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 Trahir sa raison plutôt que son groupe d’appartenance

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Golden Awaken
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MessageSujet: Trahir sa raison plutôt que son groupe d’appartenance   Mer 9 Oct - 12:02

Trahir sa raison plutôt que son groupe d’appartenance

Dan Kahan travaille sur l’influence des normes sociales sur les individus.
Dans un article publié récemment avec des collègues, il soutient que le sentiment d’appartenance
d’une personne à un groupe prend le dessus sur la raison lorsque des données dont il dispose
entrent en conflits avec les valeurs mises de l’avant par ce groupe.




Comment en est-il arrivé à cette conclusion plutôt décourageante pour tous ceux et celles qui misent sur l’éducation et les connaissances en général pour améliorer l’exercice démocratique ? Nos systèmes dits démocratiques sont en effet construits sur l’idée que si des individus sont bien informés des enjeux qui les concernent, ils devraient alors prendre les meilleures décisions pour eux-mêmes et pour la collectivité. Malheureusement, on sait tous que ce n’est pas tout à fait comme cela que ça se passe. Élections après élections, les faits semblent avoir inévitablement moins de poids dans les débats que les tirades émotives sur l’appartenance idéologique à un parti.

La population se laisse d’autant plus facilement tromper par les politiciens vendus à des intérêts privés que la culture scienfifique de base permettant de comprendre bien des données leur fait souvent défaut. À cela s’ajoute un biais cognitif de mieux en mieux connu, celui qui, devant des informations conflictuelles, nous fait nous tourner d’abord vers des heuristiques simples et automatiques (le « gut feeling », en anglais) plutôt que vers des raisonnements plus rationnels mais souvent plus laborieux. C’est le fameux « système 1 » des philosophes cognitifs qui aurait préséance sur le « système 2 » lorsqu’on est devant une décision difficile.


~ Système 1 / Système 2 - Les deux vitesses de la pensée ~

Dans le cas de l’expérience de Kahan, la décision difficile devait être prise suite à l’interprétation d’un tableau comportant des chiffres sur l’efficacité d’une crème pour la peau. Les sujets devaient faire une inférence causale à partir de ces données empiriques pour se prononcer sur l’efficacité de la crème. Sans surprise, les sujets qui avaient préalablement été évalués comme ayant de bonnes dispositions à manipuler des données quantitatives ont obtenu les meilleurs résultats. Les mêmes données ont ensuite été présentées comme les résultats d’une étude sur l’interdiction des armes à feu. Les résultats, sans trop de surprise encore, étaient alors plus polarisés et influencés par les allégeances politiques des sujets, en plus d'être moins exacts dans l’ensemble.

Mais contrairement aux prédictions du modèle voulant que plus une personne a de compétences pour manipuler des données, moins elle est sujette aux interférences de toutes sortes, les sujets les plus habiles pour manipuler les chiffres étaient non seulement eux aussi influencés par leur groupe d’appartenance, mais faisaient même souvent davantage d'erreurs ! La même chose, au fond, que ce que l'on observe lorsque des gens compétents se servent de leurs connaissances pour fournir une explication aux données compatible avec la position défendue par l’idéologie de leur groupe.

Kahan et ses collègues interprètent ces résultats étonnants comme un exemple de l’influence sous-estimée sur notre cognition des valeurs morales partagées par un groupe, et en particulier le sentiment de loyauté envers ces valeurs. Ils notent toutefois que ce biais cognitif apparaît surtout lorqu’un débat est à même de générer des positions emblématiques pour les groupes sociaux en question. On pense bien sûr à l’exemple qu’ils ont choisi sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis. Mais aussi à la question du réchauffement climatique et autres menaces environnementales qui ont tendance à être officiellement minimisées par les forces sociales les plus conservatrices au pouvoir dans plusieurs pays, dont le Canada.



De quoi faire manifester les scienfiques, qui n’en ont pourtant pas l’habitude, pour l’importance de pouvoir prendre nos décisions politiques en s’appuyant sur les faits et non sur l’idéologie d’un groupe. C’est déjà assez difficile pour un cerveau humain de garder un esprit critique indépendant de son groupe d’appartenance, si on réduit sciemment l’accès aux connaissances disponibles, on n’est pas sorti du bois…

Source de l'article : Trahir sa raison plutôt que son groupe d’appartenance (Agence Science Presse)

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MessageSujet: Ce que vous êtes censé penser contre ce que vous pensez...   Jeu 22 Oct - 12:40

Ce que vous êtes censé penser contre ce que vous pensez...

Quelles pensées sommes nous censés avoir sur les armes nucléaires,
les pesticides, les médicaments, les vaccins, les élections présidentielles, les grands médias,
la CIA, la politique étrangère américaine, les méga-corporations, la recherche sur le cerveau,
le collectivisme, la surveillance, la psychiatrie, l’immigration…



~ Reconnectez votre Intellect (Chaîne YT de Golden Awaken) ~

Dans chaque cas, il y a un ensemble de messages diffusés à la population. Ces messages sont projetés pour remplacer ce que les gens penseraient de leur propre chef, si on leur en laissait l’initiative. Et dans de nombreux cas, ces messages ont le même thème sous-jacent : ressentir une sympathie illimitée. Ressentir une sympathie illimitée ou autre chose. Dans le domaine de l’immigration, par exemple, les gens sont censés accueillir un nombre incalculable de réfugiés sur leurs côtes et dans leurs  villes ou villages. S’ils ne manifestent pas de signes de bienvenue, ils sont mauvais, ils sont froids, ils sont capitalistes, sans amour, ils sont cruels, inhumains. Ils sont immunisés contre leurs propres sentiments de culpabilité et de honte.

Car ce nous est aussi un intéressant coupable, concerné par la question. Un nous qui a envahi d’autres pays, un nous qui a bombardé les populations, imposé des sanctions économiques dévastatrices, lancé des entreprises de pillage avec les multinationales, et donc nous devons maintenant ouvrir nos portes à ces réfugiés. Ce n’est pas le gouvernement qui a fait ces abominations. L’État ne fait pas ces choses-là. Nous les avons faites. Nous est un concept collectiviste très, très populaire. Il attribue une culpabilité de masse, tout en exonérant de toutes les façons possibles les dirigeants politiques de la collectivité. Nous est une grosse bulle de fromage fondu qui enveloppe chacun de nous. Nous est un concept métaphysique qui remplace Je. Il n’y a pas de Je.


~ G. Edward Griffin and Michael Tsarion (Collectivism vs. Individuality)(Chaîne YT de Dismantle The Matrix) ~

Par conséquent, ce que certains individus illusionnés pourraient penser, décider et déterminer de leur propre avis, ce qui pourrait très bien aller à l’encontre du nous, est sans pertinence. Quand il est temps d’entreprendre des guerres sur une grande échelle, il y a un George Bush qui annonce ce que le nous veut. Et quand vient le temps de la culpabilité, de la sympathie et que le cœur saigne, il y a un Obama qui annonce ce que le nous veut. En général, le nous est là pour convaincre l’individu qu’il est inutile et impuissant contre la bulle de fromage fondu qui avance sur lui. Il n’a pas besoin de se fatiguer à penser ce qu’il pense vraiment, parce que cela ne ferait aucune différence. Il est beaucoup plus confortable de faire partie de la masse qui s’agglutine, en attendant des instructions sur la meilleure façon de servir l’humanité.

La logique, les considérations rationnelles, la capacité d’analyser une ligne de pensée et de trouver des failles et des lacunes et des supercheries? Tous ces concepts sont démodés et ne s’appliquent pas à nous. Voyez-vous, le nous est tout autre chose. Il procède en commettant une agression ou en exigeant une sympathie sans bornes, selon ce qui est demandé par nos dirigeants. Il se déplace comme une coulée de lave s’échappant lentement d’un volcan, inexorablement. Le gloubiboulga. Il n’a pas besoin de l’intelligence individuelle. Faire des distinctions est inutile. Quelqu’un pourrait penser que peut-être la solution à cet état misérable de notre condition serait de trouver un autre nous auquel appartenir. Un qui permettrait de résoudre l’ensemble du problème. Mais la solution sous-jacente, aussi redoutable que cela puisse paraître, c’est de démanteler entièrement le nous. Exposons-le pour ce qu’il est. Et rétablissons l’individu et ce qu’il pense, non pas ce qu’il devrait penser.


~ Méfiez vous des Idéologies (Chaîne YT de Golden Awaken) ~

La bulle de fromage fondu, la coulée de lave sont de fausses constructions. Elles ont été mises là par la communication et par la stimulation pour engager l’individu et lui faire croire qu’il est excessivement privilégié. Qu’il n’était avant qu’un outsider et qu’il ne pouvait pas connaître la nécessité et la joie de l’appartenance. Il se comportait comme un criminel, voire un terroriste. Il dénigrait la puissance, la chaleur et l’humanité du foyer collectif.

Ce que la plupart des gens prennent pour la réalité est en fait inventé pour le nous. Et pour prendre tout cela avec un peu de recul, la réalité ainsi créée est destinée à détourner l’individu de la découverte de la profondeur de sa propre puissance, la puissance créatrice. Chaque religion organisée, chaque État, chaque système soi-disant spirituel ou philosophique est construit pour faire dérailler l’individu de cette manière.

Jon Rappopport

~ Traduit par Hervé, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone ~

Source originale de l'article :
What you’re supposed to think vs. what you think (Jon Rappopport)(Octobre 2015)

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