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 L'hégémonie du dollar contestée par la Chine

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Golden Awaken
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MessageSujet: L'hégémonie du dollar contestée par la Chine   Mar 24 Sep - 10:56

L'hégémonie du dollar contestée par la Chine

Des proches du Premier ministre chinois Li Keqiang ont laissé filtrer que la nouvelle zone de libre-échange de Shanghai autoriserait une plus libre convertibilité du Yuan. Une potentielle révolution dans l'économie mondiale.



Récemment, Pékin a annoncé qu'il allait autoriser, dans une région incluant la ville de Shanghai une expérience y autorisant les entreprises et les banques, chinoises ou étrangères, à convertir librement des devises en yuans et des yuans en devises. Et ce non seulement pour leurs opérations commerciales avec l'étranger mais aussi pour toutes leurs opérations financières. Cela constitue un pas considérable en direction de la pleine convertibilité du yuan. Pour comprendre ce qui se passe, il faut répondre successivement à deux questions.
Pourquoi Pékin a-t-il maintenu le yuan inconvertible jusqu’à ce jour ?

Depuis qu’en 1978, Pékin a abandonné le collectivisme pour revenir au capitalisme, il a opté avec succès pour une stratégie de développement mercantiliste. En clair, Pékin s’est employé à dynamiser fortement et durablement ses exportations de produits manufacturés tout en limitant le plus possible ses importations ; grâce à cela, Pékin a obtenu des excédents commerciaux colossaux et renouvelés. Cela a contribué à la fois à une formidable dynamisation de la production et de l’emploi et à la constitution de réserves de change colossales et croissantes. Succès multidimensionnel : industriel, commercial, économique et financier. Mais si Pékin a pu renouveler de tels succès depuis 1978 et plus encore depuis 2001 (et son entrée à l’OMC), c’est parce qu’il s’est protégé. En effet, la rançon habituelle pour un pays qui marque des scores favorables en matière de commerce extérieur, c’est que sa monnaie subit de fortes pressions haussières sur le marché des changes. Si le pays considéré ne parvient pas à contrecarrer ces pressions haussières sur sa monnaie, sa monnaie s’apprécie, sa compétitivité initiale se résorbe, et in fine, son commerce extérieur risque de devenir déficitaire.

C’est pour cette raison que les pays mercantilistes se donnent les moyens de résister à cette « rançon du succès » en matière commerciale. Le plus souvent, ils décident de pratiquer des interventions de change : la banque centrale du pays se charge de vendre sa monnaie nationale contre devises pour équilibrer les achats de sa monnaie par les opérateurs étrangers. La Chine a pratiqué à très grande échelle de telles interventions depuis 1978 et plus encore depuis 2001. C'est d'ailleurs le cumul de toutes ces opérations quotidiennes qui a constitué des réserves de change colossales au nom de la Chine : 3.000 milliards de dollars américains officiellement, 5.000 milliards en réalité (si on ajoute les réserves de Hong Kong à celles de la République populaire de Chine et si on tient compte des réserves stockées dans les Sovereign Wealth Funds à côté de celles qui sont stockées dans les banques centrales). Encore ce gonflement énorme des réserves de change de la Chine a-t-il été fortement limité par l'inconvertibilité du yuan qui prévaut en Chine depuis 1949 : les opérations financières qui ne sont pas expressément autorisées y sont interdites.


En clair, Pékin laisse entrer en Chine les flux de capitaux étrangers qui correspondent aux investissements des multinationales occidentales en joint-ventures (opérations que Pékin autorise et qu'il recherche) ; mais Pékin interdit les flux de capitaux étrangers qui correspondraient à de simples placements financiers en yuan (particulièrement ceux cherchant à spéculer sur une appréciation du yuan). Si le yuan avait été rendu très tôt convertible, on aurait sans doute eu à la fois une appréciation beaucoup plus importante du yuan contre dollar et contre euro et un gonflement encore plus important des réserves de change de la Chine, toutes choses que Pékin redoutait et refusait.
Pourquoi Pékin choisit-il désormais de rendre prochainement le yuan convertible ?

Essentiellement parce que depuis 2005 et plus nettement encore depuis 2008, Pékin multiplie les initiatives pour détrôner le dollar de son statut privilégié de monnaie du monde en sorte que ce soit sa monnaie, le yuan, qui à son tour devienne la monnaie du monde.

La Chine a déjà dépassé les Etats-Unis sur le plan industriel (1er rang pour la production manufacturière depuis 2010), sur le plan commercial (1er rang pour les exportations de produits manufacturés, avec 15,4% des exportations mondiales de produits manufacturés en 2011), sur le plan économique (le PIB officiel de la Chine en 2012 est encore inférieur de 20% à celui des Etats-Unis mais son PIB bien calculé dépasse déjà sans doute celui des Etats-Unis) et sur le plan financier (avec ses réserves de change colossales, la Chine est désormais devenue la puissance financière incontournable de la planète). Dans sa stratégie qui vise à ravir aux Etats-Unis leur hégémonie mondiale, Pékin s'est assigné de longue date de dépasser les Etats-Unis y compris sur le plan monétaire. En clair Pékin s'efforce à ce que le yuan ravisse au dollar son statut privilégié de monnaie du monde.


Quel est l'enjeu ? Muni de sa puissance financière, Pékin marque déjà beaucoup de points face à Washington. C'est Pékin et non plus le FMI ou encore moins Washington qui se trouve désormais sollicité par les gouvernements des pays étrangers quand ils se trouvent en difficulté pour financer leur dette publique et/ou leur dette extérieure ; c'est donc Pékin et non plus Washington qui se trouve en situation de vassaliser les pays de la planète les plus affaiblis. Cela s'était déjà vérifié en 2011 quand Pékin s'était fait prier pour accorder des financements aux pays de l'Europe du sud en détresse.

Cela se vérifie aujourd'hui avec la création à l'initiative de Pékin d'un fonds de solidarité financière pour 100 milliards $ en faveur des BRICS (la Chine contribuant à ce fonds à hauteur de 44 milliards $ à elle seule). De la même façon, Pékin peut se permettre des budgets militaires qui restent très dynamiques et très ambitieux du fait qu'il dispose de réserves de change colossales et croissantes alors même que Washington, enfoncé dans une dette extérieure qui devient vertigineuse, s'est vu obligé de réduire son budget militaire en 2012/2013.

A travers ces deux exemples, on mesure déjà comment, pour s’être assuré la suprématie financière, Pékin bénéficie d’une dynamique géopolitique très favorable. Mais si à sa suprématie financière, Pékin ajoutait maintenant une suprématie monétaire, la dynamique géopolitique évoluerait plus nettement encore en sa faveur. On oublie trop facilement le privilège dont bénéficient les Etats-Unis, celui d’émettre la monnaie du monde, la monnaie dans laquelle sont facturées et réglées les matières premières qui sont exportées sur la planète, la monnaie que les banques centrales des pays tiers acceptent d’accumuler, en bonne part parce qu’elle constitue un bon d’achat sur les matières premières.

C’est en recourant à ce privilège que les Etats-Unis ont par exemple pu financer sans ambages la guerre des étoiles (qui leur permit de défaire l’URSS) : entre 1980 et 1989, Washington n’eut pas besoin de recourir à une augmentation de la pression fiscale ; les dollars nécessaires furent émis par le système bancaire américain et les banques centrales étrangères s’empressèrent d’accumuler dans leurs caisses, ceux des dollars qui aboutissaient à l’extérieur des Etats-Unis. Washington put ainsi financer sa course aux armements sans douleur fiscale.


Et c’est à nouveau grâce à ce privilège que depuis 2008, les Etats-Unis ont pu solliciter massivement leur planche à billets de la Federal Reserve pour financer leurs énormes déficits budgétaires. On constate ainsi les multiples avantages que les Etats-Unis retirent du statut privilégié du dollar. Cela n’échappe pas à la vigilance de Pékin. Très logiquement, dans la confrontation croissante qu’il impose aux Etats-Unis, Pékin est bien décidé à enlever aux Etats-Unis leur privilège monétaire pour se l’attribuer. Depuis 2005 et plus encore depuis 2008, l’axe principal de son offensive consiste à disqualifier le dollar pour convaincre les banques centrales des pays tiers de délaisser le dollar et de diversifier davantage leurs réserves de change.

Dans cette optique, Pékin, aidé par Moscou, a en particulier catalysé le formidable mouvement haussier sur le prix de l’or en dollar. La hausse du cours de l’once d’or de 250 à 1900 $ entre début 2001 et début 2011 était un formidable camouflet infligé au dollar : elle constituait pour Pékin un formidable argumentaire pour affirmer, devant les banques centrales des pays tiers, que le dollar ne méritait plus de rester la monnaie de réserve du monde.

La Federal Reserve et la Maison Blanche ne s’y sont pas trompées. Cette hausse de l’or devenait très embarrassante et très inquiétante pour le statut du dollar. C’est en bonne part pour cette raison que selon nous ils précipitent, plus vite qu’anticipé, le retrait progressif des Etats-Unis de la planche à billets. Les premières annonces en cette matière datent du 10 avril 2013 quand le prix de l’or était encore à 1.577 $. Dans les deux séances qui suivirent, l’or chuta de 8%. La confirmation du plan de la Federal Reserve au fil des semaines finit même par ramener le prix de l’or à 1.200 $ le 19 juin. Depuis, l’or s’est un peu renchéri mais ne parvient plus à casser durablement la barre de 1.400 $.

Pour le moment, pour avoir ainsi réussi à ramener en 30 mois le prix de l’once d’or de 1.900 à 1400 $, les autorités américaines marquent un point important contre Pékin et sont peut-être en train de mettre en échec l’offensive chinoise sur le front de l’or. Parce que la monnaie du monde constitue un enjeu décisif, la Chine contre-attaque. Puisque les Etats-Unis sont décidés à résister et à protéger le statut privilégié du dollar, Pékin se décide à jouer un atout majeur : il annonce, plus tôt qu’anticipé, un plan de passage du yuan inconvertible au yuan convertible.


Jusqu’à présent, Pékin opposait seulement l’or au dollar. Désormais, Pékin proposera aux banques centrales des pays tiers, une deuxième alternative concrète au dollar, celle du yuan convertible. La longue bataille pour la monnaie du monde entre dans une nouvelle phase.

Antoine Brunet est économiste et président d’AB Marchés.
Source de l'article :
Vers un Yuan convertible : la Chine part en guerre contre  l'hégémonie du dollar

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MessageSujet: La présence de la Chine en Afrique pour supplanter le dollar ?   Lun 30 Sep - 10:36

La présence de la Chine en Afrique pour supplanter le dollar ?

Alors que le Kenya vient d’être le théâtre d’une attaque terroriste particulièrement meurtrière
et que les dessous de l’affaire pourraient réserver quelques surprises,
précisons que Nairobi est en train de remettre en cause la suprématie du dollar,
en se tournant tout particulièrement vers le yuan chinois




Le Kenya souhaiterait en effet prochainement héberger une chambre de compensation pour la devise de l’Empire du Milieu au sein de sa Banque centrale; ce qui, le cas échéant, serait une première sur le continent africain. Même si Pékin envahit pas à pas l’Afrique du Nord au sud. Certes, un tel rapprochement ne devrait pas éclipser totalement la monnaie américaine, mais n’est pas vu d’un très bon oeil du côté de Washington, alors que même le gouvernement doit faire face une nouvelle fois à un mur budgétaire.

A l’heure actuelle, les opérations en monnaie chinoise sont peu répandues parmi les gestionnaires africains, les traders étant attachés dans tous les sens du terme à la flexibilité du billet vert. Si les Africains peuvent d’ores et déjà obtenir des cotations de leurs devises par rapport au yuan, une chambre de compensation permettrait de mettre fin à l’obligation de règlements en dollars, réduisant parallèlement les coûts et accélérant les transactions. Via une telle opération, le Kenya deviendrait symboliquement la passerelle entre le monde des affaires du continent africain avec la Chine, l’empereur économique de l’Asie, même si lés débuts demeurent modestes. De tels types d’échanges seraient également les premiers réalisés en dehors du continent asiatique.


Mais la concurrence pourrait d’ores et déjà faire rage sur le continent africain, alors notamment que le Nigéria détient des réserves en yuan. L’Afrique du Sud a par ailleurs été évoquée comme un hôte potentiel de la chambre de compensation, des officiels ayant toutefois affirmé qu’un tel plan n’était pas envisagé. En août dernier, le ministre kenyan des Finances Henry Rotich laissait ainsi entendre que la proposition du gouvernement kenyan consistait avant tout de démontrer l’ampleur du marché financier du Kenya …. et de rendre le projet attractif … tout en favorisant la confiance des marchés et investisseurs.

Une situation désormais grandement remise en cause par l’attaque terroriste survenue il y a quelques jours à Westgate. « Nous considérons comme très positif ce projet de chambre de compensation, et je pense qu’il est très important pour le Kenya de mettre en place un centre financier sur son territoire en vue de traiter la monnaie chinoise », indiquait quant à lui l’ambassadeur de Chine au Kenya, Liu Guangyuan, le mercredi 18 septembre à Nairobi, soit quelques heures avant l’assaut meurtrier du centre commercial. C’est en août dernier, que la volonté de Nairobi avait été affichée au grand jour, le Président kenyan Uhuru Kenyatta ayant fait son offre au cours d’une visite à Pékin cet été.


Rappelons que la Chine s’est d’ores et déjà accordé avec le Japon en vue d’établir une convertibilité directe yen-yuan en transaction bilatérale. Des études sont menées parallèlement au sein du groupe des BRICS en vue de revoir la suprématie du dollar et de l’euro sur le marché international. Le Kenya pourrait devenir une des premières régions du monde à l’expérimenter. De quoi fâcher certains ….
Source de l'article : Kenya : futur point d’entrée de la Chine en Afrique pour supplanter le dollar ?

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MessageSujet: Pile je gagne, face je ne perds pas...   Mer 18 Déc - 15:21

Pile je gagne, face je ne perds pas...

La dépendance exclusive vis à vis du Dollar va peut être disparaitre
ou du moins s’atténuer dans les années qui viennent.



~ Arts de la guerre monétaire : Seuls les faibles survivent ~

Depuis toujours la zone Asiatique est une zone « dollar ». Si la Thaïlande commerce avec la Chine ou la Corée, les factures sont en dollars et les règlements aussi. Si les Etats-Unis « produisent » trop de dollars, une partie de ces dollars se retrouve en Asie, qui se retrouve dans un boom et si les USA n’en produisent pas assez, l’Asie se retrouve en récession, comme on le vit fort bien au moment de la faillite des Lehmann Brothers. Du coup, les marchés financiers asiatiques (à l’exception du Japon) depuis toujours ne sont ni plus ni moins que des « warrants » sur la liquidité dollar, ce qui est très agaçant. La Chine par l’intermédiaire de sa banque centrale est en effet en train d’essayer de créer une « Zone de Liquidités » purement Asiatique. La méthode est toute simple: La chine offre des crédits en renminbi à tous ceux qui veulent acheter biens d’équipement ou biens de consommation chez elle (plus besoin de payer en dollars) et offre des accords de « swap », mettons à la Thaïlande et à la Corée du Sud pour les aider à régler leurs transactions bilatérales. En ce qui concerne la Thaïlande par exemple, la Chine prendra en gage des Bath émis par la banque centrale Thaïlandaise et en donnera à cette dernière la contrevaleur en Renminbi . La BOC (Bank of China) fait en même temps la même opération avec la banque centrale de Corée du Sud. Quand la Thaïlande et la Corée vont vouloir régler leurs soldes respectifs, elles n’auront plus besoin de dollars mais pourront utiliser leurs renminbis.

Voila qui peut totalement transformer le monde économique et financier en Asie en particulier. En effet, la plus grande partie de la volatilité des économies et des marchés financiers en Asie provenait de cette domination du dollar US sur le commerce inter-asiatique. Et à  cause de cette relation, les marchés en Asie  ne sont pas décorrelés des autres marchés mondiaux. Quand  il y a trop de dollars, ils montent, quand Il n’y en a pas assez, ils baissent. Si la Chine réussit son coup (et je ne vois pas pourquoi elle devrait échouer) deux choses vont se produire:

- La corrélation entre les marchés asiatiques et les autres marchés va baisser très fortement, ce qui veut dire qu’avoir une partie de son portefeuille en Asie deviendra très utile.
- La volatilité baissant, les multiples cours bénéfices qui ne sont souvent que l’inverse de la volatilité vont monter très fortement, ce qui veut dire que nous allons rentrer dans une hausse structurelle des bourses un peu partout en Asie.

~ Géographie de la finance internationale et hystérèse ~

Si les pays asiatiques réussissent à créer une zone autonome de liquidités, indépendante du dollar US,  centrée autour du Renminbi et qui sera géré un peu comme l’était autrefois la zone Européenne avec le DM, ce qui me semble bien parti, qu’allons nous trouver en Asie?

1. Une croissance économique assurée, ce qui n’est pas le cas ailleurs.
2. Des valorisations attrayantes sur un grand nombre d’actions, ce qui n’est  toujours pas le cas  ailleurs…
3. Une liquidité contrôlée et adaptée à la région, ce qui sera une grande novation. Et cela passera par l’émergence d’une nouvelle grande monnaie, dont on peut espérer qu’elle sera gérée un peu plus sérieusement que les nôtres.


En termes simples, cela veut dire qu’il faut surpondérer l’Asie dans les portefeuilles soit en y étant directement soit en achetant des valeurs quotées chez nous et qui y sont établies depuis longtemps. Deux thèmes doivent donc dominer la réflexion des investisseurs pour les mois ou les années à venir.

- L’internationalisation du Renminbi et ses effets sur le système financier mondial. Cette émergence de la Chine dans la sphère financière risque de transformer le monde de la  finance comme le monde de l’Industrie l’a été  depuis 12 ans, après la signature des accords entre la Chine et le WTO.
- Le fait que taux d’intérêts et taux de change Chinois seront de plus en plus déterminés par le marché (voir les résultats du dernier Comité Central du PCC) et que donc la Chine est en train d’abandonner son modèle mercantiliste, ce qui est une très bonne nouvelle.


Personne ne veut acheter les marchés Asiatiques tant tout le monde est tétanisé par la fin de la politique monétaire laxiste aux US (tapering). Moins de dollar engendre une baisse des marchés Asiatiques, de cela tout le monde est sur. Mais les marchés ont comme rôle d’anticiper… et peut être ont-ils déjà faits leur travail? C’est en tout cas ce que je pense. L’Asie est un peu dans une situation pile je gagne, face je ne perds pas.
Charles Gave
Economiste et financier, Charles Gave s'est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 " Des Lions menés par des ânes "(Editions Robert Laffont) ou il dénonçait l'Euro et ses fonctionnements monétaires.
Source de l'article : Pile je gagne, face je ne perds pas via Le blog A Lupus

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MessageSujet: En janvier, les paiements en renminbi ont progressé de plus de 30%   Lun 3 Mar - 16:10

En janvier, les paiements en renminbi ont progressé de plus de 30%

Le yuan vient de dépasser le franc suisse pour devenir
la septième monnaie de paiements la plus utilisé dans le monde en janvier



~ Le Yuan Chinois aux portes du top 10 des devises les plus utilisées au monde (Juillet 2013) ~

Selon SWIFT, avec une part de marché de 1,39%, le yuan est resté parmi le top 10 des monnaies qui ont été les plus utilisées pour les paiements dans le monde entier pour le troisième mois consécutif et se classant au huitième rang des devises en décembre. Les paiements en yuan ont augmenté de 30,6%, alors que la croissance concernant toutes les monnaies de paiement était de l’ordre de 4,8% en janvier. Cependant, les règlements dans la monnaie chinoise étaient encore fortement concentrées à Hong Kong, qui partageait un marché de 73%, suivie par le Royaume-Uni, Singapour, Taïwan, les Etats-Unis, la France et l’Australie. La Chine se mobilise pour avoir une monnaie internationale, en accélérant les réformes des marchés intérieurs pour présenter notamment des programmes pilotes afin de permettre des mouvements plus libres du yuan qui franchissent les frontières.

Lire également les articles suivants :
L’irrésistible montée du yuan dans le commerce mondial

Pourquoi l'accord monétaire entre la BCE et la Chine est important

Au cours des trois dernières années, la devise chinoise a dépassé 22 monnaies, le dollar de Singapour, le dollar de Hong Kong et aujourd’hui le franc Suisse. Le « billet rouge » se retrouve juste classé derrière le dollar américain, l’euro, la livre sterling, le yen, le dollar canadien et le dollar australien. Comme risque relativement faible, la monnaie de haut rendement qui a gagné plus de 35% face au dollar depuis sa réévaluation en 2005, le yuan est également devenu un favori croissant parmi les investisseurs internationaux, bien que ces dernières semaines la Banque centrale chinoise ait encouragé une baisse des taux de change pour éradiquer les entrées de capitaux spéculatifs.
La Société SWIFT a écrit:

"Lorsqu'on regarde le premier mois de l'année 2014, au cours duquel les paiements en yuan
ont atteint la valeur la plus élevée jusque-là observée, il est clair que le yuan est bien parti pour rester
dans le top 10 des devises utilisées pour les paiements internationaux". "Hong Kong garde son rôle de hub
référent en ce qui concerne le yuan et nous voyons que l'expansion globale de ce marché entraîne
une croissance importante dans les centres financiers étrangers, à l'image des États-Unis et de Taïwan".


~ Le yuan est désormais plus utilisé que le Franc suisse dans les échanges internationaux ~


Source de l'article :
Le yuan parmi les monnaies les plus utilisées via Contrepoints

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MessageSujet: Re: L'hégémonie du dollar contestée par la Chine   

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L'hégémonie du dollar contestée par la Chine

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