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 "L'arche de Noé" de Svalbard (Spitzberg Svalbard Global Seed Vault)

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Golden Awaken
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MessageSujet: "L'arche de Noé" de Svalbard (Spitzberg Svalbard Global Seed Vault)   Jeu 3 Oct - 16:09

"L'arche de Noé" de Svalbard
(Spitzberg Svalbard Global Seed Vault)


Visiter "L'arche de Noé" de Svalbard incite à tenir un discours
sur les changements climatiques apocalyptiques, mais pas de la manière que vous l'imaginez.




On a beaucoup entendu parler de cet archipel à une époque. C'est là que se trouve la plus grande réserve mondiale de semences. Cet article suggère à mots couverts de laisser tomber les théories du complot attachées à cet édifice. Inauguré en février 2008, ce qu'il renferme est théoriquement indemne des radiations de Fukushima. C'est peut-être déjà beaucoup.

Depuis fin 2007, la Réserve mondiale de semences de Svalbard garde entreposé l'héritage de l'agriculture mondiale. Succession de tunnels forés dans la paroi de la montagne, cette grotte est climatisée, à l'abri de l'activité tectonique ou d'une montée des océans et conçue pour détenir 4,5 millions de variétés de graines pour les siècles à venir. Construite à Svalbard, archipel stérile de Norvège, à 900 km du pôle nord, elle se situe au bord de l'océan arctique, et contient des spécimens en double provenant d'autres réserves de graines éparpillées autour du monde. Il existe de par le monde un rassemblement de plus de 1000 variétés diverses, mais l'arche de Noé de Svalbard a été construite à l'écart de la civilisation comme le dernier recours.




On emprunte une route sinueuse qui conduit à la colline d'accès à la grotte, qui fait saillie sur une pente d'une trentaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, et qui apparaît comme un sinistre tunnel gris émergeant de la roche, de la neige et des lichens. Sous l'entrée on trouve un minuscule ravin au-dessus duquel un petit pont permet de passer pour atteindre la grotte. Au-dessus, l'installation artistique de Dyveke Sanne (artiste norvégienne, NdT) court sur toute la longueur du toit, puis déborde sur la façade, se terminant juste au-dessus de la porte. Elle consiste en une série d'éclats de verre bleu argent, qui font penser à de la glace brisée. Sous cette façade décorée, cependant, la vue est moins accueillante : une porte industrielle verrouillée couleur ardoise.


Ne sachant quoi faire exactement, j'errais aux alentours avec les quelques autres visiteurs. Nous exhalions une vapeur visible, pendant notre retour dans la quiétude de Longyearbyen, la principale implantation de l'île. Même quand la saison touristique bat son plein en été, on ne peut pas vraiment dire que c'est animé. On est vite gagné par le silence glacé environnant. Puis nous parvint un énorme sifflement d'air venant de la grotte, un échappement soudain et puissant, s'échappant de l'édifice des profondeurs de la montagne. Un petit mais continu jet d'eau dégoulina vers la base de la grotte, s'écoulant dans le ravin sous le pont. Au bout d'environ 30 secondes, air et eau cessèrent. Nous nous sommes attardés un peu plus, prenant des photos, en discutant de notre prochain programme d'activités, jusqu'à ce que le bruit se reproduise, environ 30 secondes d'activité, puis 30 secondes d'arrêt, régulier et sans interruption. Mon amie Alia se tourna vers moi au bout de quelques minutes et dit, "Ça respire".

Depuis sa création, la réserve de Svalbard n'a été évoquée qu'en termes d'apocalypse. Tous les médias, de Fox News à Wired lui ont donné le surnom officieux de "réserve de semences de la fin du monde" pour parler du projet et on la décrit généralement comme un ultime havre et refuge pour la biodiversité de la flore s'il se produisait une catastrophe mondiale qui détruisait les variétés de plantes mondiales. "La grotte 'de la fin du monde' est conçue pour que des millions d'échantillons de graines soient sauvegardés de catastrophes naturelles et non naturelles : changements climatiques, frappes d'astéroïdes, maladies des plantes, guerre nucléaire, et même séismes, rapporta National Geographic en 2008. Wired, en 2011, en parla comme "une police mondiale d'assurance contre un holocauste botanique".


Cary Fowler, l'ancien directeur exécutif de la Société Mondiale pour la Diversité des Cultures, qui a participé à l'installation de la grotte des semences, n'a jamais employé ni désavoué le terme de 'fin du monde concernant la réserve mondiale de Svalbard : "Nous pensons que dans le cas d'une catastrophe régionale ou mondiale, cette banque de graines se révélera très très utile", a-t-il déclaré au Washington Post en 2008. "Ce n'était pas notre but premier à l'origine en démarrant le plan de cette installation".
Le langage apocalyptique fonctionne, surtout dans une culture facilement distraite.
C'est peut-être la seule chose qui fonctionne vraiment.


En dehors de ce démenti, 'de la fin du monde' reste le mot que la plupart des gens associent à la réserve et cela ne devrait pas nous surprendre. Depuis quelques dizaines d'années, il est devenu de plus en plus courant de discuter de l'environnement en termes d'une fin du monde omniprésente. En 1992, l'ex-sénateur Al Gore utilisait la phrase 'La plus grande crise à laquelle l'humanité fait face' pour décrire la réduction de la couche d'ozone. La même année, le magazine Time décrivait la diminution de l'ozone comme un 'assaut sans précédent sur le système supportant la vie sur la planète', qui pourrait avoir d'horribles effets à long terme sur la santé humaine, la vie animale et sur les plantes qui favorisent la chaîne alimentaire et tous les autres éléments qui composent le délicat réseau naturel. Et il est trop tard pour empêcher les dégâts qui empireront dans les années à venir. Ce que le monde peut espérer de mieux est de stabiliser bientôt la perte d'ozone après le tournant du siècle'.

C'était quelques années après que le spectre d'un holocauste nucléaire commence à reculer, comme si la résolution d'une menace humaine faisait place à un nouveau scénario de cauchemar. En l'espace de quelques années, les composants chimiques CFC ont été interdits dans la réfrigération, les solvants et les pulvérisateurs et la couche d'ozone, sujet du débat, cri de ralliement et scénario apocalyptique, a disparu des conversations du public. Mais avec la régularité d'une horloge, une nouvelle 'plus grande crise à laquelle l'humanité fait face' s'est présentée, cette fois sous la forme du réchauffement climatique.


La culture contemporaine semble accoutumée à sauter d'une apocalypse à la suivante. Ce n'est pas entièrement mauvais en soi ; le langage apocalyptique autour de la couche d'ozone a précipité une action sur l'interdiction des CFC, exactement comme les prophéties de fin du monde de Rachel Carson dans Printemps Silencieux (1962) ont accéléré l'interdiction du DDT comme insecticide anti-malaria. Le langage apocalyptique fonctionne, particulièrement dans une culture facilement distraite. C'est peut-être la seule chose qui fonctionne vraiment. ''Plus nous pouvons focaliser clairement notre attention sur les merveilles et les réalités de l'univers qui nous concernent, moins nous aurons le goût de le détruire", déclarait Carson dans un discours de 1963. Mais peut-être qu'il faut inverser ce que disait Carson : c'est peut-être notre attirance pour les histoires désastreuses et les crises de la 11ème heure qui permettent de focaliser d'abord notre attention sur la nature et de diriger notre énergie vers sa préservation.

Parallèlement au langage-catastrophe une articulation du temps très spécifique se produit. Nous pensons à notre relation à l'environnement dans l'immédiat. Le réchauffement climatique, nous a-t-on dit, décimera toute vie de notre vivant ou du vivant de nos enfants. Vu de cette manière, le discours sur l'environnement ressemble aux déclamations de millénaristes religieux, qui soutiennent mordicus qu'une apocalypse se produira sous leurs yeux. En 2010, 41 % des américains disaient qu'ils s'attendaient à un retour de Jésus sur Terre en 2050. Cette obsession d'une catastrophe imminente suggère que nous envisagions la nature à une échelle particulièrement humaine et individuelle. Quand nous pensons à des dégâts sur l'environnement et à un impact humain sur l'écosystème, nous pensons presque exclusivement à court terme. Le millénaire, qu'il soit religieux ou environnemental, vient toujours le surlendemain.

Se situant à l'opposé de cette étroite bande de temps apocalyptique, on trouve les 'temps profonds', une idée d'échelle dont les racines sont plus géologiques qu'humaines. Le concept de temps profond a son origine avec le géologue écossais du 18ème siècle James Hutton, et a été popularisé par l'écrivain américain John McPhee dans son livre Basin and Range (1981). Pour McPhee, le principal attrait du temps profond est sa capacité à nous sortir d'une pensée à court terme : "Si vous vous libérez d'une réaction conventionnelle à une durée d'un million d'années, vous vous libérez un peu des limites du temps humain" écrivait-il. "Et donc d'un côté vous ne vivez pas du tout, mais de l'autre vous vivez éternellement".

Les rouages du temps profond sont évidents partout à Svalbard. Dans les jours précédents ma visite de la grotte de semences, j'étais en mer avec deux douzaines d'autres artistes et écrivains, à naviguer sur les côtes de Svalbard dans un grand trois-mâts. Nous nous dirigions vers la côte ouest du Spitsbergen, la plus grande île de l'archipel, plongeant dans les fjords nordiques avant de prendre le chemin du retour. De nouveau, j'ai été impressionné par la quiétude absolue du monde autour de nous. En dehors de quelques tentatives avortées des baleiniers, aucune installation humaine permanente n'existait à Svalbard avant la fin du 19ème siècle, et il n'y a pas de population autochtone ici, sauf les rennes et les ours. Même aujourd'hui, cet endroit est remarquablement dépourvu d'activité humaine. Nous avons navigué autour de Svalbard au plus fort de la saison touristique et nous avons passé parfois des journées entières sans voir un seul bateau.
~ Traduction par le BBB ~

Source originale de l'article :
The Arctic Seed Vault puts apocalyptic talk of climate change in perspective – but not how you might think

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MessageSujet: Un voyage à Svalbard   Mar 15 Oct - 17:09

Un voyage à Svalbard

Une empreinte laissée dans le lichen peut durer des années.
Le bois qui a servi à construire les cabanes de baleiniers
au 17ème siècle jonche toujours les plages




À Raudfjorden, fjord s'étendant depuis le sommet du Spitsbergen, nous sommes allés en zodiac sur le glacier Hamiltonbreen. Trop s'approcher du glacier peut être fatal : s'il se fracture, le fragment de glace peut envoyer en touchant l'eau des vagues suffisamment grosses pour submerger une petite embarcation. L'année dernière, un morceau de glace venant d'une fracture d'iceberg s'est brisé et a tué une personne dans un kayak qui se trouvait à côté. Quand nous étions en mer, une autre touriste, d'une expédition différente, est morte en tombant dans une eau tellement glaciale qu'elle a déclenché un arrêt cardiaque immédiat. En approchant de l'énorme bloc de glace, nous pouvions voir de gros morceaux dériver dans l'eau. Ils faisaient un bruit constant de craquement, comme un grésillement sourd.

Bien que nous étions à l'abri d'un danger immédiat, une menace à long terme semblait moins évidente avec toute cette glace flottante. Svalbard constitue moins de 3 % des glaciers de la planète, mais ces glaciers s'amincissent de 60 à 70 mm chaque année et ajoutent tous les ans 13 km3 de glace fondue dans l'océan, l'élevant de 0,35 mm par an. Cela ne semble pas important, mais ce n'est pas non plus particulièrement visible ou spectaculaire. Quand je suis rentré chez moi, quelques personnes m'ont demandé si j'avais vu des preuves d'un réchauffement climatique. C'était une question qui avait de l'intérêt, mais qui n'avait pas grand sens. À quoi ressemble une preuve de changement pour une personne qui arrive tout juste d'un pays étranger ? Comment pouvais-je parler d'une fonte régulière et des indices subtils d'une défaillance catastrophique de l'écosystème ? Celui qui s'attend à un scénario-catastrophe hollywoodien à la demande sera déçu ici.

"Un glacier est un archiviste et un historien", a écrit Gretel Ehrlich dans 'Ce paradis de glace' (2004). "Il conserve tout, que ce soit petit ou gros, comme le pollen, la poussière, les métaux lourds, les insectes, les os et les minéraux. Il enregistre toutes les fluctuations météorologiques....Un glacier c'est le temps incarné." Le temps incarné par un glacier fonctionne à une échelle très différente, avec des éléments de mesure bien trop petits pour que les humains en soient témoins. Les vidéos les plus spectaculaires sur le changement climatique, où vous pouvez le voir en fait se mettre en place, sont faites en time-lapse (en accéléré), procédé qui convertit l'échelle de temps non-humaine en une autre qui correspond à nos étroits filtres de perception. Le time-lapse ramène les jours en secondes, et les années en minutes, mais la conversion peut se faire aussi dans l'autre sens. Quand nous élargissons notre vision du monde, passant du temps humain au temps géologique, notre conscience individuelle et les conséquences de nos actions et de nos inactions se transforment en une mince couche des archives géologiques porteuses d'éternités.


Loin de toute trace de la civilisation contemporaine, j'ai commencé à vivre le temps différemment. Dans le pays à l'éternelle lumière du jour, le soleil rôde sur l'horizon, ne se lève jamais, ne se couche jamais. J'avais le sentiment d'être suspendu dans un milieu d'après-midi perpétuel, comme si une seule journée s'étirait sur deux semaines. Le temps semblait s'arrêter ou, du moins, avancer au ralenti.

Et dans un sens, le temps avance au ralenti ici. Dans un environnement qui ne supportait aucune habitation humaine avant le 20ème siècle, où le permafrost empêche toute décomposition, une empreinte laissée dans le lichen peut durer des années. Le bois utilisé pour construire les cabanes de baleiniers au 17ème siècle jonche toujours les plages et tout se trouve dans un bon état surprenant. Ces restes non perturbés donnent un indice sur la raison de la présence ici à Svalbard de l'arche de Noé. La terre elle-même résiste à la détérioration ; même si le système de climatisation du bâtiment tombait en panne, la nature pourrait contribuer à préserver les graines. Nous avons tendance à faire une fixation sur l'éloignement de la réserve, endroit éloigné de catastrophes à court terme qui risqueraient de la mettre en péril. Mais il est plus important de remarquer sa relation au paysage environnant, capable de préserver le contenu de la réserve pendant des centaines d'années, tout du moins aussi longtemps que les étranges épaves de baleiniers qui reposent intactes le long des plages de l'archipel. Svalbard résiste aux idées limitées des horizons temporels humains. Son échelle est graduée en millénaires, et ne s'applique pas seulement au millénaire actuel.

L'impact environnemental dont nous avons été les plus proches témoins se situait à Blomstrandhalvøya, dans le fjord à la base de recherche Ny-Ålesund. Le suffixe halvøya signifie "péninsule", mais elle porte mal son nom ici : le glacier qui rattachait autrefois Blomstrandhalvøya au Spitsbergen a graduellement reculé et en 1991 la péninsule est devenue une île. Elle ne sera pas la dernière ; car d'autres glaciers reculent, l'archipel lui-même se fracturera, et de plus petites îles se détacheront en vertu d'une disparition du tissu glaciaire qui les soudent.


Une relation correcte à la nature devrait bien aussi se débarrasser
du sentiment hystérique de catastrophes perpétuelles


Blomstrandhalvøya est aussi le siège de la mine de marbre abandonnée de New London, construite par Ernest Mansfield en 1911, après qu'il ait convaincu la Northern Expedition Company, la NEC (Compagnie des expéditions nordiques, NdT) qu'il y avait ici du marbre de grande qualité. Il y a vraiment du marbre, mais il est si friable et d'une qualité si mauvaise qu'il se décomposait littéralement sur les navires qui rentraient en Angleterre. Au bout de deux ans, la NEC vira Mansfield et quitta les lieux.

Cent ans après, les ruines de New London sont remarquablement bien préservées. Les chariots à minerai sont renversés et rouillés, mais toujours intacts, reposant à côté des monceaux de marbre empilés le long des falaises, comme si le prochain bateau pour l'Angleterre allait bientôt arriver. Les tas de marbre, restes définitifs délibérés du travail des hommes, refusent leur réintégration dans le paysage. L'arctique permet à New London de perdurer sous forme de ruine, testament sur la difficulté de faire des sous à bon compte dans un endroit aussi inhospitalier que Svalbard.


J'ai emporté avec moi toutes ces visions arctiques glacées à Longyearbyen une fois notre voyage achevé. Me tenant devant la réserve mondiale de semences, écoutant ses respirations mécaniques imposantes, je repensais au morse entrevu sur la côte nord-ouest du Spitsbergen à la mi-voyage. Le morse, curieux de notre présence sur la côte de cette plage désolée, au bord d'une mer polaire inhabitable, nous suivit lentement, sans s'éloigner de plus de six mètres du rivage. Il n'y avait rien de subtil en lui : quand sa tête sortait de l'eau, il expirait bruyamment et laborieusement, nous regardant l'observer, avant de prendre une grande et profonde respiration et de redisparaître sous la surface. De cette position privilégiée, on aurait presque pu le confondre avec une victime de noyade, à la manière dont sa tête semblait jaillir juste assez longtemps pour prendre dans l'affolement une goulée d'air avant d'être enveloppée d'eau de nouveau. Mais ce n'est, bien sûr, qu'une question de perspective limitée. Sous la surface, ces animaux imposants sont aussi gracieux que possible, habiles et élégants dans des eaux à seulement quelques degrés au-dessus de zéro.

Parfois ce qui semble une respiration affolée est quelque chose d'entièrement différent. Les leçons de Svalbard sont plus complexes que la simple et immédiate apocalypse insinuée par la médiatisation autour de la grotte aux semences.
Cary Fowler a écrit:

"Nous perdons tous les jours diverses cultures de façon très prosaïque. Nous avons de nombreuses banques de préservation dans le monde mais virtuellement aucune ne fonctionne avec un budget pluriannuel sécurisé et les accidents, une mauvaise gestion sont courants. Il arrive qu'une banque poursuive la voie de lutte de quelqu'un d'autre. Nous avons perdu des banques en Irak et en Afghanistan non parce qu'elles étaient des cibles mais parce qu'elles se trouvaient sur la trajectoire."
Cette reconnaissance du travail des banques de semences comme celle de Svalbard est quotidienne, proche de la banalité et elle peut aider à recentrer une attitude envers l'environnement qui parfois frise la vanité. Une relation correcte à la nature doit impliquer un sens de l'administration, par sécurité, et une volonté de travailler pour de meilleurs lendemains. Mais elle devrait bien aussi se débarrasser du sentiment hystérique de catastrophes perpétuelles. Des endroits comme Svalbard peuvent nous aider à réfléchir sur une plus longue et plus profonde échelle, dans laquelle nous sommes les acteurs mineurs d'un drame qui nécessite une éternité pour se dérouler.
~ Traduction par le BBB ~

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MessageSujet: Re: "L'arche de Noé" de Svalbard (Spitzberg Svalbard Global Seed Vault)   Jeu 11 Déc - 16:05

En prévision d'un cataclysme planétaire, la Russie est elle aussi en train de construire une arche de Noé végétale






En Sibérie, il y a une cabane en bois discrète qui n'a l'air de rien au premier abord mais ce bâtiment anodin servira d'entrée à un coffre-fort qui pourrait un jour sauver la race humaine.

Une installation de stockage surnommée " l'Arche de Noé des semences" destinée à mettre à l'abri les graines alimentaire et les plantes rares de la planète contre un cataclysme planétaire est sur le point d'être construite juste en dessous.

Cette installation utilisera le froid naturel du permafrost de Sibérie pour préserver des échantillons jusqu'à une période de 100 ans. Elle est en cours de construction pour un coût de 227 millions de roubles (3,2 millions £).

Au moins 1,5 million de graines de plantes, de légumes, de céréales et de diverses autres sources de nourriture, seront rangées dans l'unité spéciale de cryoconservation à Iakoutsk, la ville la plus froide de la planète.

D'après le "Sibérian Times", elle permettra aux scientifiques de protéger beaucoup d'aliments importants et la vie végétale en voie de disparition contre le changement climatique, les guerre et les cataclysmes.

En 2008, une installation similaire a été créée en Norvège, mais la nouvelle installation dans le nord de la Sibérie est la seule de son genre à utiliser uniquement le système de refroidissement du pergélisol naturel.

Il existe déjà une petite unité contenant 100 000 échantillons sur le site mais la construction d'une nouvelle extension va le transformer en plus grand dépôt de la planète.



Gregory Kuzmin a écrit:

Georgy Kuzmin

Georgy Kuzmin, chercheur principal à l'Institut du pergélisol, une partie de la Branche Sibérienne de l'Académie des sciences de Russie a déclaré : «Le projet n'utilise pas de machines, d'électricité ou de gaz, il n'utilise que le froid naturel et les coûts d'exploitation sont minimes.»



Le bâtiment unique n'utilise pas de ventilateurs ou de pompes pour maintenir constante la température sous la terre froide, il s'appuie simplement sur l'air froid naturel.

La nouvelle extension sera en mesure d'accueillir 1,5 million d'échantillons de semences en provenance de la Russie et du reste du monde.





Les scientifiques veulent préserver un grand nombre des espèces les plus menacées de plantes et veillent à garder un stock de semences communes qu'ils n'auront pas besoin de replanter, pour un maximum de 100 années.

Ces semences seront placées dans des récipients en verre scellés spéciaux, les températures glaciales à l'extérieur les préservant dans un congélateur naturel géant.





L'installation similaire du Svalbard, en Norvège ne s'appuie que sur des systèmes de refroidissement artificiels avec un pergélisol à une température de -18 degrés Celsius.

Selon les scientifiques de Sibérie, elle est moins sûre en raison des dangers d'une panne de courant présentant un risque pour garder l'installation réfrigérée.

Le réchauffement climatique peut également augmenter les températures des champs de glace norvégiens et faire fondre le pergélisol, chose qui ne est pas possible dans la République de Sakha.



Nikolai Goncharov, de l'Institut de la cytologie et de génétique à Novossibirsk, a déclaré :

Nikolai Goncharov a écrit:
«C'est un site éternel, respectueux de l'environnement et qui ne peut pas être affecté par des catastrophes.»




http://www.dailymail.co.uk/news/article-2857114/Underneath-tiny-hut-lies-Noah-s-Ark-world-s-food-supply-Vault-deep-beneath-coldest-city-planet-home-massive-stockpile-seeds-plants.html

Traduction :
Les Chroniques de Rorschach


Vue sur : http://leschroniquesderorschach.blogspot.ch/2014/12/en-prevision-dun-cataclysme-planetaire.html







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MessageSujet: Re: "L'arche de Noé" de Svalbard (Spitzberg Svalbard Global Seed Vault)   

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"L'arche de Noé" de Svalbard (Spitzberg Svalbard Global Seed Vault)

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