n’a été possible que par une augmentation massive de la dette du gouvernement américain. La dette du gouvernement américain était de $1 mille milliards en 1980, $8 mille milliards en 2006, lorsque Bernanke est devenu président de la Fed, et elle est maintenant de $17 mille milliards, et elle augmente d’au moins mille milliards de dollars par an. Alors Bernanke a réussi à créer $9 mille milliards de dette durant ses courtes sept années à la tête de la Fed. Cela avait pris 230 ans, de 1776 à 2006, pour que la dette des États-Unis atteigne les $8 mille milliards, et Bernanke a battu ce record en sept ans. Une réussite étonnante. Et cette dette n’inclut pas le passif non capitalisé du gouvernement, qui tournent autour de $220 mille milliards. Mais quelle personne saine d'esprit pourrait bien croire que les États-Unis se sortiront de ce trou!?


Et oui, les États-Unis et les autres pays imprimeront des quantités illimitées de monnaie. Mais cette monnaie imprimée n’est que des bouts de papier sans valeur et n’a rien à voir avec la création de richesse. Toute cette impression monétaire ne fera que s’ajouter à cette dette insoutenable et ne créera pas un sou de prospérité. À la place, nous assisterons sans doute à une dépression hyperinflationniste dans plusieurs pays. Pour les quelques privilégiés qui ont des actifs financiers à protéger, l’or physique entreposé hors du système bancaire devrait constituer la meilleure façon de préserver sa richesse et son pouvoir d’achat.
Egon von Greyerz
~ Goldbroker.com tous droits réservés ~

Source originale de l'article : The real state of the world economy is dire

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MessageSujet: Et si les produits dérivés engendraient un remake de 2008...   Mar 7 Jan - 11:34

Et si les produits dérivés engendraient un remake de 2008...

Les encours notionnels de produits dérivés au niveau mondial
sont toujours aussi élevés qu’avant la crise financière de 2008…
et beaucoup d’activités spéculatives restent déconnectées de l’économie réelle.



~ Les produits dérivés dépassent leur niveau d'avant-crise ~

Les activités de produits dérivés sont-elles toujours aussi dangereuses pour l'économie réelle ? La question mérite d'être posée. En 2002, la désormais quatrième fortune mondiale Warren Buffett y répondait volontiers : "les produits dérivés sont des armes financières de destruction massive", estimait-il alors. Au cœur de la crise financière de 2008, ces instruments financiers ont continué de croître depuis, et sont toujours aussi déconnectés de l'économie réelle.
La finance couvre le commerce mondial en 4 jours....

Par exemple, les transactions sur les produits dérivés de change, qui ont été créés pour permettre aux entreprises qui commercent à l'international de se couvrir contre les risques de taux de change, se sont élevées lors d'une seule journée d'avril 2013 à 5.300 milliards de dollars. Ce, alors que les exportations mondiales de marchandises annuelles s'élèvent à 18.300 milliards de dollars et à 4.300 milliards pour les services. Autrement dit, à ce rythme "le commerce mondial peut être couvert en 4 jours", remarque Christophe Nijdam, analyste au cabinet indépendant Alphavalue et spécialiste du marché des produits dérivés. Et si l'on prend en compte le marché des capitaux dans son ensemble (225 .000 milliards de dollars), il est couvert en 42 jours… ce qui laisse beaucoup de temps le reste de l'année aux opérateurs de marché pour vaquer à d'autres occupations (hautement spéculatives ?) qui n'ont pas grand chose à voir avec l'économie réelle.

~ "La dépendance des banques françaises au guichet de la BCE n'est pas prête de s'effacer" ~

93% des échanges de produits dérivés se font entre banques

La banque des règlements internationaux (BRI) estime ainsi que 93% des échanges de produits dérivés sont réalisés entre institutions financières. Ce qui alimente les interconnexions entre elles et les rend interdépendantes : une banque très bien gérée pourrait subir les conséquences d'une mauvaise décision d'investissement d'une concurrente. Plus globalement, les montants des sous-jacents, aussi appelés notionnels, des produits dérivés OTC (over the counter) qui s'échangent de gré à gré ont atteint 693.000 milliards de dollars à la mi-2013! Soit plus que les 684.000 milliards de dollars atteints avant la chute de Lehmann Brother. Il faut préciser que ces chiffres démesurés (près de 10 fois le PIB mondial) ne représentent pas les risques pris par les banques qui s'échangent ces instruments financiers entre-elles. Mais au regard du niveau de ces montants, même si elles constataient une part infime du notionnel en perte, les conséquences seraient désastreuses.
Impossible de se faire une réelle idée du risque encouru par chaque banque...

Le risque réel diffère en fonction de la nature du produit dérivé. Pour les contrats sur dérivés de taux (qui représentent les trois quarts des encours de produits dérivés dans le monde), le risque ne représente pas le montant total du sous-jacent, mais une variation de son cours, donc quelques pourcentages. Alors que pour un CDS (crédit défault swap), que l'on peut comparer à une assurance-crédit, le risque peut aller jusqu'à 100% du notionnel lorsqu'il y a défaut. Au final, il est impossible de se faire une idée du risque exact encouru par les banques, qui par ailleurs ne communiquent pas cette donnée. Mais si l'on prend l'exemple encore d'actualité de Dexia, une banque en démantèlement qui a été certes très mal gérée avant la crise de 2008, on constate qu'elle est toujours sous "le coup d'une perte latente de 29 milliards d'euros pour 450 milliards d'euros de notionnels, soit 6,4% du montant du notionnel", indique Christophe Nijdam.
... mais un rien pourrait tout faire basculer

A titre de comparaison, une perte de seulement 0,16% du montant notionnel de dérivés de BNP Paribas (48.000 milliards d'euros) rognerait l'intégralité de ses fonds propres, selon les chiffres d'Alphavalue. Pour le Crédit agricole, une perte de 0,22% du notionnel serait suffisante pour anéantir ses fonds propres, un niveau qui grimpe à 0,26% pour la Société générale. Potentiellement, les banques suisses Crédit Suisse et UBS et la Deutsche Bank sont les plus exposées en Europe si l'on prend en compte ce ratio. Il ne suffirait donc pas de grand-chose pour que ces grands groupes bancaires se retrouvent en difficulté. Face à ces montants affolants, les régulateurs agissent tout même pour limiter le risque. Des chambres de compensations ont ainsi été créées. Elles ont pour but d'éliminer les risques de contrepartie sur les marchés dérivés, en accueillant en quelque sorte le risque des banques et en le mutualisant. En parallèle, elles assurent la surveillance des positions et exigent des sécurités aux banques lors de la conclusion d'un contrat.

~ Les secrets de la chambre de compensation ~

Instaurer une taxe sur les transactions de produits dérivés

Problème, selon Alphavalue un tiers du marché OTC de produits dérivés n'est pas traité par les chambres de compensation, soit 220.000 milliards de notionnels dans le monde. A court terme, une des solutions résiderait dans l'instauration d'une taxe sur les transactions de produits dérivés, selon Christophe Nijdam. Il estime qu'une taxe de seulement 0,01% sur chaque transaction pourrait faire chuter les volumes d'échanges de produits dérivés en Europe de … 70 à 90% !
Mathias Thépot
Source de l'article : Produits dérivés : un remake du cauchemar de 2008 reste possible

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MessageSujet: Le montant des produits dérivés dans le monde : 710.000 milliards de dollars (Fin 2013)...   Mar 3 Juin - 10:49

Le montant des produits dérivés dans le monde :
710.000 milliards de dollars (Fin 2013)...


Quand l’une des banques "too big to fail" fera faillite,
l’éclatement de la bulle devrait nous permettre d'assister à un spectacle grandiose.
Car les tours de passe-passe des banquiers centraux atteindront alors leurs limites…



~ La bulle spéculative des marchés de produits dérivés prête à exploser! (Le Dormeur doit se Réveiller) ~

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) vient de publier une étude statistique sur le montant des produits dérivés dans le monde à la fin 2013, et ceux-ci atteignent le montant incroyable de 710.000 milliards de dollars (710.000.000.000.000 dollars). Pour prendre un élément de comparaison, le PIB des Etats-Unis en 2013 se monte à 16.000 milliards de dollars, soit 44 fois moins. Et cette masse de produits dérivés est supérieure de 20% au record précédent, qui date de juste avant la crise de 2008… On parle beaucoup de bulles en ce moment, sur les actions, les obligations ou les matières premières, voici incontestablement la plus gigantesque. Qu’est ce qu’un produit dérivé ? C’est un contrat entre deux parties dont la valeur est déterminée par les variations de prix d’un actif sous-jacent (obligations, actions, matières premières, devises). Il sert à se protéger contre des variations de prix ou de taux d’intérêt, ou à spéculer. Autre type de produit dérivé, le CDS (Credit default swap), qui sert à se protéger d’un événement de crédit (un emprunteur, Etat ou entreprise, qui fait défaut). La majorité des contrats sont négociés de gré à gré, et non sur un marché, c’est-à-dire dans l’opacité la plus complète.


~ Le risque systémique est plus élevé aujourd'hui qu'avant la crise (Christophe Boucher, Le Monde) ~

Raison de plus de s’inquiéter : aux Etats-Unis, la plus grande partie de ces produits est détenue par seulement quatre banques (JP Morgan, CitiBank, Goldman Sachs, Bank of America). La concentration est également très élevée en Europe, avec notamment la Deutsche Bank (nous en avions parlé) et les banques françaises. Le volume est énorme mais les transactions ont lieu entre un petit nombre d’acteurs. Lorsque l’on s’alarme de ces montants, les responsables bancaires expliquent qu’il ne faut pas s’inquiéter car ces engagements sont compensés et, au final, l’exposition nette ressort à presque zéro. Les positions s’équilibrent, quand un engagement est pris sur un produit dérivé, la banque achète une protection (la position inverse) pour se protéger. Mais à qui l’achète-t-elle ? A une autre banque. Ainsi toutes les grandes banques se vendent entre elles des produits dérivés, ce qui explique la concentration dont nous parlions plus haut, et ce qui signifie que si l’une d’entre elles fait faillite, toutes les autres plongent ! C’est ce qui a failli se produire avec la faillite d’AIG en septembre 2008 qui était la contrepartie de nombreux établissements financiers, et qui a été sauvée en catastrophe par l’Etat américain.


~ « Nous avons au mieux 18 mois devant nous » (Jacques Attali) (Charles Sannat, Le Contrarien) ~
Pour aller plus loin : La vraie crise est pour très bientôt… (Les Brindherbes Engagés)

Le plus connu de ces produits est le CDS, mais sa part relative demeure secondaire. L’essentiel de ces dérivés (82% exactement), nous apprend la BRI, concerne des produits de taux d’intérêt, globalement d’un montant équivalent aux Etats-Unis et en Europe, et là ça devient intéressant. Fondamentalement les taux d’intérêt aux Etats-Unis et en Europe ne résultent pas du libre jeu du marché, ils sont manipulés à la baisse par les banques centrales (la Fed et la BCE) qui font tout pour les maintenir au plancher. Toute inflexion de leur politique monétaire est annoncée longtemps à l’avance, ce qui permet à chacun de réajuster ses prévisions. Elles donnent ainsi une fausse assurance aux opérateurs, qui prennent par conséquent plus de risques que de raison. Si les banques centrales venaient à perdre la main, si des crises ou des krachs venaient à dépasser leur capacité d’intervention ou la crédibilité de leur parole, ces taux d’intérêt pourraient connaître des mouvements brusques qui prendraient à revers les marchés. Et la montagne de ces dérivés de taux exploserait. Les dégâts seraient tout aussi inimaginables que le chiffre que l’on a cité au début de cet article.

Philippe Herlin (GoldBroker.com tous droits réservé)

Source de l'article : Le montant des produits dérivés dans le monde : 710.000 milliards de dollars

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