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 Est-il possible de réformer la NSA ?

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Golden Awaken
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MessageSujet: Est-il possible de réformer la NSA ?   Lun 4 Nov - 14:49

Est-il possible de réformer la NSA ?

Barack Obama a promis de ne plus écouter les conversations téléphoniques
du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale
, dont les sièges se trouvent à Washington.




Le président US a ordonné à la NSA de se déconnecter des lignes de ces deux principales institutions financières internationales. La Maison Blanche n'a pas toutefois communiqué depuis combien d'années durait la surveillance. Cela peut paraître étonnant, mais les responsables de l'administration n'emploient pas les verbes au passé lorsqu'ils parlent de la NSA. Ils n'utilisent que le présent ou le futur, comme si le scandale d'espionnage de l'agence n'avait pas eu lieu. La Maison Blanche insiste sur des réformes radicales qui devraient affecter l'agence d'espionnage électronique. Ses adversaires croient que cela se réduira à des retouches cosmétiques.

La commission du renseignement du Sénat a approuvé un projet de loi sur la réforme de la NSA. Le document prévoit l'interdiction d'intercepter massivement des communications téléphoniques et des courriels. La collecte de données sur ces communications n'est autorisée que sous certaines conditions. Pourtant ces « conditions » seront définies par les représentants de l'agence elle-même. Les adversaires du projet au Sénat préparent leur propre projet interdisant la surveillance massive et n'autorisant que de rares interceptions ayant un fondement juridique rigoureux. Quant à la Maison Blanche, il paraît qu'elle passe à la contre-offensive, en tenant des propos d'après lesquels la NSA n'aurait rien fait d'extraordinaire mais qu'elle aurait légèrement franchi la barre servant de fil rouge aux représentants de l'administration. Selon eux, les médias ont fait éclater un scandale qui dénature les faits. C'est notamment ce qu'a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry au cours d'une conférence vidéo lors du sommet international Open government à Londres.
John Kerry a écrit:

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


« Nous avons réussi à prévenir des chutes d'avions, des explosions de maisons et des meurtres puisque nous avons appris ces projets à l'avance ».« Je tiens à vous assurer que les droits des innocents n'ont pas fait l'objet d'abus. Nous ne faisons que collecter des informations. Je suis d'accord que parfois, nous sommes allés trop loin, de façon exagérée. Aussi le président se propose-t-il d'éclaircir la situation. On passe en revue nos actions pour que les droits de chacun ne soient pas dévoyés ».
~ US surveillance has gone too far, John Kerry admits ~

Néanmoins, M. Kerry n'a cité aucun exemple concret de prévention des attentats terroristes grâce à l'espionnage global de la NSA. L'avocat, blogueur et journaliste Glenn Greenwald, le premier à avoir publié les révélations d'Edward Snowden, estime que de tels exemples n'existent pas. Il a rappelé que les services secrets des Etats-Unis ne sont même pas parvenus à prévenir l'attentat de Boston du 15 avril. Selon lui, la NSA est passionnée par la collecte de données pour le plaisir du processus. Elle en a amassé tant que cela est devenu contre-productif. Greenwald compare la situation aux recherches d'aiguilles dans une fabrique d'aiguilles dont les locaux sont remplis de foin.
Glenn Greenwald a écrit:

« Plus les informations sur les gens innocents collectées par la NSA sont nombreuses, plus contre-productive devient son activité. Plus minces deviennent ses possibilités de prévenir des attentats terroristes. Ils ont collecté tant d'informations qu'ils ne savent plus ce qu'ils ont. Ils ne sont plus en mesure de la traiter, de synthétiser des milliards d'unités d'information et d'en tirer des conclusions indispensables ».

La possibilité de réformer l'appareil de la NSA est une grande question. Personne ne s'attend certes à ce que la réforme de la NSA soit radicale : nul pays ne se livre à de telles réformes des services de renseignement. Pourtant il est tout à fait possible de mesurer ses appétits et ses activités incontrôlées de la part de l'administration. Ceci à condition d'avoir de la volonté politique. Il est difficile de dire jusqu'où iront ces réformes. Car c'est l'administration d'Obama qui a embrayé le pilote automatique pour la NSA. Selon le service d'études du Congrès américains, à la fin des années 1990, les sommes assignées au renseignement (CIA, Pentagone, NSA, département d'Etat et autres) s'élevaient à 25-30 milliards de dollars. Maintenant, elles ont presque triplé pour atteindre 78 milliards. Il est difficile de s'arrêter net ayant un tel financement.

Andreï Fedyachine
Source de l'article : Est-il possible de réformer la NSA ?



Source Infographie : ~ Comprendre le programme "Prism" ~



Dernière édition par Golden Awaken le Jeu 7 Nov - 11:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Les implications politiques des révélations sur la NSA   Jeu 7 Nov - 11:33

Les implications politiques des révélations sur la NSA

La crise qui a éclaté suite aux dernières révélations sur la NSA,
l’agence de sécurité nationale américaine, découle de la peur profonde qui règne au sein
de l’élite dirigeante quant aux conséquences politiques de ces révélations
qui s’accumulent concernant son appareil mondial d’espionnage.




De manière prévisible, de hauts dirigeants du gouvernement Obama ont utilisé le prétexte du 11 septembre pour justifier les programmes et dénoncer ceux qui les ont dévoilés, avant tout l’ancien employé de la NSA devenu lanceur d’alertes, Edward Snowden. Leur véritable inquiétude n’est pas que des terroristes puissent savoir ce que fait le gouvernement américain, mais que le peuple américain ainsi que de larges couches de la population mondiale commencent à voir ce que fait le gouvernement américain. Que reste-t-il de la base politique et idéologique de l’ordre capitaliste aux États-Unis? Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement américain a cherché à se présenter comme le dirigeant du «monde libre», le soi-disant champion des droits démocratiques et de la liberté individuelle.

~ Le NDAA & l'EEA : Plein Pouvoirs aux Militaires (Global Research) ~
Publiée le 28 avril 2012 par GoldenAwaken
Pour aller plus loin : USA, Obama, NDAA et la dérive totalitaire

Il est maintenant démasqué comme l’auteur d’une opération de type État policier à l’échelle mondiale impliquant la surveillance illégale des communications de centaines de millions de personnes. Grâce à ses vastes banques de données, le gouvernement américain peut déterminer les liens politiques et sociaux de pratiquement tout individu. C’est en violation flagrante des libertés fondamentales, d’expression, d’opinion politique et de droit à la vie privée, inscrites dans la constitution américaine et la charte des droits. Le gouvernement Obama met en œuvre un «pivot vers l’Asie», une réorientation géostratégique visant à contenir l’influence grandissante de la Chine dans le Pacifique et au-delà. Il a systématiquement cité le soi-disant cyber-espionnage chinois pour justifier sa politique militariste agressive. La révélation la semaine dernière qu’il existe des «postes spéciaux d’écoutes» conjointement dirigés par la CIA et la NSA en Asie et partout dans le monde montre clairement que ce sont les États-Unis, et non la Chine, qui posent la principale menace aux droits démocratiques des peuples.

~ Notes sur l’anatomie de la NSA : eh oui, “tout ça pour ça” ~

Et qu’en est-il de la «guerre à la terreur»? Les responsables américains continuent d’invoquer les événements toujours inexpliqués du 11 septembre 2001 pour justifier le moindre acte d’agression et la moindre attaque sur les droits démocratiques. Jeudi dernier, le secrétaire d’État américain John Kerry a soutenu, en réponse aux dernières révélations sur la NSA et sans offrir la moindre preuve, que «nous avons effectivement pu éviter des crashs d’avions, des explosions de bâtiments, et des assassinats parce que nous avons pu prendre connaissance des plans à l’avance». Kerry ment. Mais il parle pour un gouvernement et une classe politique qui ment continuellement et sans retenue. Lors d’un témoignage devant le Congrès américain la semaine dernière, le directeur de la NSA, le général Keith Alexander, et le directeur du renseignement national, James Clapper, ont défendu de manière effrontée tous les programmes d’espionnage, insistant qu’ils sont tous essentiels à la lutte contre Al Qaïda et d’autres groupes terroristes. Ceux qui dévoilent les programmes d’espionnage, ont-ils soutenu, mettent en danger la «sécurité nationale», menacent des vies américaines et aident l’ennemi.

Mais du même souffle, Clapper a défendu la mise sous écoute des dirigeants de gouvernements alliés des États-Unis comme la chancelière allemande, Angela Merkel, pour un motif aucunement lié à la «guerre à la terreur». Il y a de nombreuses raisons stratégiques, a dit Clapper, pour lesquelles Washington doit savoir ce que pensent et disent les alliés des États-Unis. Ces raisons, que Clapper n’a pas daigné développer, ont trait aux objectifs d’hégémonie mondiale de l’impérialisme américain. Pas un seul membre du Congrès, qu’il soit démocrate ou républicain, n’a relevé les contradictions flagrantes entre ce que les deux chefs de l’espionnage ont dit à un moment donné et ce qu’ils ont dit l’instant suivant. Le système politique dans son ensemble a été pris la main dans le sac en train de mener une vaste conspiration contre les droits démocratiques de la population. La mise en avant d’Obama, le premier président afro-américain, visait à donner une certaine couverture à la classe dirigeante tandis qu’elle poursuit ses politiques impopulaires. Le «candidat du changement», celui dont l’élection a été qualifiée de «transformatrice» par les organisations de la pseudo-gauche qui font la promotion du Parti démocrate, est allé bien plus loin que son prédécesseur, Georges W. Bush, dans la suppression des droits constitutionnels fondamentaux.

Lorsque le premier scandale important de la NSA a éclaté sous Bush, le programme démasqué (connu sous le nom de «Programme de surveillance des terroristes») était d’une ampleur beaucoup plus limitée que plusieurs des programmes dévoilés au cours des cinq derniers mois par Snowden. L’article du New York Times de décembre 2005 détaillait un programme, mis en place après le 11 septembre 2001, qui impliquait la surveillance sans mandat de «centaines, voire milliers» de courriels et d’appels téléphoniques d’individus à l’intérieur des États-Unis qui communiquaient avec des supposés terroristes outre-mer. En réponse à ces révélations, Bush s’était senti obligé d’insister qu’aucune surveillance des communications n’avait pris place à l’intérieur du pays sans mandat. Même avant sa divulgation publique, le programme était suffisamment controversé pour créer des fissures au sein même du gouvernement Bush, y compris la révolte interne en 2004 du procureur général John Ashcroft et de son adjoint, James Comey.

~ Le programme Stellar wind S/T ~
Publiée le 29 août 2012 par hussardelamort
Pour aller plus loin : Le programme Stellar wind de la NSA

Avec la pleine collaboration du Parti démocrate, le gouvernement Bush a opéré un changement tactique suite aux révélations sur la NSA. Le Programme de surveillance des terroristes a pris fin en 2007 et le gouvernement a dit à la population que l’espionnage sans mandat était terminé. Toutefois, dans le dos du peuple, on mettait en place les fondations de programmes d’espionnage bien plus vastes. Le Congrès a adopté la loi FISA de 2008 pour accorder une immunité rétroactive aux compagnies de télécommunications et modifier la Loi sur la surveillance extérieure (Foreign Intelligence Surveillance Act) afin de fournir une couverture pseudo-légale aux programmes d’espionnage. Alors candidat présidentiel, Barack Obama, qui devait prendre le pouvoir six mois plus tard, faisait partie de ceux à avoir voté en faveur du projet de loi. Le chef de la NSA sous Bush, Michael Hayden, devait noter plusieurs années plus tard que sous Obama, et avec la nouvelle loi en place, «la NSA s’est fait donner des pouvoirs pour faire plus de choses que j’étais autorisé à faire avec l’autorisation spéciale du président Bush».

L’une des révélations les plus importantes de la semaine dernière, et possiblement la plus importante de Snowden à ce point-ci, est l’existence d’un programme de la NSA qui récolte secrètement en masse toutes les communications de Google et de Yahoo. Les communications personnelles de millions de citoyens américains, et d’une portion importante du reste du monde, sont surveillées, fouillées et stockées par la NSA sans mandat ni même un semblant de contrôle judiciaire. Tout cela est ouvertement inconstitutionnel. Obama lui-même est coupable d’infractions clairement passibles de destitution, non seulement l’espionnage, mais aussi l’assassinat extrajudiciaire de citoyens américains et d’autres crimes. Toutefois, pas un membre de l’establishment politique ne suggère de mettre fin aux programmes de la NSA ou de traduire les responsables en justice. Les législateurs discutent encore d’une façon de fournir un semblant de «transparence» aux activités illégales, Kerry y allant de la suggestion qu’un effort soit entrepris pour «tirer au clair pour la population» ce qui se passe. C’est absurde. Les gens sont choqués, outrés et effrayés justement parce qu’ils ont appris ce qui se passe.

~ Les renseignements européens et la NSA collaborent pour espionner en masse la population européenne ~

L’effondrement des droits démocratiques aux États-Unis reflète un gouffre social profond et insurmontable entre une aristocratie financière parasitaire et les travailleurs, la grande majorité de la population. Ceux qui dictent les politiques du gouvernement voient partout autour d’eux des ennemis, potentiels et réels. Sur la base de la spéculation et de la fraude, une mince couche a accumulé des richesses sans précédent. L’inégalité sociale est plus grande que jamais. La semaine dernière par exemple, au milieu de profits records pour les entreprises et d’un flux continu d’argent de la Réserve fédérale vers Wall Street, l’aide alimentaire de base aux États-Unis, le coupon alimentaire, a été fortement réduite, touchant plus de 47 millions de personnes. De plus importantes coupes sont à venir.

La capacité de la classe dirigeante de garder le contrôle par ses structures idéologiques et politiques traditionnelles est en train de s’effriter. L’apparition d’individus tels que Snowden et Manning reflète en soi des changements qui prennent place de manière plus large. Ce qui prend naissance au sein de larges couches de la population c’est un sentiment de dégoût et d’hostilité envers tout le système, un sentiment pré-révolutionnaire.

Joseph Kishore
Source de l'article : Les implications politiques des révélations sur la NSA

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MessageSujet: La mise en garde contre un Internet "censuré et sous surveillance" de Tim Berners-Lee   Sam 23 Nov - 8:49

La mise en garde contre un Internet "censuré et sous surveillance"
de Tim Berners-Lee


Après les révélations en cascade sur l'ampleur de la surveillance des gouvernements, c'est au tour de Tim Berners-Lee, l'un des pères fondateurs du World Wide Web, de mettre en garde vendredi 22 novembre contre un Internet "censuré et sous surveillance".

Tim Berners-Lee a écrit:

"Internet et les réseaux sociaux encouragent de plus en plus les gens à s'organiser,
à agir et faire éclater au grand jour des méfaits commis aux quatre coins de la planète.
Cela menace certains gouvernements et entraîne une augmentation de la surveillance et de la censure,
qui menace à son tour l'avenir de la démocratie."

"Des mesures courageuses sont désormais essentielles pour garantir la sauvegarde
de nos droits fondamentaux à la vie privée et à la liberté d'opinion en ligne"


Flashback


Conservons notre accessibilité à Internet!!! par GoldenAwaken
~ L’ONU veut contrôler Internet à travers le monde entier ~

Le Britannique de 58 ans s'est exprimé en marge du lancement de l'indicateur qui mesure la croissance, l'utilité et l'impact d'Internet sur les individus et les nations. L'étude aboutit à un classement par pays, qui place la Suède en première position, devant la Norvège. Malgré les critiques récentes sur la violation de la vie privée après les révélations sur la surveillance, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis arrivent en troisième et quatrième positions de ce classement, grâce à des critères comme "la disponibilité de contenu pertinent" ou "l'impact politique".

Source infographie : Qui vous surveille sur Internet?

L'Index a cependant rétrogradé les Etats-Unis de deux places, essentiellement à cause d'un score médiocre en termes de vie privée des internautes, insuffisamment protégés des effets d'une surveillance électronique exhaustive. Parmi les nations classées comme émergentes, le Mexique arrive en tête devant la Colombie, le Brésil, le Costa Rica et l'Afrique du Sud. Les Philippines constituent le premier des pays en voie de développement.

~ Tim Berners-Lee ~

Source de l'article : Un des pères fondateurs du Web met en garde la censure et la surveillance

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MessageSujet: Les États-Unis persistent et signent: Nous continuerons à espionner   Dim 26 Jan - 16:11

Les États-Unis persistent et signent: Nous continuerons à espionner




Le dernier discours d’Obama a fait l’objet d’une analyse par de nombreux pays et médias. Si les pays occidentaux amis peuvent être «rassurés qu’ils ne seront plus espionnés,» – ils ne peuvent pas faire autrement que d’y croire- les autres, tout les autres savent à quoi s’en tenir. Ils continueront à être espionner sans d’ailleurs savoir qu’ils sont espionnés. En fait, l’espionnage américain est sélectif. S’agissant des nations développées technologiquement, cela sera surtout un espionnage économique et technologique. En dehors des pays industrialisés occidentaux à qui Obama promet la paix, il reste les pays émergents au premier rang desquels la Chine qui est particulièrement surveillée à la fois sur le plan économique mais aussi sur le plan militaire. Tout est bon pour la déstabiliser…


Citation :

«Les promesses n’engagent que ceux qui y croient»

Jacques Chirac ( ancien président de la République en  France )


Les révélations de Snowden



Tout est parti des révélations d’un transfuge de la CIA. «Edward Snowden, à l’origine des fuites sur le programme de surveillance américain Prism, a dérobé environ 1,7 millions de documents secrets relatifs aux opérations de renseignement menées par les forces armées états-uniennes, rapporte l’agence Associated Press se référant au Pentagone. La plupart des documents dérobés par le lanceur d’alerte contiennent des informations sur les opérations courantes de l’armée de Terre, de l’US Air Force et de l’US Navy, est-il indiqué dans un rapport secret du département militaire américain. (…) Début juin [2013], Edward Snowden, informaticien a révélé à deux quotidiens, le Guardian et le Washington Post, l’existence d’un programme informatique secret baptisé PRISM. Ce programme permet à la NSA et au FBI d’accéder à des données concernant des personnes vivant hors États-Unis via neuf géants de l’Internet, dont AOL, Apple, Facebook, Google, Microsoft, PalTalk, Skype, Yahoo! et YouTube et Verizon.

Ce fut un tollé en Occident! Comment les Etats-Unis n’ont pas confiance dans leurs alliés les plus proches! Les Européens s’en remettent au bon coeur des Américains, pensant naïvement qu’ils avaient un statut privilégié. Ils s’aperçoivent qu’en face de l’Empire, c’est encore et toujours des vassaux



Les rodomontades de l’Europe en face de la détermination américaine




Sacrifiant à un rituel qui tient plus de l’amour-propre blessé que d’une réelle opérationnalité à laquelle eux-mêmes n’y croient pas, les Européens décident de «réagir». Nous lisons:
Citation :
«La commission du Parlement européen chargée d’enquêter sur les programmes de surveillance de la NSA en Europe a réagi assez négativement au discours du président Obama sur la réforme des activités des services de renseignements américains, vendredi 17 janvier. L’un de ses rapporteurs, le travailliste britannique, Claude Moraes, a réaffirmé les exigences européennes:

«Les autorités américaines doivent mettre fin au système actuel de discrimination, dans lequel les citoyens européens ont moins de droits que les citoyens américains en matière de protection de la vie privée, y compris devant les tribunaux américains. Nous aurions préféré entendre un message plus rassurant sur ces questions.»



Citation :

Claude Moraes


«Selon lui, le discours du président Obama est d’autant plus décevant que l’Union européenne négocie depuis des mois avec les Etats-Unis sur ces points précis – notamment le droit pour un citoyen européen de porter plainte devant un tribunal américain pour violation de sa vie privée. (…) Par ailleurs, le 9 janvier, la commission avait décidé, par 36 voix contre 2, de solliciter le témoignage d’Edward Snowden, (…) L’audition se ferait par liaison vidéo entre Bruxelles et la Russie – en différé, pour des raisons de sécurité.»



Nous sommes à peu près sûrs que cela ne se passera pas, et que cette menace est de fait un coup d’épée dans l’eau. On ne menace pas l’Empire, on demande humblement d’être adoubé par lui, quand bien même il est sur le déclin, sa capacité opérationnelle est intacte
Citation :
«En attendant, poursuit le journaliste, la commission d’enquête a publié un rapport préliminaire préconisant la suspension de plusieurs accords d’échange de données personnelles entre l’Europe et les Etats-Unis, le développement d’un «cloud» européen souverain, de nouvelles lois assurant une meilleure protection des lanceurs d’alerte, et la promotion de l’usage du cryptage et des logiciels libres. Le rapport final devrait être adopté fin janvier, puis soumis au vote de l’assemblée plénière à la fin du mois de février.»

On le voit, l’Europe est en plein combat d’arrière-garde, elle menace sans trop grande conviction donnant le temps à Obama de leur donner une réponse un peu crédible. Obama prévient que la NSA va continuer à espionner les étrangers.



Les Etats-Unis persistent et signent: «C’est notre devoir d’espionner tout le monde.»


Après avoir annoncé une réforme limitée des opérations de surveillance américaines, le président Barack Obama a enfoncé le clou, samedi 18 janvier, dans une interview à la télévision publique allemande ZDF.


Citation :
«Nos agences de renseignement, comme les agences allemandes et toutes les autres, vont continuer à s’intéresser aux intentions des gouvernements de par le monde, cela ne va pas changer.» Il a toutefois assuré que la chancelière Angela Merkel n’avait «pas à s’inquiéter» de cette surveillance, alors qu’un de ses téléphones portables aurait été écouté par l’agence de renseignement NSA, ce qui a fait scandale en Allemagne. Et il a insisté sur «la relation d’amitié et de confiance» qui lie selon lui les deux pays.»(3)

«Mais loin de lui l’idée de renoncer à des pratiques dont la révélation l’an dernier par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden a profondément entaché la relation transatlantique. La collecte de données par le renseignement américain, est «au service de nos objectifs diplomatiques et politiques», a expliqué le président. «Et ce n’est pas la peine d’avoir un service de renseignement s’il se limite à [collecter] ce qu’on peut lire dans le New York Times ou dans Der Spiegel. La vérité c’est que par définition le travail du renseignement est de découvrir: que pensent les gens? Que font-ils?»


Les Etats-Unis promettent la fin des écoutes des dirigeants alliés


Dans son discours, le président américain Barack Obama a détaillé, vendredi 17 janvier, les premières modifications qu’il entend apporter à certaines des activités de surveillance controversées de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, sept mois après le début des révélations contenues dans les documents d’Edward Snowden. La quasi-intégralité de la liberté d’action de la NSA en matière de surveillance est préservée, seule une petite partie des 46 propositions remises en décembre par un comité d’experts ayant été avalisées. M.Obama a annoncé qu’il allait demander à la communauté du renseignement d’arrêter d’espionner les dirigeants de pays alliés, «à moins que notre sécurité nationale soit en jeu».
Citation :
«Les dirigeants étrangers alliés doivent être sûrs qu’ils peuvent nous faire confiance» a-t-il expliqué, ajoutant que les citoyens du monde entier devaient savoir que la NSA ne les surveillait pas sauf s’ils «menacent la sécurité nationale».


Citation :

Viviane Reding


«Une annonce à laquelle s’est empressée de réagir Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne:

«La Commission européenne a demandé en novembre de mettre en oeuvre des actions pour restaurer la confiance. Les déclarations du président Obama sont un pas dans la bonne direction. Je suis encouragée par le fait que les citoyens non américains vont pouvoir bénéficier de protection contre l’espionnage, mais j’attends de voir ces engagements se concrétiser avec des lois.»


Le principal changement concerne le programme de collecte de métadonnées téléphoniques (qui appelle qui, où et quand), la première révélation et celle qui a le plus frappé outre-Atlantique. M.Obama a reconnu que sans «garde-fous suffisants, les risques pour la vie privée étaient réels» et que ce programme n’avait jamais fait l’objet d’un «véritable débat public». Mais, désormais, la NSA devra obtenir une autorisation de la justice à chaque fois qu’elle voudra acquérir ces métadonnées. Actuellement, une seule et unique ordonnance secrète de la justice autorise une collecte massive de ces données.»

D’autres changements concernent la publication de décisions de justice secrètes importantes, une évaluation annuelle des pratiques d’interceptions électroniques, ainsi que la création d’un poste de diplomate spécialisé dans les questions de renseignement. «Le monde attend de nous que le numérique soit synonyme de progrès, pas de contrôle gouvernemental. Le monde est exigeant envers les Etats-Unis. Grâce à la force de notre démocratie, nous ne devons pas avoir peur de ces attentes», a conclu M.Obama à l’issue d’un discours sans surprise ni véritable changement en profondeur des pratiques de la NSA. Ces changements ne concernent en effet qu’une partie minime des programmes de la NSA. Outre le programme Prism, qui permet d’aller piocher dans les serveurs de certains géants du Web, Barack Obama n’a rien dit par exemple du programme Bullrun, qui vise à affaiblir les technologies de chiffrement grand public utilisé par des centaines de millions d’internautes au quotidien.»



Les prouesses de la NSA:


La NSA intercepte 200 millions de SMS quotidiennement Non contente d’espionner d’une façon traditionnelle, la NSA innove. On rapporte que l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) intercepte quotidiennement jusqu’à 200 millions de textos par jour dans le monde, écrit le quotidien britannique Guardian, se référant aux documents fournis par l’ex-agent de la CIA Edward Snowden. En avril 2011, les services spéciaux américains interceptaient quelque 194 millions de textos par jour. Le programme spécial qui a pour nom de code «Dishfire» leur permettait d’obtenir des informations sur la localisation de l’expéditeur, ainsi que sur ses contacts et ses transactions financières, écrit le Gardian. «Les SMS: une mine d’or à exploiter», révélant que le programme a permis de collecter en moyenne 194 millions de textos par jour en avril cette année-là. (…) «La NSA travaille à expurger les données superflues (concernant les citoyens américains, Ndlr), ainsi que celles des innocents citoyens étrangers aussi tôt que possible dans le processus» de collecte, s’est défendue l’agence américaine dans un communiqué».




Par ailleurs, selon un document fourni par Edward Snowden, l’agence de renseignement a piraté un réseau Internet français pour accéder aux données du câble. L’Agence de sécurité américaine, la NSA, a réussi à pirater en février 2013 le réseau informatique d’un groupe de sociétés qui gère un gros câble informatique reliant la France, l’Afrique et l’Asie, apprend-on lundi 30 décembre 2013.

De plus, l’agence de renseignements américaine a pu installer un logiciel espion sur près de 100.000 ordinateurs à travers le monde, créant ainsi un réseau utilisable pour des opérations de piratage. Dans la plupart des cas, le programme en question a été introduit via des réseaux informatiques, mais la NSA a également eu recours à une technique secrète qui permet d’accéder aux machines non-connectées, rapportait  le New York Times, citant des membres de l’administration, des experts en informatique et des documents divulgués par Edward Snowden. Exploitée depuis 2008 au moins, cette technique fonctionnerait à l’aide de fréquences radiophoniques émises par des circuits imprimés ou des cartes USB insérées secrètement dans les machines cibles. Parmi les cibles principales de ce programme baptisé Quantum, figurent certaines unités de l’armée chinoise, que Washington accuse de cyberespionnage, toujours selon le New York Times. Des programmes mouchards auraient également été implantés dans des réseaux de l’armée russe, de la police mexicaine et des cartels de narcotrafiquants, des institutions européennes chargées des échanges commerciaux ou d’alliés tels que l’Arabie Saoudite, l’Inde et le Pakistan.

Enfin, pour le futur, l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) cherche à créer un ordinateur quantique à même de décrypter presque n’importe quel code de sécurité, selon le Washington Post qui cite jeudi des documents divulgués par l’ancien consultant Edward Snowden. (…) En 2009, des informaticiens avaient certes réussi à découvrir les clés de cryptage d’un chiffre de 768 bits en utilisant des ordinateurs classiques. Mais il leur a fallu presque deux ans et des centaines de machines pour y parvenir, rappelle le Washington Post. Selon les experts, il est encore bien trop tôt pour dire quand un ordinateur quantique opérationnel pourra voir le jour et beaucoup doutent que la NSA soit sur le point de réussir toute seule dans son coin.»




Et maintenant?


Le processus d’espionnage des «faibles» va reprendre majoritairement dans l’ombre. Aux Etats-Unis, même avec le nouveau cadrage qui gère plus la forme que le fond, les rapports vont se construire sous la pression de divers groupes de pression notamment l’opinion publique., pour préserver avant tout et exclusivement la vie «privée» des citoyens américains.

Si aux Etats-Unis avec les lois de plus en plus contraignantes Big Brother arrivera à savoir tout sur vous. Last but not least pour tous les autres, c’est la «liberté du renard dans le poulailler», les Européens protestent, les pays émergents tentent de trouver la parade, les autres, tous les autres ne savent même pas qu’ils sont espionnés. Personne ne croit à cette réforme cosmétique de la NSA qui est un état dans l’état. Julian Assange, leader de WikiLeaks, a dénoncé la vacuité du discours d’Obama. En gros Barack dit:


Citation :
«C’est notre intérêt de vous espionner donc on continuera au nom des Droits de l’Empire sur les vassaux et sur les esclaves. Exit les Droits de l’homme». De plus et comme disait Jacques Chirac, les promesses n’engagent que ceux qui y croient” Les Européens peuvent ils faire autrement ? La question reste posée.


Citation :

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz




http://www.mondialisation.ca/les-etats-unis-persistent-et-signent-nous-continuerons-a-espionner/5365914






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MessageSujet: Surveillance globale : prévenir et réprimer les contestations citoyennes...   Mar 24 Juin - 11:46

Surveillance globale : prévenir et réprimer les contestations citoyennes...

Le Pentagone aurait un programme au sein du Département de la Défense (DoD)
pour prévoir et contrer les mouvements sociaux, protestations civiles
et autres débordements contestataires citoyens



~ Year of the whistleblower: 10 things we didn’t know before Snowden (RT) ~

Un article du Guardian vient de démontrer que l’une des vocations des systèmes de surveillance massive opérée par l’administration américaine n’est pas la lutte contre le terrorisme. Des articles soulignant les objectifs de contrôle social des outils implémentés par des administrations aidées de multinationales ont été publiés sur Reflets. Le rapport Europol 2010, publié en 2011 et traité sur Reflets soulignait déjà la mise en place d’un système global de surveillance massive : "Considérant que la surveillance généralisée est maintenant au cœur des mesures antiterroristes et que la collecte massive de données à caractère personnel, les techniques de détection et d’identification, le traçage et le dépistage, l’exploration de données et le profilage, l’évaluation des risques et l’analyse des comportements sont tous utilisés pour prévenir le terrorisme...". L’article du journaliste Nafeez Ahmed intitulé « Pentagon preparing for mass civil breakdown » et soutitré « Social science is being militarised to develop ‘operational tools’ to target peaceful activists and protest movements » n’est donc pas une surprise de premier ordre pour les fidèles et attentifs lecteurs de Reflets. Pour autant, des réponses plus précises liées aux révélations de Snowden et aux questions souvent posées par les journalistes aux politiques ou  aux ‘experts’, à propos des programmes massifs de la NSA, commencent à voir le jour.

~ Happy Birthday, George Orwell (Allen Mendenhall, LewRockwell) ~

Les 30 000 personnes employées dans ce service géant d’écoutes, d’interception et de traitements d’informations planétaires bénéficient d’un financement annuel de 10 milliards de dollars. Aucun responsable de l’administration américaine, jusqu’au président Obama, n’a contesté l’existence de cette pieuvre d’écoutes planétaire totalement anti-démocratique et violant toutes les règles de protection de la vie privée. Aucun responsable américain n’a non plus annoncé que cela allait changer, ou s’en est excusé. Si des débats ont lieu au niveau national pour contester le droit de l’administration américaine d’espionner ses propres citoyens, aucune volonté de discuter l’arrêt de l’espionnage à l’encontre du reste du monde n’est présente. Jusqu’à présent, les révélations d’Edward Snowden ont permis avant tout une chose : la mise en place d’un système panoptique mondial. Le principe du dispositif panoptique repose sur un présupposé pour qu’il fonctionne : la conscience par les « prisonniers » d’une surveillance permanente. Sans Snowden, les populations ne modifieraient pas leurs comportements, ne seraient pas en réflexion sur ce que l’on sait d’eux ou non, sur leurs actes, leurs modes de communication, etc. En réalité, les populations ne craignent pas un maître tout puissant si elles n’ont pas conscience de l’existence de ce maître. Désormais, le maître tout-puissant est connu, décrit, et son pouvoir semble très grand. Le maître n’a donc aucun intérêt à se désavouer, ou tenter de minimiser ses pouvoirs. Et les populations l’observent avec crainte. La carte suivante, qui dévoile les 500 différents programmes, départements, systèmes, mis en œuvre par la NSA permet de mieux saisir l’architecture globale de « profilage » de l’administration US.

Pour voir cette infographie, cliquez dessus.

Jeremy Bentham (1791) a écrit:

« Si l’on trouvait un moyen de se rendre maître de tout ce qui peut arriver à un certain nombre d’hommes, de disposer tout ce qui les environne, de manière à opérer sur eux l’impression que l’on veut produire, de s’assurer de leurs actions, de leurs liaisons, de toutes les circonstances de leur vie, en sorte que rien ne pût échapper ni contrarier l’effet désiré, on ne peut pas douter qu’un moyen de cette espèce ne fût un instrument très énergique et très utile que les gouvernements pourraient appliquer à différents objets de a plus haute importance.  (…) L’ensemble de cet édifice est comme une ruche dont chaque cellule est visible d’un point central. L’inspecteur invisible lui-même règne comme un esprit ; mais cet esprit peut au besoin donner immédiatement la preuve d’une présence réelle. (…) Cette maison de pénitence serait appelée panoptique, pour exprimer d’un seul mot son avantage essentiel, la faculté de voir d’un coup d’œil tout ce qui s’y passe.»
~ Panoptique . Mémoire sur un nouveau principe pour construire des maisons d'inspection... (pdf) ~
Lire également : La prison panoptique de Jeremy Bentham, les paradoxes de la captivité (pdf)


C’est donc un système prédictif qui est au centre de ce programme militaire. Système qui ne se préoccupe pas de stratégie militaire en tant que telle, en lien avec des adversaires militaires, mais de lutte contre l’émergence d’alternatives sociales, politiques ou économiques. Le tout, au sein d’un dispositif panoptique planétaire. Si l’URSS existait encore, nul doute qu’un tel programme conforterait les défenseurs du « monde libre » de l’aspect totalitaire du régime ayant construit le rideau de fer. Sauf qu’en l’espèce, c’est le gagnant de la guerre froide qui aboutit aujourd’hui au « rêve » de toute dictature : tenter de contrôler, prédire et… prévenir tout changement non désiré.

  DoD-HSCB-Overview.pdf



Drapher
Source de l'article : Surveillance globale : prévenir et réprimer les contestations citoyennes (Reflets Info)

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MessageSujet: Lorsque le Gouvernement considère sa propre population comme l’ennemi...   Sam 11 Avr - 10:09

Lorsque le Gouvernement considère
sa propre population comme l’ennemi...


Le débat public sur la surveillance étatique qui a été, sinon inauguré,
en tous cas intensifié par la publication des documents fournis par Edward Snowden a été,
à certains égards, surréaliste et trompeur...



~ Discours de Barack Obama sur la réforme de la NSA (Points de Vue Alternatifs via FYI) ~

Un camp affirme que la surveillance de masse de la NSA est nécessaire pour protéger le public du terrorisme et qu’en fait, elle a permis de déjouer de nombreux "actes terroristes potentiels." L’autre camp affirme, avec de meilleurs arguments, que la collecte de données tous azimut a peu ou pas d’impact sur la protection des simples civils. Mais peu de commentateurs sont assez audacieux pour déduire de tout cela que le gouvernement n’a aucun intérêt à protéger ses citoyens (en tant que tels), en premier lieu. En fait, il a intérêt à faire exactement le contraire : exposer ses citoyens, à l’exception de certains privilégiés, au danger. Vous trouvez cela absurde ? Alors penchez-vous sur l’actualité récente et vous verrez qu’elle ne corrobore pas du tout l’idée que le gouvernement étasunien se soucie de la protection de ses citoyens. La pièce à conviction n°1 est l’attaque du 11 septembre. C’est depuis longtemps devenu un lieu commun chez les gauchistes et les libéraux de citer le mémo de la Maison Blanche du 6 Août 2001, portant le titre "Bin Laden Determined to Strike in U.S.," qui a apparemment été ignoré à l’époque par l’administration Bush. Peut-être plus accablant encore est le livre de 2006 de Lawrence Wright : The Looming Tower (La guerre cachée), qui montre on ne peut plus clairement que la lutte contre le terrorisme n’était pas la priorité de la CIA et du FBI même après les attentats du World Trade Center en 1993 et d’Oklahoma City en 1995.

Quelqu’un qui aurait l’esprit mal tourné pourrait penser que les institutions gouvernementales sont capables d’autre chose que d’attraper des voleurs et que, peut-être, l’organisation et les efforts ridiculement contre-productifs, du point de vue de la lutte contre le terrorisme, de la CIA et du FBI avant le 11 septembre avaient, par une logique institutionnelle pervertie, précisément pour but de rendre possible ce qui est arrivé : un acte terroriste de grande envergure. C’est aussi un lieu commun que de dire que la guerre en Irak de George W. Bush, loin de diminuer le terrorisme, l’a augmenté substantiellement, le multipliant sans doute même par sept. C’était prévisible, et avait été prédit en 2003, ce qui signifie, en toute logique, que l’administration Bush, à tout le moins, n’avait aucun problème à exposer les civils étasuniens (et bien sûr étrangers) à de plus grands dangers. La même logique s’applique à la guerre de drones d’Obama dans le monde, qui a apparemment assassiné 50 civils pour chaque terroriste tué. Sans surprise, elle a alimenté le terrorisme, et donc amplifié la menace contre les Etasuniens. (En fait, la campagne de drones est en elle-même du terrorisme, mais, ici, je m’en tiens à la manière habituelle dont les Etasuniens utilisent ce mot, en l’appliquant uniquement aux gens que leur gouvernement n’aime pas.) On pourrait allonger la liste indéfiniment. Par exemple, la sordide leçon à tirer de la débâcle de l’ouragan Katrina en 2005, c’est que la protection des Etasuniens contre une catastrophe naturelle n’était pas une priorité du gouvernement à quelque niveau que ce soit, du moins pas des gouvernements concernés.


~ The Response to Hurricane Katrina (Donald P. Moynihan, IRGC Report)(pdf) ~

Le comportement déplorable de la police dans les jours qui ont suivi l’ouragan confirme cette analyse. Les victimes ont été traitées comme des criminels, et pas comme des gens qui avaient besoin de protection et qui la méritaient. En plus des nombreuses preuves factuelles, on peut aussi faire preuve de simple logique. Revenons à la surveillance de masse de la NSA : il ne devrait pas être difficile pour les officiels gouvernementaux de comprendre que plus ils consacrent de temps et de ressources à la surveillance des simples citoyens, moins ils ont de temps et de ressources à consacrer à la surveillance de possibles menaces terroristes. En fait, presque toutes les attaques terroristes majeures en Occident au cours des quinze dernières années ont été perpétrées par des gens qui étaient déjà connus de la police. Ce fut le cas, par exemple, de l’un des frères accusés des attentats du marathon de Boston en 2013. Mais le gouvernement était commodément trop occupé à espionner les Etasuniens ordinaires pour s’intéresser à lui, ce qui lui a permis de vaquer sans entrave à ses occupations terroristes. Mais pourquoi, vous demandez-vous, serait-il dans l’intérêt du gouvernement d’exposer le public au danger ? Pour répondre à cette question, il faut considérer le contexte historique actuel, en l’occurrence, le capitalisme néolibéral. Dans une société qui connaît des inégalités de revenus stratosphériques, un chômage élevé, la stagnation économique sur le long terme, la réduction des programmes d’aide sociale, la menace réelle d’une catastrophe écologique, bref, un mécontentement et une instabilité sociale croissants, les centres de pouvoir institutionnels vont tout naturellement essayer d’augmenter leur contrôle sur la population. Comme un ploutocrate, fier de l’être, à lui-même mis en garde ses frères milliardaires : "Les fourches arrivent." Et les ploutocrates, ainsi que leurs représentants au gouvernement, s’y préparent.

La question est de savoir comment justifier l’expansion de la surveillance étatique et des pouvoirs de police nécessaires pour tenir la populace. De toute évidence, il faut trouver des prétextes. Et il n’y a pas de meilleurs prétextes que les attentats terroristes, surtout s’ils se produisent sur le sol étasunien. Cela peut paraître un truisme, mais on le dit rarement : il est dans l’intérêt du gouvernement et des "1%" les plus riches que les civils soient périodiquement victimes du terrorisme. Si la menace terroriste disparaissait, les prétextes dont ils ont besoin disparaitraient avec. Le phénomène des "prétextes" a d’autres dimensions. Naomi Klein parle de l’un d’eux dans son célèbre livre La stratégie du choc, où elle démontre qu’au cours des quarante dernières années, les élites économiques ont profité de la désorientation et la désorganisation populaire engendrées par les catastrophes de toutes sortes, naturelles, militaires, terroristes, pour imposer à la population des vagues de privatisation. Le "néolibéralisme à coup de blitzkrieg" pourrait-on dire. On pourrait donner comme premier exemple ce qui est arrivé à la Nouvelle-Orléans après Katrina : profitant de l’amoindrissement de la capacité de résistance de la population, on a privatisé presque toutes les écoles publiques. Sous prétexte de réformer l’éducation, "des hommes d’affaire et des politiciens cupides se sont jetés sur les communautés noires, ne laissant derrière eux que ruines et confusion", explique le porte-parole d’une communauté de la Nouvelle-Orléans.


~ La stratégie du choc - Naomi Klein (Chaîne YT de Emmanuel Soucaze) ~
Si le lien venait à disparaître : Cliquez Ici

Ainsi donc, pour le noyau néolibéral entreprise-Etat, un cataclysme qui s’abat sur une communauté particulière, y compris sur le sol de la nation, peut se révéler éminemment profitable non seulement pour briser la résistance populaire contre le pouvoir, mais aussi pour permettre aux élites d’imposer des mesures qu’elles n’auraient jamais pu imposer autrement. On peut toujours trouver de bons prétextes. C’est Noam Chomsky qui a le mieux résumé les choses : le principal ennemi de tous les gouvernements est (la majorité de) leur propre population. Car le peuple veut toujours plus de pouvoir et de sécurité économique qu’il en a, et il est prêt à se battre pour l’avoir, ce qui implique automatiquement la diminution relative du pouvoir des riches et de leurs sous-fifres politiques. C’est ce qui explique, bien sûr, la violence éhontée avec laquelle le gouvernement américain traite, de siècle en siècle, les travailleurs, les classes populaires, les militants de gauche, les Afro-Américains, les manifestants, les dissidents et les "gens ordinaires". Il faut qu’ils soient humiliés, blessés, tués, tabassés, utilisés pour faire des exemples à la moindre transgression, maintenus dans un état de peur et de soumission constant (même si cela est impossible). Le pouvoir n’a d’autre but que de se maintenir et de se développer ; c’est sa raison d’être, et c’est la clé qui permet de comprendre ses moindres actions (au niveau institutionnel, pas au niveau personnel).

Par exemple, si les attaques du gouvernement contre sa propre population ne sont pas toujours aussi ouvertement agressives, ce n’est pas parce qu’il a de soudains scrupules ; c’est parce que cela pourrait menacer sa position en générant trop d’opposition. Il faut faire des concessions aux masses pour leur faire accepter la subordination sur le long terme. Il faut maintenir l’illusion, et dans une faible mesure même la réalité, de la protection de la population pour ne pas donner de grain à moudre aux empêcheurs de gouverner en rond. Cela ne signifie pas que les décideurs politiques, les bureaucrates ou les membres de la "classe dirigeante" aient nécessairement ces intentions à l’esprit lorsqu’ils élaborent leurs politiques ou répriment la dissidence. Même s’il y en a sans doute quelques-uns d’assez lucides. Mais la logique des institutions auxquelles ils appartiennent, la logique bureaucratique expansionniste, capitaliste, totalitaire, Panopticonesque leur lave le cerveau et, par une sorte de mystérieuse alchimie subliminale, se transforme en rationalisations et en justifications dans lesquelles ils croient habituellement dur comme fer. Il n’est pas très difficile de trouver des prétextes et des justifications pour faire ce qui est dans votre intérêt de caste. Les êtres humains sont passés maîtres dans l’art de se mentir à eux-mêmes. Alors, pourquoi ne pas se débarrasser de toute trace de sentimentalisme envers nos dirigeants ? Pourquoi ne pas dire la vérité toute crue : quand il se produit un attentat terroriste, il ne s’agit pas d’un échec du gouvernement, mais d’un succès ; parce que maintenant les centres de pouvoir ont une nouvelle excuse pour se développer, et pour attiser les peurs, et pour diaboliser l’Autre, et pour faire plus de profits en vendant de la technologie militaire et de surveillance, et pour réprimer encore plus leur population.


~ PsyWar : L’esprit est le véritable champ de bataille (Documentaire)(FYI) ~

Et quand la police brutalise aveuglément des civils ou des manifestants innocents, ce n’est pas une erreur que le gouvernement doit corriger. C’est ce que la police est payée pour faire, et ce pourquoi elle existe d’abord et avant tout. Ce gouvernement agit en fait avec intelligence dans son propre intérêt et dans l’intérêt de ceux qui tirent les ficelles et dont il est la marionnette. La population doit se protéger toute seule et se défendre toute seule, et se battre pour la liberté, le pouvoir et la sécurité. Parce que le gouvernement ne lui donnera rien de tout cela, bien au contraire.

Chris Wright

~ Traduction réalisée par Dominique Muselet ~

Source originale de l'article : When the Government Views Its Own Population as the Enemy (CounterPunch)

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