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 Les Livres Conseillés sur le Nouvel Ordre Mondial

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MessageSujet: Les Livres Conseillés sur le Nouvel Ordre Mondial   Jeu 21 Nov - 8:07

Oliganarchy

Du groupe de Bilderberg au Bohemian Club,
entre les lobbies de Washington et de Paris, William Bergman,
un spin-doctor de la Maison-Blanche, travaille à l’élaboration du Nouvel ordre mondial,
parachèvement de la lutte des classes au bénéfice du Capital.




Oliganarchy
Auteur : Lucien Cerise
Broché: 198 pages
Editeur : Le retour aux sources (10 juin 2013)
Langue : Français
ISBN-10: 2355120501
ISBN-13: 978-2355120503
Prix : 17 €


Ingénierie sociale, reality building, crises provoquées dans tous les domaines, gouvernance par le chaos et l’anarchie, telles sont ses armes. Pendant ce temps, un Français déprimé commence à se réinformer sur Internet et à comprendre pourquoi il va si mal… et le monde également.

« La leçon la plus importante que William avait retenue de son père était la suivante. Depuis des siècles, les guerres entre peuples et nations servaient de paravent à une guerre beaucoup plus discrète, une guerre cognitive que les élites dirigeantes de toutes les époques et de tous les pays avaient déclarée aux populations qu’elles administraient. C’était une guerre parfaitement légitime, une guerre de survie. Les élites dominantes étant minoritaires par rapport à la majorité dominée, elles avaient toujours été menacées de disparaître sous la pression du nombre et des soulèvements populaires. Elles avaient donc le droit de se défendre, comme elles avaient le droit à la vie, ainsi que le stipulait l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. La meilleure défense étant l’attaque, elles étaient donc moralement fondées à mettre en pratique des frappes préventives sous la forme d’opérations psychologiques de manipulation visant à désarmer mentalement le peuple et à rendre ainsi impossible toute révolte ou révolution de sa part »


Source de l'article : Oliganarchy de Lucien Cerise disponible à la librairie

Lors d'un entretien mené par Maurice Gendre de Scriptoblog, Lucien Cerise a pu présenter son dernier roman (inspiré de faits réels) et en développer certains thèmes à l'aide d'utilisation d'exemples d'actualités, comme la loi Taubira, les rivalités entre services de renseignements américains et israéliens et ses conséquences dans l'affaire Snowden, la "guerre des monnaies" etc. Lucien Cerise défend notamment l'idée de nationalisme permaculturel, qui, selon lui, "consiste à accueillir tous les gens de bonne volonté sur un projet national commun : quelles que soient nos origines culturelles, religieuses ou ethniques. Notre intérêt à tous est de « prendre soin » de notre pays car c'est là que nous vivons, ici et maintenant.".

~ Oliganarchy : entretien d'actualité avec Lucien Cerise ~
Publiée le 20 nov. 2013 par agenceinfolibre

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MessageSujet: L’industrie du mensonge - relations publiques, lobbying et démocratie   Mer 5 Mar - 15:39

L’industrie du mensonge

Nul ne s’étonne plus aujourd’hui de voir un député européen exercer
comme avocat auprès des industries qu’il est censé réglementer.



L’Industrie du mensonge
Relations publiques, lobbying & démocratie

Auteurs :  Sheldon Rampton et John Stauber
Format papier : 432 pages (11 x 18 cm)
Editeur : Agone
ISBN : 9782748901573
Prix : 14.00 €


En examinant le monde des lobbyistes, ce livre dévoile l’ampleur des manipulations pour transformer l’« opinion publique » et conforter les intérêts des grands groupes industriels. Des espions aux journalistes opportunistes, en passant par des scientifiques peu regardants et de faux manifestants, l’industrie des relations publiques utilise tous les canaux possibles pour que seule puisse être diffusée l’information qui arrange ses clients, gouvernements et multinationales, producteurs d’énergie nucléaire ou de tabac, de technologies polluantes, etc. À ceux qui utilisent les méthodes du lobbying pour redresser les injustices sociales, protéger l’environnement, promouvoir les droits des minorités, défendre les travailleurs ou œuvrer pour le bonheur de leur communauté, nous avons voulu montrer que c’est une illusion de croire que ces techniques sont « neutres ». Même si toutes les organisations écologistes du monde mettaient leurs ressources en commun, elles ne disposeraient jamais d’un budget de relations publiques équivalent à celui d’un seul fabricant de pesticides décidé à défendre ses intérêts.

Une rapide recherche internet montre que le terme de lobbying a largement perdu sa connotation négative pour devenir synonyme de persuasion efficace. Les techniques qui étaient réservées aux grandes industries toxiques se sont "démocratisées" et institutionnalisées. C’est peu dire qu’entre la publication du livre de Stauber et Rampton, en 1995 aux États-Unis, et sa réédition française en 2012, "l’industrie du mensonge" qu’il décrit a conquis ce coté-ci de l’Atlantique. Cette édition est d’ailleurs complétée par des exemples issus de notre coté de l’océan. S’il ne fallait qu’une raison de se plonger dans le livre de John Stauber et Sheldon Rampton, celle-ci devrait suffire.

Les auteurs font remonter les origines de l’industrie aux bateleurs du XIXe siècle dont le bagou et surtout la naïveté de leurs contemporains assuraient les revenus. Dans les années 1830, la multiplication des journaux populaires à bas prix fait naitre la publicité déguisée, puis les premiers attachés de presse, chargés de placer des articles pour leurs commanditaires. Les maitres mots de l’époque : "bouteilles, blondes et bakchich". Vers la fin du siècle cependant, les entreprises se rendent comptent qu’il ne suffit pas de faire parler de soi, il faut contrôler l’opinion, se construire une image... Les pionniers s’appellent Ivy Lee, qui eût la rude tache de rendre sympathique les "barons voleurs", George Creel, chargé de vendre l’entrée dans la Grande Guerre aux américains, ou Edward Bernays, neveu de Freud et inventeur de la "fabrication du consentement". Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les lobbyistes vont connaitre un premier âge d’or. Le livre détaille les faits d’arme de l’industrie des relations publiques au profit de leurs clients les plus iconiques : l’industrie du tabac, l’énergie nucléaire, les stations d’épuration et les dictatures sud-américaines.

La seconde partie du livre présente les méthodes des lobbyistes. Le montage de vraies opérations secrètes en fait partie, du simple espionnage de militants jusqu’à la manipulation pure et simple comme lorsque Nestlé parvint après plusieurs années d’effort à diviser la coalition de 700 organisations civiles et religieuses qui contestaient ses pratiques commerciales dans les pays pauvres. Rafael Pagan et Jack Mongoven qui ont mené cette dernière opération ont ensuite mis leurs talent au service de Shell pour qui ils créèrent de toute pièce un regroupement d’ecclésiastiques sud-africains. US Surgical, une entreprise qui avait recours aux tests sur les animaux alla jusqu’à organiser un attentat contre son PDG pour discréditer ses opposants !
(...)

Sources de ce post :
L’industrie du mensonge - relations publiques, lobbying et démocratie
Les grosses et petites ficelles de "L’industrie du mensonge"

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MessageSujet: Le Grand Echiquier, l'Amérique et le reste du monde   Mer 2 Avr - 11:59

Le Grand Echiquier,
l'Amérique et le reste du monde


Très proche de l’exécutif américain,
ancien conseiller à la sécurité de la présidence des Etats-Unis,
expert fort écouté du Center for Strategic and International Studies,
membre du très influent Counsil on Foreign Relations,
Zbigniew Brzezinski est loin d’être un personnage de second rang



~ « Le Grand Échiquier » de Zbigniew Brzezinski ~

Paru en 1997, ce livre a très peu vieilli et se lit avec le plus grand intérêt. Brzezinski a été conseiller de Carter pour les relations internationales et définit, dans ce livre synthétique, ce que doit être la politique américaine sur l'échiquier mondial. Dans son inspiration, on retrouve un idéalisme très américain : les USA ont pour mission d'assurer la paix mondiale. Cet objectif n'est pas entièrement désintéressé et l'idéalisme se teint très vite d'un réalisme qui n'évite le cynisme que par la franchise avec laquelle il est avoué : la suprématie américaine ne peut pas durer éternellement et il s'agit de mettre en place les piliers d'un ordre mondial dans lequel les USA conserveraient une place centrale, malgré le fait que d'autres pays les rejoindraient comme grandes puissances (« Puisque la puissance sans précédent des Etats-Unis est vouée à décliner au fil des ans, la priorité géostratégique est donc de gérer l'émergence de nouvelles puissances mondiales de façon à ce qu'elles ne mettent pas en péril la suprématie américaine »).

Toutes ces puissances émergentes se trouvent, selon l'auteur, sur le « continent eurasien ». Cet espace géographique comprend tout les territoires compris entre Lisbonne et Tokyo, en passant par Berlin, Moscou, Tashkent, Pékin, New Dehli. C'est là que se jouent l'avenir du monde et la primauté des USA. Ce continent est découpé pour l'analyse en quatre zones : l'Europe de l'ouest, la Russie, les balkans asiatiques (les pays du Caucase, les républiques musulmanes détachées de l'ex-URSS, l'Ukraine), l'Asie (Chine, Japon, Inde). Les relations et intérêts des USA sont donc passés en revue dans chacune de ces zones. C'est extrêmement éclairant, car Brzezinski décrit très directement les intérêts américains, sans les déguiser, même s'il passe sous silence les moyens employés à leur service. Que cache en effet une phrase telle que : « Il est peu probable que l'Amérique, parce que c'est une démocratie, souhaite s'engager de manière permanente dans la tâche difficile, absorbante et coûteuse que représente le fait de gérer l'Eurasie par le biais de manipulations et de manoeuvres politiques constantes... »
Zbigniew Brzezinski a écrit:

« si l'on souhaite élaborer les règles d'action géostratégiques de l'Amérique [...] deux étapes sont nécessaires pour ce faire :

en premier lieu identifier les Etats possédant une réelle dynamique géostratégique et capables de susciter un bouleversement imoprtant dans la distribution internationale du pouvoir. Dans le même mouvement, déchiffrer les priorités que se fixent, en matière de politique étrangère, les élites des pays concernés et envisager les conséquences qu'auraient leurs efforts pour atteindre ces objectifs ; identifier les Etats les plus sensibles du point de vue géopolitique, ceux qui, par leur situation géographique ou du simple fait de leur existence, peuvent avoir des effets catalyseurs sur des acteurs géostratégiques plus importants ou sur les conditions régionales.

En second lieu, formuler des politiques spécifiques pour contrebalancer les effets néfastes des politiques initiées par ces Etats ; définir les moyens de les associer ou de les contrôler, de façon à préserver et à promouvoir les intérêts vitaux des Etats-Unis ; élaborer une réflexion stratégique globale qui intègre et harmonise, à l'échelle planétaire, les diverses politiques régionales des Etats-Unis. »



Quel type d'unité européenne a les faveurs de l'Amérique et comment l'encourager ?

La réponse vient très vite : « l'Europe deviendrait, à terme, un des piliers vitaux d'une grande structure de sécurité et de coopération, placée sous l'égide américaine et s'étendant à toute l'Eurasie. [...] Si l'Europe s'élargissait, cela accroîtrait automatiquement l'influence directe des Etats-Unis.  [...] l'Europe de l'Ouest reste dans une large mesure un protectorat américain et ses Etats rappellent ce qu'étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires ». L'auteur reconnaît que la France a (avait !) un projet européen différent, qui vise à rendre l'Europe indépendante de l'Amérique. Il fait cependant confiance à l'Allemagne (et à ce chef d'oeuvre américain qu'a été l'élargissement intervenu depuis), pour replacer l'orbite européenne sous influence américaine : « Pour favoriser la construction européenne, l'Allemagne, en gage de bonne volonté,a laissé s'exprimer la fierté française, mais, soucieuse de la sécurité européenne, elle s'est refusée à suivre les yeux fermés ses orientations. Elle a continué à défendre ses convictions propres et, donc, le rôle central des Etats-Unis dans la sécurité du continent ». La politique actuelle d'Angela Merkel confirme, presque dix ans après, la validité de cette analyse. A terme, Brzezinski est tout disposé à reconnaître que les vues françaises sont les seules réalistes : l'Europe si elle doit exister comme entité viable doit pouvoir être traitée à parité avec les Etats-Unis. Il reste que cet objectif concédé ne l'est qu'à terme, et que d'ici là la France devra avaler de nombreuses couleuvres, ou, plus surement, devenir telle que toute envie de parité lui soit finalement passée : l'élargissement continu de l'Union européenne fait tout pour que la voix française ssoit entendue chaque jour plus faiblement.

Les exhortations de Brzezinski à une parité Europe-Etats-Unis sonnent comme un aveu que la politique actuelle de l'Amérique à l'égard de l'Europe va exactement en sens inverse : « En aucun cas, l'Amérique ne devrait donner l'impression que sa préférence va à une association relativement lâche formée par le plus grand nombre possible d'Etats européens. En paroles comme en actes, il est important qu'elle rappelle sa volonté de traiter un jour d'égal à égal avec l'Union européenne, sur toutes les questions de politique et de sécurité internationale, et qu'elle ne la considère pas comme un marché commun régional, constitué de pays liés aux Etats-Unis par l'OTAN ». De façon générale, les idées généreuses dans cet ouvrage sont pour plus tard, le cynisme est pour tout de suite. Une telle bonne volonté est assez rapidement démentie par des notations telles que celle-ci : « La France n'est assez forte ni pour faire obstacle aux objectifs géostratégiques fondamentaux de l'Amérique en Europe, ni pour construire une Europe à ses vues. De ce fait, ses particularismes et même ses emportements peuvent être tolérés ».
Qu'est-ce que l'Europe à l'heure américaine ?

L'objectif est double : il faut d'abord neutraliser les querelles des pays de la zone dont aucun n'est assez fort pour s'imposer aux autres et qui, sans la tutelle américaine risqueraient de tomber dans des conflits incessants ; l'Europe de l'ouest ainsi stabilisée et neutralisée a pour rôle, via l'Union européenne pour les aspects politico-économiques et via l'OTAN pour les aspects militaires, de bloquer la Russie dans ses frontières et de restreindre au maximum son influence, jusqu'en Ukraine et dans les pays proches. Les USA sont si certains de leur influence au sein de l'Union européenne que Brzezinski peut écrire que « tout état en position d'entreprendre des discussions avec l'Union européenne et invité à les poursuivre devrait être regardé comme bénéficiant d'une protection de facto de l'OTAN. »

De fait, de nombreuses pages sont consacrées à décrire le calendrier d'entrée de différents pays européens dans l'UE, puis dans l'OTAN, depuis les pays baltes (c'est fait depuis), jusqu'à l'Ukraine, les discussions existent à ce sujet. Et l'entrée de la Russie dans l'OTAN est explicitement rejetée car cela lui permettrait de regagner de l'influence par rapport à ses voisins, dont il importe au contraire de la couper. Pour la Turquie, ce n'est pas par rapport à la Russie que l'intégration à l'UE est jugée nécessaire, c'est parce que la Turquie doit servir de rempart à l'Iran islamiste et parce que cette intégration permettra d'obtenir l'accord de la Turquie nécessaire à l'extension de l'OTAN aux pays de l'Europe de l'est. Ainsi, « l'Amérique devrait-elle user de son influence en Europe pour soutenir l'admission éventuelle de la Turquie au sein de l'UE, et mettre un point d'honneur à la traiter comme un Etat européen. »
L'avenir de la Russie

Toute l'ambiguité des politiques américaines se retrouve donc dans cet ouvrage. Ainsi, avec quelle légèreté l'auteur propose-t-il, comme avenir pour la Russie, qui vient déjà de perdre une part importante de son territoire et de ses populations, une partition en trois Etats : « une Russie européenne, une république de Sibérie et une république extrême-orientale ». On voit bien l'idée : la Russie européenne adhèrerait à l'Union européenne et serait ainsi neutralisée, tandis que la Sibérie et la république extrême orientale pourraient soit tomber sous influence américaine ou servir de monnaie d'échange dans des discussions avec la Chine ou l'Iran. Quelle légèreté ! Imagine-t-on un auteur européen écrire que pour résoudre le problème hispanique aux USA il conviendrait d'unir au Mexique, la Californie, le Texas et l'Arizona, dans une confédération des Etats de l'amérique nord-hispanique ?! La différence est que l'auteur européen serait bien en peine d'avoir une quelconque influence en ce sens, alors que les USA s'attellent tous les jours à appliquer ce programme.
(...)

Source (extraits) de l'article : Le grand échiquier, l'Amérique et le reste du monde, de Zbigniew Brzezinski

Dans cette conférence, Michael Ruppert propose un décryptage du livre de Zbigniew Brzezinski,
intitulé "Le grand échiquier", paru en 1997. En effet, Brzezinksi y affirmait qu'un nouveau "Pearl Harbour"
serait nécessaire aux USA pour justifier aurpès de l'opinion publique les projets militaires et impérialistes américains.



Michael Ruppert - Le grand échiquier de... par jackyshow38
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

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MessageSujet: Aux origines du carcan européen   Mar 20 Mai - 15:01

Aux origines du carcan européen
La France sous influence allemande et américaine


Le présent ouvrage décrit, sources à l’appui, la stratégie, depuis le début du xxe siècle,
d’effacement du grand capital français devant ses deux grands alliés-rivaux hégémoniques,
l’Allemagne et les États- Unis, si précieux boucliers sociopolitiques



~ Les origines du carcan européen (la France sous influence allemande et américaine) ~
Auteure : Annie Lacroix-Riz
Coédition : Delga-Le temps des cerises
Référence : 978-2-915854-63-3
Prix : 15 euros


Annie Lacroix-Riz fait penser à Eric Hobsbawm le géant anglais de l’histoire, spécialiste des nations et du nationalisme. Un exemple : en 1994 ce savant écrit « L’Age des extrêmes », un livre qui vous cloue à la vérité, sans doute comme Archimède à l’instant de crier « Eureka ». Pour Hobsbawm, le XXe siècle n’a pas duré cent ans mais rien que soixante quinze, de 1914 à 1991. Avant la « Grande guerre », le XIX e achève son temps en piétinant son successeur, et après la « Guerre du Golfe », le XXIe est déjà à l’appel. L’historien anglais est fâché avec les calendriers même s’il a sa façon de les remettre à jour. Et qu’est-il arrivé à ce bouquin qu’on doit toujours tenir dans sa valise en cas d’exode ? En France rien. Il a fallu que Le Monde Diplomatique se mobilise pour qu’Hobsbawm soit traduit et édité par Complexe. A Paris, la camarilla qui tient la publication des livres d’histoire n’entendait pas livrer le point de vue de ce britannique. Pour eux disqualifié puisque marxiste, donc paléo et forcément complice du Goulag.

Annie Lacroix-Riz vit la même aventure au sein même d’une « communauté » réduite au caquet, celle de nos historiens officiels qui écrivent leurs œuvres en direct à la télévision, assis sur les genoux de BHL. En général ils ont un passé de durs militants du PCF et, comme tous les convertis, sont devenus des Savonarole. Tant pis, la chercheuse a une bonne réputation sur le reste de la planète et chez les anglo-saxons, même auprès de ses confrères les plus réacs. Ce que ces chercheurs apprécient c’est la capacité de travail de cette dame qui mange un sandwich dans les archives et finit par y dormir. Elle lit tout dans toutes les langues, avec Lacroix-Riz nous sommes dans la brutalité des faits, ses citations font des ses lecteurs les témoins de l’histoire. Elle vient de publier un livre dont, soyez en certains, vous n’entendrez jamais parler : « Aux origines du carcan européen (1900-1960) » aux éditions Le Temps des Cerises et aux éditions Delga. En cette période où l’on nous demande de voter sur le sujet, ses mots ont un sens. Rappelons-nous le postulat, celui qui justifie l’Union comme une évidence : « L’Europe c’est le moyen d’éviter la guerre »… En quelques phrases Lacroix-Riz fait règle son sort au slogan en rappelant les guerres Yougoslaves, les divisions violentes et aujourd’hui l’Ukraine qui est un drame exemplaire. Son ressort est toujours le même, pour avancer leurs intérêts les États-Unis continuent d’utiliser l’Europe comme un outil. Cette fois pour combattre la Russie.

~ Kerry, Obama, Poutine : Le cinglé, le démagogue et l’ex-colonel du KGB (Edward S. Herman, Global Research) ~

Le travail de l’historienne remonte à la source de ce schéma, de ce qu’on pourrait appeler « Euramérique ». Car, cette Europe d’aujourd’hui, sa larve, ou son œuf, est bien plus ancienne que les mano à mano de De Gaulle ou Mitterrand avec les chanceliers Allemands. Au terme de ce livre, bilan des recherches : l’Europe n’est rien d’autre qu’une succession d’ententes opportunes entre les grands groupes financiers Allemands et Français, avec les États-Unis qui veillent au respect du contrat de mariage. D’abord une idylle cachée, au plus rude de la guerre de 1914. Un conflit qui va faire tuer les hommes mais prospérer l’industrie. Ainsi nous rappelle Lacroix-Riz, en août 1914, après l’entrée des Allemands à Briey, fut pris un accord secret de « non bombardement » des établissements de Monsieur de Wendel. Des pancartes « à protéger » furent même apposées afin qu’un bidasse casqué à pointe ne vienne entamer le patrimoine sacré de cette famille. Autre exemple d’entente très cordiale, celui d’Henry Gall et de son trust chimique Ugine. Celui-ci, par l’intermédiaire de son usine suisse de La Lonza, fournira à l’Allemagne toute sa production électrique et les produits chimiques nécessaires à la fabrique d’armes terribles comme la cynamide. Entre firmes, pendant la guerre la paix continue.

Autre démonstration de cette stratégie transfrontière, la mise à mal du traité de Versailles. Ce dernier, qui mettait fin à la guerre de 1914 et contraignait l’Allemagne à des sanctions, est consciencieusement saboté par les États-Unis qui redoutent « l’impérialisme » d’une France trop forte et trop laïque. Le 13 novembre 1923 Raymond Poincaré est contraint de céder à la pression de Washington. Le deal est le suivant : vous vous retirez de la Ruhr, vous acceptez un Comité d’experts et de financiers Américains, et nous cessons de spéculer contre votre franc. C’est le Secrétaire d’État Hugues qui présente cet ultimatum au nom du banquier JP Morgan, cette même banque que nous trouvons aujourd’hui à la source de crise financière mondiale. Dans cet ukase d’outre Atlantique on retrouve la main de l’ombre qui, petit à petit, va modeler l’Europe telle quelle est.

~ Les Français occupent la Ruhr (11 janvier 1923) ~

Une anecdote, en août 1928, quand Raymond Poincaré propose à Gustav Stresemann, le ministre Allemand des affaires étrangères (qui fut brièvement chancelier 1923) de faire un « front commun » contre « la religion américaine de l’argent et les dangers du bolchevisme », c’est un refus. Pour Lacroix-Riz, Stresemann est un « père de l’Europe » trop méconnu, le pion des banques de Wall Street, et justement de JP Morgan ou Young. En 1925, lors de la signature du pacte de Locarno, qui redessine l’Europe d’après guerre, c’est le même Stresemann que Washington adoube comme grand architecte, tandis qu’Aristide Briand et la France sont assis à la pointe de fesses sur un strapontin. Stresemann signe ce qu’il qualifie secrètement de « morceau de papier orné de nombreux cachets ». Le gouvernement du Reich a déjà signé des accords secrets avec les nationalistes étrangers, amis. Stresemann sait que ce Pacte est obsolète de naissance. Pourtant « Locarno », alors qu’Hitler pousse les portes, restera dans les discours des partis de droite et ceux des Ligues, le mot sacré. Un synonyme de paix alors qu’il n’est qu’un masque du nazisme.

La France ayant desserré son emprise sur la Ruhr, il est alors temps de signer la vraie paix, celle des affaires. C’est la naissance de « L’entente internationale de l’acier », qui donnera le « Pool charbon-acier », c'est-à-dire notre Europe made in banques. L’Allemagne obtient 40,45% de l’Entente, la France 31,8% : la guerre est finie et une autre peut commencer. Et elle vient. En 1943 les États-Unis et l’Angleterre mettent au point le « statut monétaire » qui devra être mis en place dès le conflit terminé. Le vainqueur (les États-Unis) « imposera aux nations adhérentes l’abandon d’une part de leur souveraineté par fixation des parités monétaires ». Ce souhait a mis un peu de temps se réaliser mais, avec les rôles joués aujourd’hui par les agences de notation et l’obligation qu’ont les États d’Europe de n’emprunter que sur le marché privé, le plan est finalement respecté.

Le 12 juillet 1947 s’ouvre à Paris la « Conférence des seize ». Les canons nazis sont encore chauds quand l’Allemagne et les États-Unis pleurent à nouveau sur le sort de la Ruhr. Si bien qu’en marge de la Conférence, Anglo-américains et Allemands tiennent des réunions parallèles afin de faire la peau aux désirs de la France. Pour une fois Paris tient bon. Furieux, les Américains envoient un émissaire afin de « réécrire le rapport général de la Conférence ». Dans le bon sens. En particulier six points sont dictés par Clayton, le Secrétaire d’État au Commerce. Ils résument le programme commercial et financier mondial, et donc européen, de Washington. Les États-Unis exigent la mise en place d’une « organisation européenne permanente chargée d’examiner l’exécution du programme européen ». Ce machin sera l’OECE. Il préfigure « notre » Europe. Et Paul-Henri Spaak, premier président de l’Organisation Européenne de Coopération Économique, n’est qu’un greffier appliquant les consignes américaines.

~ Discours de Paul-Henri Spaak (Washington, 28 septembre 1948) ~

Quant aux héros que nous célébrons, scrutin européen oblige, « les pères de l’Europe », à la lecture de Lacroix-Riz on n’a guère envie d’être leurs enfants. Jean Monnet ? D’abord réformé en 1914, marchand d’alcool pendant la Prohibition, fondateur de la Bancamerica à San Francisco, conseiller de Tchang Kaï-Chek pour le compte des Américains. Puis, à Londres en 1940, Monet refuse de s’associer à la France Libre pour, en 1943, devenir l’envoyé de Roosevelt auprès du général Giraud… Voilà un homme au profil idéal pour mettre sur pied une Europe libre. Dans ce jeu de famille vous voulez un autre « Père » ? Voilà Robert Schuman, autre icône. Un détail de la vie du héros suffit à le qualifier : à l’été 1940 il vote les pleins pouvoirs à Pétain et accepte en bonus d’être membre de son gouvernement. Après guerre, Schuman sera mis en pénitence, ce qui est une pratique ordinaire pour un si bon catholique. Puis, le passé oublié, il va pousser à la roue d’une Euro-Amérique : capitaliste, chrétienne se développant sous la serre de l’OTAN.

Avant le scrutin « européen » du 25 mai prochain, il reste assez de temps pour lire « Aux origines du carcan européen », un livre qui laisse le roi nu. Ceux qui, comme François Hollande, sont convaincus que « Quitter l’Europe c’est quitter l’histoire », pourront constater que le Président dit vrai. Quitter une histoire écrite par les banquiers américains.
Jacques-Marie Bourget
Source de l'article :
Les piètres fondateurs de l’Europe, ces héros que nous célébrons, scrutin européen oblige via Le Blog de Résistance 71

Annie Lacroix-Riz: Aux origines de l'Europe


Ajoutée le 24 mai 2014 par agenceinfolibre

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