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 Mondialisation, quand le FMI fabrique la misère

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Golden Awaken
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MessageSujet: Mondialisation, quand le FMI fabrique la misère   Mer 10 Juil - 8:36

Mondialisation, quand le FMI fabrique la misère

Le FMI, qu'est-ce que c'est ?  Peu de gens savent qu'il s'agit d'une institution
dont le siège est à Washington et qui a été fondée conjointement à la Banque Mondiale,
au lendemain de la Seconde Guerre.




Sa fonction première fut de réorganiser l'ordre mondial qui se projetait à l'époque et de coordonner les politiques internationales de changes. Par la suite, vers le début des années septante, il a été converti en instrument de refinancement des pays en déficit budgétaire chronique. Il est aujourd'hui composé de 187 Etats-membres, à savoir la totalité de la planète à quelques exceptions près : Cuba, la Corée du Nord, l'Autorité Palestinienne, Andorre ou le Vatican.

Acteur de la régulation financière mondiale avec son bras droit la Banque Mondiale, il s'agit donc d'un organisme prêteur d'argent aux pays dans le besoin, mais sous certaines conditions. Parmi elles, la mise en place de politiques restrictives visant à rétablir l'équilibre de leurs finances publiques. Ce qui revient à dire que le FMI a dès lors une influence factuelle sur les politiques économiques et sociales des pays emprunteurs, avec toutes les dérives que cela présuppose pour n'importe quel esprit critique.

Mauricette Girard a écrit:



Au temps des colonies, le Ghana s’appelait « la Côte de l’Or ». Ce pays a toujours beaucoup rapporté aux étrangers, mais la richesse ainsi pillée n’a jamais profité à la population. Quand le Ghana accède à l’indépendance en 1957, ses principales industries sont nationalisées. Des services publics gèrent la santé, l’éducation. Mais après une vingtaine d’années de corruption, l’économie s’effondre. Le FMI et la BM proposent alors leur programme structurel :
- ouverture sur le marché mondial avec priorité donnée aux exportations, privatisation des entreprises nationalisées et ouverture à l’investissement international ;
- réduction des dépenses budgétaires dites « improductives », comme la santé et l’éducation ;
- suppression des subventions d’État.
(...)

Le FMI et la BM ont donc demandé au Ghana d’orienter sa production pour l’exportation, sur deux matières premières, l’or et le cacao. Dès 1991, les deux tiers des terres minières ont été vendues à des multinationales. Les indemnités d’expropriation ont été dérisoires. Des villages ont été déplacés. Les déblais des mines à ciel ouvert ont recouvert les cultures vivrières, rendant la population dépendante sur le plan alimentaire. Les compagnies minières ont fait appel à la force armée pour obtenir gain de cause : les villages et les écoles ont été ainsi détruits. Le choix est impossible. Des femmes et des enfants sont employés à la mine pour casser les cailloux aurifères. Ils gagnent trois euros par semaine !
(...)

Le FMI fabrique la misère (page 7 du pdf)
http://energiescitoyennes28.free.fr/Aiguillon37.pdf
Qui finance le FMI ? Troisième plus grand détenteurs de réserve d'or au monde, il dispose à l'heure où j'écris ces lignes, de plus de trois mille tonnes d'or, ce qui le place derrière les Etats-Unis et l'Allemagne, mais devant l'Italie, la France ou la Chine. Il est également financé par chacun de ses membres, proportionnellement au pourcentage de quote-part que ceux-ci possèdent.

Pour vous situer en terme d'ordre de grandeur, sachez que l'état américain en possède 17%, ce qui se reflète bien sûr au niveau du Conseil d'Administration et à fortiori des voix comptant pour les décisions d'accord de prêts aux états en difficulté. Ce qui sur le point de vue structurel, a pour conséquence que les Etats-Unis disposent d'un droit de veto, car il faut 85% des voix pour qu'une décision soit validée. En un mot relatif, les décisions du FMI ne se matérialisent que si elles rencontrent les intérêts américains.

Pour ce qui est de l'aspect économique, le FMI et la Banque Mondiale opèrent suivant le consensus dit de Washington. Pour résumer, cela implique le retrait de l'état dans la vie des affaires et une plus grande intégration des économies dans le commerce international, ce qui passe par l'application de programmes d'ajustements structurels (qui donnent d'ailleurs leur nom aux prêts consentis) et la privatisation progressives des compagnies nationales. Avec les conséquences dévastatrices que l'on connaît.
desintoxadmin a écrit:

« Lundi investigation a diffusé un excellent reportage sur l’origine de la misère qui sévit en Afrique et plus particulièrement au Ghana. Le système est simple : Le Fond Monétaire International octroie des crédits aux états africains, les taux sont évidemment exorbitants, si bien que les gouvernements doivent privatiser dans tous les secteurs afin de rembourser (temporairement) la dette … Les secteurs touchés sont les hôpitaux, le système de santé en général, l’eau potable, l’extraction de minerais, de pétrole, etc …. La quasi totalité de la production agricole part désormais à l’exportation au Ghana et le pays importe du riz d’Amérique alors qu’il en exportait il y a seulement 10 ans, les agriculteurs Ghanéens ne comprennent plus le fonctionnement de leur propre pays ! Il y a aussi les entreprises étrangères qui ne sont pas soumises à une réglementation contraignante, si bien qu’elles polluent sans états d’âmes, déchargent leurs rebuts sur les terres agricoles, tout est fait afin qu’elles soient le plus rentable possible et ce, au détriment de l’environnement et des populations locales. C’est là qu’est la formidable arnaque du FMI, car la majorité de la population croient que le FMI vient en aide aux pays pauvres, mais, dans les faits, on observe exactement l’inverse … »
Quand Le Fmi Fabrique La Misère


Mise en ligne le 16 sept. 2011 par aymard05

Mondialisation – Quand Le FMI Fabrique La Misère
http://jeancharles.olympe.in/mondialisation-quand-le-fmi-fabrique-la-misere/
Source de l'article
Mondialisation, quand le FMI fabrique la misère
http://www.democratie-royale.org/article-mondialisation-quand-le-fmi-fabrique-la-misere-74014919.html

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MessageSujet: Le FMI revient à la charge avec les mesures qui provoquent des émeutes de la faim   Mar 29 Oct - 11:23

Le FMI revient à la charge avec les mesures
qui provoquent des émeutes de la faim


Quelques jours avant l’assemblée générale annuelle du FMI et de la Banque mondiale,
qui s’est tenue du 11 au 13 octobre 2013 à Washington, le FMI est revenu à la charge.




Concrètement, en Espagne, après avoir proposé une baisse de salaires qui a provoqué une réaction inhabituelle, il réclame désormais de réduire la liste des produits et services considérés basiques ou de première nécessité qui bénéficient des taux réduits de TVA. Il s’agit bien du même remède qui provoqua les fameuses émeutes de la faim, aussi appelées « émeutes FMI », au Sud de la planète, quand le prix du pain ou de l’essence montait d’un coup en une nuit jusqu’à des prix inabordables pour la majorité de la population. On peut citer entre autres exemples, le soulèvement connu comme « Caracazo » au Venezuela en 1989, lors de la mise en œuvre d’une mesure du plan du FMI qui a provoqué l’augmentation subite du combustible ; ou celui du Pérou en 1991, quand le prix du pain a été multiplié par 12 alors que les salaires amorçaient leur chute ; du Zimbabwe en 2000 ; Argentine, Paraguay et Uruguay en 2001… La liste est aussi longue, que l’est l’histoire du néocolonialisme économique de l’institution de Washington.


En somme, le FMI suit la voie de l’austérité qu’il applique au Sud, où ses politiques échouent depuis des décennies. Au-delà de quelques nouvelles propositions sur les prélèvements, il n’y a rien de nouveau dans l’idéologie de l’institution. Déjà en 1999, dans un rapport sur les Effets des politiques d’ajustement structurel sur la jouissance effective des droits de l’homme, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies portait sur les plans d’austérité au Sud ce constat que nous pouvons appliquer à l’actuelle crise de la dette au Nord.
La Commision des Droits de l'Homme a écrit:

Malheureusement, aussi bien le FMI que la Banque mondiale considèrent la gestion de la crise d’endettement comme une activité distincte de la tâche fondamentale qui est le développement humain. Une forte croissance du produit national brut (PNB) ou la réduction de l’inflation ne débouche sur le développement qu’à condition de s’accompagner de changements dans la répartition du revenu, de manière à permettre à une plus large proportion de la population de jouir effectivement de ses droits économiques, sociaux et culturels.
Effets des politiques d'ajustement structurel  sur la jouissance effective des droits de l'homme (pdf)

L’austérité, un projet politique à échelle internationale

Ces politiques d’austérité du FMI, en plus de violer la souveraineté des peuples, anéantissent les droits les plus élémentaires des personnes. La proposition d’introduire un impôt exceptionnel avec un taux de 10% sur le capital de toutes les épargnes quel qu’en soit leurs montants, cela pour réduire la dette publique des pays européens au niveau d’avant la crise en 2007, ne doit pas nous induire en erreur. Bien sur, cela nous rappelle ce qui est arrivé à Chypre, même si dans ce cas il s’agissait d’un taux de 47,5% sur tous les comptes disposant de plus de 100 000 euros. Ceci dit, on a plutôt l’impression d’être face à une attitude désespérée afin d’attirer l’attention pour dissimuler d’autres mesures à venir. De la même manière, quand le FMI affirme qu’il reste de la marge pour augmenter les taux d’imposition des tranches supérieures de revenus, il semble que, devant le chaos que génèrent ses propres mesures, il doive faire semblant d’innover pour que sa politique soit soutenable… et suive le même chemin capitaliste. D’ailleurs, comme disait le rapport de l’ONU en 1999 déjà cité, il faut comprendre les politiques d’austérité bien plus comme un projet politique à échelle internationale.
La Commision des Droits de l'Homme a écrit:

L’ajustement structurel va au-delà de la simple imposition d’un ensemble de mesures macroéconomiques au niveau interne. Il est l’expression d’un projet politique, d’une stratégie délibérée de transformation sociale à l’échelle mondiale, dont l’objectif principal est de faire de la planète un champ d’action où les sociétés transnationales pourront opérer en toute sécurité. Bref, les programmes d’ajustement structurel (PAS) jouent un rôle de "courroie de transmission" pour faciliter le processus de mondialisation qui passe par la libéralisation, la déréglementation et la réduction du rôle de l’État dans le développement national.
Ibid : Effets des politiques d'ajustement structurel  sur la jouissance effective des droits de l'homme (pdf)

Le 9 octobre 2013, après la présentation du rapport Taxing Times du FMI, Michael Keen, directeur adjoint du département des finances publiques du FMI, déclara que l’Espagne « n’a pas eu suffisamment recours à la TVA » pour augmenter ses recettes. Il n’aura vraisemblablement pas suffit d’appliquer une hausse de TVA de 13 points, passant de 8 à 21% pour les secteurs de la Culture, des livres ou du matériel scolaire. Les Espagnols apprécieront l’attention particulière du FMI à ce propos. Après deux hausses brutales de l’impôt régressif le plus injuste, d’abord sous le gouvernement du parti dit socialiste (PSOE) et de la droite (PP) ensuite, les recommandations du FMI sont scandaleuses. Ils prétendent soigner la maladie en tuant le patient.

Dans son rapport fiscal d’octobre 2013, Le FMI, affiche une soudaine préoccupation pour réduire la dette publique aux niveaux d’avant la crise en 2007, sans pour autant reconnaitre que dans certains cas, et en Espagne en particulier, la dette publique s’est envolée précisément en conséquence du sauvetage bancaire. En guise de solution, le FMI revient à faire des propositions profondément injustes et erronées, tel l’impôt exceptionnel déjà mentionné de 10% sur l’économie des foyers. Dans son argumentaire, le FMI met en garde contre « les risques des alternatives » à cette proposition, tel que « la répudiation de la dette publique ». Un « risque » qui constituerait plutôt pour nous un premier pas vers une sortie de crise.

Depuis la Plateforme espagnole d’Audit Citoyen de la Dette, nous ne devons pas, nous ne payons pas, nous développons des activités afin que les citoyennes et citoyens puissent envisager des alternatives, définir des critères pour qualifier une dette illégitime et en refuser le paiement.
Jérome Duval et F. Martín
~ Traduction Jérôme Duval et Virginie de Romanet ~

Source originale de l'article : El FMI vuelve a cargar con recetas que provocan motines de hambre

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