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 La guerre contre l'Iran «reste une option»

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MessageSujet: La guerre contre l'Iran «reste une option»   Ven 4 Oct - 15:57

La guerre contre l'Iran «reste une option»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
a insisté auprès du président américain Barack Obama pour maintenir
et même accentuer les menaces militaires et les sanctions économiques contre l'Iran




Obama s’est exécuté en répétant le leitmotiv employé par son gouvernement et celui de son prédécesseur pour menacer l’Iran. «Nous n’écartons aucune option, y compris l’option militaire», a dit le président américain au cours d’une brève session avec les médias à la suite de son entretien d’une heure avec Netanyahu.

La visite de Netanyahu a eu lieu tout juste trois jours après qu’Obama a conversé par téléphone avec le nouveau président iranien Hassan Rohani durant 15 minutes. C’était le premier contact de ce genre entre les chefs d’État de ces deux pays depuis la révolution iranienne de 1979. D’après les deux parties, les présidents ont tous deux exprimé un désir d’avancer rapidement dans la négociation d’un accord qui pourrait mettre fin à la longue confrontation entre les deux pays au sujet du programme nucléaire iranien.


Les négociations officielles entre le groupe dit P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie et Allemagne) et l’Iran doivent reprendre à Genève le 15 octobre. Washington espère soutirer des concessions importantes à Téhéran, et le gouvernement iranien est pressé d’obtenir un assouplissement des sanctions économiques qui ont fait chuter le niveau de vie des travailleurs iraniens, menaçant de provoquer des troubles sociaux.

Cet important changement de tactique dans la politique étrangère américaine vient de la crise créée dans le gouvernement Obama par la grande hostilité populaire à sa tentative du mois dernier d’entraîner le peuple américain dans une guerre contre la Syrie. Confronté d’abord à un rejet d’une résolution en faveur de la guerre par le Parlement en Grande-Bretagne, l’allié le plus proche de Washington, puis au risque d’une défaite inédite s’il tentait de faire passer au Congrès une résolution autorisant l’usage de la force militaire, le gouvernement a été contraint à faire marche arrière sur ses plans d’attaque. Il a saisi la porte de sortie proposée par la Russie consistant à obtenir un accord pour détruire les armes chimiques syriennes.

À partir de ce moment, le gouvernement Obama s’est tourné vers la négociation d’un accord sur le programme nucléaire iranien. Les États-Unis ont imposé des décennies de sanctions sévères et menacé à plusieurs reprises de partir en guerre en s’appuyant sur des allégations que l’Iran cherchait à obtenir des armes nucléaires. Téhéran a toujours nié ces accusations, affirmant que son programme nucléaire n’est orienté que vers des usages pacifiques.

~ La guerre d’Iran aura-t-elle lieu ? ~

La réaction du régime israélien dirigé par Netanyahu est quasi-hystérique dans son hostilité à tout mouvement de rapprochement entre Téhéran et Washington. Avant de s’embarquer pour les États-Unis, Netanyahu a déclaré aux médias israéliens: «Je vais représenter les citoyens israéliens, notre intérêt national, nos droits en tant que peuple, notre détermination à nous défendre et notre espoir pour la paix». Il a déclaré que sa mission à Washington et à l’Assemblée générale des Nations unies serait de «dire la vérité car des faits doivent être présentés face aux discours mielleux et à la pluie de sourires». Après sa rencontre avec Obama, le premier ministre israélien a affirmé que «l’Iran est déterminé à détruire Israël» et il a insisté sur l’idée que «les sanctions devraient être renforcées» si l’Iran continue à développer son programme nucléaire pendant les négociations avec les États-Unis et les autres grandes puissances. Il a insisté sur l’idée qu’une «menace militaire crédible et des sanctions fortes» étaient la seule politique possible envers l’Iran.

Après ses négociations à la Maison blanche, Netanyahu a fait un arrêt sur la colline du Capitole pour une rencontre avec les législateurs américains lors d’une cérémonie pour l’ambassadeur sortant d’Israël aux États-Unis, Michael Oren, qui est né aux États-Unis. Israël compte sur l’influence disproportionnée du lobby israélien sur les républicains comme sur les démocrates pour créer des obstacles à toute tentative d’accord entre Washington et Téhéran.

Pour une meilleure lecture : C'est ici et ici

L’affirmation la plus brutale de la position du gouvernement sioniste de droite en Israël est venue de son ex-ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui avait dû démissionner à la fin de l’année dernière après avoir été mis en examen dans un scandale relatif à de la corruption. Écartant les offres iraniennes pour parvenir à un accord négocié comme un «assaut de réconciliation», il a écrit sur sa page Facebook que «les Iraniens ont depuis longtemps utilisé toutes sortes de tromperie: diverses tactiques de promesses, de pauses et de fausses informations à la communauté internationale, encore et encore, tout en poursuivant leur objectif d’obtenir une arme nucléaire pour menacer la paix mondiale». Lieberman a choisi de faire référence à l’attaque unilatérale menée par Israël contre le réacteur irakien d’Osirak en 1981, déclarant: «Nous devrions également garder à l’esprit que dans le cas du réacteur irakien, Israël a été le seul pays à lancer un avertissement et avec le recul, nous avions raison, comme dans d’autres cas».

Ce commentaire ne peut être lu que comme une menace d’Israël qu’il se tient prêt à lancer une attaque unilatérale du même ordre contre l’Iran, avec pour objectif d’entraîner les États-Unis dans une guerre. La menace qu’Israël organise une provocation pour faire échouer toute négociation entre Washington et l’Iran a été confirmée par le fait que le Shin Bet, le service de renseignement israélien, a attendu le début des négociations pour annoncer la capture d’un présumé espion iranien qui aurait pris des photos de l’ambassade américaine en Israël. D’après les agences de presse israéliennes, l’arrestation a eu lieu il y a trois semaines.

Un article publié ce week-end dans le quotidien israélien Ha’aretz indique quelles sont les craintes de Tel Aviv. Intitulé «La réconciliation avec les États-Unis pourrait renforcer le pouvoir de l’Iran dans la région et son prestige mondial», cet article note que si, au cours de la période passée, le programme nucléaire était un symbole national et un fondement inébranlable de la force de l’Iran, il semble maintenant que le dialogue visant à démanteler ce programme puisse être utilisé par l’Iran pour obtenir plus d’influence et de pouvoir dans la région.

~ Israël-Iran: Face à la menace nucléaire iranienne, l'Option Samson ~

L’élite politique israélienne est déterminée à empêcher l’émergence de toute puissance régionale capable de défier non seulement son monopole sur les armes nucléaires, mais aussi son rôle hégémonique au Moyen-Orient, en alliance avec l’impérialisme américain. Pour cela, et afin de justifier les 3,1 milliards de dollars d’aide principalement militaire apportés par Washington chaque année, elle a besoin d’un état de conflit permanent.

Au cours de leur brève apparition lundi, Obama et Netanyahu se sont également penchés sur le prétendu «processus de paix» entre Israël et les Palestiniens, que le gouvernement américain a récemment cherché à raviver. Obama a loué Netanyahu pour ses «négociations de bonne foi avec l’Autorité palestinienne», et a reconnu son «courage d’être prêt à agir dans ce but». Le seul «courage» dont Netanyahu a fait preuve est dans la confiscation brutale des terres palestiniennes par l’extension des colonies sionistes en Cisjordanie occupée et à Jérusalem, dont la population est passée de 160.000 à 650.000 depuis le début du prétendu processus de paix.

En cherchant à atténuer les inquiétudes de Tel Aviv au sujet du tournant vers des négociations avec l’Iran, Washington va probablement soutenir davantage la répression du peuple palestinien par Israël.
Bill Van Auken
Source de l'article : Obama et Netanyahu maintiennent que la guerre «reste possible» contre l’Iran

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MessageSujet: Un accord de coopération sur le programme nucléaire iranien   Jeu 14 Nov - 11:27

Un accord de coopération sur le programme nucléaire iranien

L'Iran et l'Agence nucléaire de l'ONU sont parvenus lundi
à un accord de coopération sur le programme nucléaire iranien, mais,
signe des divergences persistantes malgré la percée obtenue à Genève,
Washington a estimé que l'enrichissement d'uranium n'était pas un "droit établi".



~ L'évolution du programme nucléaire iranien depuis 1953 ~

La feuille de route sur les vérifications des activités nucléaires iraniennes a été conclue à l'occasion de la visite à Téhéran du chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano. Elle prévoit une inspection de l'usine de production d'eau lourde d'Arak, à laquelle l'agence onusienne tente d'accéder depuis 2011, mais pas du site militaire plus controversé de Parchin. Elle survient au lendemain de la fin de trois jours d'intenses négociations à Genève entre l'Iran et le groupe 5+1 des grandes puissances, qui n'ont pas permis d'aboutir à un accord sur le programme nucléaire iranien, soupçonné malgré les démentis de Téhéran de viser à obtenir l'arme atomique.

Les négociations ont néanmoins permis d'importants progrès, selon des participants, et doivent reprendre le 20 novembre à Genève. Bloquées depuis des années, elles ont été relancées par la politique d'ouverture vers l'Occident du nouveau président iranien Hassan Rohani. Réputé modéré, il souhaite mettre fin à dix ans de crise sur le nucléaire pour obtenir la levée des sanctions internationales qui étouffent l'économie de son pays. Mais il a répété dimanche que son pays refusait de céder ses "droits nucléaires dans le cadre des régulations internationales, ce qui inclut l'enrichissement (d'uranium) sur le sol iranien". Signe que les différends restent profonds, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a rétorqué lundi qu'aucun pays n'avait "un droit établi à enrichir" de l'uranium. En visite à Abou Dhabi après son passage à Genève avec ses homologues français, britannique et russe, M. Kerry a affirmé lundi que l'Iran était responsable de l'absence d'accord dans la ville suisse.


"Le groupe des 5+1 était unifié samedi lorsque nous avons présenté notre proposition aux Iraniens, (...) mais l'Iran ne pouvait l'accepter à ce moment particulier", a-t-il dit, en émettant "l'espoir de pouvoir parvenir dans les prochains mois à un accord acceptable pour tous". Selon un diplomate occidental proche du dossier, "le point de vue général du groupe des 5+1 était que plus de temps était encore nécessaire. Ce n'était pas juste le sentiment des Français", a-t-il ajouté en rejetant les allégations d'un blocage des négociations en raison de l'attitude intransigeante de Paris.
"Pas loin d'un accord"

L'Occident veut des garanties concernant les capacités d'enrichissement d'uranium de l'Iran, notamment son stock d'uranium enrichi à 20%, étape permettant ensuite rapidement un enrichissement à 90% pour usage militaire, le parc de 19.000 centrifugeuses et la fabrication d'une nouvelle génération de machines cinq fois plus rapides. Des garanties sont aussi demandées sur le réacteur à eau lourde d'Arak, susceptible d'obtenir du plutonium. En échange d'un accord, l'Iran espère un allègement "limité et réversible" de certaines sanctions, en particulier le gel des avoirs iraniens dans des banques hors des Etats-Unis. Alors qu'Israël est fermement opposé à l'accord en discussion, M. Kerry a assuré qu'il protègerait au contraire l'Etat hébreu "d'une manière plus efficace". Son homologue français Laurent Fabius, accusé d'instransigeance par la presse iranienne, a estimé que "nous ne sommes pas loin d'un accord avec les Iraniens mais nous n'y sommes pas encore".

Sur la feuille de route conclue avec l'AIEA, le chef de l'organisation nucléaire iranienne, Ali Akbar Salehi a expliqué à la presse que l'Iran avait accepté "volontairement" des inspections de "l'usine d'Arak et la mine (d'uranium) de Gachin", près de Bandar Abbas (sud). Ces inspections font partie de la première phase de cette feuille de route, d'une durée de trois mois, qui "vise à créer plus de confiance mutuelle". "Dans les phases suivantes, nos experts et ceux de l'AIEA discuteront des autres questions (notamment celles) n'ayant pas une nature nucléaire directe", a déclaré M. Salehi.


Il a semblé écarter ainsi une visite prochaine de l'AIEA à la base militaire de Parchin, près de Téhéran, où l'agence soupçonne les autorités d'avoir procédé à des tests d'explosions conventionnelles applicables au nucléaire. Saluant un accord "très important", M. Amano a toutefois souligné qu'il restait "beaucoup à faire". L'AIEA, qui surveille régulièrement les installations nucléaires iraniennes, tente depuis deux ans d'éclaircir certains éléments indiquant que l'Iran avait cherché à développer l'arme nucléaire, principalement avant 2003.
Source de l'article : Nucléaire: accord entre l'Iran et l'AIEA, l'Occident maintient la pression

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